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  • Grande Tribulation

    Eh voilà, le 11/11/2011 a passé sans qu'aucun signe apocalyptique ou manifestation céleste extraordinaire ne se produise, du moins en apparence. Il reste que l'Europe n'est pas encore sauve. Les motifs des grands léviathans de s'entre-déchirer n'ont aucune raison de disparaître, ni l'hypocrisie de la "paix mondiale" d'apparaître au grand jour.

    L'idéologie européenne, en tant que kabbale chrétienne ou démocratique, a tout lieu de continuer de susciter le mépris et une grande méfiance de la part des chrétiens authentiques, c'est-à-dire attachés à l'esprit de Jésus-Christ, contenu dans ses paroles de vie éternelle, qu'aucune "doctrine sociale" inique ne peut se permettre d'altérer sans porter des cornes.

    La question n'est pas tant de savoir si le pape Benoît XVI est l'antéchrist ou non, que de comprendre que Satan est le maître de toute doctrine sociale. Nombre de religions païennes sincères, collectives comme la romaine, ou personnelle comme celle de Nitche, sont des démonologies, qui sous une forme naturelle ou une autre, rendent un culte à Satan. Il n'y a pas de "complot illuminati", liant le Vatican aux puissances capitalistes, au sens mafieux du terme, mais une chair ou une âme humaine orientée vers le complot, selon la Genèse et les écritures saintes. La nécessité de l'organisation de foules gigantesques est le principal facteur d'ennoblissement de l'impulsion bestiale personnelle à travers la morale et la politique. La rupture avec dieu n'a lieu dans l'ère chrétienne moderne, qu'en raison de doctrines sociales qui paraissent plus sûres que les divinités patrimoniales antiques.

    L'argument massue de l'athée moderne contre les religions, à savoir qu'elles ne sont que des garde-fou, se retourne aisément contre les doctrines sociales ou la monnaie. Le pari imbécile de Pascal - égyptien, non pas chrétien - est celui-là même que font les "traders" chaque matin ; et leur fièvre est religieuse, car ils manipulent les saintes espèces. Vidée de toute signification universelle, la culture moderne, plus baroque qu'athée, jouant le rôle de ciment social, a une portée exclusivement thérapeutique, y compris lorsqu'elle se complaît dans des thèmes macabres ou merdiques.

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    Les chrétiens doivent continuer de se montrer vigilants vis-à-vis des signes qui, dans le ciel, annonceront la tribulation des chrétiens, figurant dans l'apocalypse de saint Jean. La tribulation des chrétiens comparable à la mer de sang qui sépara les Hébreux de leurs poursuivants égyptiens, décrite dans l'apocalypse comme un étang de feu.

  • La fin du monde

    "Quand les hommes diront : "Paix et sûreté !" c'est alors qu'une ruine soudaine fondra sur eux comme la douleur sur la femme qui doit enfanter, et ils n'y échapperont point. Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur."

    Prophétie de l'apôtre Paul aux Thessaloniciens (1, V, 4-5).

    - "Paix et sûreté !" sont les promesses actuelles du droit international des nations et de leurs dirigeants.bancoes.jpg Une notable israélienne appelait récemment "le monde libre" à se défier de l'Iran, voire à bombarder ce pays pour garantir la paix. Seul un chacal peut poser l'équivalence de la liberté et de la richesse. Seuls les Romains démoniaques pensent qu'ils faut préparer la guerre pour avoir la paix. Il se condamne lui-même, le chrétien qui prend part à l'office sanglant de la guerre.

    - "La femme qui doit enfanter" est l'humanité, l'Eglise au sens le plus catholique, c'est-à-dire "universel", et le moins architectural. Il y a bien un rapport entre la procréation et la ruine, si ce n'est de nombreux rapports ; en effet les symboles sexuels sont omniprésents dans l'architecture, d'autant plus que l'architecte a la maîtrise des nombres et n'est pas un médiocre bâtisseur de cages à lapins.

    - Le voleur surprend, en même temps qu'il est surpris. Le capitalisme est une sorte de "cavale" inconsciente, où plus personne ne s'étonne de l'apport surabondant de liquidités, ni que l'argent fasse des petits, comme par miracle. Cet argent procure une paix et une sûreté maternelles, qui explique qu'on ne s'interroge sur son extraction basse.

  • 11.11.2011

    Le nombre onze est l'armoirie du mal, dit Augustin d'Hippone. Si la triple occurrence du nombre 11 dans le calendrier a peut-être échappé à certains chrétiens, y compris les plus augustiniens, les sectes sataniques, elles, n'ont pas manqué de la relever. En matière de rituels, on peut se fier aux sectataires du diable, dont la capacité à manipuler les hommes serait parfaite sans le Testament des Juifs, puis celui des chrétiens, dont la force eschatologique est décuplée.

    - Petit rappel d'astrologie catholique, avant d'essayer de décrypter plus avant ce nombre fatidique. J'écris volontairement "catholique", qui signifie "universel". En effet c'est une tendance de tous les sages du monde entier depuis la nuit des temps, bien qu'ils tirent très souvent des conclusions différentes, de chercher la vérité universelle dans les mouvements ou formes cosmiques.

    S'il n'y a pas de "statistiques chrétiennes", pas plus qu'il n'y a de république ou de système de droit chrétien, c'est en raison du fatalisme véhiculé par ces disciplines spéculatives. Elles lient ceux qui s'y soumettent à un destin commun, c'est-à-dire à une loi morale naturelle nécessairement inique, car humaine. L'ordre pyramidal égyptien, anthropologie la plus parfaite, ne fut jamais que le décalque de mécanismes naturels, une "phénoménologie de l'âme", dit la morale républicaine ou nationale-socialiste, dans laquelle l'homme accepte sa condition, et d'être en proie aux éléments.

    Contrairement aux religions païennes, les métamorphoses de la nature d'où l'ingéniérie tire la plus grande gloire, sont dans la vision chrétienne un signe macabre, attestant de la persistance de la mort et du péché dans le monde.

    Le serpent est l'animal emblématique de ce renversement de l'ordre païen par le christianisme. Positif, car symbole de vitalité et de santé dans de nombreuses religions païennes, le serpent introduit la mort en même temps que la vie (il se "mord la queue"). Or les chrétiens sont engagés, ainsi que leur en fait grief l'antichrist Nitche, dans un combat contre la vie et la mort, unis comme tenon et mortaise. Le Christ a vaincu la mort, il a ouvert une brèche dans cette muraille : c'est le sens du défi chrétien à la "Mère-nature", et tout le système matriciel et identitaire qui en découle.

    L'astrologie savante (Aristote, François Bacon, Shakespeare...) rejoint le constat chrétien qu'il y a bien, dans l'homme, deux tendances opposées, l'une animale ou politique, plan où il est le plus prévisible et comme "programmé" par avance ; l'autre, spirituelle, qui lui permet d'échapper à la condition humaine. Cela explique, par exemple, que Shakespeare ou Bacon signale la posture des rois et princes de ce monde, au sommet de l'échelle juridique, comme la plus dangereuse, proche de la folie et de l'aveuglement, sur le plan spirituel.

    L'astrologie n'est donc pas, comme la science statistique pleine de sophismes, ou encore la politique et la morale, un "angle mort" ou une vaine perspective infinie pour le chrétien.

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    La puissance ou le symbolisme des nombres, connus des bons astronomes et naturalistes, est donc une science physique, que seul Satan maîtrise parfaitement, ne serait-ce qu'en raison des difficultés pratiques liées à la quantité d'informations (A. Dürer, dans son apocalypse, a placé autour de Lucifer des instruments de mesure et de calcul). Maîtrisant parfaitement l'art de la kabbale, les empereurs et les rois "verraient leur fin".

    Une nette déperdition se produit, semble-t-il, au passage de la science arithmétique à l'algèbre (de l'art des nombres entiers à celui des fractions), et des mathématiciens de plus en plus dévots et aveugles, détachés de la biologie, multiplicateurs d'infini (!) (Les Etats-Unis fournissent un bon contingent d'imbéciles à cette cohorte de mathématiciens/psychologues modernes), ont remplacé de plus grands sorciers, comme Pythagore, ignorant moins le revers catastrophique de ce que nous appelons aujourd'hui "ingéniérie", dite dans l'antiquité "sorcellerie" ou "magie".

    - Dans la plupart des cas, on ne parvient à l'aide de la numérologie qu'à une reconnaissance a posteriori du caractère significatif d'un événement, perçu sur le moment comme le fait du hasard.

    Le 11 est à mi-chemin entre deux nombres au symbolisme humain bénéfique, le 10 et le 12. Son rapport avec la fécondité est signalé par les érudits, autrement dit la génération ou la métamorphose. Il suggère l'idée de la fausse unité humaine, d'ordre familial ou étatique, c'est-à-dire dynastique. Ce thème de la fécondité est lié à celui d'une genèse érotique du monde, 1+1, dont la lune d'argent dans certain mythe antique serait le produit, l'oeuf. Egalement Adam et Eve, unis par le fruit, symbole de procréation.

    Dans le christianisme, Jésus et son Epouse, l'Eglise des saints ou la "Nouvelle Jérusalem", sont l'Un, anti-Adam, l'autre anti-Eve, c'est-à-dire non pas unis par l'érotisme ou la cupidité naturelle, mais au contraire l'amour, renversement de l'ordre naturel. C'est un fait que les paraboles de Jésus renversent toutes l'ordre anthropologique païen. Le monde ou la société représente pour le chrétien l'équivalent de l'Egypte pour les juifs authentiques. 

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    On entre ensuite dans le domaine de l'hypothèse. Evidemment, en raison du symbole lunaire attaché à la déesse Europe ; comme celle-ci est actuellement en proie à un grave problème de stérilité, c'est à elle que j'ai d'abord pensé. La lune-Europe est en outre représentée dans la mythologie par d'autres déesses plus inquiétantes, notamment Diane-Artémis, divinité prédatrice. Or, la nation européenne est la plus sanglante de toutes les nations, et ses crimes sont innombrables.

    Etudiant depuis plusieurs mois le catholicisme romain, qui verse sous prétexte de "culture" dans de nombreux rituels et doctrines ésotériques, j'observe qu'il favorise le culte féminin absurde de la "Vierge Marie, mère de Dieu", et que des partis politiques sont engagés sous l'étiquette chrétienne, avec l'accord tacite de Rome, dans la propagande en faveur d'Europe, divinité parfaitement démoniaque.

    Il a de la part de l'Eglise romaine une sorte d'usage antagoniste de tous les symboles féminins chrétiens, retournés dans le sens païen. Impossible de ne pas s'interroger, par ailleurs, sur la dépravation du clergé catholique romain, par-delà l'auto-blanchiment ou les pamphlets superficiels. Cette dépravation ne peut pas être vue seulement comme le fruit du hasard.

    L'heure de l'Europe serait-il venu d'expier ses crimes ? Il ne faut pas oublier par ailleurs que Rome est la mère des nations païennes.

  • Lapidation de Satan

    Lors du dernier pèlerinage à la Mecque, la télévision montrait la foule des pèlerins procéder à la lapidation rituelle de Satan, rappelant le catholicisme médiéval.

    A mesure de l'enrichissement des nations dites "chrétiennes" (on voit les chrétiens se tenir strictement à l'écart des nations dans le Nouveau Testament), s'est lentement effacée la théologie ou la doctrine sur le diable, qui culmine chez Shakespeare, ou Molière en France, et de nombreux contes pour enfants.

    Il n'est pas bien difficile de comprendre pourquoi l'inflation monétaire masque le diable. Et si Samuel Johnson, auteur du Bûcher des Vanités, voit dans le libéralisme une invention diabolique, c'est de Shakespeare qu'il tient cette science, violent démolisseur de la superstition moderne, dont il décèle le double caractère sentimental et prédateur.

    La "divine Europe" opère comme Diane : elle séduit sa victime, réduite au réflexe sentimental, avant de la transpercer d'une flèche. Le symbole païen et féminin de la lune, dont les renégats démocrates-chrétiens ont rapproché la Vierge Marie, lui rendant un culte idolâtre comme à la "mère de Dieu", signifie encore une fois le pacte passé entre les nations chrétiennes et la fortune.

    Il n'y a rien d'étonnant à ce que certains musulmans soient les mieux placés aujourd'hui pour comprendre le message chrétien qui, bien qu'universel et fait pour toutes les nations, suppose pauvreté et humilité de l'esprit. Plus haut s'élèvent les rois de la terre, montre Shakespeare, plus dure sera leur chute ; plus grande sera la surprise d'être désarçonnés de ceux qui croyaient caracoler en tête sur les chevaux du désir indéfiniment.

    Tout, dans l'apocalypse, d'où Shakespeare tire une bonne part de son enseignement, annonce le renversement des valeurs et des droits humains, une fois le mensonge réduit au silence, sa tête écrasée par l'Eglise des bienheureux.

    Et c'est sans doute ici que le christianisme diffère le plus de l'islam. Le seul rituel de lapidation ne peut suffire pour chasser le diable, qui se rit des rituels et les maîtrise tous. Il sait créer des liens anthropologiques entre les hommes, afin qu'ils n'empruntent pas la voie haute qui pourrait les ramener à Dieu.

    Plutôt que le jugement moral d'autrui, voie stérile empruntée par les réformateurs religieux, jugement qui ne fait que renforcer le diable en excitant les divisions cléricales et partisanes, Jésus qui pardonne tout jusqu'à la dernière minute, indique à ses apôtres de viser directement la tête, en opérant la séparation du bon grain et de l'ivraie, et non pas entre ce qu'il nous plaît de croire et de ne pas croire ; cette méthode est d'ailleurs celle des artistes ou des savants médiocres, qui s'achève dans la musique de chambre ou la gastronomie.