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  • Art et peuple

    Le plus dur en art, c'est le réalisme. Personne n'y a intérêt. Personne n'a intérêt comme Marx l'a fait, à s'exposer à la haine de la bourgeoisie industrielle occidentale et son système d'exploitation infernal. Il l'a payé assez cher, et potentiellement il aurait pu le payer encore plus cher. Le désir des nations de s'égorger les unes les autres lui a en partie facilité la vie, et l'Angleterre puisqu'elle est à ce jeu-là passée maîtresse. L'Angleterre tue comme les femmes ou les députés tuent : en ayant l'air de ne pas y toucher. Il y aura toujours un crétin de baderne, un général débile mental, pour endosser la responsabilité.

    Mieux vaut la culture, cette vaseline faite pour se persuader que le monde n'est pas l'enfer. Mieux vaut passer son temps à la quadrature du cercle, comme Blaise Pascal, ou au cinématographe, comme le premier connard venu, qui a un peu d'entregent.

    C'est cette dureté qui explique que le peuple soit plus près de l'art. En haut de la pyramide, on trempe sa biscotte dans le thé, et on plaide pendant des centaines de page pour faire croire que ce n'est pas de la limonade.

  • L'Amour nulle part

    L'amour, il n'y a pas de matière plus rare ; l'amour, il n'y a rien de plus difficile. Tenez, moi, dans ma vie, ai-je été aimé ? Par qui ? Ma mère ? Je ne suis pas sûr que mes paroles aient jamais franchi le pare-brise de ma mère, qui comme toutes les femmes ressemble à une voiture, et demande à être traitée comme elle : avec tout le tact qu'un propriétaire galant doit à ses objets de prédilection. Vous cherchez un pigeon, mademoiselle : observez bien le comportement de votre cible avec les voitures. S'il file des coups de pied dedans aux voitures ou leur pisse dessus la nuit comme moi, passez votre chemin. C'est le b.a.-ba de la relation sentimentale moderne.

    Et, pour ma part, ai-je aimé ? La camaraderie de l'enfance, ça c'était un truc plutôt sympathique - j'ai plein de bons souvenirs, mais... nous étions trop stupides. Je l'étais, vous l'étiez, chers camarades, et ne m'en veuillez pas si je ne suis pas resté le même. Le monde incite à ça, à consolider sa stupidité, de plus en plus, jusqu'au trépas. Les histoires de couple finissent moches en général. Toute la mystique sado-maso n'y change rien : moche ET ridicule, voilà ce que ça donne.

    J'ai plutôt cherché à aimer des hommes, ça se comprend, à cause de mon attrait naturel pour les femmes, qui représente un obstacle supplémentaire ; c'est déjà assez le supermarché comme ça -non ?- pour pas s'enfoncer encore plus dans le commerce. Curé ? Non, ce sont des toubibs. A une clientèle pas très éloignée de graves perturbations mentales (d'où l'extraordinaire besoin de sectes aux Etats-Unis), ils dispensent des conseils plus ou moins avisés, à des femmes qui n'en ont pas besoin, puisqu'elles en ont l'instinct inné. La faiblesse des féministes, par rapport aux autres femmes, c'est de se couper de la nature, puisque c'est de ce lien que les femmes tirent leur force spéciale.

    Je ne pige pas comment je peux avoir un père aussi féministe !? Oui, d'accord, sans les femmes la société se casse la gueule, mais on s'en fout de la société, puisqu'on est des hommes et pas des curés bretons ou auvergnats, complices des femmes.

    Et puis la société d'aujourd'hui, bon... elle n'est pas de toute première fraîcheur ; c'est pas comme si elle sentait la rose. Il faut vraiment être pédé aujourd'hui, je crois, pour avoir du respect pour la société, comme une vieille mère-pute, ou je ne sais trop quoi de vaguement coercitif : le PS ? la femme de de Gaulle ? Les pédés ils ne couchent pas avec les femmes, alors c'est un peu facile leur carnaval.

    Il te faut quoi, dix, douze ans de vie aujourd'hui pour découvrir le noir purin dans lequel on se traîne ? 

    Les trente-six nuances de gris de la boue de Paris, selon Alphonse Allais, correspondent bien au maquillage de la vieille peau de chagrin rétrécie. "La communauté réduite aux caquets", dit l'autre anarchiste.

    Et donc l'amour est si rare aujourd'hui, en dehors de l'amour de dieu ; aussi rare que la liberté. Il faut pratiquement aller la chercher directement dans les étoiles, la liberté, aujourd'hui. Si elle était "air", nous serions tous crevés depuis longtemps. Combien de temps ils vont pouvoir continuer de feindre comme ça ? Leur histoire va très mal se terminer à tous ces cons.

  • Arcturus

    L'histoire de l'humanité s'achève à l'Occident, aussi Hamlet s'adresse-t-il à l'Esprit, son père, en direction d'une région bien précise de la voûte étoilée, comprenant Cassiopée, le Bouvier, les Pléiades, non loin des grande et petite Ourses et de la queue du dragon. La mythologie chrétienne selon Shakespeare est reliée au ciel, comme celle des anciens.

    - Chacun sait que la naissance du Messie coïncide avec l'apparition d'une étoile, qui guida des savants arcturus,hamlet,bouvier,shakespeare,job,saint paul,polonius,copernic,mazzarothétrangers au peuple hébreu jusqu'à Bethléem, en Judée. L'avènement du Christ de la fin des temps est lié lui aussi à un astre. Celui-ci est, dans la prophétie chrétienne, le cavalier monté sur un cheval blanc, revêtu d'un manteau teint de sang, qui dans certains contes chrétiens populaires, vient sauver l'Eglise des saints et martyrs fidèles et justes des griffes d'une mauvaise reine. Cette représentation de l'Esprit  divin et de sa parole comme un cavalier armé d'une épée ("Je suis venu apporter le glaive.", dit Jésus), n'a pas un sens moral ; la justice et la morale des hommes est, quant à elle, figurée par un cavalier noir néfaste. Les calamités de l'humanité, dit l'apocalypse, l'humanité s'y expose en s'éloignant de la vérité.

    De la bouche de ce cavalier, dont personne ne connaît le nom, si ce n'est lui-même, sort une épée pointue pour frapper les nations - les confondre, comme Hamlet confondit tous les protagonistes du royaume de Danemark.

    Avant que Polonius-Copernic ne brouille le ciel avec ses calculs de trajectoires, l'apparition d'une nouvelle étoile était un événement considérable dans la communauté des savants chrétiens. Telle la survenue de l'étoile "supernova", dite de Tycho Brahé, dans la constellation de Cassiopée, que l'astronome danois observa du château où Shakespeare a installé son propre conte, puisque les astres sont comme des dieux ou des messagers.

    La bible est émaillée de référence à l'astrologie - les prophètes en particulier. "Est-ce toi, demande dieu à Job, qui fais lever les constellations (mazzaroth) en leur temps, qui conduit Arcturus et ses fils ? Connais-tu les lois du ciel ?"

    "Il y a une gloire pour le soleil, et une autre pour la lune, et encore une autre pour les étoiles ; chaque étoile diffère en gloire d'une autre.", précise saint Paul.

    A celui qui gardera les oeuvres de dieu intactes, et vaincra, le cavalier blanc, agissant au nom de dieu, donnera "l'étoile du matin". "Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux sept Eglises". La précision est ailleurs d'une ressemblance de l'étoile avec l'astre solaire, vénéré par les anciens Egyptiens. D'autres éléments convergent encore vers Arcturus, "chasseur à l'affût de l'ours", l'étoile la plus brillante du ciel boréal (encore appelée Alpha Boötis) ; on la trouve dans le prolongement du timon de la grande ourse (queue de la grande casserole).arcturus,hamlet,bouvier,shakespeare,job,saint paul,polonius,copernic,mazzaroth

    Et ces événements se produiront, la tribulation des chrétiens fidèles prendra fin, quand l'espoir du salut aura été perdu, et que la plupart des hommes auront été séduits par les nations, puisant dans l'énergie solaire toute leur puissance et leurs miracles trompeurs.

     

     

     

     

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  • Terrorisme

    Si les citoyens d'un Etat totalitaire ne sont pas animés par la peur, alors le caractère sacré de cet Etat est menacé.

    Le regret, de la part de Napoléon ou F. Nitche ou G. Steiner, de la mort du dieu païen qui, selon eux (c'est assez largement inexact car circonscrit à l'empire romain), consolidait les élites dirigeantes et nimbait leur pouvoir politique et moral d'une aura mystique, ce regret traduit leur inconscience du totalitarisme, et ce dans le cas de Napoléon, bien qu'il soit le symbole de cette évolution. Il est vrai que quelques pièces de théâtre de Molière ont suffi à résoudre le XVIIe siècle à un carnaval judéo-chrétien répugnant. Et c'est bien sûr dans le culte solaire de Versailles, bien avant Hitler, qu'il faut voir l'accomplissement de la prophétie de Shakespeare d'un Occident instrumentalisé par Satan.

    Shakespeare parle de Satan de façon symbolique, tandis que Francis Bacon Verulam l'aborde sous l'angle "laïc", si on peut dire, de la science physique. Shakespeare fourni d'ailleurs intentionnellement à la Renaissance son trait de caractère : au lieu de craindre Satan et de reculer devant lui comme le moyen âge, l'humanisme de la Renaissance ne craint pas d'affronter Satan. Bien sûr l'Angleterre de Shakespeare est déjà une technocratie, avec tout ce que ça comporte d'assujetissement aux forces naturelles : donc Shakespeare allie, comme Hamlet, la prudence du serpent à la simplicité de la colombe. Mais les rapprochements entre la science technique et Satan, dans l'oeuvre de Shakespeare ou celle de Bacon, sont nombreux. Shakespeare s'abstient lui-même, contrairement à Luther, du jugement moral, sachant celui-ci satanique et fait pour diviser. C'est aussi la raison pour laquelle Shakespeare échappe au drame bourgeois, dans lequel tout est justification ou presque, et reste ainsi au niveau de la culture, c'est-à-dire des pâquerettes.

    L'emprise de la médecine psychanalytique est tel aujourd'hui qu'il permet de maintenir le citoyen dans un état de psychose, sous couvert de lui prodiguer des soins. Ceux qui démentent que la médecine psychanalytique soit d'abord une religion (Carl Jung le suggère lui-même assez nettement), devraient s'efforcer d'abord de démontrer que la religion ne soigne pas elle-même - qu'elle n'est pas un opium bienfaisant pour les lâches, comme disent les athées mal informés de ce que dieu échappe très largement au domaine religieux.

    La psychanalyse n'est pas seule responsable, mais cette religion allemande fait largement obstacle à l'esprit scientifique et à l'humanisme français, plus disposé à se moquer de la médecine qu'à se prosterner devant le sorcier du village et ses formules magiques : à juste titre.

    Les chrétiens et les juifs responsables, non pas comme l'évêque actuel insensé de Rome, possédé par une philosophie qui n'a rien de chrétien, devraient s'interroger sur la pénétration d'une telle médecine, ourdie par un ennemi des prophètes juifs (Freud), et la tentative de fonder un syncrétisme entre le paganisme et le christianisme (C. Jung), sans fondement scientifique, et alors même que ce syncrétisme-là contient la formule de l'extrême violence génocidaire de la technocratie occidentale. A vrai dire il n'est autre qu'un chien, le chrétien qui tente d'adjoindre quelque doctrine romaine élitiste à un christianisme dont le "Seigneur et maître" s'est clairement fait le serviteur des plus faibles, à l'opposé de ce cortège de mitres et de crosses indécent.

    La médecine psychanalytique s'avère incapable, en général, de lutter contre les symptômes de la folie génocidaire d'un type dans le genre d'Anders Breivik, dont le comportement traduit l'effet d'un culte identitaire, c'est-à-dire d'un dévouement extrême à une personnalité morale (des oeuvres d'art abstraits tel que "l'Etat danois", ou encore "L'Occident"). La preuve, c'est que c'est aux Etats-Unis que le  culte identitaire est le plus répandu, en même temps que la considération de la psychanalyse comme une science est la plus grande.

    Bien sûr la psychanalyse dans le clergé romain n'est pas le moyen de réfréner ses abus sexuels ; le décret d'annulation des pouvoirs spirituels du clergé romain serait beaucoup plus efficace, puisque cette notion est mensongère, et que la notion de pouvoir spirituel est empruntée à la magie ou à la médecine, et rend la manipulation plus aisée : l'enseigne. D'avoir fait des clercs romains les médecins de l'âme, c'est cela même qui les a rendus dangereux.

    La peur est l'état d'esprit significatif de l'homme sentimental. Si l'homme moderne est incité à l'impuissance et au sentimentalisme, à l'image de sa congénère, c'est essentiellement pour des raisons économiques et mercantiles. Ce prêche moral revient à tenter de faire de tous les hommes des militaires ou des militants, car c'est à ce niveau de courage que se situe la femme ordinairement, du courage social.

    Contrairement à l'humanisme véritable, qui traduit le penchant érotique de la pensée comme la marque d'une défaillance de celle-ci (tant pis pour les marchands du temple, qui se voient ainsi privés de leur trafic offrandes), la religion psychanalytique rétablit l'érotisme dans ses droits. Jung décrète que la pensée doit être érotique pour être forte, ce qui revient à faire du marquis de Sade un penseur. Shakespeare au contraire montre que l'assimilation de la pensée humaine à la volonté répond seulement au besoin d'un capitaine d'infanterie ou d'un chef de rayon surgelés.

    La médecine moderne contribue ainsi à plonger les citoyens des Etats totalitaires plus profondément dans un état d'inconscience dangereux. Sans "inconscient collectif", il n'y a pas de guerres mondiales, il n'y a pas de charniers. Seul l'individualisme est véritablement pacifique. Le mercantilisme libéral est plus dangereux encore que le nazisme, qui requiert à peine moins les sentiments et la musique.


  • Journée de la Femme

    - Entre le viol et la pornographie, il y a une différence juridique ; en réalité il n'y en a pas (l'abus de pouvoir est dans les deux cas). Bien évidemment, l'intimité sexuelle en général est un domaine où la liberté est presque entièrement théorique, inventée de toutes pièces par la philosophie libérale, d'une manière qui relève, elle, du viol de la conscience. Il n'y pas plus de liberté dans le domaine de la sexualité, qu'il n'y en a en biologie.

    - La pornographie acquiert le caractère légal que le viol n'a pas, en raison du profit économique de la pornographie. Pour la même raison, pragmatique, l'instinct bestial du soldat est ratifié par les magistrats. La société transforme en courage la lâcheté (c'est ici le problème de l'avilissement des enfants par la société, et pourquoi les anarchistes ne veulent pas s'y mêler, contrairement au nazisme qui incite à "se salir les mains") ; le besoin de soldats et le besoin de prostituées ne sont que deux branches de la même "holding". S'il y a un viol répugnant et scandaleux, c'est celui commis par la société. De sorte que le consentement à la société est un consentement au viol ; nul n'est innocent. Les magistrats sont là pour faire croire au peuple que si. C'est un métier abominable, et on comprend que l'apocalypse chrétienne fasse de la justice des hommes un des trois fléaux majeurs. Probablement le magistrat juif ou le magistrat chrétien, est le plus susceptible d'être frappé d'aliénation ; de l'état d'aliénation décrit dans la littérature apocalyptique de Shakespeare à propos des rois d'Angleterre, et du "droit chrétien", le plus chimérique de tous les temps, auquel leur conscience était enchaînée.

    Je crois, pour peu qu'on prenne l'humanisme un peu au sérieux, et non comme un moyen de se payer la tête du peuple, comme les philosophes-animateurs de télé, qu'on pourra observer que dans les "démocraties libérales", toutes les formes d'esclavage passent par ce genre de tour de passe-passe juridique. Le code civil est d'abord fait pour blanchir un certain type de crimes.

    Le jour où les putes sont devenues des "travailleuses du sexe", les maquereaux sont devenus des humanistes et des poètes.

    L'excécration du libéralisme et des chiens qui le prônent -des chiens juifs et des chiens chrétiens surtout-, n'est pas le puritanisme. C'est au contraire entre les puritains et les libertins qu'existe un pacte. Cette excécration est le refus qu'un homme libre opposera à l'inconscient et à la puissance hypnotique de la société, particulièrement efficace sur les femmes, dont le penchant naturel est d'accorder une valeur mystique au droit ; tandis que plus souvent pour un homme (cf. Karl Marx), le droit n'est qu'un garde-fou qu'il est nécessaire de franchir pour voir les choses telles qu'elles sont, et non telles que le clergé ou les magistrats disent qu'elles sont.