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von der leyen

  • Macron et les présidentielles

    Comme la mythomanie gaulliste bat son plein, sur le thème de la préservation de la souveraineté de la France par de Gaulle, rappelons ce que fut principalement le général de Gaulle : un habile manoeuvrier politique. On ne peut contester qu'il a su éliminer ses rivaux pour s'emparer des rênes du pouvoir. Le bilan de l'action politique du général de Gaulle reste à faire, sans doute pas très éloigné du bilan de Clemenceau, qui ne remporta avec Pétain qu'une victoire "à la Pyrrhus" (le commandement militaire allemand estimait que Clemenceau et Pétain étaient leurs seuls adversaires coriaces).

    Il y a peut-être une leçon d'habileté à retenir pour E. Macron dans la ruse de de Gaulle, mais le culte bonapartiste de "l'homme providentiel" est, du point de vue de la reconquête de la citoyenneté française représenté par les Gilets jaunes, du niveau de la foule allemande. Seuls des citoyens peuvent mettre fin à un régime qui repose sur l'infantilisation par les écrans de télévision.

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  • Les populations contre l'Union européenne

    Je n'écris pas "les peuples" mais "les populations", pour souligner que l'hostilité à l'Union européenne technocratique n'est pas le fait d'une volonté coordonnée. Il y a bien de la part des Gilets jaunes une forme de coordination, qui s'est constituée à l'occasion de la répression du mouvement par l'appareil d'Etat (au sens large, incluant les médias de masse oligarchiques et les grandes centrales syndicales) ; mais, si les Gilets jaunes savent ce qu'ils ne veulent pas : un régime technocratique dirigé depuis Bruxelles, ils n'ont pas de contre-projet, en dehors de la sortie de l'Union, qui n'est pas une véritable alternative, pas plus que sauter d'un TGV en marche n'est un vrai choix si on refuse d'aller dans la direction prise par ce train.

    Si les technocrates au pouvoir, à commencer par Mme Ursula von der Leyen, coordinatrice en chef, ne tiennent aucun compte de l'hostilité des populations grecque, britannique, française, allemande et italienne, à leur projet, c'est pour la raison que les masses sont nécessairement assignées à un rôle passif dans le contexte totalitaire. A. Huxley a très bien souligné cet aspect de conditionnement des masses dès 1932, ainsi que les "améliorations" apportées par les élites libérales à ce dispositif, que le régime nazi n'a pas eu le temps de "roder" ; on peut dire que l'antinazisme est si primaire - au niveau des "comics" états-unien - qu'il contribue lui-même à l'abrutissement des masses.

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