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nucléaire

  • L'imposture Jancovici

    L'imposture Jancovici mérite d'être disséquée car elle dévoile les ressorts de la technocratie. Tous les penseurs humanistes du XXe siècle ont mis en évidence que l'Etat totalitaire est fondamentalement technocratique. A. Huxley et G. Orwell vont un peu plus loin en montrant que la technocratie nazie, libérale ou soviétique, renonce à la science pour se contenter d'exploiter les données des découvertes empiriques à des fins technologiques ; la multiplication des inventions techniques donne l'illusion du progrès scientifique. Par ailleurs c'est dans ce contexte technocratique que la mécanique est devenue une science "dure", autrement dit fondamentale, quand bien même la mécanique n'est que la langue commune aux ingénieurs.

    On peut décrire J.-M. Jancovici comme un écologiste, un adepte de la décroissance compatible avec les centrales nucléaires. Celui-ci a transformé les centrales nucléaires en argument écologique. Cette apologie du nucléaire est-elle vraiment une coïncidence, au moment où les dirigeants européens, privés de gaz russe bon marché par la CiA, entendent relancer l'industrie de l'armement avec de l'électricité produite par des centrales françaises ? Soudain il n'y a pas un plateau télé qui n'offre une tribune à J.-M. Jancovici pour lui permettre de plaider les bienfaits de la relance du nucléaire.

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  • Gilets jaunes et Nucléaire

    Les Gilets jaunes doivent s'emparer de la question du nucléaire, comme ils se sont emparés de la question du gouvernement oligarchique par le biais de médias audio-visuels qui façonnent l'opinion publique pour le compte de quelques oligarques.

    Aucune constitution ne peut s'opposer efficacement aux modalités technocratiques de gouvernement, dont G. Orwell montre dans "1984" qu'elles ont pris le pas sur des modalités constitutionnelles.

    On peut même dire que l'équilibre des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, rêvé autrefois par Montesquieu, n'a jamais été accompli en France car cette belle théorie s'est heurtée, dès la fin du XVIIe siècle, à une organisation technocratique. La république bourgeoise n'a pas aboli la technocratie, bien au contraire. Montesquieu ignore absolument les conséquences de l'empirisme scientifique, qui bouleverse les conditions de l'action politique.

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