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  • Produits stupéfiants

    L'Etat totalitaire moderne est le prescripteur silencieux de tous les produits stupéfiants consommés par les gosses nés dans son ombre froide - légalement ou pas ; la répression du trafic de drogue une plaisanterie de flic cynique.

    Petits connards laïcs drogués qui se croient "sans religion".

    Larmes versées par les édiles sur les victimes de tueries "inexplicables" en Norvège ou aux Etats-Unis : larmes de crocodiles.

    Lorsqu'un gosse découvre les règles de la compétition féroce dans laquelle il est engagée, derrière le stuc de l'amour, et que ses parents lui ont dissimulé ces règles, dans ce cas il peut égorger ou mitrailler ses tuteurs avec le sentiment de justice. Il n'y a de justice et d'égalité entre hommes que dans les cimetières.

  • Identité, piège à moules

    Qu'est-ce que l'identité ? Diviser pour mieux régner. L'identité est une définition de l'individualisme fournie par les fonctionnaires de l'Etat.

    Le culte identitaire est la religion donnée aux masses prolétariennes par ses maîtres. C'est une religion de berger allemand.

  • Hegel = SS

    Le sens de l'histoire n'est pas la décadence indiquée par Nitche. Pas exactement. Non pas parce que la décadence n'est pas, mais parce que Nitche ne donne pas la clef de cette décadence, contrairement à Shakespeare.

    Le sens de l'histoire est encore moins le progrès social ou spirituel selon Hegel, emblématique de l'imposture universitaire moderne. On peut pronostiquer que les élites occidentales périront de la ruse qu'elles ont tirée de l'hégélianisme.

    Bien sûr la politique et l'histoire ne peuvent s'accorder ensemble - à aucune époque ils ne l'ont pu. L'Egypte contre les Juifs, c'est la politique contre l'histoire ; idem pour les Romains contre les chrétiens. La haine d'un homme d'élite républicain vis-à-vis de l'histoire, un chrétien est capable de la deviner à travers toutes ses ruses pour l'étouffer sans avoir l'air d'y toucher.

    La dernière ruse en date consiste pour les élites à remettre l'histoire entre les mains du peuple, à en faire le dépositaire, en espérant qu'il l'écrase sous son poids.

    Ce que Nitche n'a pas compris, c'est que la trahison définit le sens de la politique moderne, irrémédiablement. La vertu fait définitivement partie du passé.

  • Dieu est mort

    Si dieu est mort, alors l'art l'est fatalement aussi ; il ne subsiste plus qu'à l'état de quadrature du cercle, aussi vaine qu'ennuyeuse, qui a le don d'épater le bourgeois et lui seul.

    Entendez par dieu "Satan", le dieu des artistes - Dionysos pour les gastronomes, Apollon pour les architectes musclés.

    Amen.

  • Le Capital

    Le Capital est-il puissance ou impuissance ?

    On peut donner une définition nitchéenne de l'économie moderne, comme un démantèlement de l'art, de telle façon qu'il ne restera plus pierre sur pierre.

    Ou bien on peut donner une définition marxiste de l'économie moderne, comme une ultime tentative pharaonique de mettre fin à l'histoire.

    Quoi qu'il en soit, Satan est aussi difficile à reconnaître dans le monde moderne que la vertu dans un bordel. Pourtant, il est bien là.


  • Du Populisme

    Le comble du populisme est d'organiser des meetings politiques pour lutter contre le populisme.

    La culture démocratique moderne est essentiellement une culture populiste, c'est-à-dire destinée à la mobilisation des masses en cas de menace sur la propriété des élites. La culture démocratique populiste, en tant qu'arme de destination entre les mains des élites, s'efforcera donc autant que possible de censurer l'art populaire.

    La caractéristique du leader fachiste ou apparenté, est de ne jamais faire face à la critique, mais toujours à la foule.

    On n'écoutera pas un quelconque leader d'expression démocratique s'exprimer sur le populisme, tant qu'il n'aura pas trouvé auparavant une justification raisonnable à l'instrumentalisation des masses à l'aide de la culture démocratique, justification qui seule pourrait constituer un début de preuve que ce leader n'est pas un actionnaire cynique du populisme.

  • Déphilosopher

    Ce qu'un marxiste peut reprocher à l'institution républicaine, c'est d'avoir remis au goût du jour la philosophie. La zizanie qui règne au sein des élites intellectuelles, et qui nous est présentée comme la liberté de débattre à la télévision de tout et de rien, cette liberté repose sur le préjugé philosophique moderne en faveur de l'éthique, alors même que l'éthique la plus sûre, c'est-à-dire la moins subjective, eut pour cadre les régimes les plus despotiques.

    En ce sens la critique marxiste est pratiquement aussi pure de tout projet de réforme sociale que la doctrine réactionnaire du surhomme proposée par Nitche. L'historien véritable est aussi éloigné du constat erroné de l'éternel retour du même, suivant une détermination naturelle, qu'il est éloigné de penser que les sociétés humaines peuvent être perfectionnées.

    Contre l'Etat et ses institutions les plus omnipotents, dont l'omnipotence n'a jamais bénéficié qu'à des élites libérales captieuses, Marx est donc dépourvu de parade politique. En revanche il indique qu'il est inutile de prêcher la régulation de l'économie par l'Etat, dont l'histoire enseigne qu'il n'a jamais eu vocation à défendre l'intérêt général, mais que la seule intention de défendre cet intérêt général lui est attribuée, comme elle fut attribuée à dieu autrefois.

    Les apôtres du libéralisme qui prônent la diminution de l'influence de l'Etat, ont à peu près la même idée de l'économie que les casques bleus ou les amateurs de jeux vidéos virils ont de la guerre.

    L'aliénation individuelle est proportionnelle à la puissance de l'Etat, dont les marchands de rêve, soi-disant "économistes", tirent le meilleur profit pour leurs entreprises personnelles. Le goût des drogues en tous genres est la manifestation de l'aliénation individuelle dans les régimes de droit totalitaire, où le discours laïc fait office de verrou et de garantie d'équité de la loi. La laïcité n'est que le service du dogme catholique rendu à l'Etat républicain.


  • Réflexion intemporelle

    C'est sûrement en souvenir de Judas Iscariote que les intellectuels se nouent un truc autour du cou.