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  • Info-secte.org

    Le site www.info-secte.org répertorie diverses sectes ou mouvements sectaires qu'il tente de présenter avec objectivité. Pêle-mêle on retrouve les Témoins de Jéhovah, l'occultisme véhiculé par la série Harry Potter, l'Eglise de la Nouvelle Jérusalem inspirée par les écrits du théologien Emmanuel Swedenborg, etc.

    De façon bizarre, voire ésotérique, les auteurs de ce site se disent chrétiens, mais leur propos n'a pas, disent-ils, de vocation confessionnelle ; ces enquêteurs prétendent n'être pas "affiliés au Vatican", mais invoquent en revanche la caution des parlementaires français et d'une liste de mouvements sectaires dressées par eux. Ce sont donc des chrétiens qui prétendent évaluer des mouvements sectaires chrétiens, voir confronter les assertions de certaines sectes chrétiennes aux saintes écritures chrétiennes, mais qui ignorent qu'il est défendu à un chrétien de servir deux maîtres ; en l'occurrence, aucun chrétien ne peut reconnaître à l'Etat français, personnalité morale anthropologique ou fictive, se métamorphosant au gré des circonstances économiques, une quelconque autorité dans les domaines essentiels de la liberté et de la vérité. L'éducation civique revêt donc nécessairement pour un chrétien le caractère d'un sectarisme ou d'une éducation sectaire.

    On peut facilement faire la démonstration historique que la théorie antichrétienne du "chrétien au service de la Cité" est une des causes majeures, de nature politique et morale des grands schismes au sein du christianisme, ayant entraîné la constitution d'Eglises nationales, répondant d'abord aux besoins de causes relatives. De nombreuses prétendues sectes chrétiennes se trouvent justifiées par les évangiles de lutter contre la récupération par des mouvements nationalistes identitaires des symboles de la foi chrétienne et de souligner la bestialité réelle de ces mobiles chrétiens. Les menaces divines à l'encontre de telles tentatives de récupération de la foi à des fins privées sont nettes et sans appel.

    Bien qu'ils ne sont pas "affiliés" au Vatican, les auteurs de www.info-secte.org ne traitent pas du cas de l'Eglise romaine comme d'une secte, jadis prospère et aujourd'hui plus ou moins ruinée. Il est probable que les auteurs du site ont tenu compte de la relative reconnaissance sociale dont bénéficie le culte catholique romain et ses adeptes, eu égard au rôle essentiel qu'il a joué dans la culture occidentale, et qu'il joue encore à travers des idéologies telles que le culte des "droits de l'homme" ou la démocratie - idéologies opposables moralement aux nations barbares. La reconnaissance sociale ne prouve cependant pas que les "valeurs occidentales" idéales ne sont pas constitutives d'un abus de confiance.

    Bien que de très nombreux enfants en relèvent pour leur éducation et leur avenir, l'Education nationale n'est pas non plus traitée par ce site comme une secte. Pourtant on ne voit pas qu'il soit fait grand cas au sein de cette institution puissante de la détermination individuelle, dont n'importe quel scientifique admettra qu'elle est la meilleure garantie contre l'adhésion aveugle à des principes religieux. Si l'esprit critique avait cours au sein de cette institution, probablement les philosophes, historiens et savants qui font la démonstration que les valeurs républicaines ne contredisent pas les valeurs catholiques romaines mais les prolongent (Marx, Péguy, etc.), ne feraient pas l'objet d'une mise à l'index aussi stricte, mais seraient exposées dans un esprit scientifiques. De même on peut trouver curieux que les philosophes et hommes de lettres complices actifs du stalinisme, c'est-à-dire de la religion truquée du peuple, par les élites et pour les élites, continuent d'être présentés comme des saints laïcs.

    Curieusement, ces ennemis autoproclamés de l'esprit sectaire, et donc pour résumer de l'abus de confiance, ne se donnent pas pour but de lutter contre des formes civiles ou civiques de sectarisme, qui passent par des méthodes similaires de réduction de la liberté individuelle au choix de sa marque préférée de yahourts, ou sa position sexuelle favorite. En effet, les discours des partis politiques peuvent être assimilés à des doctrines sectaires, reposant sur des méthodes d'embrigadement et de propagande même pas honteuses d'elles-mêmes. Combien de policiers et de soldats du rang ne sont pas désillusionnés après avoir fait l'expérience réelle de la mission pour laquelle ils ont été enrôlée ? Mais surtout il faudrait parler de la publicité et de l'abus de confiance permanent qu'elle représente, puisque la publicité consiste à faire miroiter un bonheur et une satisfaction qu'elle ne permet pas d'atteindre ? On pourrait multiplier les exemples de substitution du langage de la séduction et du viol des consciences à l'esprit critique préventif des dérives religieuses sectaires.

    Un mot, pour conclure, sur le chapitre assez original consacré à "Harry Potter" et à la propagation de croyances et rituels occultes au sein de la jeune génération. Le phénomène inquiète les autorités morales de ce pays, à la fois parce qu'il semble spontané et impossible à enrayer. Il se développe d'ailleurs dans le cadre d'une éducation largement déléguée à la fonction publique enseignante, et impliquerait de sa part une autocritique à laquelle elle n'est pas disposée, ce qui est significatif là encore de l'organisation cléricale et sectaire de l'Education nationale. Impossible d'envisager pour les autorités morales que le vase des valeurs républicaines et celui de l'occultisme véhiculé par Harry Potter peuvent être des vases communicants. Pourtant ils le sont ; sans lien direct avec la philosophie des Lumières, les valeurs républicaines peuvent être traduites comme des valeurs technocratiques. Le gadget est le produit de la technocratie, dans tous les domaines y compris juridique, artistique (le cinéma) ou mystico-religieux. Les romans de J.K. Rowling sont des gadgets, conçus comme tels, et ils fascinent les gosses pour la même raison que leurs parents et professeurs sont fascinés par les gadgets dernier cri. Infantile et débile l'occultisme de Harry Potter, si on le compare à l'occultisme de Pythagore ou au satanisme de Nietzsche (très peu occulte ou secret, d'ailleurs), qui peuvent prétendre sérieusement soutenir une certaine forme de rationalisme moral et politique.

    La fascination du gadget correspond au mobile érotico-macabre dit de "la recherche du temps perdu". On voit aussi que cette culture de masse infantile prolonge l'art surréaliste le plus débile, qui attribue à la perte de conscience provoquée par l'art, sous prétexte de favoriser l'extase, un rôle positif similaire à celui de l'injection de drogue.  

     

     

     

     

     

  • Sociologie catholique

    Un sondage récent établit que les catholiques français ont des moeurs semblables au reste de leurs compatriotes. Le seul problème, c'est que des "moeurs catholiques", ça n'existe pas. La défense de la vérité est le seul mobile du chrétien, d'où il tire son mépris des civilisations et des sociétés humaines, nécessairement fondées sur une forme de vérité mensongère. Il se trouve de surcroît que la raison sociale la moins mensongère est la raison sociale satanique.

    Sont donc traitées dans ces sondages et cette sociologie de questions culturelles "françaises", si l'on veut, qui ne concernent pas la foi chrétienne ou catholique. Quiconque sait lire, pourra lire les évangiles et constater que le christ Jésus, à l'opposé du curé catholique romain, considère les questions de moeurs pour ce qu'elles sont, à savoir des questions entièrement relatives. L'apôtre Paul à la suite de Jésus précise qu'il n'y a pas de salut chrétien par les oeuvres, ce qui peut se traduire dans le vocabulaire moderne par les "oeuvres sociales". C'est ce qui explique la haine des antichrists à l'égard de l'apôtre Paul, en particulier des antichrists qui ont vu dans le catholicisme romain un culte subversif allié - Nitche ou Maurras, par exemple, convaincus que le catholicisme romain exprime une culture de vie païenne.

    Ce qui a largement été cause de la défaite de l'Eglise catholique romaine au cours des derniers siècles, c'est d'ailleurs sa défense du droit et de l'ordre établi contre des partisans de la vérité plus sincères, comme les philosophes des Lumières, et plus encore le marxisme qui remet en cause le principe même de la civilisation. La vision historique donne conscience de ce que la civilisation est un état d'inconscience (de là la volonté de l'Occident de faire taire Shakespeare par tous les moyens, d'une manière que Shakespeare a prophétisée dans "Hamlet" - parce que Shakespeare a mis la civilisation occidentale minable).

    De même la sociologie qui oppose "l'esprit du catholicisme" à "l'esprit du protestantisme" est une science débile, puisque la doctrine sociale chrétienne, qu'elle porte le label catholique ou protestant, n'est qu'un opportunisme. L'opportunisme occidental, les croisades, sont une réalité, mais on ne peut pas les traiter scientifiquement en occultant l'opportunisme qui les détermine, et dont l'opposition entre la doctrine catholique et la doctrine protestante ne permet pas de rendre compte.

    Les sociologues modernes sont d'ailleurs des docteurs catholiques romains qui s'ignorent, puisque la défaillance scientifique qui caractérise la sociologie a été introduite par la doctrine catholique romaine. Le monde païen avait des poètes païens utiles et raisonnables - le monde moderne a des sociologues débiles.

     

     

  • Le syndrome Thoreau

    Une fois n'est pas coutume, je cède à la mode qui consiste à employer des termes médicaux en toutes circonstances, mode qui témoigne de l'extrême irresponsabilité de l'homme moderne, en même temps que de la dissolution de l'individualisme dans l'étatisme.

    Tous ces types avec des téléphones portables ! On ose encore parler d'excès d'individualisme, quand la gent masculine adopte de plus en plus des comportements féminins grégaires (on reconnaît aisément dans le port de la cravate un signe de soumission et d'agrégation, proche de la croix de sectes sataniques ou catholiques).

    Le "syndrome Thoreau" désigne le comportement de certains Américains, subissant le poids de la culture germanique en vigueur aux Etats-Unis, au point d'y renoncer pour faire le choix d'une culture moins masochiste. Henry Thoreau est une sorte de Nitche yankee, c'est-à-dire parfaitement inconscient, contrairement à ce dernier, du rôle décisif du christianisme et du judaïsme dans l'histoire de l'humanité. On ne trouve donc pas chez Thoreau de volonté d'éradiquer le judaïsme et le christianisme de la culture à tout prix afin de restaurer la civilisation, et ramener la paix et le bonheur dans le monde. Thoreau s'attarde plus que le philosophe allemand sur le phénomène des banques et de l'argent, qu'il traduit comme un signe de peur et de corruption sociale avancée. Quelques terroristes arabes ont il est vrai fait trembler dernièrement toute une nation armée jusqu'au cou, confirmant le diagnostic pessimiste de Thoreau. La Bible elle-même indique que c'est la peur qui a détourné le peuple juif de la loi et l'a incité à trahir Moïse pour le veau d'or.

    Mais Thoreau ignore à peu près complètement la Bible. L'intense corruption sociale de la nation dans laquelle il vit, qui n'avait pas encore trouvé le moyen de dissimuler l'esclavage derrière des motifs humanistes, l'incite à se tourner vers la nature et le principe d'incorruptibilité de celle-ci, contenu dans la formule nitchéenne de "l'éternel retour". On trouve de plus en plus d'Américains atteints du syndrome de Thoreau, c'est-à-dire plus ou moins en rupture de ban, tâchant de reconquérir un minimum de conscience individuelle, fuyant la culture totalitaire judéo-chrétienne des élites à défaut de pouvoir l'affronter, tant cette mécanique économique est puissante. Déjà, à l'époque des hippies, du temps du déploiement des forces militaires américaines en Asie, Thoreau faisait figure de guide spirituel. Derrière le mobile du terroriste également, on retrouve l'idéal du bonheur. Ce que le terroriste veut faire sauter, c'est le verrou qui l'empêche de jouir.

    L'impasse dans laquelle le raisonnement de Thoreau jette est à peu près la même que l'impasse du bonheur, qui n'est jamais plus stable que l'eau recueillie dans le creux de la paume. Ce dernier revêt une importance capitale pour les personnes qui subissent l'esclavage des élites judéo-chrétiennes capitalistes et leurs foutues doctrines sociales hypocrites, qui pourraient faire l'objet des mêmes pamphlets marxistes aujourd'hui qu'il y a cent ans. Mais pour l'homme en position de jouir normalement, le bonheur est comme le soleil - non pas un dieu, mais un moyen, de sorte que l'homme en position de penser, pour le meilleur comme pour le pire pensera au-delà de sa condition.

    La même obsession du bonheur de la part de Nitche l'incline à nier dieu - pas n'importe quel dieu - pas Satan, qui donne la vie et la mort et auquel tout savoir éthique remonte, mais le dieu métaphysique des juifs et des chrétiens.  

  • Critique littéraire

    "Qu'auront apporté les écrivains de la fin du XXe siècle ? Peut-être un changement de décor. (...)" dixit Frédéric Beigbeder.

    La littérature de Beigbeder n'est elle-même qu'une resucée de Proust. Il n'y a que les médecins allemands pour s'intéresser vraiment à Proust et à Beigbeder. Ce dernier est d'ailleurs un peu moins nul que Proust, car un peu plus critique.

    L'homme du peuple, qui n'a rien à cirer de la littérature et de la culture, à l'instar des chrétiens, pourra se demander de même : "Qu'ont apporté les savants de la fin du XXe siècle ?"

    En ce qui me concerne, je ne recommanderais pas Shakespeare si Shakespeare ne relevait pas de la science, comme la plupart des mythes.

    F. Beigbeder ajoute : "Je ne pense pas que les centres commerciaux soient la plus grande réussite esthétique du siècle précédent, mais je les considère comme un progrès par rapport aux camps de concentration." Ici Beigbeder retombe au niveau de la doctrine sociale de l'Eglise démocrate-chrétienne, c'est-à-dire de la littérature la plus insane de tous les temps, car il va de soi que les camps de concentration et les centres commerciaux traduisent le même phénomène bestial. On mange en 2014 comme on tue en 2014 : les méthodes d'assassinat nazie sont pasteurisées et hygiéniques. Si les chambres à gaz ont bel et bien été mises en service, c'est ce qu'elles signifient : non pas une cruauté excessive, mais un professionnalisme exemplaire. Les Allemands ont plaidé pour leur défense qu'ils ne s'étaient pas bien rendu compte qu'ils accomplissaient le pire, l'ayant accompli en fonctionnaires plus ou moins zélés. Les centres commerciaux n'ont rien de rabelaisien non plus, mais ils sentent la doctrine sociale démocrate-chrétienne à plein nez. Ils résultent de la germanisation accélérée de la France par ses élites après la dernière guerre, que Bernanos a qualifié de mensonge plus grand que le mensonge de la collaboration lui-même. De fait le parti gaulliste est un des artisans du négationnisme. Conjointement avec le parti communiste, il a fait en sorte qu'on ne puisse tirer aucune leçon de l'histoire.

    Les hommes du XXe siècle appartiendraient-ils au néant ? Tous leurs efforts ne tendraient-il pas secrètement vers la nullité ?

  • Critique littéraire

    En tant qu'apologie du rêve, l'art dit "surréaliste" est le mieux adapté à un régime totalitaire. Le surréalisme est un art infra-médical ; le projet de la psychanalyse n'est pas aussi débile a priori que celui du surréalisme, qui constitue une régression de la conscience en-deçà du mythe, comparable à la régression des mathématiques modernes.

    La culture de masse totalitaire peut être dite "surréaliste" ; cela permet d'en discerner la cause dans les élites occidentales modernes, qui seules justifient le surréalisme ou le cinéma comme un art.

    NB : dès lors qu'un auteur dit "surréaliste" a de l'humour, manifestant par là une prise de conscience, on peut lui ôter l'étiquette surréaliste. L'humour va en effet à l'encontre de l'instinct, et donc du génie. En principe, les artistes surréalistes sont des artistes belges, allemands ou américains, élevés sous la mère comme des veaux.