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  • Drôles d'oiseaux

    Je poursuis la rubrique de mes commentaires censurés sur le blogue du père Dominique Letourneau, membre de l'"Opus Dei" et tutti quanti. Lui-même ose se vanter d'être censuré en Chine, ce qui me fait doucement rigoler.

    Ce suave ecclésiastique dans le vent est aussi poète à ses heures. Je cite :

    "L'Annonciation :

    Il n’a pas remarqué deux oliviers fleuris

    Ni que deux chandeliers se trouvaient allumés.

    Sans qu'il en soit conscient, il a été plumé !

    Sa cause par ce «oui» est à jamais perdue.

    Il n’a pas vu venir le Sauveur attendu.

    Il est beaucoup trop fier pour capter le mystère

    Qui va bouleverser en profondeur la terre (...)"

    - "Il" c'est Satan, dont Létourneau dans le vent se rit en vers de myrmidon ecclésiastique [L'"Opus Dei" entend plus ou moins ressusciter l'armée défaite des jésuites].

    - Mon commentaire censuré :

    "Le poète passe par-devant saint Jean, semble-t-il. La vision du Fils du Tonnerre révèle en effet la métamorphose de Satan en principe diabolique, après la blessure mortelle qui lui a été infligée. La vision à Patmos dit "bête de la mer" pour Satan, et "bête de la terre" pour le principe diabolique, aussi dit "Lucifer".

    Autrement dit, la bête remue encore la queue, comme en témoigne d'ailleurs le fait ostentatoire qu'un Géant comme les Etats-Unis exsude le satanisme de tous ses pores, jusqu'à faire prêter serment sur la Bible à ses myriades de légionnaires assassins.

    L'ironie à l'égard de Satan est d'ailleurs la plus belle preuve qu'on puisse fournir de méconnaissance du diable.

    Sans votre confrère Baudelaire et ses jeunes émules "gothiques" que je croise tous les jours dans le métro, on peut se demander si quelqu'un postulerait encore l'existence de Satan ???"

    NB : le procédé de ma rubrique peut paraître assez "putassier", je le reconnais. Il est injuste aussi, puisque le blogue du père Letourneau est loin d'être le seul blogue démocrate-chrétien dont j'ai été chassé illico au cours des années écoulées ("Le Salon Beige", "Patrice de Plunkett inc.") ou assez rapidement ("Philippe Maxence", boy-scout janséniste sans orthographe ni syntaxe à force de lire Ellul.) Putassier donc, je l'avoue, mais c'est la guerre, et elle est totale au point qu'il se trouve des aumôniers militaires pour la bénir.

     

  • Essence de la laïcité

    La religion laïque fourmille de paradigmes pour dire l'âme ; mon préféré c'est le "téléphone portable" ou "cellulaire", c'est encore mieux, car l'âme a un rapport étroit avec la cellule ou la grille.

  • Le dernier combat

    Les derniers chrétiens qui se battent autour des ruines de l'Eglise et défendent encore bec et ongles ses dernières reliques et pierres me font penser aux soldats qui se battirent naguère dans les ruines de Stalingrad pour défendre jusqu'au bout une cause à laquelle ils croyaient, parmi lesquels il y eut sûrement de très belles âmes pétries du sens de l'honneur.

    La mort exerce sans doute sur cette volée de moineaux une fascination plus grande que la victoire elle-même. La bêtise est-elle pardonnable dans une religion révélée comme le christianisme ? Saint Augustin le pense, ou plutôt utilise cet argument de la "bonne intention". Mais est-ce que saint Augustin ne pense pas d'abord avant tout à se sauver lui-même ? Sa théologie n'est-elle pas une théologie de poète ou de philosophe ?

  • Printemps des antipoètes

    L'amour de l'homme conduit à la haine de la société. Le dégoût de l'homme incite au contraire à la politique. Toute morale, politique ou religion judéo-chrétienne repose sur la pire tare de l'homme : la peur.

    Qui peut être dupe désormais que le Léviathan n'est qu'un monstre froid puisque même ses lévites le reconnaissent ?

  • Confirmation

    Confirmation dans un des documents retrouvés dans les grottes de Qumrân -attribués généralement à la secte juive des Esséniens, concurrente des Pharisiens, que l'arbre d'Adam et Eve est bien un figuier, et, partant, le fruit défendu une figue-, ce que je subodorais. Peut-être cela est-il confirmé ailleurs dans la peinture ?

    Cela soutient l'exégèse de Léon Bloy qui voit dans le figuier une métaphore de la religion juive, dont Jésus fait usage dans sa parabole. Comme quoi de l'étude de la nature ressort des matériaux plus intéressants que les branlements de calotins autour de la loi naturelle ou autres colifichets gothiques.

  • Mon Journal de guerre

    En attendant mon "Journal de guerre 2008-2009" à paraître bientôt (ou bien tard), voici le mois d'avril au format PDF, encore assez éloigné de la forme définitive plus tranchante que j'entends donner à ma petite entreprise indépendante de démolition de la religion "judéo-chrétienne" - et sans oublier que contracter avec un éditeur, l'exemple passé de Diderot, ou plus récent de Céline le prouve, c'est comme vendre tout ou partie de sa science au diable. Mieux vaut faire pute si on a le sens de l'honneur.

  • Signes sataniques du temps

    On entend parfois de jeunes gothiques émules de Satan déclarer, dans des reportages télévisés par exemple, que l'entrée dans la vie civile les a fait renoncer à leurs rituels, maquillages et autres refrains sataniques. Ces reportages sont à l'instigation d'autorités scolaires ou paramilitantes qui jugent le satanisme peu hygiénique et défavorable au bon déroulement d'une scolarité typique, et exhibent donc des repentis "rangés des messes noires".

    Ne subsiste plus, une fois l'adolescent métamorphosé en gentil papillon-citoyen, s'il n'a pas attrapé un cafard ou un bourdon trop gros en travers de la gorge, qu'un tatouage indélébile en forme d'étoile, de dragon ou de phénix, dissimulé derrière une cravate bien lisse.

    C'est une curieuse idée de croire que la vie professionnelle et l'âge adulte éloignent forcément de Satan. On voit bien dans les Evangiles que les plus dangereux suppôts auxquels le Sauveur et ses apôtres sont confrontés sont parfaitement insérés dans la vie socio-professionnelle, quand ils ne siègent pas carrément au Sanhédrin.

    D'ailleurs d'où viennent les pratiques sataniques, dont le décompte s'avère un peu troublant pour les autorités laïques ? Mgr Onfray par exemple, du service de diffusion des idées laïques les plus avancées, rien que sur l'existence historique de Jésus émet de sérieuses réserves ; alors pour ce qui est du diable, le prélat se retiendrait de pouffer s'il n'était pas pénétré du sérieux de sa charge. Merdre, que vient faire le diable en plein XXIe siècle alors que Malraux a déclaré que le XXIe siècle serait religieux ou ne serait pas !?

    Il est communément admis que ce culte naïf, le personnel de l'éducation nationale étant peu enclin à de telles galéjades, s'attrape entre camarades de cours de récréation et ne vient pas du désir malsain des enfants d'imiter leurs vieux.