mardi, 18 décembre 2007
L'existentialisme est un onanisme
On comprend mieux maintenant l’engagement politique de Raphaël Enthoven contre Nicolas Sarkozy ; entre la droite saumon et la gauche caviar, il y a une brindille : Carla Bruni. Après Cécilia et Laurence Ferrari, le goût du président pour les peaux de vache, les matrones, se confirme. Un masochiste ? Au-delà de cette remarque existentialiste, on voit que Sarkozy est un petit malin. Il n’y a pas de carrière politique durable sous la Ve République, sans le support d’une classe sociale ou d’un bloc électoral à peu près stable. Mitterrand avait choisi intelligemment de s’appuyer sur les fonctionnaires ; et Chirac plutôt sur les agriculteurs “fonctionnarisés”. Sarkozy, lui, a choisi la ménagère de plus de cinquante ans. Entre “Dallas” et “Les Feux de l’Amour”, il est à peu près sûr de la faire jouir. Après tout, les ménagères de plus de cinquante ans valent bien les bobos que François Bayrou et Ségolène Royal se disputent. Elles ont le goût plus sûr et sont plus fidèles.
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jeudi, 11 octobre 2007
Table rase de la télé (5)
Frédéric Taddéi, c’est un peu l’enfant de chœur de la propagande. Il reçoit tous les chanoines de la démocratie dans son émission nocturne. M’étonnerait pas qu’il se fasse tripoter après l’émission dans les coulisses par quelque archiprêtre libidineux, Sollers par exemple, ou le grassouillet Siné. Difficile de savoir ce que Taddéi pense vraiment de ces sermons assommants qu’il provoque, vu qu’il est lisse comme une hostie. Il sait manier l’encensoir avec dextérité, et le clergé adore ce servant modèle.
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mardi, 27 février 2007
Au rayon "Jouets"
J'ai trois points communs avouables ici avec Raphaël Enthoven - Raphaël Enthoven de chez « Enthoven et Cie, Philosophes médiatiques de père en fils ». Le premier c'est que j'ai désiré coucher avec Carla Bruni. Quand j'avais seize ou dix-sept ans, un soir, devant le poste de télé, elle a même incarné pour moi brièvement l'idéal féminin. Au plan spirituel s'entend, car c'est son élocution qui m'a mystifié, l'Italie qui sortait d'elle, pas ses miches de rat. J'ai revu Carla Bruni récemment, pistonnée par son mari, dans une émission littéraire. Le charme s'est rompu. Je dois dire que les visages modifiés par la chirurgie esthétique me mettent très mal à l'aise. Il y a quelque chose de démoniaque dans ces faces à moitié momifiées. Le deuxième point commun, c'est que si j'avais couché avec Justine Lévy, je l'aurais certainement abandonnée aussi, comme Raphaël Enthoven. Si mon propos paraît obscur, c'est sans doute qu'il est philosophique. Troisième point : comme le titre du premier bouquin d'une longue série que Raphaël E. vient de publier l'indique, celui-ci considère la philosophie comme un jeu d'enfant. Là encore je dis : "banco" ! Dans le cas de Raphaël, j'ajouterais même : un jeu d'enfant gâté. Voyons un peu quels auteurs il cite dans son "premier bouquin" : Nitche, Cioran, Bergson, Schopenhauer, Montaigne… Ouf ! Non parce qu'à côté des pirouettes de Cioran, des galipettes de Montaigne ou des numéros de clown de Nitche, il y a des jeux d'enfants gâtés beaucoup plus chiants - comme Heidegger, Lévinas, Jeanne Arendt, voire Finkielkraut ou Steiner pour les enfants de la classe moyenne. Le cas de Raphaël E. n'est donc pas désespéré.
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