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  • Moule à gaufres

    C'est probablement de sortir tous du même moule à gaufres qui fait croire aux politiciens dur comme fer à ce machin de l'identité française. Certains ont même l'air d'y croire... sincèrement !

    L'idée du prolétaire incarnant l'homme nouveau selon Marx, opposé au fonctionnaire national-socialiste n'est pas une idée laïcarde ou socialiste (Marx parfaitement au courant de la putasserie profonde du socialisme), c'est tout simplement l'idée que le prolétariat est désormais moins fermé à la vérité que ne le sont les élites bourgeoises, au contraire de ce qui fut le cas sous l'Ancien régime, où l'esprit de progrès vint plutôt de l'aristocratie et non de la paysannerie.

    Avec ce bidule de l'identité française, du niveau de la philosophie de corps de garde nazie d'Heidegger, on en a la preuve aujourd'hui.

    On a pu voir récemment à la télévision le syndicaliste Xavier Matthieu pas impressionné pour un sou par la logorrhée de Jacques Attali et Nicolas Baverez, funestes gaufres raplapla pourtant abonnés officiels des plateaux de télévision depuis vingt piges et fourguant la même camelote inepte "via" le Groupe Pinault-Printemps-Redoute.

  • Pédérastie catholique (1)

    Je précise que moi-même je n'ai jamais été victime de pédérastes dans l'Eglise catholique, pas plus que dans l'Education nationale d'ailleurs, bien que j'en ai croisé quelques-uns dans ces deux institutions. Mon propos est donc dépassionné. Il faut commencer par dire que seul un imbécile pourra s'étonner qu'il y ait autant de pédérastes dans des institutions dédiées à la pédagogie, à quoi se cantonne l'Eglise catholique aujourd'hui désormais assez largement. Un séminariste homosexuel du diocèse d'Avignon a récemment témoigné dans un bouquin qu'il avait lui-même été harcelé au cours de ses études... par d'autres séminaristes homosexuels.

    Trois points à mon sens à ne pas perdre de vue :

    1. Le puritanisme et la pornographie, qui a toujours joué un rôle de "soupape" dans les régimes puritains (cf. l'approbation par C. Boutin de la proposition de réouverture de maisons closes !), sont très proches spirituellement : par leur incapacité à penser "par-delà bien et mal" d'abord, ensuite parce que ce sont des postures morales relatives l'une à l'autre et qui se succèdent au gré de la modernité-antimodernité (P. Bruckner, théoricien du libertinage soixante-huitard naguère, avec la diminution de ses capacités sexuelles fait désormais l'apologie de la famille, et Cohn-Bendit rend hommage à la baderne de Gaulle).

    La démonstration de Marx à propos du christianisme allemand "pré-existentialiste", démonstration opposée à celle du "Gay savoir" de Nitche (Marx connaît les ressorts du paganisme contrairement à Nitche), peut être traduite ainsi : le christianisme véritable a été subverti et réduit à un socinianisme, c'est-à-dire un paganisme ordinaire, par le biais de l'introduction de valeurs familiales et politiques "romaines" par la théologie gnostique médiévale.

    2. La pédagogie étant une matière peu éloignée de la pédérastie, surtout lorsque cette pédagogie prend une forme militaire, ce qui est souvent le cas dans un régime républicain (cf. l'exemple des hoplites spartiates), il faut être vigilant vis-à-vis des mères de famille qui jouent souvent un rôle éducatif excessif ; on ne peut isoler la pédérastie de Proust de sa vénération pour sa mère (cf. la doctrine lacanienne et "L'Origine du monde", qui s'invite dans le christianisme génital-boutiniste "via" la théologie de Fabrice Hadjadj comparant dieu à une vulve).

    La revendication du mariage par le parti Gay, d'autant qu'elle est à titre symbolique, prouve l'attachement à l'ordre moral ou social d'une partie des "Gays", bien qu'on puisse penser qu'ils sont, ne serait-ce qu'à cause de  l'étroitesse de leurs idées, les premières victimes d'une société libérale qui carbure à l'érotisme et au plastique (J'aime prendre l'exemple du crétin académique Angelo Rinaldi qui pense que Francis Bacon est un meilleur peintre que Picasso parce que celui-là était pédé.)

  • Bacon notre Shakespeare

     

     

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    L'oeuvre de François Bacon Verulam éclaire celle de Shakespeare, et l'oeuvre de Shakespeare éclaire l'oeuvre de Bacon.

    - L'Université française est hostile à ce rapprochement qu'elle juge ridicule. Bien plus ridicule est pourtant la thèse qui circule sur la prétendue pédérastie de Shakespeare, dans un esprit similaire à la rumeur répandue sur le compte de Michel-Ange. La science libérale étant fondée sur un narcissime pythagoricien (rejeté par Bacon comme de la superstition religieuse), cette science libérale a tendance à voir du narcissicisme et de l'homosexualité partout.

    L'impérialisme économique libéral s'accompagne de la mise en coupe réglée de civilisations étrangères au libéralisme, sans limite de temps. La Renaissance a peu à voir avec notre époque de barbarie romaine, et il n'y a pas lieu de s'étonner qu'en chrétien, Shakespeare voie dans la cité romaine, contre les traditions politiques médiévales, la cité de Satan (même Bossuet ultérieurement, bien que beaucoup plus soumis, ne pourra pas nier que, s'agissant du nombre 666, tous les chemins mènent à Rome).

    Le personnage de Claudius est tout à la fois empereur romain, Hérode et Oedipe, incarnation par conséquent de la politique satanique. Et Bacon de rappeler que "l'arbre de la connaissance du bien et du mal" symbolise incontestablement la science morale et politique d'abord, qui s'accommode fort bien de l'ésotérisme scolastique dans les autres domaines scientifiques (Bacon fait écho à Rabelais sur ce point).

    - La haine du XVIIe siècle pour Shakespeare, jusqu'au franc-maçon nostalgique J. de Maistre, traduit une intelligence bien supérieure du théâtre de Shakespeare, bien supérieure à la gnose freudienne ou nitchéenne du XIXe siècle, celle du chrétien libéral R. Girard au XXe siècle.

    - Beaucoup de "baconiens" sont malheureusement passés par la cryptographie pour tenter de démontrer l'identité de Bacon et Shakespeare, prêtant le flanc aux railleries (alors même que c'est la physique quantique qui mérite qu'on la méprise pour présenter ses derniers progrès dans ce même domaine de la cryptographie comme des "progrès").

    Plus intéressante la démonstration d'Edwin Reed, disponible partiellement sur internet en anglais, et que j'ai traduite

    Edwin Reed relève quatre coïncidences qui portent sur la science de Bacon et "Hamlet", pièce majeure. La dernière apparaîtra sans doute comme la moins probante, mais c'est en revanche pour ceux qui tiennent Bacon pour un véritable visionnaire (qui a prévu et décrit de fait avec quatre siècles d'avance toutes les technologies et gadgets mordernes) la plus intéressante. La lecture des sonnets de Shakespeare est quasiment indispensable pour la comprendre pleinement, à commencer par le poème où Shakespeare compare deux amours, l'un divin et spirituel symbolisé par une colombe (colombe que Bacon a placée au frontispice de beaucoup de ses ouvrages), l'autre luciférien, comme magnétique ou électrique, symbolisé par un Phénix, oiseau solaire flamboyant.

  • Tradition française

    Par où la moindre sacralisation de la politique et de la nation est visible dans la tradition française : aussi dans le fait que les humoristes français sont plus intelligents que les hommes politiques qu'ils brocardent. Il n'y a d'ailleurs pas véritablement de frontière entre la politique et la satire politique en France : Le Pen est-il vraiment un homme politique, ou est-il d'abord un humoriste ?

    Parfois on peut même se demander si le rôle principal des politiciens, en dehors de la gestion des affaires courantes, n'est pas d'inspirer les caricaturistes (sachant que la ménagère de moins de cinquante ans qui fait le ménage tous les jours aura en général de la gestion des affaires courantes une très haute opinion : il y a de la part de la ménagère, pour les hommes politiques, comme une sorte d'attrait homosexuel (cf. le score élevé de Sarkozy en Alsace-Lorraine aux dernières présidentielles, région de ménagères exemplaires).

    Ainsi la personnalité d'Honoré Daumier domine dans l'histoire de France celle de Louis-Philippe et sa gueule de fruit défendu. Et Sarkozy interroge Cabu pourquoi il le dessine avec des petites cornes, même si la foi d'un humoriste comme Cabu dans la politique est sans doute beaucoup plus grande que celle de Daumier naguère.

    Le libéralisme et sa puissante propagande, sa presse parfaitement servile (que l'on compare avec la presse jusqu'au début du XIXe siècle et l'intense niaiserie contemporaine ; et la pédérastie de Zemmour est très loin d'être isolée.) ont fait table rase du christianisme et du communisme, d'où venaient principalement auparavant l'hostilité à l'utopie politique, qu'il s'agisse d'un Reich de mille ans, de l'évolution vers l'homme bionique, de la dictature géodésique et polytechnique de J. Attali, etc.

    On en est même au point assez incroyable d'importer des auteurs nazis ou néo-nazis en France, de Nitche en passant par Heidegger, Arendt Adorno, alors même que les lumières allemandes ne sont qu'une copie des lumières françaises, rarement à la hauteur en dehors de Goethe ou Schiller, et que la France dispose de son lot d'écrivains préfachistes ou fachistes beaucoup plus talentueux que la pédale Nitche, de Chateaubriand à Barrès en passant par Proust, Chardonne, Brasillach, quel besoin de s'encombrer comme Onfray de cette philosophie de corps de garde "made in Germany" ?

  • Crash politique

    La foi politique dans l'existence de l'identité de l'homme en tant que partie d'un ensemble moral, cela rend le personnel de la fonction publique à peu près interchangeable, comme les termes d'une équation. Hitler se suicide parce qu'il ne peut imaginer survivre en dehors de son rêve politique. On peut regretter que beaucoup de politiciens libéraux n'aient pas ce courage, confrontés à la banqueroute de leur système.

    On trouvera donc facilement de quoi remplacer le Président Lek Kachinsky et sa cour. Y'a qu'à se baisser pour trouver chez les Pollacks des types capables de faire pousser des missiles US sol-air et les asperger d'eau bénite afin de mieux souiller encore le christianisme. Les soldats de Ben Laden sont plus couillus que ces gens-là.

    Cet accident aérien m'émeut moins que celui d'un jeune con beurré à la sortie d'une boîte de nuit. Après tout la politique et sa religion existentialiste ne promettent plus rien d'autre désormais à leurs artisans qu'un quart d'heure de gloire résonnant dans le coeur de leurs semblables. Kachinsky vient de toucher son dû. Le Point de Blaise Pascal ou le Néant de Sartre ne sont pas totalement stupides, ils sont juste décalés.