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catholicisme

  • De la Pédérastie catholique

    Le lobby gay se prévaut pour réclamer de nouveaux droits pour ses membres (droit d'adopter et/ou concevoir des enfants) d'une invention catholique romaine : l'amour. - On s'aime, donc on doit avoir le droit de se marier/de procréer.

    Le mélange de l'amour et du mariage est un mélange inconcevable dans le monde païen ; la cérémonie de mariage s'apparente plutôt dans ce cas à un viol rituel. Le rituel est conçu, non pour occulter la violence de l'acte sexuel, mais pour, selon la philosophie naturelle, mieux encadrer cet acte afin d'en atténuer la violence (cf. mythe du viol de Perséphone par Hadès).

    Quelques essayistes réactionnaires malveillants ou ignares ont tenté d'imputer au christianisme l'invention de l'amour ; cela revient à assimiler la civilisation occidentale au christianisme, deux choses très différentes.

    Jésus-Christ en son évangile ne manque pas de rappeler plusieurs fois que "la chair est faible", par conséquent que l'union de chair n'a rien de sacré à ses yeux, tandis qu'elle revêt ce caractère dans de nombreuses civilisations ou religions.

    Le mot célèbre de saint Paul "Femmes, soyez soumises à vos maris", dérange parfois le clergé romain, car il est peu conforme à l'idéal moderne amoureux. L'apôtre considère le mariage comme un remède à la faiblesse, de sorte que cette institution est plus nécessaire aux hommes qu'aux femmes. - A quoi bon le mariage ?, répondent les apôtres quand le Messie leur prescrit de ne pas répudier leur femme à la manière brutale ancienne des Juifs.

    Pourquoi le clergé catholique romain contredit-il Jésus-Christ, au point de fournir une explication absurde au sacerdoce des prêtres ? Shakespeare, dans "Roméo & Juliette", fait la toute la lumière sur ce mécanisme institutionnel. Le maintien par le clergé catholique de la chair dans ses droits sacrés est la condition sine qua non pour prendre pied sur le terrain de l'éthique sociale ; de cette façon, on peut dire que l'éthique bourgeoise moderne et le catholicisme romain sont indissociables.

    L'éthique bourgeoise est destinée à provoquer le scandale parmi les nations païennes, dans la mesure où elle repose sur l'arbitraire (déguisé en loi d'amour universelle).

  • Fornication de Barbarin

    Commençons par dire ceci : la société occidentale procède à l'élimination de plusieurs centaines de milliers de foetus chaque année au nom du progrès social, idole des temps modernes ; la pitié manifestée par certaines associations vis-à-vis de la souffrance des animaux ou des attentats à la pudeur commis sur des enfants par des clercs de l'Eglise romaine relève donc de la pure hypocrisie - ou bien elle émane de personnes sincères, mais complètement idiotes, ce qui ne vaut pas mieux.

    Le processus d'élimination massif de centaines de milliers de vies fait l'objet d'un large consensus qui s'étend à l'Eglise catholique et ses représentants, dont les vagues protestations occultent la solidarité avec les plus hautes autorités de l'Etat.

    Ajoutons que la culture bourgeoise est une culture pédérastique, qui constitue par conséquent un terrain favorable à l'utilisation d'enfants comme objets de plaisir sexuel ; cette culture pédérastique encourage l'immaturité et les comportements régressifs chez l'adulte. La pédérastie catholique romaine dépasse largement le cadre des personnes incriminées selon le droit pénal.

    En ce qui concerne les "crimes sexuels", c'est-à-dire les rapports sexuels qui peuvent faire l'objet de poursuites pénales et dont les services de police indiquent que la famille est le cadre privilégié, les évangiles sont muets pour la simple et bonne raison que les évangiles et le Messie condamnent explicitement et ABSOLUMENT la "chair" en général. Du point de vue évangélique, la vie sociale est marquée de façon indélébile par le péché.

    Représentent donc la "fornication", sur le plan théologique, non pas tel ou tel crime sexuel condamné ou condamnable dans telle ou telle société, mais la tentative catholique romaine de réhabiliter la chair - on peut en particulier citer sur ce point la pseudo-théologie dudit "pape Jean-Paul II". Celui-ci, en inventant une "bonne sexualité" et une "mauvaise sexualité", contredit le point de vue évangélique selon lequel il n'y a pas de sexualité pure.

    La fornication est le péché le plus grave, de trahison de l'esprit de l'Evangile. Si le Christ a prévenu ses apôtres contre la faiblesse de la chair, c'est afin de leur ouvrir la voie du salut ; si le clergé catholique romain fait l'inverse, c'est afin de barrer la route du salut, selon le mandat de Satan.

    Les prélats romains J. Ratzinger et S. Lalanne, quand ils invoquent les ressources de la psychanalyse, font l'aveu indirect de leur fornication - car la médecine psychanalytique n'a pas voix au chapitre parmi les chrétiens, mais seulement au sein du complot de veuves et de pharisiens. Sigmund Freud, pape de la psychanalyse, n'a-t-il pas déclaré : "Tout est sexuel !", niant ainsi implicitement le salut ; n'a-t-il pas insulté le prophète Moïse en le traitant de voyou ?

    Les couleurs de la fornication selon l'évangile sont le pourpre et l'écarlate ; lorsque le cardinal Barbarin, soi-disant "primat des Gaules", proclame que "c'est un devoir chrétien de voter", voilà le péché de fornication constitué, car il commet ainsi un attentat contre l'esprit des évangiles.

    La prétention du citoyen démocrate-chrétien à jouer un rôle dans la Cité, rôle que le Messie a explicitement refusé de jouer, enjoignant ses disciples de "rendre à César ce qui est à César" (et qui ne vient donc pas du Christ), cette prétention fait des représentants de la démocratie-chrétienne, qu'ils se disent prêtres ou laïcs, de parfaits imposteurs.

    Chrétiens fidèles, nous devons combattre ces imposteurs comme le Christ fit avec les pharisiens, non pas personnellement mais leur doctrine, instrument conçu par Satan pour semer la zizanie au sein de l'humanité. La culture bourgeoise occidentale est le produit, la manifestation de cette zizanie.

     

  • Satan dans l'Eglise

    Vu les dernières déclarations de l'évêque de Rome, autoproclamé chef d'une Eglise à vocation universelle, le thème de "Satan dans l'Eglise" est plus que jamais d'actualité.

    En effet, le pape François ne paraît plus désormais se soucier de l'apparence chrétienne de ses discours, qu'il convient de qualifier de "propagande" car leur but de séduction (totalitaire) détermine leur contenu. Il est vrai que ses prédécesseurs, par le biais d'une philosophie sophistiquée, procédaient de même, transformant le message évangile en gnose anthropologique athée.

    L'écologie, façon mystique de parler d'économie, est une préoccupation étrangère au chrétien, qui ne partage pas les soucis mondains de ses contemporains. Les évangiles sont sans équivoque sur ce point et PARFAITEMENT DISSUASIFS de vouer à la planète terre un culte. La terre est le socle des mondanités.

    Le discours encyclique récent "Laudato si" se place d'emblée sous le signe de la mystification, en fixant l'objectif de "sauvegarde de la maison commune". Au-delà de la vanité du discours écologiste, que l'on trouve habituellement dans la bouche d'imbéciles (dépourvus de moyens contre l'économie capitaliste) ou d'hypocrites (les actionnaires des nations) : il n'est nulle part fait allusion à une quelconque "maison commune" dans les écritures saintes. Une telle métaphore ne peut se rapporter qu'à l'Eglise du Christ ou la Jérusalem céleste, qui pratiquement est l'antithèse de la terre, tabernacle des ambitions humaines.

    Il ne faut donc pas hésiter à bousculer les catholiques romains, à leur faire régurgiter leurs serpents et argumentaires cauteleux. Tous les hommes sont pécheurs, mais se rangent directement sous les ordres de Satan ceux qui cherchent à justifier la chair ou la terre, ou encore qui cherchent à jeter la confusion sur le sens du message évangélique.

    Sur les quelques citations des apôtres que contient le discours encyclique "Laudato si", le procédé employé pour les détourner au profit d'une préoccupation étrangère à la volonté de dieu, je reviendrai ultérieurement. Disons ici que ce n'est pas un phénomène nouveau ; le pape Benoît XVI précédemment avait assez de machiavélisme pour fonder un césarisme chrétien sur ce qui l'empêche, à savoir l'injonction de rendre à César ce qui relève de César.

  • Assomption & Apocalypse

    L'Assomption, c'est-à-dire l'enlèvement de Marie, mère de Jésus, au Ciel, est une fête et un dogme catholique romain sans fondement scripturaire. De nombreux chrétiens s'abstiennent pour cette raison de tenir l'assomption de Marie pour un élément de foi.

    Disons d'abord que le message évangélique est dépourvu de caractère dogmatique. Le dogme a en effet une fonction inquisitoriale, que les évangiles n'ont pas. Il faut comprendre que la parole de dieu n'a nul besoin du renfort ou du secours du dogmatisme, dont la fonction est anthropologique. L'autorité romaine qui siège à Rome peut dire : "L'anthropologie catholique existe !", et en rapporter la preuve dans le dogme. A contrario le chrétien peut dire : "Il n'y a pas d'anthropologie chrétienne !", car le message évangélique est dépourvu du caractère dogmatique.

    Un historien ne tarderait pas à mettre à jour le rôle du dogmatisme dans les schismes qui ont fait voler l'unité de l'Eglise romaine en éclat. Et même : l'athéisme moderne est en grande partie le produit du dogmatisme. En devenant dogmatique, le christianisme devient une cause à défendre.

    D'une part l'Eglise romaine semble mourante, car ses dogmes traditionnels ont perdu leur fonction coercitive pour ne plus servir que de prétexte à un folklore anémique. D'autre part l'Eglise romaine reste vivace, car les lois civiles occidentales sont très fortement imprégnées du dogmatisme catholique romain. Ceux qui en doutent n'auront qu'à fouiller les entrailles du code civil moderne, en particulier sur le point du mariage ; seule la "civilisation chrétienne" pouvait concevoir le mariage entre hommes ou entre femmes. Autre exemple : la sociologie ; ce discours pseudo-scientifique envahissant n'est autre que le résidu de la doctrine catholique romaine.

    Le dogme de l'assomption de Marie est non seulement intéressant parce qu'il est entièrement dépourvu de fondement scripturaire, mais aussi parce qu'il est une des rares occasions pour le clergé catholique romain de se risquer à une exégèse de l'apocalypse de Jean. L'apocalypse décrit le combat difficile d'une femme enceinte d'un grand roi contre le grand dragon Satan (Ap. XII). L'assomption de Marie n'est pas ici représentée, mais Israël, le peuple choisi par dieu, en proie à Satan, mais sauvé à la fin des temps par la fidélité de ses membres au Messie, venu de son sein, sous l'aspect de la Jérusalem céleste, ou encore du "camp des saints".

    Il n'est pas complètement illogique de rapprocher Marie, mère de Jésus et exemplaire de fidélité à son fils, comme une femme peut l'être à son mari, de cette représentation d'Israël. A condition de souligner qu'il n'y a aucune connotation sexuelle, et par conséquent aucun lien d'ordre social entre Marie et Jésus-Christ. C'est le sens de la "virginité" de Marie. Contrairement à l'amour d'une mère ordinaire, celui de Marie est pur. La comparaison du mariage de chair humain avec le mariage du Christ avec son Eglise, parfois osé par certains clercs romains, relève de la pure mondanité ou apostasie.

    Or l'apostasie est représentée elle aussi dans l'apocalypse, sous les traits d'une femme (Ap. XVII), appelée "la grande Babylone", ou dite encore "la grande prostituée", vêtue de pourpre et d'écarlate (dans ses contes, Shakespeare en propose une version moderne : Gertrude, mère de Hamlet, qui découvre le complot antichrétien ; de même les sonnets de Shakespeare opposent les deux figures féminines évoquées ci-dessus).

    L'effet regrettable de l'identification de la femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, portant une couronne de douze étoiles sur sa tête, à la vierge Marie, est d'ôter au récit de l'apocalypse sa dimension historique. Or, c'est là presque une tradition du clergé catholique romain, de travailler à oblitérer la conscience historique dont les apôtres veulent doter les chrétiens, et qui fait partie des dons de l'Esprit (je pourrais prendre ici l'exemple de Bossuet et le développer, mais ce n'est pas le moment). Un des aspects du complot antichrétien contre lequel le mage Hamlet lutte, transperçant pour cette raison de son épée Polonius, c'est l'effort du clergé romain pour placer l'humanité en face d'une perspective de temps infini et tenter d'abolir ainsi la conscience de l'histoire.

    Par le dogme tardif de l'assomption, l'Eglise romaine ne cherche pas tant à affirmer la place prépondérante de Marie dans le Ciel que sa propre sainteté. En effet, parmi les chrétiens qui dérogent à la fête de l'Assomption, peu nieront la sainteté de Marie, bien que beaucoup, parvenus au stade de la sociologie chrétienne, aimeront dire qu'elle n'était pas vierge. Si l'Eglise romaine s'identifie ainsi à Marie, c'est afin de faire pièce aux deux représentations de l'Eglise dans la vision de Jean, celle inaugurant l'histoire : Israël ; et celle la concluant : la Jérusalem céleste.

    Ce dogme tardif traduit la désuétude de l'appareil judiciaire catholique romain.

    La logique chrétienne de l'assomption est la suivante : les saints ne meurent pas. C'est ce que signifie la résurrection des corps. Contrairement à la plupart des religions païennes animistes qui conçoivent la mort comme un passage obligé vers l'au-delà, le christianisme n'admet pas cette dissociation de l'âme et du corps physique, thèse peu scientifique, mais dispositif religieux ET SOCIAL conventionnel. Si j'insiste sur ce dernier terme, c'est parce que la culture anthropologique moderne ne peut pas se débarrasser de cet animisme (entretenu aujourd'hui surtout par les psys), faute de quoi la volonté commune, le ciment social s'effriterait. La culture socialiste athée s'est contentée de substituer l'avenir à l'au-delà, c'est-à-dire de prolonger ce dernier.

    Qui s'étonnera, venant d'une religion qui se dit "universelle", que le salut ou la résurrection soit effective dans l'univers plutôt que dans les thèses hasardeuses des hommes ?

    La "résurrection des corps" marque donc une prévention contre ce que l'on peut qualifier de "religions psychologiques", qui dans le meilleur des cas contribuent à soutenir la volonté, et dans le pire peuvent s'avérer des psychotropes puissants. La culture de l'avenir est l'une de ces drogues, particulièrement néfaste, dont les ravages ne sont pas à démontrer.

    Par "corps" on n'entend pas le corps au sens trivial de la chair, matière moins noble que le feu et qui n'y résiste pas. Le corps du ressuscité est sans nul doute un corps spirituel ; cela ne veut pas dire abstrait ou théorique, comme le corps social ou l'âme. Les savants ont toujours admis et admettent toujours l'existence d'une matière invisible, imperceptible à l'oeil nu. En raison précisément des limites du corps et des sens humains, cette science des corps invisibles en est encore à ses balbutiements ; si la plupart des savants s'accordent sur l'existence d'une matière invisible (excepté les savants mécaniciens qui plaquent sur la réalité le schéma de la mécanique), ils peinent beaucoup à décrire la forme que revêt cette matière, son organisation ou sa structure.

    Quoi qu'il en soit, pour les chrétiens les prophéties et la révélation ne contredisent pas la science, surtout quand cette dernière est bien affirmée, ce qui est très loin d'être le cas de toutes les sciences qui composent le barnum de la science moderne ; mais la révélation aux yeux des chrétiens devance la connaissance ou la découverte scientifique. Cela explique le mouvement de tous les savants chrétiens du XVIIe siècle, de Galilée à Newton en passant par Leibnitz, Descartes, etc., afin de chercher la confirmation de leurs intuitions, calculs ou théories dans la Bible, suivant une méthode contestable. Ce n'est qu'à la fin des temps que la science rejoindra la révélation chrétienne.

  • Du catholicisme à l'athéisme

    La place accordée au temps dans l'exégèse pseudo-chrétienne de Jean-Paul II suffit à reconnaître son caractère athée. On découvre ici le processus satanique décrit par l'apôtre Paul, selon lequel l'anthropologie se substitue peu à peu à la foi et à la théologie véritables.

    Le corollaire de ce discours anthropologique est le relativisme, destructeur de l'universalisme, c'est-à-dire du catholicisme véritable de Paul de Tarse. On peut observer l'effet néfaste de ce relativisme occidental jusque dans le domaine de la science scolastique.

    Le temps, ainsi que l'argent, n'a en soi aucune valeur. L'anthropologie moderne conduit à faire de ce néant, en tant qu'il est propre à l'homme, un motif d'idolâtrie. Shylock, monstre judéo-chrétien, règne sur un monde qui a érigé un piédestal au temps, faisant ainsi d'une référence humaine une référence absolue, pour son malheur.

    Inutile d'aller chercher plus loin la cause des génocides et des massacres du XXe siècle entre Occidentaux : elle réside dans son anthropologie ubuesque, qui a balayé l'effort des nazis pour revenir à la raison païenne. Attendre d'un philosophe démocrate-chrétien qu'il élucide la cause des génocides modernes revient à demander à Shylock de critiquer le capitalisme, régime de banalisation des transactions portant sur la chair humaine. La démocratie-chrétienne doit être ce que fut Capharnaüm pour les premiers apôtres juifs : un motif de scandale et de profond dégoût.

     

  • Fornication catholique

    Le péché de fornication est la pire chose dont on puisse accuser un chrétien. La colère du Christ Jésus est chaque fois déclenchée par elle contre ses disciples ou les Juifs, tandis que Jésus n'a pas de réaction en face du blasphème des païens.

    Le clergé romain est le principal responsable de l'occultation de ce péché contre l'esprit de dieu, afin de retarder l'apocalypse pour le compte de la bête de la terre. En faisant croire que l'on peut prévenir la fornication par la morale sexuelle, alors que la fornication EST la morale sexuelle.

    Idiot utile, le "père" Alain de La Morandais (tu n'appelleras "père" que ton dieu et ton dieu seul, dit l'écriture sainte), est convoqué par les chaînes de propagande capitaliste, télévision ou radio, dès qu'il s'agit de fournir une explication aux paroles de l'évêque de Rome, son chef, en matière de morale catholique. Les authentiques chrétiens n'ont pas de chef et sont responsables de leur propre salut, et M. de la Morandais s'exprime au nom de son club de branleurs capitalistes, et en lui seul. De même quant un éditorialiste du "Figaro" a l'audace de se dire "chrétien", ne voyez-là qu'une manifestation de la ruse de Satan.

    Le divin La Morandais, prêt à toutes les galipettes pour cinq minutes dans la lumière des projecteurs, déclare à des centaines de milliers de Français, voire des millions, que "le plaisir sexuel est un don de dieu" (!) ; la preuve, il l'a lu dans un traité du pape Karol Wojtyla. Sans rire. Bien sûr le fromage et le pinard des moines sont un cadeau de dieu, à ce compte-là. Voilà comment on efface les paroles du Messie sur la faiblesse de la chair dans l'Eglise catholiques - exactement comme on vend des savonnettes à la télé. Spirituellement, il n'y a aucune différence entre ces deux propositions.

    Si j'avais dix-sept ans aujourd'hui, l'âge pas très sérieux où les sociétés totalitaires s'efforcent de maintenir leurs citoyens, je me convertirais sans attendre à l'islam, équivalent du catholicisme en moins femelle (comparez l'équipement du croisé chrétien aujourd'hui, et celui du djihadiste musulman). Et pourquoi ça ? Parce que la violence est une source immense de plaisir, et que ce plaisir vient de dieu, disent les crétins, en trempant leur biscuit dans une tasse de thé.

    Dix-sept ans est sans doute l'âge mental de M. La Morandais, car son idée du plaisir traduit cet âge, exactement comme les types de dix-sept ans appellent "amour" le coït, ce qui est une manière de le diviniser, à un point jusqu'où le paganisme n'a pas osé aller. Petit Roméo va en enfer guidé par un prêtre, nous montre Shakespeare, et cette leçon-là vaut soixante dix-sept fois sept fois les babils de La Morandais et du pape Wojtyla à l'attention des jeunes paroissiennes en fleur. 

  • Catholicisme (intransigeant)

    "Je n'achète que des fruits et des légumes de saison."

    Lucie, 26 ans, catholique. Témoignage cité (avec fierté) par "La Croix".

  • Déphilosopher

    Lors de deux conversations successives avec deux catholiques romains, il m'est arrivé de les entendre exprimer leur mépris de la philosophie, assimilée par le second à la pure casuistique. Ce mépris n'a rien de catholique, bien entendu, mais relève bien plutôt de l'esprit français.

    En effet le catholicisme romain est une religion de philosophes, plus qu'aucune autre. On le discerne facilement, puisque même les papes, désormais, se piquent de philosophie et se sentent dans l'obligation de rédiger de loin en loin une encyclique afin d'affirmer leur compétence dans ce domaine. Le culte de la personnalité aidant, ces ouvrages de pure rhétorique confèrent à leurs auteurs une aura spéciale auprès des jeunes filles et des séminaristes.

    Il serait plus dans le tempérament des catholiques français d'avoir un pape-artiste, ne cédant qu'un minimum aux obligations de la rhétorique, comme Picasso par exemple. Au lieu d'encycliques philosophiques, ce pape-artiste publierait dans les journaux de beaux dessins de colombes ou des portraits expressifs de Jésus-Christ.

    On constate en effet que les deux penseurs du XIXe, Marx et Nietzsche, qui se sont fait un devoir de faire la guerre à la philosophie, le premier comme à une menace contre la science, le second comme à un discours éthique et politique irrationnel, accusent l'Eglise et ses clercs d'être à l'origine de cette inflation de spéculations philosophiques. Marx parle des sommes théologiques médiévales qui n'imposent pas tant le respect par leur contenu que par leur volume. Nietzsche et Marx sont tous deux persuadés de la supériorité de la philosophie antique sur la philosophie moderne, en particulier hégélienne. Nietzsche se vante d'être le premier à avoir caractérisé la philosophie de Platon comme une philosophie décadente, mais Marx fait la même observation, ainsi qu'au sujet d'Epicure et de sa morale, de sorte que la culture romaine ou latine est entièrement décadente aux yeux de Marx.

    Il n'y a pas de philosophe parmi les apôtres, sauf peut-être Judas Iscariote ?

     

  • Catholicisme et pédérastie

    Quelques précisions en préambule : il ne s'agit pas dans cette note d'incriminer quiconque en particulier pour des actes sexuels contraires aux lois pénales, dont il convient de remarquer qu'elles sont évolutives, sanctionnant aujourd'hui ce qu'elles ne sanctionnaient pas autrefois (l'abus sexuel des mineurs), et autrefois ce qu'elles ne sanctionnent plus dorénavant (les pratiques sodomites publiques).

    Il s'agit en revanche d'inculper l'institution catholique romaine en tant qu'institution incapable de soigner un mal qui la ronge ; et de condamner la "mystique de la chair" qui sévit en son sein comme étant caractéristique du péché de fornication décrit par les évangiles, c'est-à-dire non pas une faute morale contre l'homme, mais une faute contre l'Esprit de dieu lui-même et la parole divine.

    Contrairement aux mensonges réitérés de Joseph Ratzinger : le message évangélique n'est pas "anthropologique" et il ne peut pas l'être. Il ne faut absolument pas céder sur ce point à la propagande romaine, comme ont cédé les Eglises dites "protestantes" ou "réformées".

    On se souvient peut-être de la réaction de ce même évêque romain, face au scandale qui a secoué son Eglise à la suite de nombreuses affaires de moeurs données en pâture au public, comportant l'abus sexuel sur des mineurs. Il a pris la décision, conforme à l'esprit du temps et de la presse, de faire appel à l'expertise de psychanalystes pour "évaluer" les séminaristes et futurs prêtres catholiques romains. Il s'agit-là d'une décision parfaitement ubuesque : - d'abord parce que la psychanalyse et les psychanalystes ont oeuvré pour que les pratiques sodomites soient admises dans la société comme des pratiques normales (S. Freud a pris soin de se démarquer de la religion juive de ses ancêtres), et que seule l'hostilité populaire à de telles mesures a empêché que les rapports sexuels entre adultes et mineurs bénéficient du même retour en grâce (les partisans de la légalisation de telles pratiques sexuelles avancent tous des arguments d'ordre psychanalytique).

    En outre la décision du pape n'a aucun fondement évangélique. Le sacerdoce, ainsi que l'explique l'apôtre Paul, est universel, c'est-à-dire que nul ne peut l'interdire à quiconque, et qu'aucun chrétien ne peut s'en dispenser. Le Messie ajoute que celui qui n'est pas avec lui est contre lui. Le principe de la hiérarchie ecclésiastique est rendu impossible par le refus du christ Jésus lui-même de prendre la tête de son Eglise, dans lequel l'évangile invite à discerner le principe du libre consentement.

    La logique de l'évêque de Rome n'est pas spirituelle, elle est institutionnelle. Et comme son raisonnement est ubuesque, on peut douter de son efficacité. En effet, tous les prêtres romains qui transgressent leurs voeux de chasteté, quelle que soit leur préférence sexuelle, sont justifiés par le raisonnement psychanalytique de le faire, consciemment ou pas.

    - Schématiquement, on peut décrire le piège dans lequel se retrouvent les séminaristes catholiques ainsi : en lieu et place du sacerdoce chrétien et de la spiritualité évangélique, ils baignent dans un culte platonicien ou néo-platonicien. Amenés à étudier les écritures saintes chrétiennes, ils les étudient largement à la lumière d'une philosophie platonicienne, bien plus qu'ils ne suivent l'enseignement de Paul de Tarse ou de théologiens avisés du sens caché des textes. On peut constater que Satan n'a plus aucune consistance dans l'enseignement du clergé romain - la raison en est simple : Satan, pour Platon, n'est autre que dieu ou le principe divin. Ainsi l'Eglise romaine est-elle complètement infectée par une idée du beau et du bien empruntée à Platon, complètement étrangère à l'esprit et à la lettre des évangiles.

    Or, contrairement au sacerdoce chrétien qui n'a pas de fondement érotique ou sexuel, le sacerdoce moral, politique ou philosophique de Platon comporte bien une dimension sexuelle. L'homosexualité est, selon Platon, propice pour se consacrer à l'étude de la philosophie et de la politique, contrairement à la charge de famille, tenue par Platon pour un office subalterne en comparaison du premier. C'est un trait assez courant chez les sages grecs que celui qui consiste à souligner la faiblesse des hommes mariés ou des pères de famille.

    Sans parenté directe avec le mouvement américain de "fierté homosexuelle" que l'on connaît aujourd'hui, qui consiste dans l'instrumentalisation à des fins bassement politiciennes de jeunes gens réduits à consommer et être consommés, la culture des élites grecques antiques ne connaît pas pour autant le tabou de l'homosexualité. On sait même que les Spartiates l'encouragèrent à des fins militaires.

    Un tel tabou n'a pas de sens dans la philosophie païenne de Platon, qui comporte un aspect de mysticisme sexuel, tandis que l'amour chrétien exclut absolument cette dimension. On pourrait même dire que l'amour homosexuel selon Platon est l'expression d'une mystique sexuelle, telle que celle dénoncée comme catastrophique par Shakespeare dans "Roméo et Juliette" ; c'est précisément le caractère stérile sur le plan naturel des amours homosexuelles qui leur confère une dimension d'amour mystique.

    C'est donc une culture platonicienne "explosive" sur laquelle s'appuie l'Eglise romaine, c'est-à-dire d'excitation sexuelle privée d'objet, incitative à une sexualité qui ne peut trouver d'accomplissement que sous la forme d'une transgression. Une culture dans laquelle la chasteté et la pureté chrétiennes, entièrement dépourvues de vocation sociale, font office de verrou. La théologie du corps de Jean-Paul II est foutaise. Une nonne telle que Thérèse d'Avila, ses écrits en témoignent, est en proie à l'aliénation mentale et au sacrifice de soi le plus vain, à un délire sexuel proche de l'anorexie. Ce genre d'auto-immolation a d'ailleurs le don de fasciner les sadiques. Molière ne s'est pas trompé dans son tableau du libertin et de la nonne qui lui court après.

     

     

     

  • Du Gay savoir

    L'essayiste français Pascal Bruckner impute dans l'un de ses essais le sentimentalisme débordant de la société occidentale au christianisme. C'est un truc récurrent chez les philosophes républicains modernes, et non seulement Nitche, d'imputer au christianisme la décadence des institutions.

    Un peu plus d'honnêteté intellectuelle ou de professionalisme obligerait à accuser l'Eglise catholique, et non le christianisme, de ce mysticisme sexuel débordant et dangereux, dont la demande d'institutionnalisation des relations lesbiennes ou sodomites dérive. Si le mariage gay est bien égal au mariage catholique romain, c'est sur un point : celui des sentiments, exclu des rituels d'union païens. Les militants gays n'ont pas introduit le débordement sentimental, mais l'Eglise romaine elle-même précédemment.

    Pourquoi l'Eglise romaine, et non le christianisme ? Parce que les évangiles ne permettent de fonder AUCUNE DOCTRINE SOCIALE. Le Messie traite les juifs pharisiens de "chiens", parce qu'ils ont commis cette faute contre l'Esprit de dieu.

    Les démocrates-chrétiens commettent une imposture et un blasphème majeur : en effet, rien ne leur permet de décréter à la place de Jésus-Christ dans un domaine où celui-ci n'a jamais cru bon de décréter.

    Si cette nuance majeure entre la docrine sociale catholique romaine d'une part, et la parole de dieu d'autre part, doit être faite, c'est parce qu'elle permet de comprendre la fragilité particulière du néo-paganisme catholique romain. On pourrait quasiment parler de néo-paganisme "schizophrène". Quelques érudits seulement en ont conscience ; il est difficile de croire, par exemple, que Galilée ou Joseph de Maistre ignorent qu'ils proposent des doctrines antichrétiennes, tellement elles sont inspirées par des principes "maçonniques" ou platoniciens contraires au christianisme (l'évangile de Judas Iscariote révèle qu'il était adepte de la philosophie morale de Platon).

    La divagation juridique est donc une marque particulière de l'Occident, qui trouve son origine dans la doctrine sociale de l'Eglise catholique. L'imprécision des philosophes voltairiens, la raison pour laquelle ils ne veulent pas ou ne peuvent pas viser juste, est assez facile à comprendre : les institutions républicaines dérivent des institutions catholiques romaines. La principale différence entre les institutions monarchiques catholiques romaines et les institutions républicaines modernes est d'ordre économique, non pas juridique. La théorie nationale-socialiste ou hégélienne du progrès serait mise à mal si la solution de continuité était mise à jour entre tradition catholique romaine et modernité technocratique républicaine.

    Pour le combat contre la subversion de l'Esprit, il n'est pas inutile de comprendre que Shakespeare, avant même qu'elle ne prenne l'aspect tentaculaire et métastatique qu'on lui connaît, a tranché la gorge à la doctrine sociale de l'Eglise romaine. C'est le sens sans équivoque de la mythologie de Shakespeare. Sous l'apparence païenne ou séculière, Shakespeare met le feu au Capharnaüm catholique romain, véritable paganisme recouvert des oripeaux de la foi chrétienne. Si les universitaires voulaient bien se donner la peine d'être intelligents, ils comprendraient que Shakespeare le fait d'une manière plus complète et qui excède largement en force la manière de Luther. Shakespeare est le découvreur du globe, de sa lâche médiocrité, et il ne faut pas s'attendre à l'éternel retour de Fortinbras. Si les meilleures choses ont une fin, les pires aussi, par bonheur.


  • Delenda est Roma

    Mon expérience est que les blogueurs d'obédience catholique romaine sont parmi ceux qui pratiquent le plus fréquemment la censure des propos contradictoires tenus sur leurs blogs. Cela va de la censure la plus stricte: Dominique Letourneau de "l'Opus Dei", par exemple, ou le crétin Patrice de Plunkett, plumitif pour secrétaires de direction démocrate-chrétiennes, à une censure plus timide, reconnue comme telle. Plus ces "catholiques" sont proches du pouvoir démocrate-chrétien, dont le caractère babylonien est assez facile à discerner, plus leur censure est stricte.

    Cette censure a une explication facile à comprendre : le catholicisme romain est, en 2013, un point de vue absolument dépourvu de fondement : il n'a ni fondement évangélique, ni fondement historique, ni fondement artistique, ni fondement politique, ni même de fondement moral ou juridique.

    On remarque d'ailleurs que les écrivains catholiques romains depuis le XIXe siècle, qui veulent participer à la restauration de la foi chrétienne, ou simplement un effort de sincérité (inutile de regarder en direction de Mauriac ou Claudel), ont rapidement été entraînés à s'interroger sur l'activité du clergé catholique romain, exactement à l'inverse des bonnes femmes qui lui font systématiquement confiance. Léon Bloy, par exemple, a une manière très française de respecter le clergé, qui consiste à lui botter le cul, du plus petit séminariste jusqu'au pape. Ne manque à Bloy que la démonstration stricte que le prêtre romain joue le rôle du pharisien dans l'histoire. C'est la raison pour laquelle je recommande surtout Shakespeare, à qui on peut se fier entièrement pour reconnaître le diable partout où il se cache, en raison d'une connaissance approfondie de la science physique. Shakespeare n'a pas attendu les feux d'artifice de la science polytechnique et du cinéma pour en dénoncer la bestialité. Puisque l'expérience du dieu de Nitche, c'est-à-dire Satan, est celle de la folie, on peut dire que Shakespeare vient en aide aux aliénés qui veulent devenir des hommes libres, en dépit du monde.

    (Les seuls sites où se manifeste une mentalité aussi étroite que celles des catholiques romains sont les sites à vocation pseudo-scientifique, tenus généralement par des ingénieurs à demi-analphabètes qui croient que l'informatique ou la médecine sont des sciences, et ne supportent pas que les dogmes scientifiques modernes, enseignés et reçus comme tels, soient critiqués.)

    J'en profite pour coller ici ma réponse à la citation d'un cardinal romain hongrois, Peter Erdö, sur le site du magazine "La Vie" : "Beaucoup de mass-médias divulguent une présentation de la foi chrétienne parfois débordante de calomnie, désinformant le public (...)"

    On pourrait en dire autant du judaïsme, mis au service de la propagande de puissants Etats militaires, ce qui constitue une mise en danger des juifs authentiques. Les mensonges des mass-médias sont donc relatifs à l'exercice de la puissance impérialiste par des Etats qui se revendiquent du judéo-christianisme. La curie romaine lutte-t-elle contre ce phénomène ? Absolument pas. Les pamphlets communistes de la fin du XIXe siècle contre la complicité des Eglises protestante et catholique et du système d'exploitation impérialiste sont-ils toujours valables ? Oui. 

    Par ailleurs, la plupart des mensonges sur la foi chrétienne ont été et restent répandus par l'Eglise catholique romaine, véhicule d'un culte manifestement païen sous l'apparence chrétienne. D'un culte plus proche du néo-paganisme que du paganisme antique, en raison de sa propension à l'insanité. Shakespeare accuse à juste titre les ordres monastiques, artisans d'une subversion extrême. La conversion d'une nation arriérée comme l'Allemagne au bouddhisme n'a pas d'autre explication que le monachisme, "gay savoir dionysiaque". Le monachisme médiéval s'est avéré aussi désastreux pour la spiritualité chrétienne qu'il a été efficace sur le plan social. Le chrétien qui n'a pas conscience que la préoccupation de l'organisation ou de l'ordre social est la plus éloignée du Christ, est plus ignorant du christianisme que ne le furent Hitler ou Nitche. Le catholicisme nie absolument que l'éthique puisse être universelle.

    C'est donc le plus parfait cynisme ou la plus parfaite imbécillité d'accuser les médias lorsqu'on est catholique romain. Pour ce qui est de la propagande, si elle est dépassée aujourd'hui par des institutions plus modernes, on peut dire que l'Eglise romaine en a pratiquement inventé la formule occidentale, la plus meurtrière et catastrophique.

  • Exit Freud

    La croyance est couramment répandue aux Etats-Unis dans le caractère scientifique du freudisme, alors même que cette nation apparaîtra vite à la plupart des visiteurs étrangers comme un asile psychiatrique à ciel ouvert; chez les hommes, une pédérastie (= passion furieuse de l'enfance) particulièrement marquée.

    Ce sont les malades qui ont la plus grande foi dans la médecine. L'aliénation un peu moindre des Français explique on reste assez méfiant en France vis-à-vis du freudisme. On y exige qu'il soit passé au crible de la critique comme toutes les doctrines officielles. Notamment, en quoi le freudisme n'est-il pas un substitut des poussiéreux sacrements catholiques, selon l'élucidation de Carl Jung lui-même ? Rappelons que les sacrements ont pour but et effet, de même que les dogmes, de rendre "sociale" une spiritualité chrétienne antisociale. Et que l'athéisme moderne (Feuerbach), hérite de cette subversion.

    L'intérêt de l'élite bourgeoise dans le freudisme est parfaitement clair, et il est inutile d'aller le chercher bien loin : le freudisme omet l'argent parmi les causes de la folie. Freud est un saboteur du judaïsme, et chez le juif freudien, il ne faudra pas creuser beaucoup pour découvrir un aliéné mental, comme chez le psychiatre de confession catholique romaine, manifestement ignorant que les évangiles fournissent des raisons de vivre opposées à celles que la médecine fournit (d'où les nombreux pamphlets chrétiens contre la médecine et les médecins).

    Rappelons que le point de vue chrétien empêche de voir la médecine comme une science, et non seulement de souligner la médiocrité des progrès qu'elle a accomplis au cours des millénaires : en effet la médecine se contente de fournir les moyens de vivre, quand l'homme requiert surtout un but, contrairement à l'animal qui ne saurait en avoir d'autre qui ne soit confondu à son art de vivre. La médecine est une "science sans conscience", comme dit Rabelais.

    Ainsi le sacerdoce psychanalytique consiste à placer la population des Etats-Unis sous camisole chimique, et il contribue à l'idéologie totalitaire, puisque la raison de l'homme moderne, ainsi que celle du robot, est dépourvue de but et coïncide avec son mobile. Comme le catholicisme romain inféode le message évangélique à une cause et une finalité étrangères au message évangélique -la famille-, le freudisme met la science au service de la raison d'Etat et de l'ordre public.

     

  • Sionisme et catholicisme

    - Sionisme et catholicisme sont-ils compatibles ?

    - A partir du moment où on pose le principe qu'il peut y avoir des aumôniers militaires qui se réclament de... Jésus-Christ, bien sûr on peut parfaitement accorder le sionisme avec le catholicisme. Si l'on double ce principe de la méfiance de l'islam parce que c'est une religion... guerrière, alors là on peut faire avaler des ballons de rugby à la place des hosties à la messe de minuit. Tout est possible, à condition de se choisir un dieu permissif.

    Une observation plus intéressante, c'est que l'institution chrétienne puise systématiquement son négationnisme dans l'Ancien Testament ; c'est-à-dire que, pour faire barrage à l'Esprit, elle retourne puiser dans l'ancien testament ce que le nouveau a aboli, à commencer par le sacerdoce des pharisiens.

  • Critique d'Ellul

    L'oeuvre théologique de Jacques Ellul est méconnu en France. Sans doute parce qu'il prive le sacerdoce catholique romain de tout fondement spirituel, confirmant ainsi l'enseignement de Martin Luther, non pas en vain car Ellul étend sa critique aux Eglises réformées, explique qu'elle n'ont pas tardé à se conformer à des méthodes identiques à celles de Rome, sacrifiant ainsi à leur tour le message évangélique sur l'autel de la morale, introduisant des considérations sociales que les paraboles du Sauveur sont faites pour empêcher. Chaque fois que la colère du Christ éclate dans l'Evangile, contre les apôtres ou les pharisiens, c'est pour cette raison : parce que les apôtres ou les pharisiens, par ignorance ou par "chiennerie", selon les paroles du Christ, ne peuvent s'empêcher de mêler à l'esprit des considérations éthiques (nécessairement personnelles). Dieu n'a pas de considération pour la dévotion. Celle pour les fétiches, ou bien celle pour les musées, qui ne font que la répéter. Et c'est bien, dans l'art juif, la dévotion qui est proscrite aussi, parce qu'elle n'est qu'un mouvement naturel de l'homme.

    Les critiques d'Ellul dirigée contre l'islam sont sans doute assez dissuasives pour les musulmans de s'intéresser à sa théologie, qui manque de clarté, d'ailleurs, sur ce point.

    En ce qui me concerne, j'ai d'abord été dégoûté de m'intéresser à Ellul, à cause de ses diatribes contre Karl Marx, qui m'ont paru, et me paraissent encore infondées. Autant dire qu'Ellul n'a pas lu Marx, mais des universitaires communistes, probablement, ceux-là même qui furent chargés d'éradiquer dans la doctrine de Marx sa critique du droit et de l'Etat républicains, et qui expliquent largement la censure en France des études historiques de Marx, tandis qu'un stalinisme démodé y conserver tous ses droits, de même que les slogans moraux éculés du clergé romain.

    Sans doute si les vieux catholiques romains ou les vieux staliniens conservent droit de cité dans la République laïque moderne, c'est en raison du rôle de bouffons ou de repoussoirs auquel ils se plient avec bonne grâce, ou pour la même raison qu'on conserve dans les musées les vieilles peintures du XVIIe siècle, souvent idolâtres comme ce siècle, gifflé par Molière. Probablement aussi parce que l'Eglise romaine fournit des soldats et des aumôniers fort utiles pour l'accomplissement des basses oeuvres de la République, qui chaque fois que le commerce -local ou international- est en jeu, sait fort bien mettre son sacro-saint principe de laïcité entre parenthèses.

    Cependant la "Subversion du christianisme" (1984) est un ouvrage recommandable, non pas globalement, mais au moins dans sa partie où il met clairement à jour la subversion rapide de l'Eglise chrétienne, avant que son éclatement en diverses Eglises nationales ne signale de manière flagrante sa métamorphose en synagogue de Satan.

    "La question que je voudrais esquisser dans ce livre est une de celles qui me troublent le plus profondément. Elle me paraît dans l'état de mes connaissances insoluble et revêt un caractère grave d'étrangeté historique. Elle peut se dire d'une façon très simple : comment se fait-il que le développement de la société chrétienne et de l'Eglise ait donné naissance à une société, à une civilisation, à une culture en tout inverses de ce que nous lisons dans la Bible, de ce qui est le texte indiscutable à la fois de la Torah, des prophètes, de Jésus et de Paul ?" J. Ellul

    J'ajoute ici que l'histoire vient toujours au secours de l'esprit chrétien, tandis que l'éthique se nourrit du négationnisme. Si l'élite républicaine avait la moindre considération pour l'histoire, il y a longtemps qu'elle aurait banni du territoire de la République française les publicitaires.

    - Au cours de son enquête, Ellul aboutit rapidement à la conclusion que la société, la civilisation ou la culture sont nécessairement païens. Jusqu'ici, Ellul ne diffère pas beaucoup de Marx. La diffusion rapide du marxisme dans les classes opprimées par la société bourgeoise totalitaire du XIXe siècle s'explique en partie par le fait que  Marx a privé de fondement chrétien ou humaniste les "valeurs éthiques" dont les classes dominantes se servaient pour méduser le peuple. Marx a montré que l'iniquité sociale et politique, très loin de se situer seulement au niveau de l'oppression physique, tire sa source dans la culture, qu'elle soit chrétienne, nazie, communiste ou républicaine. Ici, Marx relève même que l'éthique républicaine est un opium plus puissant encore que le catholicisme romain, pour la raison qu'il est assez facile, en confrontant la civilisation chrétienne aux évangiles, de constater que celle-là ne peut pas s'appuyer sur ceux-ci ; tandis que le code civil républicain a lui, la faculté de s'adapter aux métamorphoses de la propriété. La légitimité de l'élite républicaine va chercher ses racines dans le marigot insondable de la morale pure : autant dire le fantasme.

    - La mise en cause de l'islam par Ellul est plus contestable. Son hypothèse est celle de l'influence de l'islam sur l'Eglise catholique romaine, au point d'avoir "islamisé" celle-ci. De telle sorte que, par exemple, les croisades seraient décalqués de la guerre sainte selon le Coran (jihad). Outre que cette thèse est incertaine sur le plan historique, bien d'autres motifs encore moins nobles (économiques) étant suggérés par des historiens spécialistes de cette période, il paraît bien difficile d'expliquer à l'aide de l'islam la guerre civile beaucoup plus récente et meurtrière qui a opposé les nations européennes au long du XXe siècle, à moins de prétendre que ces nations ne seraient pas démocrates-chrétiennes mais... musulmanes. En outre, le droit naturel, sur lequel se fondent les juristes musulmans, existait bien avant eux.

    Comme Ellul, je suis convaincu que l'Eglise romaine n'a jamais eu de doctrine théologique propre, mais que cette institution a résisté grâce à sa faculté à s'adapter à tous les courants de pensée nouveaux, extérieurs à elles, que l'attachement au principe culturel en son sein empêchait de naître, la culture opérant comme un masque de beauté mensonger, ou bien le miroir de la reine illégitime dans le conte fameux. Il n'y a pas d'institution qui ne soit menacée à moyen ou court terme, à cause du principe culturel qui l'anime, par le même effet qui a entraîné l'effondrement de l'architecture chrétienne.

    Mais, même s'il était vrai que l'islam a eu sur le christianisme européen l'influence la plus déterminante, cela ne changerait rien. Les chrétiens n'ont jamais été coupé de l'Esprit, ni la responsabilité à chacun d'agir n'a été ôtée, non pas selon la culture du moment, mais selon ce que la parole de Dieu, qui est son Esprit, commande ; et même, dans ce cas, les personnes les plus démunies intellectuellement le peuvent, puisque la charité est le plus court chemin vers l'Esprit. Shakespeare, de la même façon, à exhibé aux yeux de tout le royaume d'Angleterre son iniquité ; qu'importe s'il n'y a qu'un seul Anglais à l'avoir compris.

    Une cause majeure de subversion qu'Ellul semble vouloir occulter, c'est le rôle des élites, pour qui la vérité et la liberté représentent un danger sur le plan culturel, ou social, majeur. Les élites modernes se plient tout au plus, comme l'Eglise romaine autrefois, à la contre-culture, qui n'est qu'un recyclage.

    - Il s'opère chez Ellul, dans "Subversion", un retournement paradoxal, qui m'évoque celui d'un contempteur beaucoup plus ancien de la papauté romaine, à savoir Dante Alighieri. C'est comme si Ellul, après avoir situé l'Eglise chrétienne temporelle au plus bas niveau, celui de la culture, tentait ensuite la réhabilitation de celle-ci, fournissant une multitude d'excuses à son mépris de l'Esprit, parfaitement incohérentes avec son préambule accusateur. Comme Dante, Ellul va chercher dans l'apocalypse chrétienne la confirmation de l'ignominie du pacte passé entre le clergé et le pouvoir temporel, mais pas trop. Il préfère prôner en lieu et place de l'ancienne éthique chrétienne qu'il relègue, une "éthique de la liberté" on ne peut plus vague, et qui ressemble comme une cousine germaine au providentialisme, c'est-à-dire une formulation juridique ou mathématique de la liberté, typique du jansénisme... ou de l'islam. N'importe quel planton de la démocratie-chrétienne libérale "made in usa" pourra se prévaloir d'une telle "éthique de la liberté", bien que la démocratie soit une science-fiction parfaitement étrangère au christianisme. "Il est impossible d'imiter Jésus.", écrit même Ellul, et on croirait ici entendre Nitche.

    - Deux chapitres en outre sont critiquables dans "Subversion du christianisme". Celui où Ellul tente de faire du féminisme un christianisme, ou de l'antiféminisme une doctrine chrétienne erronée (j'y reviendrai ultérieurement) ; et le chapitre où Ellul rend le christianisme responsable du nihilisme de la société moderne.

    Après avoir démontré que le rejet du christianisme par le clergé engendre un socialisme, Ellul affirme qu'il provoque un nihilisme, en insistant sur la condition irrémédiablement pécheresse et macabre de l'homme, si celui-ci demeure privé du secours de l'Esprit. Bien au contraire, le christianisme, à commencer par le catholicisme romain, a ourdi une culture de vie rassurante, c'est-à-dire un confort intellectuel, certainement plus nihiliste du point de vue chrétien que l'anarchisme de Molière ou Shakespeare, qui peignent la société sous le jour le plus défavorable, précisément parce qu'il n'y a rien à en tirer que le vain espoir de bonheur que les élites distribuent aux imbéciles pour les abuser. La société récapitule toute la puissance d'entraînement du péché, et ce n'est certainement pas le rôle du christianisme d'inciter à se soumettre bêtement au dragon. Adam et Eve sont animés par la "culture de vie", et c'est le plus grand nihilisme du point de vue chrétien. 

    - Un oubli, enfin : contrairement à Luther, Ellul ne dit pas grand-chose du mariage, et de la christianisation de cette institution païenne, dont Shakespeare montre qu'elle est un moment fort de la subversion du christianisme. Shakespeare s'en sert pour illustrer, mieux qu'Ellul encore, le résultat catastrophique de la collusion entre le clergé et l'élite aristocratique, afin de doter l'aristocratie d'une légitimité et de brevets de bonne conduite sous la forme de "valeurs chrétiennes" ineptes. Il fait de Roméo et Juliette les grands cocus de la morale pure occidentale.

  • Pédérastie catholique (1)

    Je précise que moi-même je n'ai jamais été victime de pédérastes dans l'Eglise catholique, pas plus que dans l'Education nationale d'ailleurs, bien que j'en ai croisé quelques-uns dans ces deux institutions. Mon propos est donc dépassionné. Il faut commencer par dire que seul un imbécile pourra s'étonner qu'il y ait autant de pédérastes dans des institutions dédiées à la pédagogie, à quoi se cantonne l'Eglise catholique aujourd'hui désormais assez largement. Un séminariste homosexuel du diocèse d'Avignon a récemment témoigné dans un bouquin qu'il avait lui-même été harcelé au cours de ses études... par d'autres séminaristes homosexuels.

    Trois points à mon sens à ne pas perdre de vue :

    1. Le puritanisme et la pornographie, qui a toujours joué un rôle de "soupape" dans les régimes puritains (cf. l'approbation par C. Boutin de la proposition de réouverture de maisons closes !), sont très proches spirituellement : par leur incapacité à penser "par-delà bien et mal" d'abord, ensuite parce que ce sont des postures morales relatives l'une à l'autre et qui se succèdent au gré de la modernité-antimodernité (P. Bruckner, théoricien du libertinage soixante-huitard naguère, avec la diminution de ses capacités sexuelles fait désormais l'apologie de la famille, et Cohn-Bendit rend hommage à la baderne de Gaulle).

    La démonstration de Marx à propos du christianisme allemand "pré-existentialiste", démonstration opposée à celle du "Gay savoir" de Nitche (Marx connaît les ressorts du paganisme contrairement à Nitche), peut être traduite ainsi : le christianisme véritable a été subverti et réduit à un socinianisme, c'est-à-dire un paganisme ordinaire, par le biais de l'introduction de valeurs familiales et politiques "romaines" par la théologie gnostique médiévale.

    2. La pédagogie étant une matière peu éloignée de la pédérastie, surtout lorsque cette pédagogie prend une forme militaire, ce qui est souvent le cas dans un régime républicain (cf. l'exemple des hoplites spartiates), il faut être vigilant vis-à-vis des mères de famille qui jouent souvent un rôle éducatif excessif ; on ne peut isoler la pédérastie de Proust de sa vénération pour sa mère (cf. la doctrine lacanienne et "L'Origine du monde", qui s'invite dans le christianisme génital-boutiniste "via" la théologie de Fabrice Hadjadj comparant dieu à une vulve).

    La revendication du mariage par le parti Gay, d'autant qu'elle est à titre symbolique, prouve l'attachement à l'ordre moral ou social d'une partie des "Gays", bien qu'on puisse penser qu'ils sont, ne serait-ce qu'à cause de  l'étroitesse de leurs idées, les premières victimes d'une société libérale qui carbure à l'érotisme et au plastique (J'aime prendre l'exemple du crétin académique Angelo Rinaldi qui pense que Francis Bacon est un meilleur peintre que Picasso parce que celui-là était pédé.)

  • Scholies d'Origène

    Le mépris réservé par le clergé à l'évangile de Jean, le "fils du tonnerre", et notamment à la révélation de Patmos, que les théologiens aussi bien libéraux qu'archaïsants zappent, m'incite à publier mes propres scholies sur l'Apocalypse au plus tôt - vu l'heure tardive.

    Quand l'Apocalypse n'est pas ouvertement discréditée comme étant une obsession de théologien "millénariste" par un clergé complètement absorbé par les valeurs séculières, elle est subvertie par des romans ou des films qui rendent le canevas historique de l'Apocalypse complètement abscon. Maurice Dantec est un exemple de cette subversion, du détournement de la Révélation au profit du Pacte Atlantique assoiffé d'or noir et armé jusqu'aux dents, Pacte auquel l'islam n'est en mesure d'opposer qu'un judéo-christianisme médiéval sans réelle force militaire. Or, non seulement l'Apocalypse n'est pas une lubie millénariste, mais elle est indissociable de toutes les grandes révolutions théologiques au cours de l'histoire, qui ont profondément marqué l'Eglise elle-même, avant que la religion laïque ne prenne le relais. Les passages un peu mystérieux de l'évangile de Jean concernent d'ailleurs les mêmes sujets que les passages demeurés assez mystérieux des épîtres de Paul.

    Mais il y a encore pire que Dantec, et qui explique sans doute la manière stupide qui consiste pour ce dernier à défendre l'Eglise en n'hésitant pas pour ce faire à se travestir en suppôt mélancolique (veste de cuir et lunettes noires), c'est l'exégèse officielle, validée par les autorités ecclésiastiques, de l'Apocalypse, qui revient le plus souvent à la disqualifier, à en faire un texte apocryphe.

    Je prends un seul exemple, l'ouvrage récent du franciscain yanki Stéphane Doyle, o.f.m. ("A catholic perspective on the book of revelation") : celui-ci, en fait de "perspective catholique", fournit une interprétation du texte à laquelle un adepte du soufisme musulman, un bonze tibétain ou un druide breton pourrait souscrire. Certainement pas un catholique, pour deux raisons :

    - Stéphane Boyle insinue que l'évangéliste Jean (le préféré de Jésus), n'est pas le véritable auteur de l'Apocalypse (!), mais qu'il s'agirait plutôt d'un disciple de saint Jean le Baptiste. Sans apporter aucune preuve ! simplement parce que l'Apocalypse dénote d'une bonne connaissance de l'Ancien Testament de la part de son auteur. Argument totalement absurde qui révèle qu'un franciscain accrédité aujourd'hui, ignore non seulement ce que la doctrine franciscaine doit à l'Apocalypse, mais aussi la Pentecôte et les dons de l'Esprit qui ne laissent AUCUN des évangélistes dans l'ignorance de l'Ancien Testament, auquel tous se réfèrent COMME Jésus lui-même. Jésus abolit la loi ancienne du sabbat, mais en toute connaissance de cause et d'effet.

    Argument débile, donc, mais lourd de conséquence, presque aussi stupide que la thèse des pasteurs protestants yankis selon laquelle l'Apocalypse -ici on se retient d'éclater de rire- serait un pamphlet contre saint Paul. Le franciscain yanki S.C. Doyle partage la même fascination que le dominicain français Philippe Verdin pour la théocratie, indubitablement satanique selon saint Jean, et c'est ce qui pousse bien sûr Doyle à un travail de sapeur sous couvert d'élucidation, procédé bien pire que celui d'un gugusse comme Dantec, qu'on n'est pas tenu de prendre au sérieux.

    - Pour interpréter le sens du nombre 666, que la vision incite à interpréter, S.C. Doyle passe par la numérologie ou la "guématrie", c'est-à-dire par une sorte de science kabbalistique qui, elle non plus, ne participe guère d'une perspective catholique ou chrétienne. Il traduit ainsi le "code 666" par "Néron", en se gardant de s'appesantir sur la démonstration. C'est une autre manière, elle aussi sournoise, de discréditer l'Apocalypse en frappant le texte de caducité. Le code 666 est cité en Ap. XIII, non loin de la phase ultime. Si 666 = Néron, l'Apocalypse n'a plus rien ou presque à nous dire, c.q.f.d. Je relève que sur internet, un autre site ouaibe passe par la guématrie, une guématrie qui paraît plus sérieuse que celle de Boyle, pour démontrer que l'antéchrist n'est autre que... Benoît XVI (Ce qui n'est pas sans rappeler les attaques ad hominem de Dante Alighieri contre les papes simoniaques.)

    En outre ce franciscain n'en profite même pas pour dénoncer -ce qui est le minimum dans un ouvrage de ce type- la scandaleuse récupération par le nationalisme européen de la symbolique chrétienne. Doublement scandaleux le procédé des chrétiens libéraux atlantistes dans la mesure où la femme aux douze étoiles N'EST PAS Marie, mère de Jésus, et ne peut pas l'être ("Les Pères et les interprètes catholiques sont presque unanimes à reconnaître dans cette femme un symbole de l'Eglise" dixit le chanoine Crampon, qui n'est pas un hurluberlu comme S. Boyle, lui.)

    Aussi scandaleux car l'Apocalypse contient la condamnation sans appel de la doctrine nationaliste en général, les nations étant animées par le diable, et en particulier celle, européenne, de Maurice Schumann et Jean Monnet, nation peut-être "aryenne", napoléonienne, laïque, démocrate-chrétienne, tout ce qu'on voudra, mais sûrement pas chrétienne.

    En attendant de donner mes propres scholies, et puisque le temps me serre à la gorge comme tout un chacun, je fais la publicité des scholies attribuées à Origène, perspicace contrairement à Boyle, et dont je m'apprête à recopier ici même quelques extraits. Il faut signaler ici que toute exégèse "augustienne" de l'Apocalypse est plus ou moins oblitérée par le fait que saint Augustin est pénétré de principes platoniciens décadents gênants pour comprendre l'association dans l'Apocalypse entre le diable, la "bête de la terre", et la politique des nations, qui confirme s'il était besoin l'interdiction prononcée par le Sauveur lui-même de sacraliser toute institution humaine.

    Les sept étoiles et l'épée acérée (1,16)

    "Dans sa main droite il a sept étoiles et de sa bouche sort une épée acérée, à double tranchant, et son visage, c'est comme le soleil qui brille dans tout son éclat."

    Il est écrit au Psaume 56 : "Les dents des fils des hommes sont des armes et des traits, leur langue un glaive acéré." (Ps 56,5). Non que les paroles soient absolument condamnables ; si elles sont les armes des justes (Ep 6,17), des traits choisis et une épée honorable (Is 49,2), - car tous les fils des hommes combattent, les uns pour Dieu et sa justice, les autres pour le mauvais et le péché -, il ne faut pas non plus en douter pour ce qui est dit ici de celui qui est devenu Fils de l'homme et qui a dans sa bouche une épée tranchante.

    Il a dit lui-même : "Je ne suis pas venu apporter la paix sur la terre, mais le glaive" (Mt 10,34) et "un glaive qui peut pénétrer jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit" (He 4,12). Les méchants qui méditent sur les fausses doctrines ont fortement aiguisé leur intelligence comme une épée acérée (Ps 64,4), pour la rendre capable de faire du mal à leurs auditeurs, mais les autres ont aiguisé leur intelligence dans les divines Ecritures, pour leur propre salut et pour le salut de leurs auditeurs : leur langue est devenue une épée acérée pour le salut ; car les méchants blessent comme une épée, mais les sages guérissent par leur langue (Pr 12,18) et blessent d'amour : le Sauveur nous a donc blessés de son amour (Ct 2,5).

  • L'Esprit du christianisme ?

    Ayant affirmé le caractère satanique de la philosophie ou de l'esprit de Jean Guitton, je me dois maintenant d'étayer cette accusation grave. D'emblée l'assimilation de l'éternité au temps à laquelle Guitton procède scandalise ; je cite : "(...) il m'est venu à l'idée que la plus haute traduction possible de l'éternité, au fond, c'est le temps." (1993)

    Saint Augustin lui-même, guère "matérialiste" pourtant et assez inapte à démêler la question épineuse du temps, Augustin ne commet pas une telle erreur ; citons-le à son tour : "Qui est celui qui arrêtera cet esprit volage, afin qu'il demeure un peu dans un état ferme, et qu'il contemple un peu la splendeur de cette éternité toujours immuable, pour la comparer avec les temps qui ne s'arrêtent jamais, ET VOIR COMME IL N'Y A POINT DU TOUT DE COMPARAISON (...)" (In : "La Création du Monde et le temps").

    - En outre, Jean Guitton ne cesse de se montrer idolâtre vis-à-vis de théories scientifiques qui, si elles ont parfois été émises par des chrétiens, n'ont rien de théologiques. Les exemples sont nombreux de révérences gratuites à l'égard de L. de Broglie, J. Perrin, Max Planck, Einstein, etc. Une chose est d'admettre des théories dont on ignore le procès en détail, comme celles de Kopernik ou Darwin, simplement parce qu'on les a apprises à l'école, de façon automatique ; mais lorsqu'on se prosterne comme Guitton devant ce qu'on ignore, commence alors l'idolâtrie.

    S'agissant de sciences qui au demeurant sont indissociables de mécaniques diverses et variées ayant semé la mort et provoqué d'effroyables tueries à travers le monde, il semble qu'un minimum de précaution s'impose avant de les bénir comme Guitton fait, se conformant ainsi à l'esprit du siècle.

    - Le philosophe laïc Claude Allègre (il y a plus de spéculation que de science dans ses propos) a relevé d'ailleurs cette anecdote qu'après s'être fait présenter le dualisme de l'onde et de la particule (sic) par les frères Bogdanoff (?), théorie fumeuse en vogue aujourd'hui, Guitton aurait déclaré que ce dualisme lui évoquait... Dieu. Sans savoir apparemment que l'ambiguïté est bien plutôt le propre de Lucifer que celui de Dieu, partout présent au milieu de nous, non pas "ici et/ou là".

    Avant de donner un extrait de Guitton qui paraît tout à fait étrange au christianisme, je voudrais répondre à la question "Pourquoi Guitton ?" Pourquoi Guitton et pas mon curé de paroisse, qui n'hésitait pas à déclarer l'autre jour, dans son sermon, que l'or porté par les rois mages est le symbole de... l'argent ? (Pour célébrer une "messe noire", il est recommandé d'utiliser de l'argent ou un quelconque métal et SURTOUT PAS de l'or - on sait apparemment mieux dans les sectes sataniques que dans ma paroisse que l'or est le symbole de la foi en Jésus-Christ.)

    Pourquoi Guitton ? Parce qu'on lui prête généralement un statut de penseur chrétien ; il n'est pas difficile de voir qu'il n'est en réalité qu'un "produit", une métastase du cancer janséniste ; on raconte même que Guitton a exercé une certaine influence sur le pape Paul VI, prédécesseur de Jean-Paul II. C'est donc une "tête" de la démocratie-chrétienne en quelque sorte. Et on tue les serpents en leur écrasant la tête.

    *

    Voici maintenant l'étrange extrait :

    Lettre à Marthe Robin [personnage de mutilée également plus que douteux, comme l'extrait le prouve]

    "(...) Plus de cent mille personnes, en provenance de toutes les classes de la société - des évêques, des théologiens, des philosophes, des médecins, des jeunes, des malades, toute la salade humaine - ont défilé dans votre petite chambre [Rien à signaler ici hormis la conception plutôt curieuse et involontairement comique qu'a Guitton des "classes de la société".]

    "Le fond de votre pensée, en réalité, c'était que l'extraordinaire n'est pas important. (...) Que la plus haute manière de traduire le surnaturel, c'est le naturel, le naturel devenu charnel, comme il est apparu dans le Christ, et en particulier dans sa Passion. [Ici est suggérée l'idée qui n'est pas chrétienne mais sado-masochiste selon laquelle c'est dans la douleur ou la torture que le corps, l'humanité se révèle le plus : aucun passage de l'Evangile ne permet de fonder une telle théorie, et le sado-masochisme est au contraire une caractéristique des sectes qui se réclament de tel ou tel démon.]

    "Il y avait en vous un abîme entre ce que vous paraissiez, une personne qui ne mangeait pas, qui ne buvait pas, qui souffrait tous les huit jours de souffrances épouvantables, qui se croyait damnée, rejetée par Celui qu'elle aimait entre tous, - et ce que vous étiez chaque jour (...) [passage assez "parlant" en lui-même auquel on peut ajouter que le chiffre huit est le nombre de Babylone.]

    "Marthe, Marthe, je ne vous ai jamais vue puisque vous viviez dans les ténèbres. Et pendant les vingt-cinq ans où je vous ai visitée, vous n'avez été pour moi qu'une voix. Une voix dans la nuit. [!]

    "Paradoxe invraisemblable : celui qui m'introduisit auprès de vous, le Dr Couchoud, fut l'esprit le plus négateur de ce siècle. Couchoud niait l'existence historique de Jésus : il ne retenait du Credo que les mots 'sous Ponce-Pilate' (...) [Le paradoxe est la religion des aveugles ; je rappelle que Michel Onfray ne va pas jusqu'à nier l'existence de Jésus mais parle de son "hypothétique existence". Que penser d'un négateur qui se rend en toute quiétude au domicile d'une hystérique recouverte de plaies ? Et de son pote Guitton ? Pour terminer, Guitton met dans la bouche de cette Marthe Robin certaines assertions sur l'Enfer et le Paradis qui prouvent qu'elle n'avait sans doute jamais mis le nez dans les Evangiles tant ces assertions sont idiotes. Il faut dire que dans l'obscurité, il n'est pas aisé de lire.]

     

     

     

     

  • L'essence de la laïcité

    La théologie catholique dans le régime laïc est tombée "plus bas que la morale", au niveau "génital" ; la doctrine du mariage chrétien de droit divin est la meilleure illustration de ce naufrage intellectuel.

    Quand la guerre d'agression n'est pas carrément justifiée par des journalistes du "Figaro", improvisés théologiens, journalistes complices du système corrupteur capitaliste, on a droit "en chaire" à de vagues discours tiers-mondistes de la part du clergé.

    Le pape Benoît XVI prétend revenir à la raison et sa théologie matrimoniale antédiluvienne est la plus sentimentale qui soit. Il est vrai que les Boches ne font pas vraiment la différence entre la raison et les sentiments. Leur faire comprendre que le romantisme découle du cartésianisme relève même carrément de la gageure.

    La tactique des curés consiste à opposer hypocritement le mariage bourgeois, disons d'"ancien régime", mariage fondé sur l'intérêt dont l'illustrateur Forain fit ressortir les fondements, au mariage démocrate-chrétien "moderne", fondé sur l'amour. Vaste blague. Un tel mensonge historique a pu s'imposer comme une vérité dans l'Eglise, ça mérite d'être souligné, en raison notamment de sa "féminisation" au cours du XIXe siècle. D'une certaine façon, les hommes qui avaient déserté l'Eglise sous l'Empire, n'y sont jamais réellement retourné, sauf dans certaines régions agricoles de l'Ouest de la France. L'institution maritale, conçue au Moyen âge pour protéger les femmes de certains abus de pouvoir, a été "conservée" jalousement par ces femmes.

    Mais l'évolution du mariage dit "de raison" au mariage sentimental actuel n'a aucun fondement théologique véritable. Il est même beaucoup plus contestable théologiquement que l'organisation monachiste ou sacerdotale de l'Eglise, contestées assez fortement à la fin du Moyen âge et au cours de la Renaissance, et par des savants et des théologiens un peu moins crétins que ceux du "Figaro" - quiconque possède une carte de bibliothèque municipale peut vérifier l'indigence intellectuelle de gugusses comme Sébastien Lapaque, Fabrice Hadjadj, imbécile promoteur du cinéma, Patrice de Plunkett, etc., comparés au plus petit humaniste de la Renaissance.

    Qu'on soit pour ou contre, l'organisation sacerdotale ancienne était évidemment moins hypocrite que cette organisation matrimoniale que l'Eglise tente d'imposer depuis que les séminaires sont vides.

    Le véritable mobile de l'évolution du mariage dit "de raison" au mariage sentimental actuel, badigeonné de christianisme ou pas, est bien sûr économique et non théologique. Ce sont les conditions économiques du contrat de mariage ancien, pacte entre familles, qui ont disparu avec la généralisation du salariat, non la théologie ou les sentiments qui se seraient "raffinés".

    Pour purger complètement l'hypocrisie, on voit bien d'ailleurs que les mariages entre un salarié cadre supérieur et un ou une caissière de supermarché, par exemple, même dans le contexte prédendûment "sentimental" sont assez rares.

    Sur le plan juridique, les promoteurs du divorce et du PACS sont dans le vrai ; incontestablement leurs nouveaux contrats sont accordés à l'évolution économique capitaliste et totalitaire de la société.

    Il n'y a pas d'exemple dans l'histoire qu'un contrat social précède une évolution économique ou morale, même si c'est l'essence du droit laïc totalitaire, ainsi que Marx l'a démontré, de tendre à le faire croire.

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  • Pourquoi Simone Weil encore

    Simone Weil, si elle n'est pas solide comme Marx, plus isolée encore qu'il n'était, n'en est pas moins, l'air de ne pas y toucher, la plus grande philosophe du XXe siècle (quoi qu'elle eût sans doute trouvé ce titre un peu 'pompier').

    Peu académique, elle est en butte encore aujourd'hui à la jalousie et la méfiance des universitaires, dont elle dénonce l'emphase et la vacuité, tout simplement, par son style direct. Car elle prêche la croisade aux ENFANTS, ceux-là qui ne sont pas encore résignés à mourir, non  pas aux vieillards occupés à peaufiner déjà leur plaidoirie, le genre Guitton. Aucun doute que si la théologie de la LIBERATION cherche un soldat, Simone Weil est là.

    Contre Simone aussi, les médisances des journalistes, rompus dans le régime totalitaire à étouffer les scandales et faire diversion. Pour donner une idée, si Simone Weil donnait des intervious aujourd'hui, à la presse ou à la télé, les impertinences de Mgr Williamson paraîtraient bien bénignes à côté, tant Simone diffère du type du lèche-cul actuel, prédestiné à servir dans les médias de porte-parole aux entreprises les plus crapuleuses.

    Sous couvert de lui rendre hommage, la presse s'efforce de rabaisser Simone au niveau d'Hannah Arendt, truite d'élevage germanique pour sa part, qui n'a semble-t-il inventé ce vieux truc éculé de la 'banalité du mal' que pour mieux exonérer son ex-amant, Herr Professor Heidegger, baderne philosophique ridicule, de s'être mêlé de doter le national-socialisme d'une philosophie, au lieu de monter la garde dans un mirador, à quoi on l'aurait vraisemblablement assigné s'il avait été moins frileux. Comme si Hitler était assez con pour vouloir doter le nazisme d'une philosophie et pour prêter attention à un tel cacouac !? A force de prêter tous les défauts de la terre à Hitler, la ruse et la folie simultanément, on frise la caricature historique. Chaplin, qui montre Hitler en chef d'orchestre, révèle au moins un aspect du totalitarisme : son tribalisme sophistiqué, qui ne va pas sans escorte musicale. Pour les autres satires, elles en disent plus long sur le système actuel que sur le nazisme et ses chefs de service irresponsables.

    Donc, si toute cette glu philosophique qu'on subit aujourd'hui, tous les Luc Ferry, les BHL, les Onfray, les post-nitchéens, les antékantiens, les rétro-kierkegardiens, emprunte bien plus ou moins à Arendt et Heidegger cette façon de mieux jeter de la poudre aux yeux des béotiens en s'enflant de formules amphigouriques (Sartre ne prend pas vraiment tout ce cirque existentialiste au sérieux et publie même à la suite de 'L'Existentialisme est un humanisme', désinvolture amusante, quelques pages d'un confrère qui démonte efficacement le système algébrique existentialiste, et renforce ainsi la comparaison qui s'impose entre l'existentialisme et ces meubles en kit importés de Suède, laids comme l'infini.) MAIS Simone Weil, elle, en revanche, DIT quelque chose et ne se contente pas de jouer aux ricochets dans la mare de Pythagore pendant qu'aux quatre coins du monde continuent de crever les esclaves du Capital, bercés par les 'Droits de l'Homme'.

    *

    Maintenant trois motifs qui font que Simone Weil s'élève au-dessus du siècle de l'électricité et du gaz :

    1/ Son antisémitisme, que la presse officielle s'efforce de faire passer, tantôt pour une faute de goût, tantôt pour une tare génétique - quand ce n'est pas le gugusse yanki Francis Kaplan, qui se perd en erratiques et sinueuses explications sur la Bible dans 'Les Temps modernes' pour tenter tant bien que mal de discréditer Simone aux yeux d'un public déjà rallié à son étrange cause.

    L'antisémitisme de Simone Weil n'est pas un antisémitisme idiot, la marque d'un monopole sur un bien dont elle voudrait priver son prochain, idiotie qu'on retrouve plus aujourd'hui dans l'antiracisme aujourd'hui, badigeon pratique, comme on l'a vu avec Obama, sur les entreprises capitalistes les plus douteuses.

    Non, l'intérêt de l'antisémitisme de Simone Weil est qu'il vise l'Eglise catholique plus encore que la diaspora juive, dont Simone Weil n'est ni spécialement solidaire (d'où les griefs de cette diaspora à son égard), pas plus qu'elle n'est son ennemie.

    L'anticléricalisme de Simone Weil n'est pas très éloigné de celui de François Bacon, alias Shakespeare, théologien lui aussi armé contre la Synagogue de Satan et qui refuse que le christianisme soit changé en une religion de bonnes femmes, devienne 'la religion de Marthe' (ce qu'elle est devenue 'urbis et orbis'). Shakespeare comme Simone Weil est sous-tendu par cette idée forte que la vie de Jésus est secouée par des phases comparables aux phases de l'Apocalypse, vision historique de saint Jean, et qu'il est donc logique, au cours du règne de la Bête de la terre, de connaître un regain du pharisaïsme.

    *

    2/ Comme Drieu La Rochelle, Hitler, Gombrovitch, Etienne Gilson, Milosz, Simone a deviné la convergence d’esprit entre Marx et la théologie catholique de la Renaissance. Gombrovitch dit ceci, de façon involontairement cocasse, que les communistes et les catholiques partagent la même façon concrète de penser, à ce détail près que les catholiques croient en Dieu (ce qui aux yeux de l'existentialiste Gombro n'est pas très réaliste -en dehors de leurs petits miroirs et donc du langage, rien n'apparaît comme étant bien réel aux 'existentialistes').

    De manière plus précise, on peut dire en effet que le christianisme authentique de François Bacon, par exemple, comme la science de Marx et Engels, sont tout deux radicalement opposés au puissant courant de la Réforme -luthéranisme, puritanisme, jansénisme et anglicanisme au premier chef-, qui, dès le XVIIe siècle, va transformer la théologie peu à peu jusqu'à en faire un outil entièrement au service de César, tour sinistre de l'Histoire, et dont l'ultime produit est cette rhétorique inconsistante, qui se mord la queue, et qu'on appelle 'libéralisme', qui se résout dans la justification des crimes de l'appareil d'Etat par le Capital, puis dans la justification des crimes du Capital par l'appareil d'Etat, à tour de rôle.

    Non que le 'césarisme' naisse à proprement parler au XVIIe siècle ; on en trouve déjà les traces dans les thèses d'Augustin d'Hippone, et dès les premières Eglises, mais le 'césarisme' balaye au XVIIe siècle presque tout le reste. Le dogme prend devient algébrique, statique, et perd son dynamisme.

    Qu'on songe par exemple à l'isolement de Léon Bloy au XIXe siècle, le mépris glacial du clergé face aux velléités viriles du Lion de Montmartre de restaurer le catholicisme de Joachim de Flore, la charité de François d'Assise ? ça paraît incongru ; l'heure est plutôt aux parodies d'architecture néo-baroques, aux contes sado-masochistes de la Comtesse de Ségur, à la compromission avec les spéculations sur la Nature les plus fumeuses, etc.

    Le combat de Marx et Simone Weil contre le totalitarisme, postérieur au XVIIe siècle, renvoie à un combat similaire antérieur au XVIIe siècle, celui des Albigeois, réprimés dans le sang par Bernard de Clairvaux, par exemple ; ou encore le combat d'Hamlet, transposition par François Bacon pour le grand public de ses préoccupations scientifiques les plus graves. Le progrès, en termes marxistes, s'apprécie au regard de la nature, plus ou moins rongée par le cancer, et non pas au regard du langage, dans un repère algébrique orthonormé, comme le progrès laïc ou capitaliste, stupide idéologie, au niveau du nombril, d'accumulation du Néant au Néant.

    L'idée forte partagée aussi bien par Marx que Simone Weil, Balzac, François Bacon ou même Rabelais, cette idée que la science n'est pas un colloque mais un bien commun à l'humanité, que la Nature est un livre ouvert, cette idée forte implique de voir dans la science cabalistique, néo-pythagoricienne, la 'science dure' comme elle se qualifie parfois elle-même, pour mieux dissimuler son absence totale d'érection, cette idée implique de voir dans tout ce fatras ésotérique, qui sert souvent de justification, comme Darwin, aux entreprises les plus criminelles, un véritable 'hold up', un facteur d'anarchie dantesque, une arme terrible entre les mains de César.

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    3/ Après l'élévation historique de Simone Weil par-dessus le moralisme de crétins comme Nitche ou Sartre, produits dérivés d'un christianisme entré en putréfaction au XVIIe siècle, il convient de signaler ce détail qui a son importance, à savoir que Simone Weil a vu clair à travers le jeu de l'empirisme, celui des nullibistes Descartes, Huygens, Newton, avant Laplace et les polytechniciens. Si, à ma connaissance, elle n'a pas pointé du doigt le caractère satanique de l'empirisme, qui transpire de tous les côtés, c'est peut-être par égard pour son propre frère, André, lui-même gravement compromis avec son groupe 'Bourbaki', dans l'entreprise démoniaque de la science dite 'empirique', immense fiasco, relégation de la métaphysique et de l'astronomie au rang de la balistique et des probabilités.

    Est-il besoin de rappeler le nombre de pseudo-savants qui se sont vu décerner des prix Nobel et qui sont gravement compromis dans la faillite d'une économie qui s'inspire des règles du 'black-jack', de la tontine et du bonneteau ? Faut-il rappeler que ces procédés inventés pour ventiler l'excédent énorme de crédit, exactement comme un gangster va jouer à Monte-Carlo les millions qu'il a dérobés ? Et que derrière ces jeux cyniques il y a des affamés et des morts, pas seulement des chômeurs en France ? C'est inutile. La Sorbonne fait régner l'omerta, mais personne n'est vraiment dupe.

    Cet extrait du colloque de Catherine Chevalley à l’université Columbia (nov. 1999) témoigne de la lucidité de Simone Weil : "La science ressemble à l’empereur du conte d’Andersen ; les quanta d’énergie sont contraires à la raison." "Artificielle, vide de pensée, décapitée, algébrique, dénuée de sens, plate, nue, irrationnelle : voilà, si l’on se fonde sur ces passages, ce qu’est devenue la physique au XXe siècle aux yeux de Simone Weil" : le commentaire est de Catherine Chevalley, qui tient bien sûr à se démarquer personnellement de la condamnation sans appel de Simone Weil, pour qui la crise totalitaire de la science est plus grave que celle que la Grèce connut au Ve siècle av. J.-C !

    Cette Chevalley possède assez d'instinct pour s'en tenir au rôle du présentoir et entendre que ce jugement contient une condamnation  de l'Université dans son ensemble, pas seulement une condamnation de Planck ou Helmoltz, tous les jongleurs dans le genre de Riemann ou Feynman, Einstein, Poincaré (la liste est longue : autant de postes de fonctionnaires à pourvoir, autant d'imposteurs).

    Simone bouscule dans son dessein toute la science historique aussi, comme Marx, toute l'épistémologie et les mathématiques laïques. Le véritable Néant, le véritable trou noir, Simone en esquisse le pourtour. La bourgeoisie tour à tour mondaine ou dévote, confite même en religion laïque, c'est Don Juan, et le trou noir l'entrée circulaire de l'entonnoir où elle bascule, avec sa poussière.
    Ce coup de toise 'révisionniste' dans la fourmilière est largement suffisant pour que la racaille démocrate-chrétienne, juive, laïque, cartésienne, s'efforce de faire passer Simone Weil pour une folle hystérique dans le genre de Thérèse d'Avila.

    *

    Pour enfoncer le glaive dans l'oeil du cyclope, décapiter avec plus d'efficacité tous ces vieillards planqués derrière les murailles de Troie, les prêtres de Bel, il convient d'appuyer la charge de Simone Weil, Marx et Engels, par la profession de foi d'Hamlet dans la stabilité de la terre, au centre du monde. Il faut viser l'empyrée de la vague de spéculations et de musique. Avant Descartes et Newton, le premier dérapage, la première victoire du Temps, monté sur le cheval clair, vient des spéculations de Kopernik et Galilée, crabes sournois, arrivistes sans scrupules, appuyé pour ce dernier par un barbarin simplet, pape sous le nom d'Urbain VIII (!). Idem pour Kepler, qui manie l'ellipse avec une habileté diabolique, comme Blaise Pascal.

    C'est là une première victoire de la mort sur la vie que la prétendue 'révolution copernicienne', mobilisation générale en vérité, et qui marque le basculement d'une religion apocalyptique vers une religion de la 'bonne mort', coup de maître de la part de Satan sous son masque de porteur de Lumière.

    Contrairement aux autorités religieuses démocrates-chrétiennes ou laïques, les croyants sincères ne doivent pas se laisser posséder par tout ce cinéma, cette science-fiction. Car à la fin du temps, c'est Polonius et Claudius qui crèvent, et Ophélie, Guildenstern et Rosencrantz. Hamlet, lui, rejoint directement les étoiles de la Voie Lactée.

  • Signes sataniques du temps

    Grotesque BHL qui prétend enseigner la théologie aux lecteurs du 'Point' alors qu'il ne sait pas le b.a.-ba de la religion chrétienne. Ainsi il compare les rapports entre chrétiens et juifs à ceux d'un fils avec son père, malgré la Bible et des paraboles où le juif et le chrétien sont comparés à des frères. Un frère aîné jaloux qui ne veut pas que l'on tue le veau gras pour son cadet, par exemple.

    La conclusion de la thèse de BHL est cousue de fil blanc. Les chrétiens veulent tuer les juifs comme un fils veut tuer son père, afin de s'émanciper. Cette explication psychologique elle-même, issue de la philosophie germanique est complètement étrangère à la pensée chrétienne authentique pour qui les théories de Freud ou Jung relèvent de la superstition laïque.

    Aucun catholique ne peut se dire 'issu de l'Ancien Testament' ou du peuple juif comme du Nouveau Testament, car ce genre d'amalgame n'a pas plus de sens en théologie que dans un autre domaine. Aucun théologien chrétien sérieux ne pourrait prétendre que Jésus est le fils du peuple hébreu. C'est au contraire le peuple hébreu qui dépend de Dieu et des chrétiens désormais. Les Pharisiens ne sont pas aussi retors et intentent un procès à Jésus parce qu'il se dit le fils de Dieu au-dessus de la loi de Moïse.

    Et même sur le judaïsme, BHL répand des tonnes d'inepties. Il n'y a pas UN judaïsme mais des dizaines de judaïsmes différents. Tel rabbin n'acceptera pas le culte de l'Etat d'Israël et y verra une atteinte au culte divin ; tel autre au contraire sera disposé à concilier sa théologie avec cette conjoncture politique. Déjà du vivant de Jésus, le judaïsme n'était plus le même que celui du peuple conduit par Moïse ;  il a subi les influences de la religion grecque ou de l'Empire romain. Il y a autant de judaïsmes que d'islam différents ou de sectes protestantes.

    Malgré l'importance accordée à l'art, à la science, par l'Eglise catholique, elle-même n'est pas à l'abri des divergences.

    Si BHL avait une idée précise du judaïsme, aurait-il conseillé à sa fille d'avorter afin que son 'boyfriend' Raphaël Enthoven puisse préparer le concours de l'agrégation en toute quiétude ? Un tel conseil prouve que BHL appartient à la religion laïque, et non à la religion juive.

    BHL n'a en outre pas hésité à prostituer sa femme dans un cabaret de Pigalle pour impuissants sado-masochistes. La moindre des choses seraient que les autorités juives exigent que BHL la boucle et cesse de s'exprimer au nom du judaïsme.

    Si BHL est un lévite, c'est un lévite laïc qui n'a visiblement d'autre but dans la vie que d'exciter sournoisement la haine entre les religions et les peuples. C'est le genre de prêtre dont l'Eglise ne prospère que sur la division des autres.