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pederastie

  • Faut-il dissoudre l'Eglise catholique ?

    Le rapport d'enquête Sauvé sur la pédocriminalité dans l'Eglise catholique en France vient d'êtrepédérastie,clergé,catholique,sauvé,sodoma,frédéric martel rendu public par les enquêteurs (CIASE). S'appuyant sur la méthode statistique, ce rapport évalue à 300.000 le nombre des crimes commis sur des enfants par des prêtres et des laïcs catholiques au cours des soixante-dix dernières années (1950-2020).

    L'ampleur de cette criminalité est-elle surprenante ?

    • Le rapport Sauvé ne fait que répéter l'enquête de Frédéric Martel ("Sodoma"), menée à l'échelle internationale, qui exhibait déjà toute la gangrène.

    Ce journaliste décrit, plus utilement que le rapport Sauvé, le procédé de "l'omerta" à l'oeuvre au sein de l'Eglise catholique, ainsi qu'une forme d'angélisme de la part de certains prêtres, non au sens spirituel du terme, mais au sens « d'imbécillité », propice aux exactions des prêtres sournois.

    Ajoutons ici que la dépravation sexuelle d'une partie du clergé trouve dans les malversations financières un prolongement logique. crimes sexuels et crimes d'argent sont des crimes cupides. Bien qu'ils frappent l'imagination moins durement que les crimes sexuels, les crimes financiers ont aussi toujours des conséquences atroces.

    • Le monde dans lequel nous vivons est ultra-violent. On pourrait citer de nombreux exemples de cette violence que la France ne veut pas regarder en face. La violence touchant les enfants choque particulièrement, mais c’est loin d’être la seule. Cette violence, Georges Orwell l’a très bien décrite dans « 1984 » comme une violence contributive à l’organisation sociale, dont l'Etat ne peut se passer ; or les représentants officiels de l’Eglise catholique représentent une des cautions morales du monde moderne dans de très nombreuses nations.

     L’ampleur des crimes n’est pas surprenante, mais le déguisement du prêtre catholique ajoute à l’horreur du crime. Il s’agit ici d’abus au nom de l’Amour. L’Antiquité considérait les crimes commis au sein de la famille, le parricide ou le fratricide, comme particulièrement odieux ; cette mesure semble dépassée ici.

    En conséquence, faut-il dissoudre l’Eglise catholique ?

                Souvenons-nous de cette parabole de Jésus-Christ, faisant écho aux prophètes : "Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu." (Mt. 7:18-19)

                Jésus-Christ condamne ici la religion des pharisiens hypocrites, qui ne donna pas les fruits escomptés. Plus largement, il enseigne que la Foi se situe au-dessus des affaires et des institutions humaines. L’engloutissement de la Cité du Vatican dans une faille sismique, avec tout son personnel, laisserait la Foi intacte. On ne doit pas confondre, comme les prêtres juifs, le Temple et la Foi.

                Mais je suis mal placé pour parler de dissoudre l’Eglise catholique, en étant déjà sorti moi-même il y a plusieurs années, sans esprit de vengeance, comme on s’écarte d’une ruine branlante sur le point de s’écrouler.

                D’ailleurs ne peut-on tenir l’Eglise catholique pour d’ores et déjà dissoute ? Je m’explique : elle est partout et elle est nulle part. Le catholicisme imprègne en effet tellement la culture des nations occidentales, qu’il est très difficile de dire où le catholicisme commence et où il s’arrête. Même laïques, de nombreuses cultures sont déterminées par le christianisme ; quant à l'islam, il paraît souvent entièrement déterminé par le rejet des "valeurs occidentales". Le catholicisme EST la culture occidentale (Je ne m’étends pas ici sur cette imprégnation, comme je l'ai déjà longuement évoquée par ailleurs).

                L’Eglise catholique est donc déjà « dissoute » comme le sucre est dissout dans le thé chaud.

  • De la Pédérastie catholique

    Le lobby gay se prévaut pour réclamer de nouveaux droits pour ses membres (droit d'adopter et/ou concevoir des enfants) d'une invention catholique romaine : l'amour. - On s'aime, donc on doit avoir le droit de se marier/de procréer.

    Le mélange de l'amour et du mariage est un mélange inconcevable dans le monde païen ; la cérémonie de mariage s'apparente plutôt dans ce cas à un viol rituel. Le rituel est conçu, non pour occulter la violence de l'acte sexuel, mais pour, selon la philosophie naturelle, mieux encadrer cet acte afin d'en atténuer la violence (cf. mythe du viol de Perséphone par Hadès).

    Quelques essayistes réactionnaires malveillants ou ignares ont tenté d'imputer au christianisme l'invention de l'amour ; cela revient à assimiler la civilisation occidentale au christianisme, deux choses très différentes.

    Jésus-Christ en son évangile ne manque pas de rappeler plusieurs fois que "la chair est faible", par conséquent que l'union de chair n'a rien de sacré à ses yeux, tandis qu'elle revêt ce caractère dans de nombreuses civilisations ou religions.

    Le mot célèbre de saint Paul "Femmes, soyez soumises à vos maris", dérange parfois le clergé romain, car il est peu conforme à l'idéal moderne amoureux. L'apôtre considère le mariage comme un remède à la faiblesse, de sorte que cette institution est plus nécessaire aux hommes qu'aux femmes. - A quoi bon le mariage ?, répondent les apôtres quand le Messie leur prescrit de ne pas répudier leur femme à la manière brutale ancienne des Juifs.

    Pourquoi le clergé catholique romain contredit-il Jésus-Christ, au point de fournir une explication absurde au sacerdoce des prêtres ? Shakespeare, dans "Roméo & Juliette", fait la toute la lumière sur ce mécanisme institutionnel. Le maintien par le clergé catholique de la chair dans ses droits sacrés est la condition sine qua non pour prendre pied sur le terrain de l'éthique sociale ; de cette façon, on peut dire que l'éthique bourgeoise moderne et le catholicisme romain sont indissociables.

    L'éthique bourgeoise est destinée à provoquer le scandale parmi les nations païennes, dans la mesure où elle repose sur l'arbitraire (déguisé en loi d'amour universelle).

  • Catholicisme et pédérastie

    Quelques précisions en préambule : il ne s'agit pas dans cette note d'incriminer quiconque en particulier pour des actes sexuels contraires aux lois pénales, dont il convient de remarquer qu'elles sont évolutives, sanctionnant aujourd'hui ce qu'elles ne sanctionnaient pas autrefois (l'abus sexuel des mineurs), et autrefois ce qu'elles ne sanctionnent plus dorénavant (les pratiques sodomites publiques).

    Il s'agit en revanche d'inculper l'institution catholique romaine en tant qu'institution incapable de soigner un mal qui la ronge ; et de condamner la "mystique de la chair" qui sévit en son sein comme étant caractéristique du péché de fornication décrit par les évangiles, c'est-à-dire non pas une faute morale contre l'homme, mais une faute contre l'Esprit de dieu lui-même et la parole divine.

    Contrairement aux mensonges réitérés de Joseph Ratzinger : le message évangélique n'est pas "anthropologique" et il ne peut pas l'être. Il ne faut absolument pas céder sur ce point à la propagande romaine, comme ont cédé les Eglises dites "protestantes" ou "réformées".

    On se souvient peut-être de la réaction de ce même évêque romain, face au scandale qui a secoué son Eglise à la suite de nombreuses affaires de moeurs données en pâture au public, comportant l'abus sexuel sur des mineurs. Il a pris la décision, conforme à l'esprit du temps et de la presse, de faire appel à l'expertise de psychanalystes pour "évaluer" les séminaristes et futurs prêtres catholiques romains. Il s'agit-là d'une décision parfaitement ubuesque : - d'abord parce que la psychanalyse et les psychanalystes ont oeuvré pour que les pratiques sodomites soient admises dans la société comme des pratiques normales (S. Freud a pris soin de se démarquer de la religion juive de ses ancêtres), et que seule l'hostilité populaire à de telles mesures a empêché que les rapports sexuels entre adultes et mineurs bénéficient du même retour en grâce (les partisans de la légalisation de telles pratiques sexuelles avancent tous des arguments d'ordre psychanalytique).

    En outre la décision du pape n'a aucun fondement évangélique. Le sacerdoce, ainsi que l'explique l'apôtre Paul, est universel, c'est-à-dire que nul ne peut l'interdire à quiconque, et qu'aucun chrétien ne peut s'en dispenser. Le Messie ajoute que celui qui n'est pas avec lui est contre lui. Le principe de la hiérarchie ecclésiastique est rendu impossible par le refus du christ Jésus lui-même de prendre la tête de son Eglise, dans lequel l'évangile invite à discerner le principe du libre consentement.

    La logique de l'évêque de Rome n'est pas spirituelle, elle est institutionnelle. Et comme son raisonnement est ubuesque, on peut douter de son efficacité. En effet, tous les prêtres romains qui transgressent leurs voeux de chasteté, quelle que soit leur préférence sexuelle, sont justifiés par le raisonnement psychanalytique de le faire, consciemment ou pas.

    - Schématiquement, on peut décrire le piège dans lequel se retrouvent les séminaristes catholiques ainsi : en lieu et place du sacerdoce chrétien et de la spiritualité évangélique, ils baignent dans un culte platonicien ou néo-platonicien. Amenés à étudier les écritures saintes chrétiennes, ils les étudient largement à la lumière d'une philosophie platonicienne, bien plus qu'ils ne suivent l'enseignement de Paul de Tarse ou de théologiens avisés du sens caché des textes. On peut constater que Satan n'a plus aucune consistance dans l'enseignement du clergé romain - la raison en est simple : Satan, pour Platon, n'est autre que dieu ou le principe divin. Ainsi l'Eglise romaine est-elle complètement infectée par une idée du beau et du bien empruntée à Platon, complètement étrangère à l'esprit et à la lettre des évangiles.

    Or, contrairement au sacerdoce chrétien qui n'a pas de fondement érotique ou sexuel, le sacerdoce moral, politique ou philosophique de Platon comporte bien une dimension sexuelle. L'homosexualité est, selon Platon, propice pour se consacrer à l'étude de la philosophie et de la politique, contrairement à la charge de famille, tenue par Platon pour un office subalterne en comparaison du premier. C'est un trait assez courant chez les sages grecs que celui qui consiste à souligner la faiblesse des hommes mariés ou des pères de famille.

    Sans parenté directe avec le mouvement américain de "fierté homosexuelle" que l'on connaît aujourd'hui, qui consiste dans l'instrumentalisation à des fins bassement politiciennes de jeunes gens réduits à consommer et être consommés, la culture des élites grecques antiques ne connaît pas pour autant le tabou de l'homosexualité. On sait même que les Spartiates l'encouragèrent à des fins militaires.

    Un tel tabou n'a pas de sens dans la philosophie païenne de Platon, qui comporte un aspect de mysticisme sexuel, tandis que l'amour chrétien exclut absolument cette dimension. On pourrait même dire que l'amour homosexuel selon Platon est l'expression d'une mystique sexuelle, telle que celle dénoncée comme catastrophique par Shakespeare dans "Roméo et Juliette" ; c'est précisément le caractère stérile sur le plan naturel des amours homosexuelles qui leur confère une dimension d'amour mystique.

    C'est donc une culture platonicienne "explosive" sur laquelle s'appuie l'Eglise romaine, c'est-à-dire d'excitation sexuelle privée d'objet, incitative à une sexualité qui ne peut trouver d'accomplissement que sous la forme d'une transgression. Une culture dans laquelle la chasteté et la pureté chrétiennes, entièrement dépourvues de vocation sociale, font office de verrou. La théologie du corps de Jean-Paul II est foutaise. Une nonne telle que Thérèse d'Avila, ses écrits en témoignent, est en proie à l'aliénation mentale et au sacrifice de soi le plus vain, à un délire sexuel proche de l'anorexie. Ce genre d'auto-immolation a d'ailleurs le don de fasciner les sadiques. Molière ne s'est pas trompé dans son tableau du libertin et de la nonne qui lui court après.

     

     

     

  • L'Odeur de Noël

    On reconnaît le Français à son dégoût de Noël, fête typiquement nazie, c'est-à-dire représentative de cet odieux mélange de paganisme et de christianisme qui fait de l'Occident moderne la civilisation la moins digne de respect entre toutes : une civilisation à laquelle il ne faut absolument pas faire confiance, exactement comme les gosses doivent se méfier du Père Noël ; une civilisation dont les principes trahissent l'âge avancé et le degré de momification.

    L'apologie libérale de la pédérastie, voilà ce que représente Noël : c'est une fête belge.

    - Je fais observer que le déguisement du bonhomme Noël est exactement le même que celui de l'évêque de Rome : son symbolisme païen est similaire, à ceci près que le Père Noël est l'expression d'un culte lunaire plus féminin et nordique, tandis que le costume de l'évêque de Rome traduit en revanche un culte solaire oriental plus viril.

    Aux Français anticléricaux qui pointent du doigt l'hypocrisie du pape Benoît XVI, je fais remarquer que cette tartufferie est plus grande encore dans les célébrations ploutocratiques du solstice d'hiver. Et, secundo, que cette tartufferie n'a rien à voir avec le christianisme : la première chose à faire afin de combattre une imposture, c'est de lui arracher son masque - l'espèce de barbouillage judéo-chrétien, en l'occurrence - derrière lequel se cachent des principes néo-païens grotesques, dont le cinématographe traduit l'édulcoration. Si les petits architectes modernes au service de Satan ne sont pas capables de reconnaître que le cinéma est indigne de Lucifer, contrairement aux pyramides d'antan, ou que la psychanalyse occulte n'arrive au niveau de l'alchimie, c'est bel et bien que le temps du diable est compté.

    Et les Justes sont remis en selle, ils empoignent plus fermement le glaive : il n'y a pas de quartier à la bataille d'Armagédon, ni d'un côté ni de l'autre, seulement de lâches femelles qui traversent l'existence les yeux bandés et le nez bouché, afin de n'être en quelques minutes anéanties par cette odeur.

  • Pédérastie et christianisme

    - Il n'y a pas de raison pour un chrétien d'accorder un autre sens à la "pédérastie" que celui fourni par son étymologie : "passion violente de l'enfant ou de l'enfance". Etant psychologique et dans tous les cas déterminée par l'enfance, on peut dire que la passion érotique mérite toujours ce qualificatif de "pédérastique" ; plus la passion du sujet est violente et incontrôlée, plus le sujet est pédérastique, en quelque sorte, quel que soit l'objet auquel son désir s'attache de manière fanatique. Objet qui, soit dit entre parenthèses, peut très bien être une idée de dieu ou la musique, une pure abstraction.

    La division en différents groupes et sous-groupes de consommateurs, en fonction de leurs appétits respectifs, relève du droit civil ou des associations de consommateurs, comme le fait de la criminaliser ou de ne pas la criminaliser, mais en aucun cas il ne relève de la science ou du christianisme.

    - L'identité sexuelle est une notion juridique ultra-moderne, dont on peut penser qu'elle a un caractère totalitaire, à cause de son opacité juridique et de classifications psychiatriques peu scientifiques.

    - Sans l'apport du droit canonique chrétien en Occident, le "mariage gay" ne serait pas. C'est en effet une volonté, celle de marier deux personnes du même sexe, étrangère au droit païen, qui ne prenait pas en compte les sentiments, mais s'occupait seulement d'organisation pratique. Le droit clérical est le principal facteur de l'ajout des sentiments à des affaires pratiques.

    - Le christianisme ne fournit aucune raison de s'arracher à un déterminisme sexuel pour verser dans un autre. Comme le souligne le théologien Martin Luther, le sacrement de mariage chrétien n'a aucun fondement évangélique. Il est donc une "tradition", et en basculant d'un régime ancien à un nouveau, une tradition devient un simple folklore.

    - Détourner le message chrétien au profit d'un parti politique ou d'une association de consommateurs est le plus grave des péchés, car il contribue à l'iniquité du monde.

    - Remarque personnelle : celui pour qui ce genre de polémique ne traduit pas l'extraordinaire mélancolie du monde occidental doit probablement trouver son plaisir dans l'autoflagellation.

  • Merci Naulleau !

    Merci, M. Naulleau d'avoir souligné, à côté de la bravoure du Père Guy Gilbert ("On n'est pas couchés !", 1er mai 2010), la totale ineptie de ses propos sur le plan chrétien au-delà du "Dieu est Amour" pour lequel aucun séminaire de formation n'est nécessaire ; l'ineptie vient sans doute à Guy Gilbert d'avoir été élevé dans une famille nombreuse exemplaire et de louer par conséquent les "valeurs familiales". Cet éloge ne figure nulle part dans le Nouveau Testament chrétien où un observateur, même peu attentif, constatera que Jésus ne semble pas voir l'intérêt du mariage pour sa cause, mais "débauche" à sa suite -bien plus radicalement qu'une prostituée occasionnelle ne pourrait le faire-, quelques personnes mariées ayant sans doute charge de famille et qu'Il appelle "apôtres".

    Vous comprendrez, M. Naulleau, que c'est bien là précisément où le bât blesse lorsqu'il est question de pédophilie chez les catholiques, et sans doute au-delà du christianisme.

    J'invite M. Naulleau à vérifier par lui-même que les religions patriarcales anciennes, notamment le judaïsme, non seulement ne répriment pas la pédophilie mais parfois la banalisent. Mieux que ça, et pour ne pas sembler faire porter au judaïsme toutes les tares du passé, M. Naulleau pourra aussi vérifier que dans sa propre religion, la sienne et celle de son confrère Zemmour, c'est-à-dire en droit pénal français, la répression de la pédophilie en tant que telle est une mesure très récente et qui, en dehors de son avantage publicitaire pour la République et le socialisme, ne semble pas avoir eu d'effet concret.

    Je dirais même plus, M. Nolleau, il est de tradition constante dans tous les régimes patriarcaux, et celui dont vous vous réclamez n'échappe pas à cette tradition, bien qu'il s'en défende, de considérer la "progéniture" comme le prolongement de la famille ou du couple. La justification de 220.000 avortements/an en France ne déborde pas du cadre juridique qui a permis autrefois, dans des régimes patriarcaux plus "francs", de tolérer largement l'abus sexuel sur des mineurs. On peut tenir l'avortement comme un "crime social", exactement comme le "crime passionnel" ou l'abus sexuel sur des mineurs autrefois, la mode variant des crimes et des délits, et tous les "crimes sociaux" possédant la particularité d'être jugés moins sévèrement par le législateur, quand même qu'ils sont souvent les plus abominables (seul un crétin pourra ainsi trouver "romantiques" les abominables crimes passionnels, sujets souvent de mauvais romans de gare).

    Comme quoi le dévouement et l'orgueil démesurés peuvent voisiner chez une même personne : le père G. Gilbert. Car les propos théologiques ineptes de celui-ci heurtent des siècles de théologie chrétienne faisant l'éloge de la chasteté et non du mariage. A tel point que, dominante politiquement, l'Eglise romaine essaya même d'introduire dans l'institution païenne le compromis civil dit de "la chasteté dans le mariage", avec tout l'insuccès qu'on sait aujourd'hui, au plan de la politique comme au plan de la chasteté.

    Un dernier point a retenu mon attention dans le propos de M. Nolleau. Le point concernant sa propre aspiration à la sainteté. D'abord je lui propose une comparaison de la méthode catholique avec celle de l'écrivain. La méthode catholique est de n'avoir point de méthode (dans le genre faux-cul il n'y a guère mieux que Descartes), de se dispenser du problème de la foi, périmé par la venue du Christ, et d'avancer petit à petit. Peut-être reconnaîtra-t-il en quoi cette méthode peut aussi donner dans le domaine littéraire de bons résultats ?

    Ainsi, M. Nolleau pourrait exercer ses talents à la sainteté de façon un peu moins bénigne que sa consoeur Mlle Fourest (qui n'hésite pas à suggérer sur une autre chaîne l'ouverture d'un concile de Vatican 3 !? M. Nolleau pourrait notifier à des ecclésiastiques conviés devant lui à faire l'article une incohérence moins banale et en un sens bien plus grave et révélatrice que la pédophilie catholique, à savoir l'incohérence de la présence d'aumôniers militaires catholiques dans l'armée française quand le pacifisme le plus radical est prôné par les Evangiles. Voilà un point où il aurait été intéressant de connaître l'avis toujours sincère du Père Guy Gilbert, plutôt que son embarras sur les capotes ou la pédérastie. Je fournis même à M. Nolleau une excellente citation tirée de saint Jean en attendant qu'il trouve le temps, au milieu des tonnes de fadaises qu'il doit se coltiner, de le lire intégralement :

    "Si quelqu'un mène en captivité, il sera mené en captivité ; si quelqu'un tue par l'épée, il faut qu'il soit tué par l'épée. C'est ici la patience et la foi des saints." (Ap. XIII, 10)

     

    Ce genre de sentence évangélique avait le don de scandaliser Flaubert, alias Mme Bovary, alias Bouvard et Pécuchet. Je suis persuadé de l'intelligence de M. Naulleau, contrairement à beaucoup de curés aujourd'hui, à saisir comme Flaubert la nuance du christianisme au bovarysme, et de la rappeler aussi souvent qu'il le pourra dans son émission de service public.

    En espérant n'avoir pas trop abusé de son temps de lecture, et que M. Naulleau voudra trouver ma lettre assez affranchie comme ça, je le prie de bien vouloir agréer mes meilleures salutations catholiques, c'est-à-dire complètement irrespecteuses des parties religieuses dont, comme chacun sait les couillons ne peuvent détacher leurs yeux.

    LAPINOS

    PS : Je remercie aussi celui (ou celle ?) qui daignera bien faire suivre ma lettre à qui de droit, ne disposant pas de secrétaire et étant mal équipés pour ces choses-là.

  • Pédérastie catholique (2)

    Continuons d'essayer de comprendre comment les valeurs pédérastiques se sont introduites à l'intérieur de l'Eglise catholique, après avoir signalé le lien entre :

    1. Le puritanisme et la pornographie, sur lesquelles il n'est aucun régime libéral qui ne soit fondé. De même qu'aucune pensée politique ne peut se passer d'incorporer dans le pouvoir politique celui de l'économie et de l'argent (le rêve politique de Judas Iscariote lui-même répète la trahison de Moïse par le peuple juif), de même la morale sexuelle puritaine ne peut être isolée de la prostitution qui lui a toujours servi de soupape, au moyen âge comme dans la religion yankee aujourd'hui, sorte de "socinianisme" évoquant le paganisme romain, qui ne fut pas loin d'être vaincu en Occident à la Renaissance.

    2. Lien entre pédérastie et pédagogie. Le cas du hoplite grec (spartiate), dont l'homosexualité était cultivée à des fins militaires, est bien connu. Il n'est pas interdit de penser que l'éducation civique tend vers l'homosexualité, dans le mesure où le premier "parti Gay" a été créé aux Etats-Unis où le culte primordial est celui de la nation.

    Un chrétien français voyageant aux Etats-Unis pourra être ainsi extrêmement choqué de voir l'usage des armes à feu encouragé dans des familles... chrétiennes (!). Si la propriété privée a été incorporée aux valeurs chrétiennes dans cette nation qui transpire le satanisme de tous ses pores, c'est bien évidemment pour cause de politisation extrême, non moins inquiétant que le national-socialisme allemand.

    La société yankee est extrêmement nitchéenne en effet, et il n'est pas besoin de gratter beaucoup pour déceler la pédérastie de Nitche, non seulement en raison de sa dévotion pour Dionysos, dieu du transport religieux hystérique (Qu'est-ce qui peut expliquer l'engouement pour un aussi médiocre penseur -on peut citer au moins quatre ou cinq penseurs fachistes français s'exprimant beaucoup mieux-, dans des milieux apparemment aussi opposés que les milieux anarchistes, les curés chrétiens libéraux, à la suite du national-socialisme ? On pense bien sûr à une pédérastie latente dans ces milieux. J'ai fréquenté moi-même plusieurs militaires ayant démissionné de l'armée où ils se sentaient mal à l'aise ; je n'ai pas eu beaucoup de mal à les convaincre que cela venait de l'homosexualité ou de la pédérastie latente et nécessaire dans l'armée. De manière typique, Nitche assimile la violence à la force, alors que la violence sera plutôt interprétée comme une preuve de faiblesse et d'animalité par la sagesse philosophique grecque dont Nitche se croit l'héritier ; Nitche est à peu près aussi sérieux dans le domaine de l'étude des civilisations païennes que Darwin l'est dans le domaine de la biologie.)

    3. On a tort d'associer la Grèce antique à l'homosexualité, en invoquant l'exemple de Platon. La religion romaine est beaucoup plus dionysiaque et pédérastique que la religion grecque. La religion libérale ou socialiste actuelle dite "existentialiste" est à peu près sans lien avec la Grèce antique en dehors du pythagorisme et de l'épicurisme, guère représentatifs de la Grèce. Les philosophes nazis Arendt et Heidegger ont traduit Aristote encore plus mal que les scolastiques péripatéticiens du moyen âge ou E. Kant.

    Heidegger transforme le propos d'Aristote en une sorte d'épicurisme dont l'existentialisme est beaucoup plus proche. "Politique d'abord", voilà un slogan étranger à Aristote, naturaliste pour qui la politique est au niveau de l'animalité. "Politique d'abord" est un slogan romain ou libéral, socialiste, qui conduit inéluctablement à la pédérastie.

    (A suivre)

  • Pédérastie catholique (1)

    Je précise que moi-même je n'ai jamais été victime de pédérastes dans l'Eglise catholique, pas plus que dans l'Education nationale d'ailleurs, bien que j'en ai croisé quelques-uns dans ces deux institutions. Mon propos est donc dépassionné. Il faut commencer par dire que seul un imbécile pourra s'étonner qu'il y ait autant de pédérastes dans des institutions dédiées à la pédagogie, à quoi se cantonne l'Eglise catholique aujourd'hui désormais assez largement. Un séminariste homosexuel du diocèse d'Avignon a récemment témoigné dans un bouquin qu'il avait lui-même été harcelé au cours de ses études... par d'autres séminaristes homosexuels.

    Trois points à mon sens à ne pas perdre de vue :

    1. Le puritanisme et la pornographie, qui a toujours joué un rôle de "soupape" dans les régimes puritains (cf. l'approbation par C. Boutin de la proposition de réouverture de maisons closes !), sont très proches spirituellement : par leur incapacité à penser "par-delà bien et mal" d'abord, ensuite parce que ce sont des postures morales relatives l'une à l'autre et qui se succèdent au gré de la modernité-antimodernité (P. Bruckner, théoricien du libertinage soixante-huitard naguère, avec la diminution de ses capacités sexuelles fait désormais l'apologie de la famille, et Cohn-Bendit rend hommage à la baderne de Gaulle).

    La démonstration de Marx à propos du christianisme allemand "pré-existentialiste", démonstration opposée à celle du "Gay savoir" de Nitche (Marx connaît les ressorts du paganisme contrairement à Nitche), peut être traduite ainsi : le christianisme véritable a été subverti et réduit à un socinianisme, c'est-à-dire un paganisme ordinaire, par le biais de l'introduction de valeurs familiales et politiques "romaines" par la théologie gnostique médiévale.

    2. La pédagogie étant une matière peu éloignée de la pédérastie, surtout lorsque cette pédagogie prend une forme militaire, ce qui est souvent le cas dans un régime républicain (cf. l'exemple des hoplites spartiates), il faut être vigilant vis-à-vis des mères de famille qui jouent souvent un rôle éducatif excessif ; on ne peut isoler la pédérastie de Proust de sa vénération pour sa mère (cf. la doctrine lacanienne et "L'Origine du monde", qui s'invite dans le christianisme génital-boutiniste "via" la théologie de Fabrice Hadjadj comparant dieu à une vulve).

    La revendication du mariage par le parti Gay, d'autant qu'elle est à titre symbolique, prouve l'attachement à l'ordre moral ou social d'une partie des "Gays", bien qu'on puisse penser qu'ils sont, ne serait-ce qu'à cause de  l'étroitesse de leurs idées, les premières victimes d'une société libérale qui carbure à l'érotisme et au plastique (J'aime prendre l'exemple du crétin académique Angelo Rinaldi qui pense que Francis Bacon est un meilleur peintre que Picasso parce que celui-là était pédé.)

  • Petit Nicolas

    Je me souviens n'avoir jamais autant entendu que quand j'étais gosse cette insulte : "Sale pédé !" Rien que de très normal compte tenu du culte naturel de la force chez les enfants. Il s'agissait en effet d'accuser tel ou tel de faiblesse. Il y avait un Kabyle (je n'ai compris qu'il l'était que bien plus tard vu qu'il était blond aux yeux bleus) qui m'avait traité de pédé une fois. On s'était mis sur la gueule conséquemment et puis ç'avait été terminé entre nous ensuite les échanges de noms d'oiseaux. La vexation a toujours lieu d'âme à âme, et c'est encore le corps qui encaisse le mieux le mal. L'âme est une salope, la femelle en nous qu'il faut dompter, mais les gosses l'ignorent, ne sachant encore ce qu'ils fabriquent sur cette terre.

    Je suppose que ça n'a pas beaucoup changé depuis, compte tenu du peu d'influence des comités d'éthique de toutes sortes dans les cours d'écoles. Et c'est tant mieux : le comité d'éthique est une occupation d'adulte au bord de l'infantilisme, encore obsédé par l'orthographe malgré son âge avancé. Voyez Axel Kahn : le branleur parfait. Ou Louis Schweitzer, encore pire : toutes ces années à assassiner des gamins avec ses bagnoles sur l'autel du capitalisme, à la sortie des boîtes de nuit, pour se reconvertir ensuite dans l'"éthique" !

    L'hypocrisie est du reste quelque chose que les enfants flairent assez bien, et de ce point de vue le capitalisme n'a pas beaucoup plus de mystère pour eux que pour Marx. Ce qui les rend perplexe, c'est surtout que leurs parents adhèrent à ce système de tout leur coeur. La psychologie, qui en dehors du capitalisme n'aurait pas de sens, à même inventé la "crise d'adolescence" pour justifier le sentiment de révolte de gosses à la jugeotte un peu plus exercée vis-à-vis de l'abjection capitaliste. L'absence de révolte des gonzesses (Simone Weil exceptée) prouve bien d'ailleurs que les femmes "ont le capitalisme dans le sang".

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    L'abréviation en "PD" nous intriguait, je me souviens aussi. Pendant deux ou trois semaines, j'ai cru sur la foi de l'assertion d'un de mes potes que ces initiales signifiaient "Police départementale" ; avant qu'un autre pote n'ébauche pour moi un schéma de l'enculade afin d'éclairer ma lanterne (c'était le fils d'une institutrice très versée dans l'"éducation sexuelle" - encore un gadget significatif de la dépravation de l'Education nationale qui, comme l'éthique, fera toujours marrer les gosses). Je n'ai entravé que dalle à l'explication, d'ailleurs, et pas seulement à cause de mon dégoût pour la mécanique : tout simplement parce que le coït avec une gonzesse plutôt qu'un gonze m'apparaissait comme une absurdité suprême, le summum de la faiblesse, bien plus encore que le fait de s'accoupler avec un "alter ego". Indice supplémentaire que le goût du phallus et des matières génitales est typiquement féminin : je n'ai jamais vu au cours de ma scolarité ce fameux cours d'"éducation sexuelle" assuré par un homme, mais le plus souvent par des mères de famille hystériques animées d'une ferveur religieuse, n'hésitant pas à exhiber comme un titre de gloire le film amateur de leurs accouchements plus ou moins sanglants et glaireux, le cinéma le plus pornographique qu'il m'ait jamais été donné de voir, une véritable mystique du coït.

    Compte tenu de l'attirance des pédés pour les flics, l'armée et la fonction publique en général, le coup de la "police départementale" pour traduire "PD" n'était finalement pas si inepte. Dans ces films yankis pour ados, prenons l'"Inspecteur Harry" par exemple : celui qui ne pige pas que l'inspecteur Harry est une tapette hystérique n'a rien compris au cinéma. Le sang qui appelle le sang, rien de plus féminin. Qui, plus qu'une femme a le culte de la famille, si ce n'est un pédéraste ? Même si ce culte est parfois douloureux pour un pédéraste, l'idolâtrie s'accommode très bien du sacrifice, s'il l'oblige parfois à contrefaire complètement la dure réalité comme Proust, la famille reste sacrée pour le pédéraste dans la mesure où elle renferme son idéal de pureté. L'enfance est comme l'Eden du pédé.

    Sait-il Sarkozy lorsqu'il défend qu'on traite les "gays" de pédérastes, à l'aide d'une casuistique qui ne repose sur rien, même pas sur la casuistique du code pénal, que le sentiment pédérastique est un symptôme typiquement capitaliste, le résultat de l'exacerbation extrême du sentiment de piété familiale (qui passe bien sûr par l'étape puritaine) ? Ou est-ce le simple léchage de cul électoral de sa part ? Gardons-nous de prêter trop d'intelligence aux hommes politiques qui fournissent chaque semaine des preuves de débilité et d'impuissance. Derrière le culte de l'homme providentiel, que ce soit Napoléon ou Hitler, Louis XIV, on est toujours sûr de retrouver le sentiment pédérastique. La dispute entre Villepin et Sarkozy est au niveau de la bagarre de cour de récréation et devrait être réglée à coups de pied au cul.

    Le veau d'or est un culte tribal, c'est-à-dire familial : à travers son voile d'hypocrisie c'est le sens du capitalisme qu'un enfant peut voir. On reconnaît le véritable enfant à ce qu'il n'y a en lui aucune nostalgie.

     

  • Pitié pour Sarkozy !

    Après avoir exclu les Africains de l'histoire sur des critères qu'il aurait d'abord dû s'appliquer, voilà-t-il pas que Sarkozy veut bouter le moyen âge hors de la science et proclame noir sur blanc qu'assimiler la pédérastie à l'homosexualité est tout à fait moyen-âgeux (sic).

    La conception de l'histoire de Sarkozy & Guano consiste à peu près à croire que c'est le dernier crétin qui a parlé qui a raison, idée qui n'est pas "historique" mais "médiatique". On peut penser -voire souhaiter-, que "qui pèche par le médiat, périra par le médiat", comme tout gobe-mouche.

    D'ailleurs pour faire confiance à un type comme Franz-Olivier Giesbert, il faut quand même sacrément manquer de physionomie ! Quant aux démocrates-chrétiens boutinistes qui ont soutenu Sarkozy, ils ont été les premiers à le trahir, comme bonne girouette sent le vent venir ; et si certains d'eux s'accrochent encore à Fillon, ce doit être à cause de son air de croque-mort.

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    Rappelons que d'une certaine façon le XXe siècle opère à travers sa philosophie existentialiste un retour au moyen-âge, remet une définition strictement politique de la vie humaine ("existence") en selle. Mais le XXe siècle "tardif" va plus loin que le moyen âge dans l'éloge de la folie, en inventant le "ghetto homosexuel" (celui de San Francisco doit être un des premiers), espèce d'abomination néo-nazie, utopie dont les ressorts sont d'abord Démagogie et Mercantilisme, frères jumeaux de la louve capitaliste. Que telle ou telle personne accepte ou pas d'être répertoriée sous l'angle de son penchant sexuel n'enlève rien au caractère totalitaire de cette typologie. Le regroupement par religion, juive, musulmane, lefèbvriste..., si on peut le trouver médiéval et sectaire, n'atteint pas le point d'absurdité ou de hasard du ghetto "gay" ou du ghetto racial. Sans compter les rayons de la Fnac "spécialisés" dans la littérature cucul-bobon rose, qui là encore donnent une idée de la modernité au ras de la tétine. La Fnac avec sa littérature "certifiée non conforme" affiche presque sa conception totalitaire du livre-fétiche, au demeurant, comme si les lecteurs étaient devenus de parfaits connards et qu'on pouvait se foutre ouvertement de leur gueule en leur fourguant des romans d'Alexandre Jardin ou de Jean d'Ormesson comme de la littérature.

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    Le président ignore la différence entre le mot d'origine grecque "pédophile", et l'insulte de cours de récréation : "Sale pédé !", que le code pénal est débile à réprimer, tant et si bien qu'on peut même se demander si ceux qui ont eu l'idée d'un tel gadget ne sont pas des bobos TOTALEMENT hypocrites, qui inscrivent leurs enfants à l'école à Neuilly tout en voulant régir les cours d'écoles qu'ils fuient. Il m'est arrivé plusieurs fois de me faire traiter de "sale pédé" par des putes sur tel boulevard après avoir décliné leurs services, et je dois dire que je préfère ça à "fils de pute" ou "chien de ta race", sachant que les bobos connaissent, eux, toutes les manières d'insulter quelqu'un sans déborder les lignes blanches qu'ils tracent.

    La "pédérastie" n'est pas une catégorie juridico-sexuelle mais un penchant culturel au sens large. Tenir à quarante ans passés sa gonzesse par la main à Disneyland, comme si c'était sa maman traduit une certaine forme de pédérastie, même s'il s'agissait sans doute plutôt de la part de Nicolas et Carla de fournir un cliché conforme au sentimentalisme pédérastique dominant dans la société capitaliste, notamment dans les milieux nostalgiques qui ont élu Sarkozy.

    Les théories qui, au XXe siècle, ont tenté d'expliquer la pédérastie par la génétique, non seulement ont une accointance certaine avec la philosophie nationale-socialiste, mais sont en outre toutes plus grotesques les unes que les autres. Leur seul intérêt est de permettre de comprendre : 1/ Le rapport entre génétique et statistique ; 2/ Le rapport entre pédérastie et national-socialisme/capitalisme.

    1. L'observation de la nature est secondaire dans le transformisme darwinien, sous l'influence primordiale d'une idée statistique et morale (les valeurs germaniques de "mère patrie", de retour à la "terre-mère", tout l'attirail nitchéen qu'on retrouve jusque dans l'idéologie du "parti vert" écolo, espèce d'irlando-fachisme inepte).

    2. La pédérastie est quelque sorte le terme de l'existentialisme (définition politique de la vie humaine). Sous le poids écrasant de la politique, l'individu redevient un petit enfant, doté d'une sexualité particulièrement immature ; d'une frénésie sexuelle peut-on dire, puisque la frénésie sexuelle est le propre du petit enfant, ce que le puritanisme allemand "augustinien" savait mieux que son dérivé freudien actuel. L'hostilité du capitalisme vis-à-vis de "ce qui peut émanciper de la politique", à savoir la science, est encore plus forte que celle du nazisme.

    - Plus grave dans la mesure où il est censé être le premier magistrat du pays, le président ignore la différence entre la pédophilie qui ne s'accompagne pas de violence ni de plainte (celle de Frédéric Mitterrand ou de Gabriel Matzneff écrivains, ou encore des récits détaillés de crimes sexuels perpétrés sur des enfants exploités par "France Télévision") et la pédophilie condamnée pénalement. Le moyen âge sait mieux que Sarkozy que le droit n'est pas la vie, et que l'opposition du genre "hétérosexuel-homosexuel" est, comme l'inceste, une notion totalement relative, c'est-à-dire entièrement culturelle. Bien sûr Sarkozy est à mille lieues du christianisme ou ce n'est qu'un "chrétien de campagne électorale" comme la Boutin, mais on peut quand même rappeler que si tel n'était pas le cas, si la pédérastie/homosexualité était "génétique", alors cela signifierait que l'homme n'est qu'un automate, jouet du hasard et du destin.

    (Même le fameux argument de la "morale naturelle" de saint Thomas d'Aquin, prolongé actuellement par la morale républicaine et hypocrite des "droits de l'homme" n'est de la part de Thomas d'Aquin guère plus qu'une entourloupe pour éviter que la nomenklatura ecclésiastique de son temps ne qualifie d'hérétiques ses emprunts à la philosophie matérialiste païenne d'Aristote.)

  • Petit écran (de fumée)

    Au milieu de "mea culpa" dont on peut penser qu'ils visent surtout à préserver son petit paradis ministériel plutôt qu'à se faire pardonner de ses victimes prostituées, Frédéric Mitterrand a cette phrase : "On n'est plus au moyen âge, on sait maintenant que l'homosexualité n'a rien à voir avec la pédophilie !"

    On connaît la propension de Sarkozy et de son aréopage d'humanistes distingués à croire qu'ils sont les seuls à être entrés dans l'histoire, mais là il faut quand même pas charrier ! Rendons à César ce qui est à César : le classement des individus dans de petites cases en fonction de leur appétit sexuel n'a aucun caractère scientifique ; il est le fait de la médecine du IIIe Reich, inspirée de théories aussi farfelues que débiles datant du XIXe siècle, IIIe Reich, sinon homosexuel du moins hystérique (il ne faut pas oublier que le modèle militaire spartiate du "hoplite" est bien fondé sur la pédérastie et que l'armée "infantilise" à tous les points de vue afin d'éviter l'émergence de personnalités trop fortes) ; la pédérastie était également répandue dans les pensionnats où règnait la discipline militaire. Médecine nazie et, plus récemment, médecine psychiatrique yankie "arrosée" par les dollars de l'industrie chimique et dont les nomenclatures sexuelles ne sont pas plus sérieuses que celles des nazis (Le succès commercial du Viagra aux Etats-Unis suffit pour jauger le niveau de la science médicale yankie et la corruption de ses fonctionnaires). Aux Yankis on doit même l'invention de l'absurde ghetto gay, significatif du totalitarisme capitaliste.

    De même qu'il est absurde d'opposer radicalement "homosexualité" et "hétérosexualité". On ne peut pas reprocher au moyen âge de ne pas tomber dans la mathématique sexuelle cartésienne. Derrière tous ces classements, qu'ils soient nazis ou yankis se cache d'ailleurs le raisonnement génétique, darwinien, en réalité profondément religieux et négateur de la liberté humaine (Les régimes puritains sont les premiers, bien avant le XIXe et les nazis, à conférer un caractère légal à la sexualité, d'où dérivent manifestement les sections ou sous-sections sexuelles inventées ultérieurement.)

    Le capitalisme excite la pédérastie EN GENERAL, et on peut tout à fait prendre les clichés médiatiques d'un sentimentalisme à vomir du président Sarkozy tenant sa dulcinée par la main comme si c'était sa maman -à Disneyland par-dessus le marché- comme la manifestation d'une sorte de pédérastie hétéro officielle. A feuilleter les mémoires ou les romans de gare de certains politiciens multirécidivistes, sans oublier le blogue d'Alain Juppé qui se sent obligé d'y lécher le cul de sa femme (au sens figuré), on est même conduit à penser que le premier mobile de la politique est la frustration sexuelle (un mobile très féminin, par conséquent). Shakespeare ne dit d'ailleurs pas autre chose.