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poutine

  • Manoeuvres

    Qu'est-ce qui distingue les manoeuvres militaires de Poutine en Géorgie, celles de George Bush en Irak, des manoeuvres militaires de de Gaulle afin de continuer de capter le pétrole d'Algérie ? BHL, fils de colon, a sûrement une explication toute prête.

    Les tueries en Algérie n'empêchent pas de Gaulle d'être salué aujourd'hui, clergés démocrate-chrétien et laïc en tête, comme un grand homme d'Etat, lui qui ne fut qu'un grotesque syndic de faillite.

    Les bâtards capitalistes qui pourfendent les crimes de Staline après ceux d'Hitler pour mieux blanchir leur politique impérialiste devraient d'ailleurs estimer que ce que les Russes font subir aux Géorgiens n'est rien en comparaison de ce que Staline fit subir aux Russes.

    Mais pas question d'Histoire puisqu'on est en plein "devoir d'information".

     

     

     

  • Table rase de la propagande

    Cette semaine la chaîne de propagande "Arte" se propose de faire le bilan des années Poutine, de "dix années d'autoritarisme, de corruption et d'assassinats". Le moins qu'on puisse dire c'est que la télé de BHL ne fait pas dans le détail et sait faire fructifier les conseils de Goebbels en matière de marketing politique.

    Ceux qui comptent sur le courage de types comme BHL ou Redeker pour faire rempart de leurs corps aux attentats de terroristes arabes ou à la colère des Russes ne sont pas naïfs, ils sont carrément crétins. Ils ont déjà oublié comme BHL, lorsqu'il faisait la promotion de sa littérature de troisième zone dans la septième ligne du front serbe, savait se planquer à la moindre alerte, le moindre craquement de branche imitant le bruit d'une balle égarée.

    Le temps n'est pas si lointain où le peu d'empressement des troupes françaises à se porter au-devant des troupes allemandes succédait aux invectives de la presse et de la classe politique française à l'encontre de l'Allemagne nazie. Il doit être écrit quelque part dans le catéchisme libéral qu'il est interdit de tirer des leçons de l'histoire, et que la meilleure manière d'accomplir ce précepte est de d'ignorer et de mépriser l'histoire avec l'arrogance invincible d'un Redeker ou d'un BHL.

  • Triptyque politique (III)

    Quelle nation couve alors aujourd’hui le progrès et la modernité ? L’Inde, et plus encore la Chine, les pays musulmans, sont largement fantasmés par les bourgeois occidentaux afin de légitimer leurs politiques commerciales. On ne s’indigne de la dictature birmane à la télé que pour mieux trafiquer, dans la réalité, avec la Chine. Le “ressort” des libéraux, il n’est pas besoin d’aller le chercher bien loin. Un énergumène comme Guy Sorman, de retour de Chine, avoue la réalité de la misère matérielle et morale des Chinois, immédiatement avant d’énoncer que le système capitaliste est le meilleur des mondes possibles. De Sorman à Pangloss.

    Reste Poutine et la Russie. Plusieurs facteurs semblent indiquer que les Russes sont les seuls à ne pas avoir perdu la tête. C’est peut-être la seule chose que BHL a vue, c’est comme si son instinct lui avait révélé que la menace la plus sérieuse pour son compte en banque et son système de pensée débile se situe en Russie.
    En effet, Poutine semble s’efforcer de tenir en respect ce qui pourrait constituer en Russie une classe libérale irresponsable telle que celle qui s’est emparée du pouvoir à l’Ouest de l’Europe, une classe avec laquelle les catholiques n’auraient jamais dû collaborer : Bernanos l’a fait et il s’en est très vite repenti. Ça n’a pas servi de leçon à tous ces démocrates-chrétiens : Xavier Darcos, Patrice de Plunkett, Philippe Oswald, Philippe de Villier, Christine Boutin, etc.

    D’autre part, c’est une sorte de dialectique historique que Poutine réalise au plan idéologique. Au lieu de fonder la nouvelle nation russe sur des principes juridiques abstraits, comme les États-Unis, et sur une histoire entièrement fabriquée en conformité avec ces principes, au lieu d’amputer l’histoire comme ont fait les Français, Poutine fait la synthèse entre la monarchie orthodoxe et le communisme soviétique : foi et raison.
    Benoît XVI dit la même chose, mais il parle dans le désert, les occidentaux libéraux ne retiennent que les aspects secondaires de sa pensée, sur la liturgie, la famille, le débat dépassé sur le concile Vatican II, cette querelle désuète de moines désœuvrés.
    Le comble, c’est que la synthèse de Benoît XVI rencontre celle de Poutine, alors même que le pape est “interdit” de circuler en Russie. Ça n’est un paradoxe que pour les libéraux qui n’y entendent rien à la politique, ou pour les démocrates-chrétiens “œcuméniques”. Lorsque le figuier ne porte pas de figues on le coupe pour en faire du petit-bois.