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  • Delenda est Roma

    Qu'est-ce que la civilisation, si ce n'est l'art de réduire l'humanité à une porcherie ? De faire de l'institutionnalisation de la sodomie le dernier raffinement social ?

    C'est la fable du "fils prodigue" qui correspond le mieux à l'état d'infériorité spirituelle dans laquelle se trouve l'homme civilisé, ayant quitté la maison de son père. Et la boue de la bauge où se vautrent les hommes civilisés, ils l'appellent "l'éthique", et ils en ont le groin tout barbouillé.

  • Against Ellul

    - That Christian Churches betrayed Jesus-Christ was not only observed by J. Ellul or M. Luther, but many other Christian artists such as K. Marx, William Shakespeare or Francis Bacon, Rabelais, Dante, John Wyclif, Molière, Emmanuel Swedenborg, Balzac... careful readers of the Gospels.

    - Critics by Ellul of Karl Marx were surprising for me, because Marx destroyed the hegelian/nazi modern ethics based on legal science, and Marx does condemn Christian clerks who introduced legal science in the Roman Church. What is legal science for Jewish or Christian people but the AEgyptian science?

    - Shakespeare/Bacon did probably make the best critics.

    - Are Christian 'feminists' as Ellul says when Jewish were before the most misogynist? Every society or civilization is living under a female principle. As Christian people do see Society as Hell, they no doubt beware as Jewish before the female principle.

    - Condemning Mohammedan people is rather useless. The pure satanic religion is the AEgyptian one. The Civilization that has got the best rate, 666/666 in Astronomy. Are Mohammedan people from this religion, as Plato for instance, nazi Hegel, Einstein, Freud, Carl Jung? This is the good question. More than every satanic religion, wealth is condemned by Jesus-Christ as a major barrier to spirituality.

  • Cartels

    De nos jours la bêtise rend un culte au temps, sous prétexte qu'il est "comme de l'argent". Le veau d'or finit en avalanche de plomb sur le râble des crétins.

  • Satan dans l'Eglise

    Satan dans l'Eglise peut se résumer à la "démocratie-chrétienne", c'est-à-dire au capitalisme, comme celui-ci est un projet de société païen sous le masque chrétien.

    Le projet démocratique est doublement étranger à la conscience païenne, qui se distingue par une éthique et une morale rationnelles, excluant l'utopie égalitaire et le millénarisme national-socialiste, et d'autre part il est étranger au message évangélique sur lequel il est impossible de fonder un quelconque "projet de société", notamment en raison de la place qu'un tel projet accorde nécessairement à l'inconscient collectif.

    Fidèle à l'évangile, la théologie de saint Paul s'appuie au contraire sur la conscience individuelle ; elle et un amour purifié de l'éthique, c'est-à-dire ne faisant aucune place à l'érotisme et à la justification de l'homme par l'homme, qualifiée dans la révélation de "fornication". Le catholicisme, l'universalisme de Paul de Tarse est dépourvu de point commun avec le principe divisionnaire démocratique, non moins identitaire que le nazisme.

    De façon volontairement lapidaire, je viens d'énoncer ici différents motifs qui permettent de distinguer les faux prophètes les plus grossiers, et les théologies les plus mensongères. Les enfants élevés au sein de ce mensonge sont les premières victimes de ce plan démoniaque, dont le caractère pédérastique est particulièrement net dans les grandes nations "démocrates-chrétiennes" ; "pédérastique", c'est-à-dire régressif sur le plan de la conscience.

    - La subversion du christianisme est un phénomène caractéristique de l'histoire moderne, de sorte que l'on peut dire, contrairement à certain théoricien de la subversion du christianisme par les Eglises institutionnelles, que la spécificité du paganisme occidental est de faire obstacle à l'Esprit de dieu. La mer rouge séparait le peuple hébreu des Egyptiens ; l'étang de feu sépare les chrétiens du plan démocratique. Dans le christianisme, histoire et mythologie se rejoignent.

    - L'apôtre Paul promet à ceux qui demeurent fidèles à la parole de dieu, qui est son Esprit, la conscience absolue.

    Les preuves de la subversion démocrate-chrétienne sont partout, plus ou moins flagrantes. La négation de Satan en est une, évidente, comme si le chemin de l'homme vers la vérité et la pleine conscience n'était pas constamment entravé par l'agitation du monde, ainsi que Jésus-Christ lui-même tout du long de sa vie publique, s'est heurté à Satan. La conciliation du message évangélique avec un projet de société, quel qu'il soit, entraîne inéluctablement la négation plus ou moins radicale de l'antéchrist. Les sectes sataniques répandues aux Etats-Unis, surtout dans les jeunes générations, ne font que proclamer tout haut des principes qui animent plus discrètement leurs élites bourgeoises ; ce n'est pas sans rappeler le propos de l'anarchiste Léon Bloy : "A quoi sert de se familiariser avec le culte le plus ésotérique de Satan, les tables tournantes et les messes noires, quand l'organisation du commerce lui rend gloire partout, du matin au soir ?"

    - Cette subversion du christianisme à laquelle le clergé romain médiéval a activement contribué par sa philosophie platonicienne, et qui consiste "grosso modo" à réduire le message évangélique au plan éthique, on en retrouve le procédé plus récemment dans la psychanalyse. Au cours de ses études, Carl Jung, après avoir reconnu la parenté de la médecine de l'âme du psychanalyste avec celle du confesseur catholique romain, autrement dit sur le plan médical la "culture de vie" que celui-ci transmettait à travers divers sacrements, met petit à petit à jour que la science moderne, et non seulement l'inconscient collectif, repose sur les mêmes hypothèses que l'inconscient et la science du moyen âge. Il  peine à se l'avouer, mais on peut l'ajouter : les alchimistes du moyen âge sont mieux conscients que nos savants modernes de la détermination chimique, matérielle, de la psyché. La matière vivante détermine toute volonté, et non l'inverse. On a là toute la philosophie naturelle, et son recyclage à l'infini, contre laquelle Shakespeare s'est dressé, au nom du christianisme. Car, bien sûr, elle n'a rien de chrétien, pas plus que la démocratie, qui n'est autre qu'un phénomène psychologique. La tentative de Jung pour concilier l'éthique païenne et la charité chrétienne ne repose sur aucune base scientifique sérieuse. De façon plutôt cocasse, certains psychanalystes s'obstinent dans une description psychiatrique de Hamlet, quand l'intention manifeste de Shakespeare est de montrer que son héros, vit dans Elseneur entouré de possédés : Ophélie, son père, son frère, le tyran Claudius, la reine Gertrude, tous sont animés par une impulsion inconsciente, dont ils sont incapables de reconnaître le caractère démoniaque ; ce sont des marionnettes. Or pour le chrétien, il faut être fou pour aimer la vie et ne pas se révolter contre la condition humaine.

    Neurasthénique, Hamlet ? Il faut l'être du point de vue de la culture de vie médicale ou païenne pour mépriser la vie. Pratiquement, Shakespeare sait que l'Eglise romaine a réduit le sacerdoce du prêtre à une médecine de l'âme, et que c'est un crime contre l'Esprit de l'avoir fait. Il montre aussi que c'est l'élite qui requiert particulièrement la cure, car c'est sa position sociale qui la fragilise spirituellement et l'expose à la mélancolie. Pusillanime, Hamlet ne l'est pas non plus ; son comportement illustre la prudence scientifique. Quant au désir de vengeance qui animerait Hamlet selon d'autres encore, il ne résiste pas à une simple lecture de la pièce, dépourvue de ressort psychologique ; comment un tragédien, qui n'accorde à la psychologie ou au langage aucun esprit, pourrait-il écrire sur les passions humaines, aussi répétitives et ennuyeuses que la musique, et sur lesquelles tout a été dit depuis le mythe biblique d'Adam et Eve, ou celui d'Oedipe ?

    Hamlet est doté de l'esprit qui consiste à voir le monde comme un enfer, irrémédiable parce qu'il est fermé à la force de l'esprit, et se consolide de cet hermétisme, comme la matière vivante elle-même, et les mirages qui ne font que la prolonger de façon virtuelle.

     




  • Cqfd

    Tout gosse, déjà, je sentais que cette abréviation, "cqfd", était aussi creuse que les "valeurs républicaines", identiques à l'acier dont sont faits les coffre-forts et les missiles Dassault, et que la morale, comme l'esthétique, se résout à un simple calcul de singe.

    Pour nier le progrès, il suffit de se situer sur le plan social, exactement le même où l'évolution se démontre.

  • L'Evolution finale

    Ce qui fait que l'artiste ou l'homme de science sera peu enclin à gober la théorie de l'évolution, c'est qu'elle est, de toute évidence, une pure clause de style.

    Alphonse Allais, le seul surréaliste vraiment sérieux, comme son sens de l'auto-dérision l'indique (il est difficile de prendre l'humanité plus au sérieux que l'espèce des primates), emploie toutes les ressources de son art afin de souligner toutes les incohérences que la théorie de l'évolution entraîne pour un esprit français : elle oblige à prendre la religion au sérieux ; à voir dans les salauds des surhommes, puisqu'il faut être un salaud pour s'adapter à la société, etc. On devine derrière le ton badin d'Allais un homme extrêmement colère que la société française, du fait de son élite républicaine, soit en train de devenir nazie.

    Si Céline avait lu Allais plus attentivement, il aurait été encore moins nazi, car il aurait su que les hommes les mieux adaptés dans ce monde ne sont juifs que dans la mesure où c'est à la mode de l'être. En principe, ils sont de confession assyrienne ou babylonienne. 


  • Les Mots

    Reconnaître le mensonge dans les mots, comme Léopardi, est assez rare de la part d'un homme élite. En effet le piège dans lequel tombent les faibles est toujours d'abord rhétorique. Le style moderne est "sémantique", c'est-à-dire qu'il tente de faire croire que le langage a un sens propre.

    Le combat de Marx est contre la sémantique, sachant que les peuples sont systématiquement entraînés sur ce terrain par ceux qui les dominent et les exploitent. On dispose en France avec le jansénisme de l'exemple d'une pensée chrétienne pratiquement aussi idiote que le libéralisme dans le domaine économique, c'est-à-dire une pensée où la fonction religieuse devient le but religieux.

    En tant que Français, je renie la langue française et je vomis l'Académie française et l'académisme : pratiquement, ce sont les auteurs les moins français. Il faut être Québécois pour cultiver la langue française. La culture américaine découle plus de l'académie française que moi, car, pratiquement, l'académisme en art revient au culte de satan (n'importe quel artiste, ayant vu le faciès de Richelieu par Champaigne comprendra ce que je veux dire : c'est un portrait de l'iniquité).

  • Art et Peuple

    - Le peuple s'interroge sur l'art abstrait et se demande s'il n'y aurait pas là quelque ruse religieuse ? En effet.

    - Le clergé répond que l'art abstrait est l'art de s'interroger toujours, sans chercher de réponse. A juste titre.

    - Il faut entendre par "abstrait" l'art le plus spéculatif : la photographie, le cinéma ou l'argent. Dans le domaine des choses virtuelles, le clergé se meut à son aise, comme l'araignée sur sa toile.


  • Amour et vérité

    On ne se détermine contre la vérité que par faiblesse. L'une d'entre elle consiste à faire croire que l'âme est plus forte que le corps, alors qu'en vérité c'est l'homme tout entier qui est faible.

    La division entre l'âme et le corps n'est introduite qu'au détriment de l'homme, pour le bénéfice de la société. Les femmes y adhèrent naturellement, tandis que les hommes s'en méfient.

    Si l'Occident s'inspire des religions païennes animistes dès le moyen âge, en dépit des Grecs (Homère ou Aristote), du judaïsme ou du christianisme, c'est faute de trouver dans la pensée matérialiste occidentale une incitation au devoir ou au civisme, quelque chose qui fonde le respect de la personnalité morale ou de l'identité. Tous les philosophes orientalistes libéraux ou fachistes du XIXe siècle ont beaucoup de retard sur le seul terrain où ils croient briller : celui de la culture. Dans ce domaine, d'ailleurs, on est toujours en retard sur les pyramides.

    Si l'amour et la vérité se confondent dans le christianisme, tandis qu'on trouve toujours un éloge plus ou moins discret du mensonge dans le socialisme, c'est parce qu'il est impossible d'aimer quand on est faible : on "hallucine d'aimer", dans ce cas, c'est-à-dire qu'on idolâtre, on prend pour but ce qui n'est qu'un moyen - la vie. Satan n'a pas d'autre ruse que l'anthropologie.

    N'écoutez pas les faux apôtres qui prétendent qu'il y a un "érotisme chrétien" : ce sont des chiens et des lâches ; et une lâcheté aussi extraordinaire signale que le plan social n'a jamais été aussi incliné.

  • Golden Calf

    - It is said that French people do not love money. If they would hate it, they would be saints, and of course they are not.

    - When money is sacred, sex is too: this was the religion by Ayn Rand, and she was right. God bless her.

  • New Superstition

    It is not possible in Molière's country to take the German medicine of S. Freund or C. Jung really seriously -as something else than a new baroque religion. And neither in Shakespeare's country I guess?

    Money make people mad, obviously (no need to make long studies on human soul and dreams): the psychanalyst is the therapist who is paid to hide the fact that money make people mad (Women do like those kind of therapists who tell them that money is 'reasonable', as Eva did like the fruit that was given to her by the devil).

  • Psychanalyse et totalitarisme

    Au niveau conscient, la démocratie n'est pas possible, car elle n'est pas plausible. La démocratie ne fait pas moins appel à l'inconscient que la publicité.

    D'ailleurs il n'y a AUCUN homme politique, d'aucun parti, qui ne fasse appel aujourd'hui, exactement comme Hitler ou Staline firent, à l'érotomanie des foules qui les admirent. Un bon avocat plaiderait pour Hitler ou Staline selon la même défense que pour tout homme politique depuis Ponce-Pilate jusqu'à aujourd'hui : "Responsable mais pas coupable."

    Un certain niveau constant d'aliénation du personnel politique lui permet, alors qu'elles sont indéfiniment couvertes de sang, de garder les mains sales pures. C'est très pratique : je suggère à n'importe quel gangster de faire Sciences-po. pour éviter à sa mère de se faire un sang d'encre (Ce qui choque la plupart des mères, c'est le crime illégal. Le vol mais pas la propriété.)

    Un éminent psy se demande pourquoi la plupart de ses patients ne continuent pas de lutter contre l'inconscient après leur guérison, mais préfèrent se contenter d'une part de hasard ou d'inconscient, donc de déterminisme, au lieu d'aller vers une liberté pleine et entière ? La réponse est simple : c'en serait fini de la démocratie et de toutes les sortes d'idéaux totalitaires si l'homme était libre. Ce que la démocratie prétend vouloir, c'est cela même qui la nie. Moins un homme est aliéné, moins il subit le mirage de la démocratie.

  • Mythologie

    Je note un regain d'intérêt en ce moment pour la mythologie antique, dont il est difficile de prononcer s'il est superficiel ou plus profond. Grâce aux contes, les enfants sont restés plus proches des fables mythologiques, car il est difficile d'imaginer des histoires plus simples ou d'intéresser les enfants aux problèmes de robinet des adultes (bien que la tentative existe, à travers les contes pédophiles, c'est-à-dire "à visée pédagogique", dont "Alice au pays des merveilles"). 

    Un genre auquel l'oeuvre de Shakespeare est presque assimilable, d'ailleurs, c'est le conte. Marx n'est pas le premier à avoir pensé le sens de l'histoire à rebours du maillage juridique de plus en plus serré des temps modernes. Or c'est le même Shakespeare qui dévoile que les ornements religieux, culturels ou politiques du Royaume d'Angleterre sont complètement bidons, ses monarques cocus ou démoniaques, qui écrit par ailleurs "Cymbeline" ou "L'Epiphanie".

    Le goût pour la mythologie traduit le goût pour la métaphysique, à laquelle les temps modernes ont substitué des plans éthiques et politiques truqués, analogues à l'ancien purgatoire. Contrairement à la métaphysique, ils ne sont que des représentations abstraites, dérivées des objets physiques qui les déterminent. Comme l'imagination se moque du cinéma, la mythologie protège des hallucinations éthiques et des formules magiques abracadabrantesques.