vendredi, 05 mars 2010

Putain de Marianne !

Le football avec ses bavures est la honte de la bourgeoisie libérale à bout de souffle. Il exprime publiquement la trahison de la promesse faite aux classes moyennes de les conduire vers le progrès. Enfant de France, regarde-ça et méprise tes parents d'avoir été aussi lâches !

A l'aune de la promesse d'un Progrès il a été décrété archaïque d'être juif, chrétien ou musulman. Au l'aune de cette promesse il a été décrété irresponsable de voter pour Le Pen ou un parti d'extrême-gauche : péché de gros beauf ou de jeune con.

Au-dessus de l'enrichissement sans cause que Sarkozy a eu l'audace d'élever au rang d'idéal populaire, au-dessus de l'identité française qui n'est qu'un fantôme pour ahuris texans ou alsaciens, était la religion du progrès, que la religion romaine ou néo-nazie du football ridiculise parfaitement. Militant de gauche ou de droite, le bulletin de vote que tu me tends à l'entrée du métro, tu peux te le mettre au cul, je n'irai pas à l'abattoir avec toi.

Quoi de pire qu'un abruti supporteur de foot (ou de rugby pour le public féminin qui n'aime rien tant que voir des gosses se mettre sur la gueule entre eux), si ce n'est les intellectuels supporteurs de foot : Bégaudeau, Zemmour, Finkielkraut, Pierre-Louis Basse, Eric Nolleau, infinie chienlit gaulliste et socialiste qui n'a jamais senti aussi fort ; à quoi on peut ajouter le coq Jean-Michel Aulas sur son tas de fumiers. Cocu il finira, comme tout bourgeois lyonnais. L'encens répandus par les fumiers ne parvient plus à dissimuler l'odeur. (On ne pardonne à Blondin d'avoir été chroniqueur sportif que pour cette sortie, ce pénalty de défenseur : "Il n'y a pas qu'au Danemark que règne la pourriture.")

lundi, 30 novembre 2009

L'Argent du Beur

Le pire, ce sont encore ces intellos bobos : Finkielkraut, Bruno Gaccio, etc., qui feignent d'ignorer que le football est une entreprise politique bourgeoise crapuleuse DEPUIS LE DEBUT. Sans compter ses effets d'abrutissement sur les familles les plus modestes. Non seulement les industriels français ont importé une main-d'oeuvre africaine à bon marché pour effectuer les tâches ingrates pour pas un rond, mais ils l'ont flanquée devant la télé et les matchs de foot.

L'impossibilité pour un politicien qui le souhaiterait de remettre en cause le foot tient non seulement au poids de l'industrie dans ce secteur, mais aussi au fait que le football "participe du lien social" comme disent les sociologues dans leur langage vulgaire. Un point qui permet de laver Marx du soupçon qui pèse sur lui de n'être qu'un "sociologue". Marx et Engels savent trop bien l'aspect "cultuel" de la culture. Le communiste qui ne voit derrière ce "ciment social" autre chose que le meilleur moyen pour la bourgeoisie de communiquer aux ouvriers, aux employés et aux fonctionnaires sa religion de l'argent ne peut être qu'un ancien stalinien qui n'a lu qu'une version de Marx amputée.

Marx tenant d'ailleurs à juste titre les réactionnaires en général pour des imbéciles nostalgiques complètement coupés des réalités historiques (excepté Balzac), n'a jamais ignoré la menace particulière que les sociaux-démocrates, plus rusés, font courir à la vérité.

Probable que si les fils d'ouvriers n'avaient pas été détournés de Marx vers le football, la politique et la sociologie, les flonflons de la Marseillaise en guise de cache-sexe, la France ne serait pas aussi bas aujourd'hui. Même le milieu anar pourtant plus radical semble ne pas avoir évolué depuis Marx ! Incapables les anars de voir quelles sont les deux catégories d'individus qui font référence à Nitche en dehors d'eux: les curés démocrates-chrétiens (Onfray y compris) et les supporteurs du PSG, et que la meilleure interprétation du surhomme de Nitche est le super-héros de la culture yankie qui est un super-flic au-dessus des lois (un peu comme un chef d'Etat).

Etant donné le lien politique entre le foot et la guerre, je ne peux m'empêcher de penser à "Henry V" où Shakespeare brocarde comme dans quelques autres pièces l'esprit chevaleresque façon Chrétien de Toyes, avec une bonne longueur d'avance sur les "Monty Python", et non sans souligner contrairement à eux le caractère satanique d'une telle littérature. Si Shakespeare avait été entendu, la littérature romanesque moderne ne serait jamais née. Les intellos-bobos d'aujourd'hui sont les Tartuffe jansénistes d'hier.

jeudi, 19 novembre 2009

L'Argent du Beur

Liesse nationaliste au Nord de Paris. L'Algérie a gagné un match de foot. Bien failli me faire lyncher dans une rue sombre par une bande de loustics en maraude, petits malins profitant du bordel pour se livrer à des rapines faciles ; des gamins de quinze-seize ans. Quelques coups un peu mous, et puis les mecs ont lâché l'affaire, je sais pas bien pourquoi ? A dix contre un je ne donnais pas cher de mon profil d'éphèbe grec.

J'ai vu un type complètement démoli pissant le sang étendu raide sur le trottoir il y a deux ans de ça, après une autre soirée de foot et d'hystérie pédérastique ; et comme je me penchai pour palper le mec et vérifier que son coeur battait encore, les lascars sont revenus me trouver pour me demander si j'aurais eu pitié de la même façon d'un nègre ??? Putain de France !

Un connard fier d'être français avec son drapeau, sa Marseillaise et sa Kronenbourg, parce que Machin-bidule a marqué un but à la la télé en entraîne un autre algérien, camerounais, belge... Ils voient pas les gamins au chômedu quel genre d'intello-bobo fait l'apologie du foot à la télé, les Zemmour, Bégaudeau, Finkielkraut, Gaccio ? Qu'une victoire en foot, ce cinoche-là c'est tout bénéf' pour Sarkozy, Jean-Michel Aulas (cette face de Shylock de parvenu lyonnais me flanque la gerbe) ou Bouteflika ?

Même pas pu me consoler avec la défaite des "blacks, blancs, beurs".

09:25 | Commentaires (0) | Tags : algérie, football, jean-michel aulas, thierry henry | |

mardi, 02 juin 2009

No Sport

Tout comme les économistes capitalistes confondent concurrence et économie, les philosophes laïcs ne connaissent pas la différence entre le sport et le jeu. Finkielkraut, Bégaudeau, Zemmour, qui déclarent à la télé leur "passion pour le sport", ne "pensent" pas : ils font allégeance au régime et à ses moeurs.

La "vertu éducative du football" est une de ces vastes blagues capitalistes que seuls des pions peuvent avancer sans rire. Pourquoi pas la vertu éducative des dix-sept kilomètres d'entraînement par jour de la grenouille Manaudou, tant qu'on y est ? Exploitation = éducation, par conséquent, dans la nouvelle morale laïque télégénique.


*


Le principe de la compétition n'est bien sûr pas inhérent au sport mais au capitalisme. Je me considère moi-même comme un athlète, puisque je m'adonne au sport depuis vingt ans sans interruption ; mais j'ai toujours eu un souverain mépris pour la compétition. La compétition, c'est le cirque des femelles pour avoir le plus beau mâle, ou des mâles pour avoir le plus de femelles.

D'un certain point de vue la "passion du sport" selon Zemmour, Finkielkraut ou Bégaudeau paraît même cocasse, comme le goût d'intellos malingres pour le spectacle du combat entre des corps d'athlètes, combat qui mène à la mort, au moins symbolique (le capitaliste est un Romain que la vue du sang fait s'évanouir).

Il est vrai cependant qu'on peut faire des comparaisons philosophiques avec le sport. Le rugby ressemble à s'y méprendre à la religion laïque, à la philosophie nationale-socialiste de Hegel, par sa façon de progresser par jets rétrogrades dans un plan rectangulaire, de repartir à zéro après avoir marqué un "essai". Le football, qui a assimilé la tricherie dans son règlement, évoque plutôt, lui, les nouvelles pratiques fiscales et comptables de la City.

L'intérêt du débat est qu'on peut voir que la promotion du jeu romain contre le sport grec vient du puritanisme et d'un excès de sentimentalisme. Jeux pythiques contre jeux olympiques.

Bégaudeau n'est même pas capable d'imposer le respect à ses élèves. Sa notoriété vient du "deal" passé avec eux et du crétinisme des jurés du Festival de Cannes. Comme si les roulements de mécanique de Zemmour, le sémaphore de Finkielkraut, les caniches de Luc Ferry, les sermons d'Enthoven ne suffisaient pas, on a maintenant pour le même prix la tête de ballon rond de Bégaudeau.

05:24 | Commentaires (0) | Tags : begaudeau, zemmour, finkielkraut, sport, football, philosophie, rugby | |

lundi, 20 octobre 2008

Comble

Plus con qu'un supporteur de football, tu meurs ? Eh bien non, on sait qu'il y a pire désormais : un supporteur de football attaché au respect de la Marseillaise et du drapeau tricolore.

14:21 | Commentaires (0) | Tags : football, hitler | |