jeudi, 01 mai 2008
Les Fâcheux
Ne voilà-t-il pas que le Tartuffe Xavier Darcos veut qu'on enseigne la morale aux enfants dès la maternelle... Comme si les fables de La Fontaine ne suffisaient pas. On croit rêver. On croule sous la morale virtuelle : à tous les coins de rue des panneaux pour vous interdire de baiser pour de bon, ou de fumer, de boire du vin... et pourtant jamais la morale réelle n'a été aussi absente. Comment lorsque des énarques et des polytechniciens qui fourguent des armes et des supermarchés à qui veut bien éponger nos stocks, en l'absence d'autres considérations morales, comment dans ce paysage-là Darcos peut-il espérer que le petit voyou dealer de cigarettes ou autres pétards suspects respecte, lui, la morale, et envisage les conséquences de ses actes à long terme ?
Les voyous devraient respecter la morale en premier et montrer l'exemple aux gens honnêtes ? Est-ce que Xavier Darcos ne se fout pas un peu de la gueule du peuple avec sa morale laïque de derrière les fagots ?
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Ce n'est pas la révolution permanente, ce régime, mais plutôt la comédie de Molière permanente. Pas seulement Darcos en Tartuffe, mais aussi Sarkozy en Scapin, qui commence à se demander ce qu'il est venu faire dans cette galère au lieu de se faire embaucher chez LVMH ou Bolloré ; Fillon en misanthrope, pas mécontent qu'on lui fiche la paix ; ou en Sganarelle, obligé d'approuver toutes les foucades de son Dom Juan de patron, mais qui n'en prie pas moins la sainte Vierge pour que tout ce cirque-là s'arrête ; Carla Bruni en vraie-fausse pucelle consentante, en Agnès affranchie ; pour les femmes savantes, Christine Lagarde, Roselyne Bachelot et Rama Yade offrent des exemples variés d'arrogance et de prétention femelles qui se veulent mâles ; ne dites pas que j'exagère : Bernard Kouchner n'est-il pas le bourgeois-gentilhomme parfait, qui parle les droits de l'homme ou le droit international comme une seconde langue naturelle ? Le Malade imaginaire c'est la France, qui ne souffre pas de "pas assez" mais de "trop plein".
Je cherche un rôle pour Xavier Bertrand, vu que le Tartuffe est déjà pris... Et Sganarelle aussi... Après tout rien n'impose que l'Avare ne soit pas gras et un peu franc-maçon.
(Jacques Attali est trop "bouffon triste" pour ne pas le réserver à la Comédia del Arte.)
Les "Amants magnifiques", bien qu'un peu décatis, mais le maquillage n'est pas une nouveauté au théâtre : Cécilia et son nouveau Jules.
On peut juste constater que la droite au gouvernement peine à recruter des Trissotins et Vadius crédibles ; Guaino est un peu "limite". La gauche est beaucoup plus douée pour ça. Finkielkraut avait sa place au gouvernement, pour succéder à Luc Ferry.
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Molière vous tient en haleine quatre ou cinq actes ; après, tomber de rideau. Mais quatre longues années, comment diable ? L'opposition a de quoi être inquiète pour la suite. Le spectacle qu'elle produira ne sera jamais aussi burlesque et la réalité du libéralisme, même repeint en gris laïc de gauche, risque d'apparaître comme plus violente encore après cette parenthèse de fou-rire encouragée par les médias, qui n'avaient pas prévu ce fou-rire de travers.
On peut toujours rêver de Ségolène Royal, flanquant aux oubliettes Daniel Bouton et Bernard Arnault, Jacques Attali et Alain Minc, toute la fine fleur du patronnat français, comme jadis Louis XIV avec Fouquet, qui ne le méritait pas autant... On peut toujours rêver.
11:55 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (54) | Envoyer cette note | Tags : xavier darcos, politique, christine lagarde, rama yade, roselyne bachelot, francois fillon, nicolas sarkozy
samedi, 02 février 2008
La méthode Sarko
En décidant de subventionner un peu plus la recherche contre la maladie d'Alzheimer, à la veille des municipales, Nicolas Sarkozy "soigne" son électorat le plus fidèle. En même temps il faut qu'il fasse gaffe : sorti complètement du gâtisme, le quatrième âge risquerait de ne plus voter UMP.
Au lieu de contrecarrer cette politique par un appel à la jeunesse et à la vie, Ségolène Royal répond en faisant de la lèche aux vieillards à son tour. Ah, démocratie de proximité quand tu nous tiens...
Le dernier des communistes, votre serviteur, ne peut s'empêcher de remarquer tout ce que cette décision politique en faveur de la recherche contre la maladie d'Alzheimer a de malthusien, d'évolutionniste, d'anti-économique, bref, en un mot : d'imbécile. Acteurs passifs, faisant seulement office de "caution morale", les démocrates-chrétiens François Fillon et Xavier Darcos sont là, loin, bien loin de la dissidence prônée par Benoît XVI. Quel usage Darcos et Fillon font-ils de leur bagage intellectuel et spirituel ? Bourgeois avant tout ils sont. On ne peut servir deux maîtres.
Je dois ceci quand même à Sarko, c'est qu'il a précipité ma conversion au communisme (retardée par le spectacle affligeant du Parti communiste français, Patrick Besson et Beigbeder y compris, qui ne songent plus qu'à une chose désormais : rejoindre le gâteux d'Ormesson à l'Académie.)
10:00 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, xavier darcos, francois fillon
lundi, 21 janvier 2008
Trop de télé ?
La nuit dernière, j’ai fait un cauchemar : Sarkozy était assassiné, comme son modèle Kennedy, par un mafieux, et les médias rééditaient le coup d’un président jeune, (beau), plein d’avenir, bourreau des cœurs, fauché par un vilain méchant dans la fleur de l’âge, avant d’avoir tenu toutes ses promesses mirobolantes : Cécilia en Jackie Kennedy, Carla Bruni en Marilyn Monroe, de TF1 à Arte ; intervious dans la rue des mémés et des pépés en pleurs qui l’avaient élu, par peur de voir leur voiture en “leasing” partir un jour en fumée, brûlée par un de ces sauvageons-terroristes de banlieue, plus ou moins membres d’Al Kaïda. En présentant le journal de 20h00, Claire Chazal avait des sanglots dans la voix et butait sur son prompteur. Même Le Pen essayait de se rendre à l’enterrement, célébré par Mgr Vingt-Trois, avec un panégyrique de Simone Veil, mais il était refoulé à l’entrée de Notre-Dame, vu qu’un militant d’extrême-droite était soupçonné du meurtre… Seuls Jacques Chirac, D. de Villepin, François Fillon et Cécilia, qui avaient bien connu Sarkozy, poussaient un “ouf” de soulagement. Merde, je me suis réveillé en sursaut, et ensuite il m’a été difficile de me rendormir : il m’est déjà arrivé de faire des rêves prémonitoires, mais là je crois que j’ai simplement abusé de la télé.
10:05 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, dominique de villepin, carla bruni, kennedy, françois fillon

