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Lapinos - Page 84

  • Apocalypse 2012

    Scholie n° 5

    La meilleure recommandation qu'on puisse faire à un enfant est d'opter pour la spiritualité, plutôt que de se laisser guider par ses sentiments. Je ne manque pas de dispenser ce conseil aux enfants qui ont la patience de m'écouter, mettant ainsi un instant leur désir entre parenthèses.

    Le pédophile, pire ennemi de l'enfant en ce qu'il désire le voir demeurer dans son état de nature primitif et infantile, et non grandir en force et en esprit, tiendra au contraire à l'enfant un discours appuyé sur les sentiments, pour mieux le séduire, comme le travestissement du loup pour mieux approcher le petit Chaperon Rouge le signifie. Autrement dit, on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre, et le chasseur moderne sait enduire ses flèches de miel pour chasser plus efficacement.

    D'ailleurs je ne crains pas de choquer les enfants en brossant le portrait des publicitaires en violeurs d'enfants, qu'ils savent "consommer avec modération".

    Ajoutons qu'il y a dans la société une espèce de pédophile à laquelle on ne pense pas assez, ce sont les mères de famille, assez folles et cyniques pour s'émerveiller de la prétendue "beauté" d'un nouveau-né, animal parmi les plus atroces à regarder, sous le seul prétexte qu'il est issu de leur ventre. Tout le drame bourgeois, le romantisme, sont résumés dans cette idolâtrie de soi-même à travers le sépulcre blanchi des sentiments.

    Tout aussi abjecte la morale existentialiste moderne : elle procède exactement du même tour de passe-passe qui consiste à faire passer le désir pour une chose spirituelle.

    Ici on rejoint l'apocalypse, car c'est le plus grand crime de l'Eglise chrétienne romaine d'avoir cédé à cette tentation, pour des motifs moraux et politiques étrangers à sa mission ; parfaitement imitée en ça par les sectes protestantes, puis par les républiques modernes, comme si l'Eglise romaine avait servi de modèle à toutes les institutions occidentales après elle, "mère des nations", putains travesties en nonnes à son imitation, excitant l'homme au vice sous couvert de la vertu, c'est-à-dire de la médiocrité ; quand la médiocrité doit rester un état transitoire et ne jamais être vue autrement, contrairement aux puissantes incitations démoniaques de l'anthropologie.

    Shakespeare montre que l'anthropologie (catholique, romaine, juive, égyptienne, indienne) est trahison de l'Esprit, celle-là même commise par Judas Iscariote et par laquelle il se condamne de son propre chef au néant.

  • Apocalypse 2012

    Scholie n° 5

    Le reproche fait au christianisme d'être une religion essentiellement eschatologique, c'est-à-dire exclusivement tournée vers le salut de l'homme, où le problème de la foi n'occupe aucune place hormis les quelques instants nécessaires à un criminel cloué sur une croix voisine pour reconnaître dans Jésus le sauveur, ce reproche est moins sérieux que celui qu'on pourrait faire, dans l'ordre politique, au président de la République de ne pas balayer lui-même devant les portes du palais de l'Elysée.

    L'apocalypse de Jean ne fait que mettre l'accent sur les paroles du Christ qui sont toutes apocalyptiques et hostiles à la croyance que les biens de ce monde passeront le cap de la mort. On peut même faire le rapprochement entre la vie du Christ et l'histoire du monde telle que la vision de saint Jean la dessine en images. Celles-ci prophétisent en effet le triomphe de la vérité sur les forces morales, dont le Christ a lui-même été victime, sachant que toute violence qui a le don de détruire l'homme a celui, contraire, d'engrosser la société.

    Si le christianisme n'était pas une religion essentiellement eschatologique, il serait "traditionnel", c'est-à-dire entièrement folklorique, dénotant seulement l'attachement sentimental à une forme de société idéale, doublé de l'ignorance que ce sont les nécessités de l'exploitation de l'homme par l'homme qui contraignent à changer de régime pour un autre.

    Enfin, si le christianisme n'était pas entièrement eschatologique, il n'aurait pas lieu d'être puisque le judaïsme des prophètes remplit très bien le rôle qui consiste à dénoncer le régime de soumission au droit naturel des anciennes théocraties païennes, perpétué par la doctrine libérale de manière ubuesque (les écologistes qui veulent "sauver la planète"... d'eux-mêmes ; sans penser une seconde que leur suicide collectif serait encore la solution la plus économique).

     

     

  • Apocalypse 2012

    Scholie n° 4

    Possédés : C'est la loi de fer à laquelle les propriétaires ou les possédants se soumettent, d'être en dernier ressort possédés à leur tour par leurs avoirs. Contre quoi s'élève la plus grande sagesse, depuis l'Antiquité, qui recommande de ne jamais accorder sa pensée ou son intelligence à sa volonté propre, sous peine de s'aliéner à une puissance étrangère ou de se mystifier soi-même. Toute trace de religion sur le plan politique porte de la marque de cette lâcheté. Ainsi faut-il voir le portrait des rois chrétiens par Shakespeare comme des lâches et des fous, peinture qui a valu à Shakespeare la haine du "Grand Siècle", encore capable de l'entendre ainsi.

    Dernièrement, K. Marx a comparé le romantisme à l'onanisme. Suivant donc l'inspiration classique de Francis Bacon Verulam, voyant dans la fidélité exemplaire du chien à son maître, le meilleur exemple d'amour romantique qu'on puisse trouver.

    Les sentiments justifient d'ailleurs la plus grande bêtise, la cruauté ou le meurtre, sur le plan du droit ou de la société ; non pas d'abord pour le bénéfice des criminels ou des idiots, mais pour celui des publicitaires, grands gagnants de la bourse aux sentiments.

    Ce qui est parfois admiré chez le marquis de Sade est semblable à ce que les dévôts admirent dans les grandes brutes de l'histoire, Louis XIV ou Napoléon, une fois le sang séché : l'appétit féroce, à la mesure d'un Etat ou d'une nation tout entière. L'appétit nécessaire à la survie des nations, y compris les plus paisibles et sur lesquelles flottent les slogans les plus humanistes. Car on n'a jamais l'idée exacte d'un monstre tant qu'il n'est pas affamé. Et les rêves de Sade sont ceux d'un aristocrate sevré des plaisirs habituels réservés à sa caste, fondés sur une légitimation magique de la propriété, que la République n'a pas manqué d'emprunter aux anciens possédants.

    Sade incarne de la manière la plus artistique, c'est-à-dire avec le plus de naïveté et le moins d'hypocrisie, la transition de l'aristocratie à la bourgeoisie, dépossédant celle-là et substituant à dieu un nouveau moyen de berner le peuple : le désir et les bons sentiments, quand les mauvais sentiments et le viol permanent des consciences sont réservés à la seule élite bourgeoise, qui trouve en jouant avec le feu le seul moyen de vaincre son ennui.

    Dans les symptômes de n'importe quel cas de folie, comme Shakespeare le souligne à propos de la petite dinde romantique Ophélie, aïeule de toutes les Bovary ultérieures, ainsi que son frère Laërte,  pleurant sa soeur comme si elle était un bien familial, on peut discerner les stigmates de la propriété.

    Extra-lucide Shakespeare qui, rejoignant le point de vue d'Homère, voit dans la soif de reconnaissance sociale un double signe d'aliénation et de religiosité, d'une part, d'athéisme d'autre part, sapant ainsi les bases de toute forme d'architecture, à commencer par les cathédrales gothiques et le droit romain.

    (Pas étonnant que le bon docteur Freud, confesseur républicain, ne songe pas un seul instant à recommander à ses riches clientes de se déposséder de leurs biens, mais cherche seulement pour les ramener à la raison à les éloigner du bord du plan incliné et macabre des rêves.)

  • Apocalypse 2012

    Deux adolescentes plaisantant à propos de l'apocalypse dans un bus parisien m'incitent à me hâter de publier quelques nouvelles scholies sur ce sujet (à dire vrai peu féminin).

    Ces demoiselles évoquent en riant jaune les quelques mois qui leur reste à vivre, selon l'astronomie des Mayas. Une telle autodérision est permise tant qu'on n'est pas encore sur les rails de l'existence. 

    Scholie n° 1

    "Laissez venir à moi les enfants." commande le Christ. On retrouve, concernant l'apocalypse, le même obstacle des adultes entre la vérité et leurs gosses. Ceux-ci craignent beaucoup moins de rechercher la vérité que leurs parents, vivant souvent déjà comme s'ils étaient déjà morts, dans le confort intellectuel ou la musique de chambre.

    Les centres d'intérêt des adultes, pour citer seulement ces allégories pompeuses du hasard que sont le cinéma ou l'argent, prouvent assez l'intense niaiserie et la dévotion religieuse de personnes morales soi-disant "responsables".

    Le premier commandement irresponsable des adultes aux enfants est de se tourner vers leur avenir, rêve chimérique et totalitaire, dont le Christ détourne en montrant que même les serins n'ont pas cette bêtise.

    Il y a dans la religion, comme dans la politique, sous couvert d'humanisme, un mouvement de pédérastie violent et lâche. On le remarque d'autant plus dans les civilisations usées, qui croient trouver dans la quête de l'origine une ressource à leurs forces déclinantes. Ainsi dans la philosophie morale nazie (Hegel, Nitche), que les milieux bourgeois affectionnent tant, en raison de son ésotérisme. Elle revient à appliquer aux hommes le régime des légumes.

    Les violeurs et assassins cloués au pilori par les autorités judiciaires ne le sont que pour dissimuler l'intense collaboration des autorités judiciaires à la violence et au crime, pour légitimer coûte que coûte la propriété.

    Scholie n° 2

    L'apocalypse de Jean est un des textes évangliques où on peut le mieux constater l'immoralité et le pacifisme du christianisme, la logique qui lie l'immoralité au pacifisme. Il n'y a pas de position sociale supérieure à une autre au regard du Christ, qui le prouve en accordant l'immortalité à un assassin. Ce sont bien, a contrario, les efforts pour ordonner ou organiser la société qui sont la principale cause des guerres.

    Il est intéressant de constater que les textes prophétiques ont une concordance logique entre eux, contrairement à la morale ou l'éthique, ferment de division entre les hommes. Bien avant le Christ et l'apocalypse, Homère s'emploie ainsi à démontrer qu'il n'y a rien de plus moral que la guerre et la violence (Hormis Sade, Nitche, Hitler ou Ben Laden, rares sont les moralistes dans l'ère moderne à s'enorgueillir d'une telle violence ; ce sont là des crétins qui n'ont pas compris que le Tartuffe est un type de moraliste beaucoup plus puissant et efficace qu'eux.)

     

    Scholie n° 3

    Le chrétien n'attend pas l'apocalypse (qui signifie en grec "révélation"), mais applique toute la force dont il dispose individuellement à son avènement, cherchant à percer à travers le voile du verbe ou du langage ("Ce qui sort de la bouche de l'homme, voilà ce qui souille l'homme.", dit le Christ, dissuadant ainsi de voir dans les conventions ou les codes humains autre chose que le reflet de l'absurdité du monde.)

    L'apocalypse n'est donc pas "programmée" à l'avance, puisque c'est dans le domaine de la politique que chacun se fait roi, reine, fou, cavalier ou pion, obéissant ainsi à une stratégie ou un ordre collectif. La programmation reflète un processus de raisonnement humain. Si l'homme n'était capable que d'hypothèses religieuses, sans logique scientifique ou imagination, il serait un ordinateur aveugle, n'ayant de la réalité qu'une conception numérique ou mathématique, proche de celle d'un animal sauvage, tirant toute sa force de son conditionnement extrême.

    Est "démoniaque" au sens chrétien ce qui contribue à la meilleure organisation possible, en fonction des données écologiques ou élémentaires. La mondialisation ou la promesse d'ordre à l'échelle planétaire n'est donc pas sans rapport avec l'apocalypse.

    N'est donc prévisible (par les statistiques ou l'astronomie), que l'affrontement des puissances démoniaques entre elles, leur anéantissement, souhaitable du point de vue chrétien, redoutable dans l'optique des Mayas et de leur culte du dieu soleil, emblématique des régimes païens théocratiques, prcédédant ou suivant la civilisation maya. La pyramide est un instrument astronomique, en même temps qu'elle signifie l'ordre théocratique idéal, dans lequel le souverain, appuyé sur la masse de ses sujets, est tangent au ciel. Cette théorie, entièrement hypothétique et non scientifique, traduit le volontarisme et l'acceptation de l'inconscient de ses adeptes.

    La meilleure conservation de la propriété possible est le fondement véritable de ce culte Le culte identitaire contemporain s'y rattache. C'est contre les vestiges d'une telle théocratie que les efforts de Marx et Engels tendent, ayant reconnu en elle la mécanique de l'aliénation moderne.

    C'est donc la fin du monde, prévue par les Mayas, qui est de l'ordre des choses prévisibles. Tandis que l'apocalypse, effort de libération individuel, ne l'est pas. Une autre comparaison est possible : - "L'Iliade" raconte la fin du monde, l'affrontement inévitables de personnes aveuglées par la croyance dans le destin et toutes les idéologies politiques.

    "L'Odyssée" décrit les efforts d'un individu pour être libre, les obstacles moraux et politique qu'il doit surmonter pour rejoindre Ithaque.

  • "Au Trou !?" n°24

    "Au Trou !?" n°24 vient de paraître, bien que ses auteurs aient été victimes de violentes nausées au cours des dernières semaines.

    Difficile de rester insensible à la violence des riches faite aux pauvres. Cela dit, et ce fut le grand tort d'Oussama Ben Laden de l'ignorer, le mépris de la richesse est le plus grand tort qu'on peut faire à l'Occident cynique. Il faut être aveugle pour ne pas piger que l'argent est l'arme de destruction massive la plus redoutable, la clef du sado-masochisme à la petite semaine et de l'euthanasie lente du sanatorium occidental.

    Révolutionnaire, laisse les vieillards aller en enfer à leur rythme. Ne te consumme pas plus vite qu'eux. Prends plutôt soin de toi-même. A quoi bon les quelques petits crétins de la Résistance française, puisqu'on en est désormais à être dirigés par de vieux Boches naturistes qui lisent Houellebecq, au lieu des jeunes Boches aryens qui lisaient Céline ou admiraient Picasso ?

    Quand on vit entouré de vieilles ganaches, il ne faut surtout pas se laisser persuader de la mort. Couchant avec elle tous les soirs, que les vieilles canailles de l'Académie française et autres placards miteux s'efforcent de l'amadouer, c'est dans leur nature coprophage, pas dans la tienne.

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  • Parution du n°23 !

    Le n°23 de "Au Trou !?" vient de paraître ! (Lecture gratuite du n°22 sur le site de partage de fichiers calameo.fr)

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  • Fanzine n°21

    "Au Trou !?" n°21 vient de paraître, avec des caricatures de François Fillon en guerrier démocrate-chrétien-la-conscience-blanchie, Claude Guéant qui ne touchera pas à la religion de l'euro, Anne Lauvergeon la bombe féministe atomique, Martine Aubry faisant les soldes au marché de l'Humanisme, etc. (Précédent n° téléchargeable gratis sur Calaméo.fr).

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  • Fanzine n°19

    Lecture gratuite du fanzine "Au Trou !?" n°19 sur le site de partage de fichiers Calameo.fr

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  • Sommaire des articles parus

    Sommaire des articles parus dans le fanzine hebdo "Au Trou !?" :

    - n°2 : Grimaces de Vieux Singe (sur le préjugé politique de Darwin)

    - n°3 : Identité, Piège à Moules (sur le caractère totalitaire du culte identitaire)

    - n°4 : Mythe de l'Amour Courtois (sur le combat de Cervantès contre les romans de chevalerie)

    - n°5 : Ubu-pape et les Médias (sur la confrontation de l'ancienne propagande à la nouvelle et la confusion des esprits qu'elles engendrent)

    - n°6 : Pour en finir avec la Philosophie (sur l'usage religieux de la philosophie dans les régimes libéraux)

    - n°6 : H. de Balzac vu par K. Marx

    - n°7 : M. Onfray vs S. Freud (sur l'enjeu du rêve et de la biologie dans la doctrine républicaine)

    - n°8 : Les Ailes du Désir (I) (sur le conditionnement érotique)

    - n°9 : Les Ailes du Désir (II) (sur l'usage politique du conditionnement érotique)

    - n°10 : Le Bêtisier de M. Onfray (sur la nullité des critiques de M. Onfray adressées à S. Freud)

    - n°11 : S. Weil contre J. de Romilly (sur l'opposition de la religion grecque à la romaine)

    - n°12 : Karl Marx pour les Nuls (pourquoi Marx n'est pas marxiste)

    - n°13 : La Maladie du Bonheur (pourquoi l’utopie totalitaire passe par l’excitation du désir)

    - n°14 : Mythomanie de la Révolution française (l'analyse libérale de la Révolution selon Guizot démentie par Marx)

    - n°15 : Le Sentier de la Guerre selon F. Bacon (sur la tentation de la guerre pour une nation déclinante) 

    - n°16 : Au Chevet de l’Anarchie (comment l'intelligentsia prépare le populisme)

    - n°16 : Courrier des lecteurs sur L.-F. Céline (comment le refus de Céline d'être une victime lui vaut d'être censuré et haï aujourd'hui)

    - n°17 : Dialogue avec l’Antéchrist (I) (de l’exemplarité de l’empire romain en tant que puissance démoniaque)

    - n°18 : Science ou Magie ? (I) (sur la relation entre l’ingénierie moderne et l’alchimie médiévale)

    - n°19 : Science ou Magie ? (II) (de l’utilisation des forces naturelles à la soumission de l’homme à ces forces)

  • Au Trou !? n°19

    Le n°19 du fanzine "Au Trou !?" est paru, et le précédent téléchargeable sur Calameo.fr.

    Au sommaire du dernier n° :

    - La Théorie du Complot Populiste

    - Un conte d'Alphonse Allais illustré

    - Caricatures de Sarkozy, Chantal Brunet, Chabal, Jean d'Ormesson, Hamid Karzaï, Claude Allègre, etc.

     - Science polytechnique et magie à l'heure du "génie génétique", du "génie atomique" et des formules incantatoires du type E=MC2

    - Revue de presse sur l'imposture de la bioéthique et des comités de sages

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  • Au Trou !? n°18 est paru

    Parution du dernier fanzine anar hebdo bricolé avec l'aide de Bardamor, Fodio, Porteur, Zombi...

    Le précédent n° est consultable gratuitement sur Calaméo.fr, site de partage de fichiers.

    Sommaire du 18 : Le Visionnaire Le Pen, un conte d'Alphonse Allais illustré, la chronique de Fodio exilé en Ukraine, les rapports entre la magie et de la science technique capitaliste, des brèves matérialistes pour dissoudre le national-socialisme républicain, les caricatures d'Arielle Dombasle en fin de course, Lady Gaga la Surfemelle sado-maso, Fillon cul-béni de la Sarthe à gueule de croque-mort luciférien, Carla Bruni, Karl Lagerfeld et son Style Sadique, John Galliano-con comme un poète, la bande des experts-poujadistes du "Club de l'Economie" de TF1, bref tout ce que l'identité française compte de plus reluisant... L'Odeur du Danemark.

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  • Au Trou !? n°17

    Le fanzine hebdomadaire "Au Trou !?" n°17 vient de paraître, avec au sommaire :

    - Edito sur la dictature de l'information et la façon dont les médias français font usage du catéchisme républicain sur la révolution française.

    - Dialogue avec l'Antéchrist (de Nitche) (par Télémax)

    - La lettre de l'anti-Nitche Simone Weil à Xavier Vallat, apôtre pétainiste-nitchéen du "retour à la terre".

    - Caricatures de Xavier Beauvois, Xavier Vallat, François-Xavier Piétri, Annie Girardot, Gérard Longuet, Ben Ali, Bernadette Chirac, etc.

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  • "Au Trou !?" n°16

    Parution du fanzine satirique hebdo "Au Trou !?" n°16 :

    Au sommaire de ce n°

    - Alain Soral est-il le Diable en personne ? (Edito par Bardamor)

    - L'Anarchie manipulée par le clergé des intellectuels (par ma pomme)

    - Chronique d'un Exil en Ukraine (par Fodio)

    - Le Chambardoscope (conte d'A. Allais, le moins inutile des philosophes français du XIXe siècle, qui fait passer Edgar Morin ou Jacques Ellul pour des tâcherons inutiles et emmerdants)

    - Caricatures d'Alain Delon, Alain Soral, Eric Zemmour, Christian Jacob, Kadhafi, Benoît Poelvoorde, Bernard Arnault, Philippe Pasqua, etc.

    (Le précédent n° est disponible gratuitement sur le site Calameo.fr : pour retourner Hadopi dans la gueule de Hachette, Pinault-Printemps-Redoute, Bertelsmann, Ruppert Murdoch, Lagardère-Groupe, TF1, France 2, Arte... une seule solution : faire des choses gratuites plus intéressantes que leur merde payante.)

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  • "Au Trou !?" n°15

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    Le numéro 15 du fanzine "Au Trou !?" vient de paraître. Quelques ex. gratuits seront disponibles bientôt à la librairie anarchiste "Publico" (145, rue Amelot, 75011 Paris), qui accepte de nous distribuer magré nos positions marxistes-shakespeariennes anticonformistes, ou notre défense de L.-F. Céline ("Au Trou !?" n°14) contre l'intellectualisme lâche d'un Yves Michaud ou d'un (ou deux) Besson.

    (Le précédent numéro d'"Au Trou !?" peut être lu gratuitement sur le site de partage de fichiers Calaméo.fr)

     

  • Courrier des Lecteurs

    louis-ferdinand celine,lapinos

    (Je reproduis ici le courrier des lecteurs, ma rubrique dans le fanzine "Au Trou !?" (14)

     

    Le précédent numéro dédié à L.-F. Céline nous vaut des commentaires plus nombreux. Un lecteur nous apprend qu'il a commencé de lire Céline au service militaire, incité par le fait que cet auteur figurait, en compagnie de K. Marx et du programme du NSDAP, à l'Index de la « grande muette ». Il se souvient même d'un petit caporal lui intimant l'ordre de cesser de lire "Le Voyage".

    Le programme du parti nazi était-il trop pacifiste ou, au contraire, trop belliqueux pour le Haut Commandement ? On ne le saura jamais, vu que les censeurs lisent peu, se fiant plutôt à la rumeur publique ; les thuriféraires procèdent exactement de la même façon que les censeurs, d'ailleurs, ce qui fait que la gloire littéraire va, sans coup férir, à des écrivains médiocres ou nuls, mais qui comblent les attentes de la société en matière de style.

    L'artiste loué par son époque en est nécessairement la victime plus ou moins consentante, au parfum de cadavre exquis. Cette nouvelle espèce d'art original, qualifié de « contemporain », est l'équivalent de l'eucharistie pour les vieux catholiques. La métamorphose opérée lors de la messe et la consécration de l'art contemporain sont deux procédés semblables (donc violemment concurrents). L’ayant compris, on aura pigé le décalque de la magie par l’anthropologie.

    Présence durable de Céline, malgré les efforts de la censure en divers sens : pourquoi ? Nul n'incarne mieux que lui, en fin de compte, la figure récurrente de l'artiste écartelé entre le Christ et Lucifer, rôle presque « surjoué » par Baudelaire précédemment. Cette posture est caractéristique de l'artiste (dont l’art n'est pas seulement un phénomène de société) dans l'Occident, disons « moderne », par opposition à l'Occident « historique » d’avant, jusqu'à Shakespeare (dernière figure d'artiste à assumer pleinement la posture christique, notamment dans « Hamlet », comme A. Dürer ou Dante avant lui).

    Disons-le autrement : Céline hait les victimes ; il ne veut surtout pas en être une. C'est son côté anarchiste. D'autre part, il brigue quand même la gloire, dont Homère a montré qu'elle broie nécessairement ceux qui la recherchent et l'obtiennent, à commencer par le plus puissant et le plus glorieux de tous : Achille. Ce deuxième aspect est l’aspect socialiste, vil, de Céline, par où il se montre capable d'aboyer avec les chiens.

      La « question juive » récurrente n'est qu'un prétexte partisan pour censurer Céline (et, accessoirement, pour l’encenser). Avec plus de recul, on peut penser que Céline aurait été assez lucide pour voir que l’asservissement des juifs par les nazis est sur le modèle de l’asservissement de l’homme par la femme ; en particulier à cause de la position virile assumée pleinement par le judaïsme. S’il y a une religion masculine, plus encore que l'islam, c’est bien le judaïsme ; insolubles dans l’Etat, les juifs, à cause de leur refus de la loi naturelle. D’ailleurs, sachant le suicide de Hitler, c’est-à-dire son holocauste, logiquement Céline se met à le haïr, en tant que victime.

     

    Un autre lecteur nous demande, sarcastique, pourquoi notre caricaturiste a dessiné six doigts à la main droite de Céline ?

    - Est-ce qu'on l'a forcé à suivre la ligne du journal, alors qu'il pense dans le fond comme tout le monde que Céline est un monstre ? Question transmise à Zombi, celui-ci répond :

    - D'où peut venir ce flux de ponctuation un peu ronflant chez Céline, si ce n'est d'un sixième doigt ? Mozart est bien plus monstrueux que Céline, puisqu'il n'écrit que des signes de ponctuation. 

     

  • "Au Trou !?" n°13

    Tandis que le fanzine "Au Trou !?" n°13 vient de paraître, où il est question de L.-F. Céline, Blaise Cendrars, Aldous Huxley, Alphonse Allais... le précédent n° est disponible gratos sur calameo.fr

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  • Au Trou !? (n°11)

    Le n°11 du fanzine satirique hebdomadaire "Au Trou !?" vient de paraître. Au sommaire cette semaine :

    - L'indignation "made in France" (Porteur)

    - Simone Weil contre Jacqueline de Romilly (Télémax)

    - Le Courrier des Lecteurs (par ma pomme)

    - Choses vues dans le poste (chronique télé de Bardamor)

    - Un conte d'Alphonse Allais illustré.

    - Des caricatures de Philippe Sollers, Xavier Niel, Le Pen, Ben Ali, Cornélius Dupree, Jacques Vergès, etc., par Zombi, Proust et ma pomme.

    (Le précédent n°10 peut être lu gratuitement sur le site Calameo.fr accessible à partir de mon blogue.)

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  • Jacques Attali en couv.

    Couverture du dernier fanzine "Au Trou !?" (sommaire en bas de page) dont j'ai rédigé l'édito, où il est question (encore) de Raphaël Juldé, Alina Reyes et de quelques autres ectoplasmes...

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  • Lecture gratuite

    Vous pouvez lire gratuitement le dernier numéro du fanzine hebdomadaire "Au Trou !?" n°9 (dans lequel je signe le courrier des lecteurs) sur le site Calameo.fr (cliquer dans la colonne de gauche).

  • Lapinos & Cie

    Au sommaire du n°9 du fanzine auquel je contribue avec Bardamor, Fodio, Porteur, Zombi : les trésors de l'indignation de la gauche française, Houellebecq comparé à Cendrars, les mutations fantaisistes du darwinisme, un conte d'Alphonse Allais, et plein de caricatures (Stephane Hessel, Philippe de Villiers, Serge Dassault, Xavier Bertrand, etc.)

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