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Lapinos - Page 83

  • Slogan 18e

    "Police partout, Justice nulle part !" : l'homme se fait justice en condamnant autrui.

    Quant à l'institution judiciaire, elle protège les intérêts des puissants depuis toujours. Les régimes de plaideurs ont la particularité d'être les plus iniques. Ne pas croire le prêtre républicain lorsqu'il promet l'égalité pour tous. A l'aide d'un tour de passe-passe mathématique, l'arbitraire judiciaire est légitimé.

    L'égalité républicaine n'a jamais régné que dans les cimetières ou sur quelque champ de bataille. Toute l'idéologie républicaine n'est qu'une idéologie de soudards grossièrement travestie en règles civiles.

  • Le Surhomme sentimental

    Le sentimentalisme est le trait de caractère par lequel l'homme s'abaisse au-dessous de l'animal et court à sa perte.

    En effet, tandis que l'amour libère, les sentiments aliènent. Tandis qu'un individu intelligent ne souffre pas d'être gouverné, les personnes sentimentales, au contraire, requièrent un garde-fou, un chef qui les rassure, des élections aussi inutiles et somptuaires soient-elles, une perspective, une identité, un avenir, bref : tout le fatras religieux.

    Il n'y a pas de complot totalitaire nazi, soviétique, libéral ou autre, au sens où, étymologiquement, la politique est un complot, dont Shakespeare a montré qu'il s'achève nécessairement en drame pour ses acteurs. Mais il y a des stigmates du totalitarisme, et le sentimentalisme en est un.

    Disons en quoi le sentimentalisme est lié, paradoxalement, à la doctrine du surhomme de Nitche. Pourquoi les super-héros nitchéens (tous superflics) émeuvent les gonzesses.

    Non pas pour s'acharner sur le cadavre de Nitche, mêlé depuis longtemps à la poussière de ses aïeux hyperboréens, mais parce que la doctrine du surhomme est la plus susceptible de s'insinuer comme un poison dans le coeur d'un adolescent.

    En somme la doctrine du surhomme joue le rôle des anciennes croisades, prônée par un clergé non moins satanique que Nitche auprès des jeunes gens pour se débarrasser de leur encombrante présence, contraire à la prospérité bourgeoise.

    Le lien entre Nitche et le sentimentalisme (ou la brute, dont le fétichisme traduit bien le sentimentalisme) est dans cette idée, développée par Nitche, de "morale pure". Pour la mieux comprendre, on peut la traduire par l'"idéal social". Tandis que les vieillards ont appris à s'accommoder d'un épicurisme tranquille, les jeunes gens savent rarement se satisfaire d'une société dépourvue d'idéal ; ils tombent donc facilement dans la religion, qui exerce sur eux une fascination équivalente à celle des drogues.

    On pourra trouver dans tous les comportements sociaux qui ne participent pas directement de la vie économique ou pratique, des exemples de "morale pure". Divertissements, sentiments, carnavals républicains, "droits de l'homme", etc.

    Ainsi la sublimation des moeurs conduit-elle au sentimentalisme, dans le cas des jeunes filles et des hommes efféminés (comme on peut en voir dans la publicité, -art ô combien nitchéen-, déclarer leur flamme à telle donzelle, parce qu'elle porte telle marque de serviette hygiénique plus souple).

    Comment Nitche a-t-il pu passer à côté du fait que l'Eglise romaine, en christianisant le mariage païen, a oeuvré avant lui bien plus efficacement dans le sens de la morale pure, faisant d'une institution civile, gouvernée par le régime de la propriété (se métamorphosant au gré des mutations du droit de propriété), un idéal, contre la dissuasion du Christ de voir dans le mariage un remède possible au mal ?

    Nitche se retrouve ainsi plus près des moines capucins imbéciles que de Shakespeare, accusant ceux-ci d'avoir contribué à la folie furieuse sentimentale de Roméo et de Juliette.

    Bien sûr le grand théologien anglais, dont l'esprit plane sur l'inconscient de l'Occident moderne, n'ignore pas que la trahison du Christ au nom de la morale de ces capucins est loin d'être la première.

    La morale pure conduit à la violence et à la brutalité plutôt qu'à la rêverie et au sentimentalisme dans quelques cas virils plus rares. Sade est une sorte de Nitche doté d'énergie sexuelle, conscient qu'en matière de bonheur ou de vie heureuse, chaque personne, chaque peuple est parfaitement légitime de voir midi à sa porte. Il n'y a rien de plus personnel que le plaisir ou le bonheur. Pour quoi, pour qui l'entraverait-on ? Ces cas sont plus rares, passent souvent par la manipulation ou l'argent, moyens de possession plus discrets ; mais cela ne doit pas occulter l'aisance des personnes sentimentales à se métamorphoser en brutes, sous l'effet d'un aiguillon quelconque, comme la morale et la politique savent en inventer cent. Croisade et amour courtois sont liés. Seul le tartuffe prônera l'un et pas l'autre. Homère et Shakespeare nous font voir qu'Achille et Ajax, dans le fond, sont des niais.

    Nitche ne propose pas de surmonter la pitoyable trivialité réelle de la morale bourgeoise, comme le christianisme, Shakespeare ou Marx, mais de la fuir. Voie sans issue.

    On peut d'ailleurs observer que, si le capitalisme n'accomplit jamais le bonheur terrestre, il ne peut se passer de le promettre sans cesse ; et qu'il compte pour faire cette promesse sur des moralistes imbéciles tels que Nitche.

  • Exit Darwin et Nitche

    Je constate que la statue d'Einstein commence de vaciller. Il commence d'être critiqué dans des cercles moins confidentiels que le mien. Déjà il y a quelques années, lors d'un colloque scientifique international, j'avais pu observer que les "experts" présents, au lieu d'accommoder leurs nouvelles théories physico-mathématiques aux spéculations officielles d'Einstein, avaient plutôt tendance à les contourner, gênés par cette assimilation de l'espace au temps par un tour de passe-passe algébrique, voire à proposer Bergson à la place d'Einstein.

    Mais j'ai toujours cru que Darwin tomberait avant Einstein. Notamment parce que le renfort de l'idéologie évolutionniste au meilleur des mondes capitaliste (concurrence = progrès) est assez flagrant et susceptible de mettre la puce à l'oreille du public, même profane. Sans compter le refus des savants évolutionnistes d'admettre leurs erreurs passées, ou à mots couverts seulement (Y. Coppens) ; enfin le caractère sensible de délire religieux de la part de Pascal Picq.

    Nitche, pur conservateur, comme souvent les descendants de paysans polonais, contredit Darwin : il ne croit pas qu'il y a évolution, mais régression. C'est d'ailleurs le seul point de convergence avec le christianisme et le marxisme opposés, pour lesquels le progrès ne peut être que spirituel et individuel, contre le pharisaïsme ou la philosophie morale (existentialisme). Nitche est une sorte d'architecte qui n'aurait pas compris que l'architecture est un "art du mouvement".

    Le délire propre à Nitche est de croire l'homme animé d'intentions similaires à celles de l'animal, plus encore que Darwin (on peut penser en effet qu'un préjugé favorable à l'idée de progrès politique ou social a conduit Lamarck ou D. à croire que les espèces animales, elles aussi pouvaient "progresser").

    Je propose donc une théorie de l'évolution de l'espèce humaine, mieux adaptée aux mouvements de l'âme humaine, et notamment à celui de la masse des hommes : "L'évolution de l'espèce humaine passe par la destruction régulière de son élite ou de son clergé, qui redevient comme la sangsue un parasite dès lors qu'elle ne subvient plus au besoin de soulager efficacement le peuple des maux qui infectent le corps social."

    Une théorie qu'on ne risque pas d'entendre beaucoup, puisque l'évolutionnisme de Darwin est essentiellement une théorie cléricale, qui réaffirme l'idée de progrès social et renforce ainsi la position morale éminente du clergé républicain.

    Avec l'idée d'évolution, bien qu'elle soit exactement du même tonneau que la "modernité" selon Nitche, un futurisme plutôt qu'une nostalgie, Darwin a composé dans le domaine de la morale pure un rêve bien plus efficace que le mépris affiché de Nitche pour le peuple. Bien que Nitche a parfaitement compris le rôle indispensable de la musique et du mensonge pour mener le peuple au gré du clergé, il est lui-même largement malhabile à composer des mélodies qui flattent le peuple pour mieux le berner.


  • Le Destin est un Tsunami

    Le Destin peut-être comparé à une vague puissante. Elle noie, elle a noyé, elle noiera la plupart des hommes.

    Certains s'efforcent de se porter à son sommet et de la surfer : c'est là l'attitude du clergé et des élites, la clef de son culte du hasard et des mathématiques ; par quoi il convainc la masse du peuple, plus puissante, de s'incliner devant lui ; par quoi aussi le clergé se convainc de sa prédestination et de sa vie éternelle.

    Dans l'ésotérisme on décèlera toujours, à la suite de Marx, le moyen de légitimation de l'élite vis-à-vis du peuple. N'ayant ainsi aucune légitimité spirituelle, mais exclusivement pratique, l'élite invente "la morale pure" ; elle fait de l'anthropologie une religion ou un principe spirituel, et finit par tourner la tête du peuple qui n'y entend plus rien à cette maille inextricable tissée par le clergé, "aux fins d'éclairer le peuple" en principe ; mais, en réalité, pour mieux le suborner par des moyens psychologiques. 

    Ainsi les peuples orientaux, Japonais ou Allemands, sont-ils le plus souvent stoïques devant la mort. Pauvres imbéciles médusés, ils ont été convaincus comme de bêtes soldats par leur clergé de laisser dans leurs vies, non pas aux pauvres, mais plutôt à la mort, une place d'honneur. Non pas prêts à mourir, mais disposés à s'offrir à cette putain, la plus fortunée d'entre les fortunés.

    Enfin, les saints et les martyrs tentent de briser la vague du destin et de ne surtout pas se laisser enivrer par la vitesse. A cette différence près qu'ils ne se vont pas vers la haute mer et le territoire liquide, symbole de la mort, mais vers le concret et le solide. 

  • Figures de style

    De l'idée romantique que le style est comme le fichier ADN d'un artiste vient sans doute que nombre d'écrivains, plus ou moins professionnels, se répandent dans les médias, y usant parfois leurs derniers postillons. Je pense bien sûr ici à Jean d'Ormesson, mouche du coche de la littérature, en passe de devenir une "icône gay".

    Pour Dante, Béatrice fut la révélation qu'il ne faut pas tout attendre de l'Eglise romaine, qui n'est pas au ciel. D'Ormesson est plutôt tombé amoureux de la "Fée électricité".

    Tous ces hommes de lettres balisent en quelque sorte leur territoire ; ils s'imaginent marquer ainsi plus profond dans la terre leurs petites pattes de mouches, et qu'on ne les oubliera pas, sitôt le livret de messe de leur existence refermé. Dans un autre corps de métier, on s'achètera le plus gros emplacement au cimetière, pour impressionner le village. On constate que le romantisme mène à un raisonnemment plus quantitatif ("quantique" disent les curés) que qualitatif.

    Mauvais calcul que celui-là, et pour ainsi dire puéril. Car ce qui "passe" le moins bien à travers le temps, c'est le genre clérical ou moderne, l'ode au temps des élites bienheureuses. Il me semble que les tueurs en série ont une idée de la gloire moins idiote.

    En effet le peuple, qui dure plus longtemps que les élites, balaie tout ça, comme la mer les petits châteaux de sable : la philologie, la théorie des cordes, les trois dons de la grâce selon le chanoine Machin-chouette, le "génie du christianisme" (qui n'en compte aucun hormis Satan). 

    Le destin de l'homme d'élite ou du pharisien qui se dit investi d'un pouvoir divin ou scientifique est de plaire aux femmes et, de son vivant, berner la foule. Mais une fois mort, pschhhittt ! C'est à peu près le destin de Don Juan. Pour l'art populaire, il y a Molière. Non pas que les tares sociales décrites par Molière : séduction, misanthropie, goût de la médecine et des mathématiques, tartufferie, sentimentalisme, pédophilie, etc., n'existent pas dans le peuple, mais elles sont plus concentrées dans le clergé ou l'élite : pour ainsi dire elles y sont justifiées sous les vocables de la "modernité" ou de la "civilisation", du "code civil".

    La plus grande force n'est pas du côté du clergé ou de l'élite, mais toute sa ruse et sa puissance consiste à faire croire qu'elle y est. Ainsi dans la pyramide, qui signifie l'ordre théocratique, le sommet est plus fragile que la base. Autrement dit : "le poisson pourrit par la tête".

  • Si Legrain ne meurt

    J'entendais récemment un imposteur dire que le suicide n'est pas catholique, mais romain. C'est doublement faux :

    - Que le déshonneur soit un motif valable de suicide pour les païens romains (certainement la religion où il y a le plus de cocus), n'empêche que ceux-ci sont incités d'abord à l'honneur, et donc à vivre. Ainsi on peut dire la prohibition du suicide parfaitement républicaine ou romaine, ce d'autant plus que cette prohibition n'est pratiquement assortie d'aucune sanction pénale, et qu'elle a donc une valeur morale ou mystique, comme les droits de l'homme.

    - Si le catholicisme proposait pour atteindre l'immortalité de prohiber la mort ou le suicide, on pourrait penser que le catholicisme est complètement idiot. 

  • Le nazisme comme il va

    On a beaucoup dit contre le nazisme, mais en définitive on a presque rien fait contre lui. Déjà, le nazisme était une doctrine de fainéants, au goût très net pour toutes sortes de divertissements : les enfants, la religion, la famille (KKK), le cinéma, sans parler de la philosophie morale où tout le goût des Allemands pour rien, du moment que ça a de la gueule, est concentré.

    Il faut toujours se méfier de l'ode au travail, c'est-à-dire du puritanisme. Bien sûr ceux qui triment n'ont pas le temps de rendre hommage au travail, et l'hommage au travail est donc nécessairement le fait de publicitaires qui ont le temps de se branler.

  • Le Judaïsme en question

    De toutes les religions, la judaïque est la plus misogyne. Si vous rencontrez un rabbin qui n'est pas misogyne, c'est sans doute un commissaire de police déguisé.

    Il est sans doute vrai que toutes les religions étrangères au judaïsme, l'islam mais aussi de nombreux théologiens grecs antiques, sont inspirés par la religion juive.

    Même si ce n'est pas la mienne, je veux venir au secours de cette religion souvent mal comprise : la misogynie juive n'est pas tant un système de domination de l'homme sur la femme qu'un système de résistance à la puissance féminine, car le genre féminin est le plus fort des deux, le mieux adapté à la vie sociale. Le judaïsme n'est pas "archaïque" comme certains ont pu l'écrire, mais "résistant".

    Un juif à la mode comme S. Freud, surtout dans une nation baroque de femelles comme les Etats-Unis, est automatiquement suspect.

    Je crois que c'est l'adjectif qui convient le mieux au judaïsme. Tandis que le Christ n'est pas seulement résistant, il est vainqueur.

  • Statut Social

    Dans le langage sec et peu imagé d'aujourd'hui, je définis le diable de la façon suivante : une personne morale.

    On le reconnaît au puissant encouragement des personnes morales à l'irresponsabilité des personnes physiques (à tel point, je dois avouer, que le suicide d'un fonctionnaire ou d'un employé de banque m'apparaît comme une tentative de reprendre en main son destin).

    Le diable procède comme un médecin, par la manipulation physique ou psychologique. Il semble qu'il a une prise plus grande sur les femmes. Et aucune sur Molière.

  • Lonely USA

    This was not the first reason of my travel in the USA a few years ago, but I was curious -as every young French people must be in his life against religious prejudices all around- of 'USA-power'. Where is it coming from? Where is it coming to? Why does this nation rule though she has almost no artist?

    There is no pretension in this last sentence: 'there is almost no USA-artist', because for French people like me, Nation does only exist in little girls' head who are afraid by everything.

    Fortune made me born in France, end of the seventies, which is probably better for mental health than to be born in Sacramento, California, at the same time (I was afraid by human condition in Sacramento); but Fortune is the Devil in best French artists opinion such as Balzac or Molière.

    I must add that when there is almost no Artist, there is almost no Science too. 'Chance' is the same stupid explanation in Science than 'Grace' does in Religion, and you can hear this argument in fucking ingeneers' mouth all the time: 'Chance made it!'; to hide that there is no logic in their chain of principles, but always a big Hole in it. Because Ingeneers were not invited in Nuremberg Process, you can understand it was useless or a whitening operation of Germany (like Obama's election recently was). How prophetic Homer was to say that Soldiers are always Cuckolds! Cuckolds love Style and Uniform from Achiles to Hitler.

    Do you seriously believe that if there was any Artist or Scientist in the USA, US Government would have let those crazy students of Princeton or MIT play their game in 'economy'? Young crazy students who have no experience of anything and whose life ended sometimes in Lunatic Asylums, where they should have been maintained from the beginning. Better Crooks in modern Economy than Ingeneers.

    So, what was the meaning of the leadership of the USA on the rest of the world? (That does explain why mainly French Gay people are praising the USA (due to phallic symbolism of skyscrapers). I must say 'Gay' is for me: 'People for whom 'sex is all' (or 'feelings' when they have not enough money to pay for sex or do not dare touch sexual organs). No need to mention that genetic explanation of Gay way of life is the nazi's esoteric one, not well appreciated in France.

    I focused on this three points after one or two weeks:

    - How religious US-people are (theaters and churches everywhere);

    - How devoted Men are to Women; not far away from Germany where Men have less individual life than French Women!

    - Of course the importance of economy and business.

    I guess that US-People who do appreciate French way of life are appreciating it like nazi's Officers or Friedrich Nietzsche because of pleasure and joy, unable to understand that running after the sex and the pleasure as Tex Avery's Wolf (greatest US-Artist) after a piece of meat is the best way not to enjoy. For very religious people, pleasure is a goal, that they do not cross in their life very often. Why do French people enjoy more easily? Because they are not hedonists as US-people are. Due to their special difficulty to enjoy probably, lots of women are good victims for religion and every kind of drugs. I noticed many times that women who can enjoy more easily are less stupid and not hedonist. They have a better resistance against businessmen who are dreaming to sell human people like animals, or make them believe that work and engineering can free humanity. Notice that in this religion of unglorious basterds, copying old Egyptian religion without their art, you can both find the praising of work and joy. Work for the Slave or the Poor. Joy for the Rich and the Masters, the 'Do-nothing' except preaching Pleasure and Joy for Poor people to make them patient.

    This was rather a surprise to discover that USA are so hedonist and religious. Not very different from Germany in 30's. May be Obama does like 'architecture' like Hitler did? The weakness of nazis and their quick defeat was due to their religious stupidity. Stalin, Churchill and Roosevelt were far more cynical than Hitler.

    We know from ancient Greek that Dionysos, who is the God of Soldiers in their barracks, was too weak to be a real God contrarily to Apollo. Ancient Greek simply do explain that you can base action on passion, and thus there is passion in every tool or technology, robot, but Politics must dominate this passion. What Romantic nazis were unable too.

    US-People do accept in their Aegyptian or Roman religion the fact that Religion is only concerning eating, pleasure, sex, and must obey to political order. Problem is that there is no difference between there politics and their religion. Is Obama a religious or a political Leader? Is dollar simply a way of making business or part of US-religion?

    Next time I will speak about dreams and nightmare, religion or cinema are based on. Can they be premonitory? Is just 'Titanic' boring movie due to 'chance' as Ingeneers say? Can Nation through their Religious Art feel the Death coming? Why the majority of movies based on safe-sex allegory have no interest at all, but are just therapeutic, a.s.o.

     

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  • Love is All

    Qui songera à nier, dans le domaine de l'amour, reconnu par l'humanité entière comme primordial, la supériorité des professionnel(le)s ? (hormis les pouvoirs publics qui ne peuvent se permettre un tel aveu, mais dans les coulisses s'adonnent eux-mêmes sans retenue à l'amour moderne).

    Même le dévouement de la mère de famille, naguère cité en exemple, a bien pâli en comparaison de l'amour des putains.

  • Propagande

    Il me semble que l'Eglise catholique, qui cherche à recruter de nouveaux prêtres, se prive d'un argument en béton : "Le Mariage rend con !"

    Bien sûr, cet adage se vérifie mieux sur un homme. A vingt ans, j'avais une dizaine de potes, plutôt fiers et vaillants, c'est-à-dire en bonne santé physique, affectés de tares minimes, ne songeant pas à ériger ces tares en religion pour se justifier. Eh bien le mariage, dont ils ne se sont pas assez méfié, les a changé en lopettes ; ou bien les a entraînés dans des histoires de divorce, aussi éloignées des choses spirituelles que le mariage ou l'élevage des enfants.

    Bien sûr, je déconseille fortement de se faire prêtre catholique en 2011, car c'est une institution dont les femmes ont pris la tête depuis longtemps et modelée à leur goût. En outre, il est douteux que les prêtres catholiques servent aujourd'hui à autre chose qu'à célébrer des mariages dans des milieux un peu spéciaux, ou bien à "inaugurer les chrysanthèmes".

  • Marx chrétien

    Le reproche de Marx aux pouvoirs et institutions publics n'est pas d'accaparer les richesses et les privilèges. On comprend que la promesse d'enrichissement ou de bonheur fut nécessaire aux bolcheviks, à Trotski pour lever une armée de prolétaires et de paysans rapidement. "Prendre aux riches pour donner aux pauvres" : l'astuce ne diffère guère de la promesse d'enrichissement des édiles libéraux, Guizot ou Sarkozy dernièrement. Le rêve, et non seulement la violence, contribue donc à l'ordre social.

    La puissance de cette machination est telle, d'ailleurs, que la promesse d'enrichissement ne séduit pas seulement les sans-abri et les miséreux, mais encore un monde occidental gavé de richesses. Comme si le besoin de l'homme d'être rassuré était infini. Si la sécurité sociale était seulement un principe soviétique, les libéraux n'auraient pas inventé des régimes d'assurance et de garantie ultra-sophistiqués, ni des "paradis fiscaux", expression qui trahit le mysticisme de l'argent ou de la puissance, inhérent aux discours libéraux.

    Les libéraux peuvent reprocher à Marx de démystifier l'argent, mais pas d'inciter à la violence ou à la lutte des classes, simple concept permettant pour lui de décrire l'évolution de l'Occident moderne, forces bourgeoises contre forces aristocratiques, s'affrontant pour la défense primaire de leurs intérêts. C'est le fait de la doctrine nationale-socialiste (de Hegel), contredite par Marx, d'affirmer que la métamorphose des régimes et des institutions politiques au cours des derniers siècles est signe d'un progrès de la civilisation et d'un raffinement des arts libéraux. Seul un sophiste verra la sophistication comme un progrès. Autant dire qu'il n'y a pour Marx de progrès qu'individuel, tandis que la fonction des sophistes de tous poils est de faire croire le contraire, par le procédé de "purification de la morale". Celui-ci consiste à assigner à la morale un but mystique qu'elle n'a pas, étant exclusivement ordonnée à des fins pratiques. Le but de la manoeuvre est d'amalgamer aux buts et projets politiques, y compris les masses opprimées qui n'y trouvent pas un intérêt immédiat. Le procédé de la morale pure est donc celui de la monnaie de singe. Celui du terrorisme aussi, puisqu'on y retrouve la menace voilée de grands périls pour celui qui se désintéresse de son avenir.

    Le reproche de Marx aux pouvoirs et institutions publics est donc d'orienter l'existence des personnes les plus pauvres, comme des bêtes, vers un sens commun qu'elle n'a pas, leur faisant miroiter leur intérêt, quand c'est celui des élites politiques et morales qui est en jeu, noir sur blanc avoué ainsi par l'antéchrist Nitche : "On a toujours à défendre les forts contre les faibles."

  • L'exorciste

    Les exorcistes prennent le diable pour un lutin, tandis que le libéralisme lui rend les honneurs dûs à un grand prince, ce qui est quand même un peu plus sérieux.

  • Deutschland über alles ?

    Les idées que Nitche énonce clairement, G. Deleuze ou J.-L. Marion les présentent de façon emberlificotée (songez seulement aux arcanes nécessaires à un soi-disant chrétien comme Marion pour faire passer les idées de l'antéchrist pour des idées chrétiennes.)

    Cette présentation tarabiscotée est un progrès ; Nitche n'a pas compris que, quand on veut fonder une religion, il vaut mieux éviter d'être clair. En premier lieu parce que les femmes ne supportent pas la transparence, et qu'il n'est pas né celui qui fondera une religion sans s'appuyer sur les femmes.

    Le mieux dit Molière, pour fonder une religion, c'est de dire des choses parfaitement réversibles et qu'on peut enfiler dans les deux sens. D'où le goût des dévôts pour les mathématiques et la musique.

  • Terre est foutue !?

    La controverse entre les écologistes et leurs détracteurs est une controverse sur la mort de dieu. En tant que chrétien, je ne suis pas concerné.

    A titre consultatif seulement, je dirais que l'opinion des écologistes est la plus sentimentale et la moins sérieuse ; c'est un hédonisme. On ne peut pas gouverner la planète entière sur la base de l'hédonisme, d'autant moins qu'il s'agit ici du "safe sex" le plus artificiel. Les religions hédonistes n'ont jamais fonctionné que dans des castes de privilégiés. Que sait une femme de la sexualité et de la nature tant qu'elle n'a pas porté trois ou quatre gosses ? Elle est aussi niaise qu'une nonne, le genre de femme qui incline aux idées les plus stupides sur l'érotisme (cf. Thérèse d'Avila).

    Pour ce qui est de l'exploitation à une échelle plus vaste, la loi de la jungle reste la plus efficace.

  • La Sagesse contre le Capital

    "Ne courez pas après la mort par les égarements de votre vie ; et n'attirez pas sur vous la perdition par les oeuvres de vos mains.

    Car Dieu n'a pas fait la mort, et il n'éprouve pas de joie de la perte des vivants.

    Il a créé toutes choses pour la vie ; les créatures du monde sont salutaires ; il n'y a en elles aucun principe de destruction, et la mort n'a pas d'empire sur la terre.

    Car la justice est immortelle.

    Mais les impies appellent la mort du geste et de la voix ; la regardant comme une amie, ils se passionnent pour elle, ils font alliance avec elle, et ils sont dignes, en effet, de lui appartenir.

    Ils se sont dit, raisonnant de travers : "Il est court et triste le temps de notre vie, et, quand vient la fin d'un homme, il n'y a point de remède ; on ne connaît personne qui délivre du séjour des morts.

    Le hasard nous a amenés à l'existence, et, après cette vie, nous serons comme si nous n'avions jamais été ; le souffle, dans nos narines, est une fumée, et la pensée une étincelle qui jaillit au battement de notre coeur. Qu'elle s'éteigne, notre corps tombera en cendres, et l'esprit se dissipera comme l'air léger.

    Notre nom tombera dans l'oubli avec le temps, et personnes ne se souviendra de nos oeuvres. Notre vie passera comme une trace de nuée ; elle se dissipera comme un brouillard, qui chassent les rayons du soleil, et que la chaleur condense en pluie.

    Notre vie est le passage d'une ombre ; sa fin est sans retour, le sceau est apposé et nul ne revient.

    "Venez donc, jouissons des biens présents ; usons donc des créatures avec l'ardeur de la jeunesse, enivrons-nous de vin précieux et de parfums, et ne laissons point passer la fleur du printemps.

    Couronnons-nous de boutons de roses avant qu'ils ne se flétrissent.

    Qu'aucun de nous ne manque à nos orgies, laissons partout des traces de nos réjouissances ; et c'est là notre part, c'est là notre destinée.

    "Opprimons le juste qui est pauvre ; n'épargnons pas la veuve, et n'ayons nul égard pour les cheveux blancs du vieillard chargé d'années.

    Que notre force soit la loi de la justice ; ce qui est faible n'est jugé bon à rien.

    Traquons donc le juste, puisqu'il nous incommode, qu'il est contraire à notre manière d'agir, qu'il nous reproche de violer la loi, et nous accuse de démentir notre éducation.

    Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme fils du Seigneur.

    Il est pour nous la condamnation de nos pensées, sa vue seule nous est insupportable ; car sa vie ne ressemble pas à celle des autres, et ses voies sont étranges. Dans sa pensée, nous sommes d'impures scories, il évite notre manière de vivre comme une souillure ; il proclame heureux le sort final des justes, et se vante d'avoir Dieu pour père.

    Voyons donc si ce qu'il dit est vrai, et examinons ce qui lui arrivera au sortir de cette vie.

    Car si le juste est fils de Dieu, Dieu prendra sa défense, et le délivrera de la main de ses adversaires.

    Soumettons-le aux outrages et aux tourments, afin de connaître sa résignation, et de juger sa patience.

    Condamnons-le à une mort honteuse, car, selon qu'il le dit, Dieu aura souci de lui."

    Telles sont leurs pensées, mais ils se trompent ; leur malice les a aveuglés.

    Ignorant les desseins secrets de Dieu, ils n'espèrent pas de rémunération pour la sainteté, et ils ne croient pas à la récompense des esprits purs.

    Car Dieu a créé l'homme pour l'immortalité, et il l'a fait à l'image de sa propre nature.

    C'est par l'envie du diable que la mort est venue dans le monde ; ils en feront l'expérience, ceux qui lui appartiennent."

    Livre de la Sagesse de Salomon, I,II.

    On trouve ici, de la part de Salomon, la plus belle analyse de la psychologie païenne, qui n'a pas varié à travers les âges. On pense bien sûr aux Romains qui, vénérant la mort comme une déesse, sont curieux de voir comment le Christ va s'extraire de ses griffes. On peut reconnaître l'emprunt de Shakespeare ou François Bacon Verulam à Salomon, non seulement dans les sonnets de Shakespeare qui répondent au Cantique des Cantiques du même sage, mais aussi dans la fameuse tirade de Hamlet "To be or not to be", où celui-ci remet en question la morale médiévale (dite aujourd'hui "existentialiste"), qui consiste contre toute sagesse à prendre sa vie à l'envers, c'est-à-dire à ordonner sa conduite en fonction de sa fin. J'en profite pour souligner le quasi-analphabétisme des crétins romantiques, Stendhal en tête, qui ont traité Shakespeare d'auteur romantique.

    François Bacon ne s'est pas contenté de la sagesse de Salomon, puisqu'il a décelé aussi dans la sagesse et l'art grec un effort pour atteindre l'immortalité, une mythologie rejoignant la sagesse juive ou chrétienne qui consiste à voir dans la mort le produit d'une volonté humaine mal orientée par les efforts conjugués des sciences morales et politiques qui visent la seule organisation.

  • L'Enfer et le Paradis

    Quelques minutes d'antenne consacrées par "Europe 1" à l'enfer, au paradis et au purgatoire. La trêve estivale paraît l'occasion pour cette station de se pencher sur les sujets les plus futiles, puisque l'émission du lendemain fut dédiée aux ovnis.

    "Experts" invités : Odon Vallet, l'abbé La Morandais, Michel Legrain, Malek Chebel, etc.

    Résumé : un beau bordel cacophonique, d'où jaillissait de temps à autre une saillie du père Morandais. Celui-ci a pigé depuis longtemps - petit malin égaré dans une religion où on ne rencontre guère plus que des butors -, que les médias ne tolèrent l'intelligence que sous la forme de l'humour (à l'instar des régimes totalitaires).

    - La section du purgatoire fut plutôt délaissée, bien qu'elle occupe dans l'histoire de la bourgeoisie ou du libéralisme une place décisive. L'Eglise romaine a décidé récemment de "blanchir" Luther, mais elle passe sous silence le combat de ce théologien contre le purgatoire et les spéculations des marchands allemands.

    - Je note qu'Odon Vallet est l'auteur d'un bouquin qui vise à combattre les idées reçues sur les religions, bien qu'il ne se gêne pas pour en répandre lui-même, laissant passer l'énormité de son compère Legrain selon laquelle la foi dans le diable ne serait pas un trait caractéristique du christianisme, alors même que c'est un des points où la différence est la plus nette avec le judaïsme, qui renverse l'ordre naturel ou moral païen (égyptien ou romain) de façon moins catégorique (hormis le cas du prophète Daniel, auquel Shakespeare fait référence pour dénoncer la collusion du pouvoir politique avec les autorités de l'Eglise catholique).

    Essayons d'être plus clair que ces spécialistes. Au préalable, signalons que dans le christianisme les seuls "experts", spécialistes des questions morales, sont les Pharisiens, les plus éloignés en somme de la vérité, ancêtres de nos intellectuels. On peut mieux le comprendre par le fait que l'équivalence est posée dans le christianisme entre la connaissance et l'amour. Le Christ est non seulement fidèle à l'amour de son père, mais omniscient. C'est d'ailleurs ce qui explique que la foi n'est pas une préoccupation centrale dans le christianisme, comme elle fut auparavant dans certaines religions païennes. Le peintre Michel-Ange a bien cerné le christianisme dans cette formule synthétique : "On aime bien que ce que l'on voit bien."

    - N'étant pas préoccupé de la question de la foi, mais de celle du salut, on pourrait s'attendre à ce que la question de l'enfer et du paradis occupe la première place dans le christianisme ; mais il n'en est rien. Le Christ en parle très peu. Il ne ressuscite pas dans l'au-delà, mais à la vue de ses apôtres. Rien n'indique qu'il faille situer les peintures du jugement dernier dans l'au-delà. Certains peintres comme J. Bosch montrent même carrément qu'il n'y a rien de plus actuel que l'enfer. Cette vision on ne peut plus réaliste a toutes les chances de rencontrer l'assentiment des opprimés. Elle n'est pas non plus si éloignée de la boutade (un peu éculée) qui consiste à décrire le paradis comme une morne plaine, boutade qui trahit l'attachement à un présent délicieux.

    Plus réaliste, la Renaissance a donc logiquement renoué avec l'eschatologie et l'apocalypse, renvoyant les doctrines médiévales, teintées de paganisme ou d'animisme, aux calendes grecques (ou plutôt "romaines", étant donné qu'on trouve déjà chez Homère une sorte de pamphlet contre l'au-delà et les espérances déçues d'Achille, surprenant pas sa précocité).

    J'ouvre une petite parenthèse : sans développer ici cet argument, on peut voir dans le rattachement parfaitement ésotérique de la doctrine catholique romaine à Thomas d'Aquin (ésotérique en premier lieu parce que personne ou presque ne lit cet auteur) une manière d'accommoder le catholicisme avec les préjugés libéraux dominants, qui pour la plupart ne font que réactualiser les préjugés en vigueur au moyen âge, à commencer par l'utopie funeste des "soldats de la paix", inventée sans doute par Thomas d'Aquin avec les meilleures intentions du monde, mais dont on connaît les suites largement catastrophiques, en particulier le blanc-seing moral donné à des opérations purement stratégiques.

    Du débat entre les experts d'"Europe 1" je n'ai rien retenu, si ce n'est la définition de certaines conceptions antiques de l'au-delà, paradis ou enfer, parfois les deux imbriqués, comme des conceptions de nature "topographiques". Si ces conceptions ont perduré jusqu'au moyen âge, voire plus tard (chez le très archaïque Galilée, notamment, probablement sous l'influence d'autres spéculations mathématiques), elles sont typiquement païennes. La meilleure illustration est la religion égyptienne, fondée sur la géométrie. Elle traduit l'incapacité des régimes théocratiques à penser en dehors de l'espace et du temps, jusqu'à prêter à dieu lui-même les pouvoirs d'un architecte (sans doute la meilleure façon pour l'homme de s'approprier le pouvoir divin, ou de le reproduire par homothétie).

    Comme quoi les vieilles hypothèses religieuses archaïques ont la peau dure, on peut observer qu'elles ont donné récemment le nirvana national-socialiste et son projet d'élever jusqu'au ciel, non seulement un pharaon ou une pharaonne, mais toute la race bourgeoise allemande ; perspective assez rapidement rentrée sous terre. Plus récemment, l'idéologie du gouvernement mondial, au caractère géodésique total, le globe terrestre bien quadrillé devenant une sorte d'Eden assisté par ordinateur, centré sur les augustes personnes de quelques "décideurs" multi-compétents. Toutes les utopies à caractère éthique ou moral, en somme.

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  • Apocalypse de Jean

    "Ecris encore à l'ange de l'Eglise de Laodicée :

    Voici ce que dit l'Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Principe de la création de Dieu :

    Je connais tes oeuvres : tu n'es ni froid ni chaud. Plût à Dieu que tu fusses froid ou chaud ! Aussi, parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni chaud, je vais te vomir de ma bouche.

    Tu dis : Je suis riche, j'ai acquis de grands biens, je n'ai besoin de rien ; et tu ne sais pas que tu es un malheureux, un misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille de m'acheter de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche ; des vêtements blancs pour te vêtir et ne pas laisser paraître la honte de ta nudité ; et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.

    Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime ; aie donc du zèle et repens-toi. Voici que je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi.

    Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi aussi et je me suis assis avec mon Père sur son trône. Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises."

    Ap. IV, 14

    Par ce passage est condamnée la médiocrité ou la tiédeur, état de vertu idéal prôné au contraire par les moralistes comme la meilleure conduite possible (Epicure), et les politiciens comme la meilleure organisation possible (tous les jurisconsultes grecs et romains). D'où qu'on le prenne, le christianisme est inadapté au temps présent, nie les efforts collectifs du passé et déclare le futur un mirage. L'assimilation de la vertu à l'amour n'est pas une idée chrétienne.

    L'indifférence à la vertu et au système judiciaire des hommes est corroborée par la promesse d'immortalité du Christ à un criminel condamné à mort. De telle sorte que ce sont les justiciers qui se condamnent à mort par le jugement d'autrui, et le condamné à mort qui est sauvé. Scandale pour les régimes païens qui ont mis toutes leurs billes dans les lois humaines !

    La promesse de bonheur, idéologie présentée comme le produit de toutes les petites vertus qui, conjuguées ensemble, en formeraient une grande, n'est pas une utopie chrétienne. Il n'y a rien dans le Nouveau Testament qui dissimule cette réalité que chaque minute passée sur terre est un combat ou une épreuve ; rien non plus qui oblige à baisser les armes et à s'adonner plutôt à quelque divertissement susceptible d'atténuer momentanément la douleur de l'atroce condition humaine.

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  • Apocalypse 2012

    Scholie n° 6

    Christianisme et modernité : On ne sera guère étonné que j'affirme qu'il n'est pas de plus grand ennemi de la "modernité" que le Christ.

    Point n'était besoin d'un grossier moraliste pollack comme Nitche pour le rappeler, du moins en France, où le paradoxe de la modernité fut beaucoup mieux posé par Baudelaire, d'une part, où d'autre part les rêves de paysans ont de sérieux détracteurs, au moins depuis Rabelais.

    Ainsi Baudelaire ne dissimule pas, contrairement à Nitche, l'apport décisif de l'Eglise catholique à cette modernité, envers et contre la lettre et l'esprit du christianisme. 

    Ma remarque n'est pas tant pour diminuer la morale allemande au regard de notre littérature nationale que pour signaler que l'exigence de croire dans la modernité naît d'une complexion faible ou d'une âme affaiblie. Le bâtisseur de cathédrales, l'architecte du Parthénon ou l'inventeur de tel continent oublié n'ont aucun besoin de se fouetter le sang avec l'eau-de-vie de la modernité.

    Je ne vois pas en effet de meilleures comparaisons pour signifier la modernité que la flamme d'un cierge allumé par un dévôt, afin de marquer sa foi dans l'avenir, vacillant au moindre courant d'air ; ou bien la manière des Allemands naguère de confier les travaux pénibles aux Juifs, celle de l'Occident de s'en remettre désormais aux travailleurs d'Asie ; ou encore celle du conducteur d'une auto à bout de carburant invoquant quelque divinité pour qu'elle remédie à son problème.

    Il n'est d'ailleurs besoin à un chrétien pour démontrer que le nazisme fut satanique que d'expliquer qu'il fut essentiellement moderne, furieusement moderne, même, cherchant dans la modernité un remède à la crise. La haine de Nitche vis-à-vis du Christ tient largement à ce qu'il n'est pas un thaumaturge et ne propose à l'homme aucune solution propre à résoudre son conflit intérieur.

    Un chrétien marxiste avancera au contraire qu'il n'y a rien de civilisateur dans le marxisme. Celui-ci souligne bien au contraire toute l'incompatibilité entre la morale moderne et le progrès scientifique.