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dimanche, 31 décembre 2006

No future!

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« L'Amérique tout entière est un asile d'aliénés. » (E. Pound)

vendredi, 29 décembre 2006

Encore des petites phrases

Les petites phrases de la semaine :

• Deux chalands quadragénaires à la Fnac :
- L'un : « Eh, t'as vu le titre de ce bouquin : Les femmes qui lisent sont dangereuses… Ah, ah ! »
- L'autre : « Ah, ah, ouais… Mais regarde, il est écrit par une femme ! »

• Une femme russe de la "jet set" : « Si tu te débarrasses de l'homme, tu te débarrasses du problème. »

• Une chalande à la Fnac qui cause fort dans son téléphone transportable : « Ouais, là je suis au bureau en ce moment… (elle jette un regard autour d'elle) Enfin, c'est-à-dire que je suis à la Fnac en train de regarder un peu les bouquins, tu vois… »

• Un pote qui a lu Céline à moitié, faute de temps, et un centième de Tocqueville, faute de temps aussi : « À chaque nouvelle élection, les Français font preuve exactement de la même bêtise qu'à la précédente. »

• Un comique noir : « Ras-le-bol de tout cet humour blanc ! »

• Alphonse Allais : « Pour la chasse aux lions : vous achetez un tamis et vous allez dans le désert. Là, vous passez tout le désert au tamis. Quand le sable est passé, il reste les lions. »

jeudi, 28 décembre 2006

Salut les "copains" !

Pierre Delanoë est décédé. Il paraît que ce monsieur était "chansonnier". Quoi qu'il en soit, sa mort ajoute une énigme de plus à la déjà longue liste des "Grandes énigmes du XXIe siècle". Après :
• "Comment peut-on ne pas être élu quand on est socialiste ?" ;
• "Comment peut-on être noir et serrer la main de Le Pen ?" ;
• "Comment dire du mal de Chirac qu'on a élu avec 80 % des voix ?" ;
• "Comment peut-on s'inviter chez les pauvres quand on est riche ?" ;
• "Comment peut-on encore se cailler les miches alors que les pôles fondent à plein tube ?", voici maintenant la dernière : "COMMENT PEUT-ON ÊTRE RÉAC ET AVOIR DU TALENT ?"

Selon son interprète Georges Moustaki, Pierre Delanoë n'était pas "réac" mais plutôt "gâteux". Selon moi, si Moustaki était "métèque" autrefois, tout indique qu'il est désormais complètement "affranchi".

mercredi, 27 décembre 2006

Parti des SDF

On s'était tous réunis au Chat-qui-pisse-de-travers, rue Oberkampf, autour de Julien. C'est ce cadre ô combien non-conformiste qui avait été retenu pour présenter le programme du nouveau "Parti socialiste de figuration", autrement dit le "Parti SdF", à la presse.

Après quelques picon-bières dégueulasses, Julien se racla la gorge bruyamment car le journaliste de "Libé", Laurent Temouillepas, du service politique, était visiblement ailleurs… sans doute préoccupé par la revente du quotidien au groupe Lagarde & Publicains ? Si Arnault Ledur-Delabranche, son PDG, était connu pour être incapable de la moindre opinion politique ou religieuse, ce qui faisait bien les affaires de Temouillepas, en revanche il s'était taillé la réputation de n'accorder à ses cadres que des augmentations de salaire très parcimonieuses…

Le programme du "Parti SdF" pouvait se résumer à ce slogan : "Quelques jours de bohême dans une vie bourgeoise". Concrètement il s'agissait d'aller camper entre des SDF et de partager leur existence d'exclus pendant quelques nuits - de vrais SDF bien entendu, hors de question de payer des figurants et de retomber dans les vieux travers d'autrefois.

« D'une, argumenta Julien, les Français raffolent du camping ! Deuxio, j'ai choisi l'emplacement du canal St-Martin : en cette saison, lorsque le soleil s'éteint sur les reflets d'inox du canal, on dirait une aquarelle d'Henri Harpignies… ou d'Utrillo si vous préférez ; tertio, nous respecterons la "trêve des confiseurs" pour que tout le monde puisse passer les fêtes de fin d'année en couple… » (La dialectique marxiste avait donné le goût à Julien des plans en trois points.)

C'est alors que la voix suraiguë et éraillée d'un mauvais esprit s'éleva dans l'assemblée, près du bar, suggérant qu'on devrait peut-être inverser la tendance et abandonner complètement la vie bourgeoise pour opter pour la vie de bohême !
Malgré la discipline républicaine qui règne généralement chez les socialistes, cette "sortie" prouvait qu'il y avait de la marge : des citoyens qui buvaient et qui fumaient encore au sein des "forces de Progrès"…
Sans l'avoir formellement identifiée, Julien aurait pu jurer que c'était cette chieuse de Julie Vallès, l'arrière-arrière petite-fille de l'écrivain, qui venait de lui couper la parole. Qu'importe, il avait même prévu ce coup-là et il reprit le fil de son raisonnement :
« Non, en faire plus pour les SDF pourrait effrayer nos électeurs. Ça ressemblerait à une révolution, une révolution avec un grand "r". Nous devons leur prouver au contraire que le parti est capable de gouverner ! La révolution, oui, naturellement, mais le pouvoir d'abord, pour faire cette révolution ensuite, voilà l'idée moderne ! En outre, nous ne devons en aucun cas nous prêter à des actions qui pourraient ressembler à de la charité ou à des soupes populaires… Nous sommes des progressistes, oui ou merde ?! Ou des vieilles bigotes ? »
C'était dit sans trop de convictions, bien sûr, mais il s'agissait juste de faire taire cette conne de Julie… pour le reste, on était entre copains.

Pour conclure cette soirée, Julien qui avait hésité entre entonner L'Internationale ou Le Temps des cerises opta finalement pour Le Temps des cerises.

Deux heures plus tard il quittait le chauffeur de taxi (un G7, par superstition) qui l'avait raccompagné devant son domicile situé un peu plus dans le centre, en lui laissant une pièce de deux euros. Il était de bonne humeur. Il sentait qu'il tenait enfin sa revanche. Son physique un peu ingrat avait toujours privé Julien d'une victoire dans un scrutin majeur. Mais là, on ne pourrait faire moins que lui accorder un gros ministère dans le prochain gouvernement d'union de la gauche, si tout se passait bien. Et vu la bande de bras cassés, pas un pour rattraper l'autre, qui défendait le candidat d'en face, sûr que ça allait bien se passer !

mardi, 26 décembre 2006

Conte de Noël

Il n’est certes pas permis à tout le monde, par les temps qui courent, de jouir le soir même de Noël de la quiétude et de la solitude propices au recueillement. Mon propre degré d’exclusion sociale n’est pas tel, hélas, que j’ai pu avant-hier, 24 décembre, me dispenser des agapes obligatoires du réveillon : une invitation de dernière minute…

J’en suis donc à l’apéritif, servi après la messe de Minuit vers dix heures, à dissimuler mon dépit de n’être pas au plumard avec un bon bouquin dans un verre de porto médiocre. Comme la conversation tourne autour du sermon du curé, lui-même assez vague, je songe à l’astuce de mon pote Émeric qui consiste à planquer un roman policier dans les chiottes de son hôte dès son arrivée, sous le prétexte d’une envie pressante ; plus tard dans la soirée, sous le même prétexte déjà utilisé plus tôt mais que personne ne songe sérieusement à discuter, mon pote rejoint son bouquin dans les lieux d’aisance et n’en ressort plus guère avant les adieux traditionnels. Que n’ai-je l’audace d’Émeric dans la muflerie au lieu de n’être qu’un petit goujat sans envergure !

Je suis placé à table à côté d’une jeune personne que je découvre pour la première fois. Il m’est arrivé ainsi de parvenir à tromper l’ennui dans un dîner pendant deux heures d’affilé rien qu’en contemplant le profil d’une femme bien pourvue sous cet angle, assise à quelques mètres de moi, à mille lieux de se savoir ainsi épiée…
Mais mon voisin n’est pas si bien fait que je consacre plus de cinq minutes à son examen. Celui-ci a vingt-trois ans depuis trois jours et poursuit des études poussées dans le domaine des sciences exactes, et, tandis qu’il avoue sans qu’on le force trop ses brillantes capacités intellectuelles et ses solides diplômes, je me frotte les mains intérieurement. Après les philosophes, les scientifiques sont en effet les gens les plus involontairement comiques que je connaisse !

Petit à petit je pousse Alain, c’est ainsi que se prénomme mon jeune voisin, à s’aventurer en dehors des généralités, seul terrain sur lequel les "hommes de sciences" sont à l’aise hormis celui des nombres comportant une virgule :
« - Fort bien, fort bien, mais ça ne nous dit pas quel plaisir particulier vous tirez de l’observation de ces minuscules particules ? À la longue ne risquez-vous pas de trouver tout ce bazar bien futile ?
"Futile", Dieu sait que les scientifiques ne peuvent pas blairer cet adjectif et qu’il les fait sursauter. J’ai visé juste vu la tête d’Alain…
- Hein ? futile ? ça m’étonnerait… Je peux même dire que c’est ça justement, oui, c’est ça qui me me motive le plus, de savoir que je participe au progrès de la science, depuis que je suis tout petit ça m’a toujours…
- Au PROGRÈS de la science ? Mais la science est en plein RECUL au contraire, Alain, depuis cent-quarante et un ans au moins !
- En plein recul !?
- Eh bien oui : tous les progrès formidables accomplis dans un premier temps par les scientifiques ne les ont amenés qu’à mieux apprécier la distance qui leur reste à parcourir jusqu’à la connaissance complète de l’Univers en définitive. Toutes les énigmes qui paraissaient jusque-là à peine plus compliquées qu’un problème de sudoku aux “chercheurs” : le cerveau humain, la vie extra-terrestre, l’usure des tissus et des organes, l'origine de l'homme, toutes ces énigmes sont désormais comme des trous noirs encore plus insondables… Et, si elle s’éloigne de son but, je vous mets au défi de nier que la science ne recule pas, mon jeune ami ! »


Je ne jetai pas mon défi à la légère tant les lacunes des scientifiques d'aujourd'hui dans le domaine de la rhétorique sont grandes.
On peut trouver peu "charitable" ma façon d’abuser de la crédulité d’autrui, particulièrement le soir de Noël… Une petite explication psychologique s'impose, je crois : mes études à moi, le moins qu'on puisse dire est qu'elles ne furent pas très brillantes. Aurais-je eu ne serait-ce que le baccalauréat si je n'avais pas flagorné certains de mes examinateurs, brossé leurs idées dans le sens du poil ? C'est peu vraisemblable. De là à dire que je me venge de mon échec scolaire sur les têtes pensantes lorsqu'il en passe une à ma portée, en profitant de l'effet de surprise, il n'y a qu'un pas que je dois franchir, pour être honnête.
Mais après tout la Nativité n'est-elle pas aussi la revanche des humbles sur les puissants, des bergers sur les Rois mages ?

dimanche, 24 décembre 2006

Pourquoi pas ?

Après tout pourquoi les enfants ne croiraient-ils pas au Père Noël ?... Il y a bien des adultes qui croient en Nicolas Sarkozy.

vendredi, 22 décembre 2006

Shocking!

Pris dans l'empressement des Parisiens à célébrer avec tout le faste démocratique le fameux "solstice d'hiver", je me surprends à souhaiter un réchauffement vraiment significatif et brutal de la planète.

mercredi, 20 décembre 2006

Le lit du capitalisme

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En réalité, quand on est vraiment marxiste, honnêtement on ne peut pas se permettre de dissocier l'idéal démocratique du capitalisme bourgeois.
Un minimum d'esprit scientifique suffit pour faire le constat que les idées démocratiques ont fait le lit du capitalisme. Pour être plus marxiste, donc plus précis, il faut que je tourne ma phrase à l'envers, car c'est le capitalisme bourgeois qui a fait le lit de l'idéologie démocratique.

Démocratie et capitalisme coïncident harmonieusement pour la plus grande fortune des capitaines d'industrie. Les États-Unis d'Amérique sont l'exemple contemporain le plus flagrant d'avènement de la société marchande en même temps que des fameux slogans d'égalité, de liberté, de suffrage universel, de droit international, de paix universelle, etc.
De nombreux autres exemples, capitalistes ou non, permettent d'ailleurs de vérifier que plus un pays bafoue la liberté, l'égalité, le droit de vote, la justice, plus ses représentants truffent leurs discours de ces slogans.
Sur un autre plan, le protectionnisme étatsunien, le plus puissant du monde, aime à se parer du joli nom de "libre-échangisme". Et la France, ou l'Europe, qui n'est pas si protectionniste que ça, abhorre cette idée-là.
Les intellectuels anglo-saxons au service des marchands ont forgé un autre joli nom, le "libéralisme", à l'usage de leurs maîtres. En quelque sorte l'expression de libéralisme englobe le système ET l'idéologie, en insistant surtout sur l'emballage. Mais parler d'une forme évoluée, globale, de mercantilisme, est plus exact.

Si Voltaire revenait, il serait sans doute horrifié par les effets du libéralisme anglais qu'il admirait tant mais dont il ne pouvait estimer toutes les conséquences, sur les arts et les lettres. La peinture, la poésie, la musique, qui en son temps étaient encore au sommet de l'activité humaine, au-dessus de l'artisanat, ont été reléguées au rang de vulgaires artifices, quasi des arguments commerciaux.
Quel usage des individus transformés en consommateurs pourraient bien faire d'une conscience ? À quoi bon enseigner à un futur vendeur de téléphone portable le latin ou le grec ?

Et quel déficit de la pensée chez Finkielkraut lorsqu'on le compare à Diderot ! Derrière les jeux de mots de Diderot, on sent un esprit subtil, critique, facétieux. Tandis que chez Finkielkraut, rien, aucun recul, juste un vague cercle d'idées, accompagné d'un vague geste circulaire de la main, même pas une rhétorique stable ! Il est ce qu'il dit, Finkielkraut, il se confond complètement avec sa subjectivité. J'aime citer Finkielkraut parce c'est l'exemple le plus caricatural que je connaisse, en attendant d'en trouver un autre. Même Christine Clerc, assise à côté de lui l'autre jour sur un plateau de télé ne pouvait s'empêcher de le trouver bête et d'avoir pitié. Même Christine Clerc !

Si on veut bien se pencher sur Marx sans préjugés idéologiques, de droite ou de gauche, plus radicalement encore que Burke, on constate que Marx démonte les contes philosophiques dont on nous rebat les oreilles dans notre démocratie prématurément vieillie.
Certains catholiques reprochent à Marx d'être athée. La belle affaire ! Encore un raisonnement très subjectif. Doit-on se préoccuper de savoir de quelle religion est le jardinier qui a planté l'arbre dont on prélève une poire pour se désaltérer ?

lundi, 18 décembre 2006

La vie dure

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La sottise et le ridicule du personnage de Pascal Sevran ne doivent pas occulter que les idées malthusiennes qu’il exprime ne se sont jamais aussi bien portées en France. C’est en leur nom que des associations “humanitaires” sont allées dans le tiers-monde causer des catastrophes démographiques.
Malthus ne se cache pas seulement derrière l’idéologie humanitaire, mais aussi derrière l’idéologie écologiste, qui suggère de venir en aide aux pandas et toutes sortes de quadrupèdes en voie de disparition, de préférence photogéniques, cependant que dans certaines régions du globe, la corne de l’Afrique en particulier, la sécheresse tue… des êtres humains.

Il n’a pourtant pas fallu bien longtemps pour qu’on se rende compte que le malthusianisme n’avait que les apparences du bon sens, que ce n’était en réalité qu’une idiotie mathématique. Malthus (1766-1834) prévoit à la fin du XVIIIe que la population va doubler tous les vingt-cinq ans, tandis que les récoltes n’augmenteront pas dans les mêmes proportions, d’où, immanquablement, la famine à venir des plus démunis.
L’oubli par Malthus de tout un tas de paramètres est frappant aujourd’hui, mais, à la décharge de Malthus, il ne disposait pas de données démographiques fiables ; on se contentait alors de supputer le nombre de Français, par exemple, et beaucoup se trompaient à des dizaines de millions près ; et, même si c’est “à l’envers”, Malthus a au moins le mérite d’être un des premiers économistes à souligner l’importance du facteur démographique.
Tout ça pour dire que la comparaison avec Pascal Sevran n’est quand même pas très flatteuse pour Malthus.

Quant aux préjugés racistes de Sevran, le fait qu’ils soient aussi vigoureusement dénoncés par les médias est assez cocasse, non ? sachant le rôle primordial de ces médias, la télévision en tête, dans la diffusion des préjugés de toutes sortes aux quatre coins de l'Hexagone.

vendredi, 15 décembre 2006

La Madone du Planning

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Jusqu'à la voir, j'imaginais Caroline Fourest en bonne femme acariâtre, desséchée comme ses idées. Elle devait forcément être atteinte de frigidité.

Quand je la vis pour la première fois, non pas en vrai mais à la télé, ce fut une révélation ! Tout d'un coup je compris pourquoi le microcosme médiatique bruissait du nom croustillant de Caroline Fourest. Car si cette gonzesse n'apporte rien de neuf aux vieilles idées malthusiennes et féministes cent fois récusées par la science mais sacrément coriaces - en revanche sa télégénie frappe d'emblée. Ainsi le secret de sa rhétorique était là !

"La Madone du Planning", c'est pour faire un jeu de mot : en réalité la comparaison avec Jeanne d'Arc s'impose. Caroline Fourest s'habille en mec et on lit dans ses yeux clairs la détermination d'une nana affranchie. S'ils ne manquaient pas désespérément d'imagination, les fiers pédés de la "Gay pride" devraient la faire défiler en tête de leur carnaval, déguisée en Jeanne d'Arc, à califourchon sur une jument rose (ou verte). Elle serait parfaite dans le rôle.

Pas question d'apparition divine pour Caroline, bien sûr, en revanche je me suis laissé dire que le diable lui est apparu une fois en songe : grand, blond, avec un œil de verre. De sa voix caverneuse, il faisait capoter les idéaux d'égalité des sexes et de fraternité au plumard ; comme dans les dessins de Cabu, il portait des bottes allemandes bien cirées et piétinait la liberté d'avorter, crrritch, avec une impavidité tout bonnement effrayante !
Des diablotins portant qui des mitres, qui des képis, l'escortaient, agitant des sonnettes de curé, des crécelles, faisant un vacarme de tous les dieux monothéistes, à faire abjurer la saine laïcité à un instituteur de la FEN !!
Et Caroline se réveillait, car elle ne croit pas aux apparitions, en nage : inquiète, à peine vêtue d'un blouson de cuir, prête à en découdre, elle se rendait sans plus attendre à l'Assemblée nationale pour l'avertir du danger et lui apporter son aide. Là Jean-Louis Debré lui remettait le "Prix du Livre politique" et la confortait dans son courageux combat à venir contre la calotte et le bandeau noir de Le Pen, le pirate de la politique française.

Je suis convaincu que les petites fantassines des plannings de France doivent lui emboîter le pas, à Caroline, sans se poser de questions, avec une ferveur toute religieuse, et que leur combat est complètement fanatique et désintéressé.

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