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mercredi, 31 janvier 2007

Les Sept Samouraïs

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Il y a un dissident français que je respecte depuis longtemps, c'est Jean Madiran, que je me garderais de qualifier de "philosophe". Son combat pour la liberté de la presse force le respect. Je le range parmi les "Sept Samouraïs", même s'il est moins japonais que Nabe ou D. Venner.
La vindicte de Colombani, le directeur du Monde, qui tenta en vain de le faire taire en réclamant des centaines de milliers de francs de dommages et intérêts devant les tribunaux, est un signe qui ne trompe pas. Il n'y a pas d'arrangement possible avec Madiran, pas comme avec Pierre Péan.

Cela posé, je dois dire que la démonstration antimarxiste de Madiran ne me convainc pas. Madiran est maurrassien, ça veut dire qu'il a forcément un peu la tête dans les nuages - Maurras, c'est "trente ans d'inaction française", comme a dit un railleur.

Le reproche que Madiran fait à la dialectique marxiste de nuire à la vérité, en lui substituant la notion de progrès, n'est pas justifié. Il ne faut pas confondre les marxistes imbéciles, dans le domaine de l'histoire de l'art ceux qui voient en Lautrec une préfiguration de Picasso, par exemple, ou en Géricault une préfiguration de l'artiste contemporain "expérimental", et Marx lui-même. Il ne faut pas confondre l'original et la caricature. D'ailleurs le "sens de l'histoire", c'est une notion plutôt hégélienne, et Marx se démarque nettement de Hegel.
En quoi la dialectique marxiste est-elle un outil très différent de la dialectique grecque ? Thèse, antithèse, synthèse ; sauf que chez Marx la synthèse n'est pas définitive. Marx juge qu'on ne peut atteindre l'objectivité absolue par la pensée, mais il ne dit pas que la vérité n'existe pas. C'est au contraire un passionné de la vérité, un anticommuniste en somme.

Il y a bien des cacouacs qui collent sur Baudelaire l'étiquette d'"antimoderne", d'autres sur Bloy ou Claudel celle d'écrivains "philosémites", d'autres encore qui font de Péguy un philosophe existentialiste, tout ça pour se faire mousser eux-mêmes… Faut-il rendre Baudelaire, Bloy, Claudel et Péguy, responsables de ces billevesées ?

Madiran, il me semble, fait abstraction de l'intention des caricaturistes. Si Dagen, critique d'art officiel au Monde, s'efforce de faire de Géricault un peintre expérimental, c'est pour pomper un peu de sa force à Géricault et tenter de la réinjecter dans le bordel de l'art moderne dont il est un des tenanciers. Dagen n'est pas si con, il sait parfaitement que Géricault est avant tout un peintre expérimenté. Le dindon de ce discours, c'est le lecteur du Monde. Il y a bien au départ une intention de tromper son monde et le "sens de l'Histoire" n'est pas en cause ici.

mardi, 30 janvier 2007

Victimes non consentantes

« Regarder la télé rend parano ! » dit Polac. Sur ce point je suis d’accord avec lui. De voir Jean-Philippe Domecq apparaître dans des émissions de propagande grand public, je trouvais ça louche, je pensais que d’une manière ou d’une autre, il n’était pas libre de s'exprimer. Le système ne va pas se saborder en offrant une tribune à un trouble-fête, logique…

Mais comme j’avais tout pour m’intéresser à Domecq, étant donné que je fais partie comme lui des victimes non consentantes de l’art contemporain, la curiosité a fini par l’emporter et j’ai acheté son essai (Artistes sans art). Pour faire court, c’est un essai honnête, un discours sincère dans lequel je me retrouve.

Je vois Domecq comme une sorte de samouraï désabusé qui pourfend la bêtise de l'art contemporain. Désabusé car il sent bien la résistance de cette bêtise, son épaisseur, la masse des intérêts à renverser.
Sur sa stratégie, je m'interroge. Domecq vise-t-il vraiment un organe vital ? Au plan rhétorique, je dirais que le tort de Domecq est de s'abaisser à débattre avec des minables. Il ne faut pas croiser le sabre avec des estropiés, des bancals, des borgnes. Pour que le combat soit beau et que le vainqueur triomphe avec éclat, il faut affronter des sophistes qui ont un minimum d'envergure : André Lhote, Malraux, Apollinaire, Picasso. En ce qui concerne Catherine Millet, Jean Clair, Marc Jimenez, Soulages, Yves Michaud, et toute la bande des contemporains, ce ne sont que des pions.
Les passages du bouquins de Domecq qui sont comme des "haïkus" vengeurs sont les meilleurs.

Maintenant je sais pourquoi Domecq, à la télé, on ne le laisse jamais finir ses phrases.

lundi, 29 janvier 2007

Deux marxistes à la mode

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Comme j'ai déjà indiqué, Jacques Attali est plus proche d'Élisabeth Tessier que de Karl Marx, avec sa manière de lire l'avenir dans les lignes du Capital. Je m'arrête cependant sur une de ses observations ; Attali déplore que Marx ne fut pas enseigné dans l'Université pendant qu'il y étudiait. Sans chercher d'explication ; sans relever ce paradoxe que l'Université est pourtant depuis la Libération largement sous la coupe des communistes.
À vrai dire, le paradoxe n'est peut-être pas si grand. L'esprit critique de Marx ne représente-t-il pas une menace pour le communisme français, fondé en grande partie sur des dogmes historiques ?

Ensuite, cela a dû jouer aussi en sa défaveur, Marx n'emprunte pas qu'à Aristote, mais aussi aux économistes anglo-saxons, Thompson, A. Smith, Ricardo. La "question économique" n'est pas tellement du goût des Français. Au XVIIIe siècle, Voltaire et Diderot vont prendre leurs leçons de "libéralisme" en Angleterre. En France, on s'intéresse surtout à l'État, c'est la seule question noble, qu'on soit de gauche ou de droite ; parler d'économie, c'est parler d'argent, ça n'inspire guère de ce côté-ci de la Manche (À l'exception notable du protestant J.-B. Say).

Bernard Stiegler a en commun avec Attali d'être un fervent démocrate. Et pour cause ! Si Attali a dirigé la banque européenne BERD, Stiegler, lui, fait partie de la direction du Musée Pompidou, le Temple de l'art capitaliste-fétichiste. Le fait d'avoir fait quelques années de prison après un "hold-up" le rend plus sympathique encore auprès des journalistes.

Sur le fond, Stiegler est une sorte de Loïc Le Meur pour intellos, et sa théorie sur la télé qui exploite la libido des téléspectateurs et finit par la tuer est assez fumeuse. On ne retiendra que le titre sous lequel il la développe, La Télécratie, vu que c'est une assez bonne description de la réalité.

Tout ça pour dire que c'est quand même amusant de voir Marx recyclé par des défenseurs du capitalisme.

jeudi, 25 janvier 2007

Les mains sales

Exceptionnellement j'achète Libé et je le planque sous mon blouson pour pas me faire voir avec. Je me moque du snobisme des bobos qui lisent ce canard minable, mais dans mon genre je suis pas mal snob aussi, je dois avouer.

Parce que le numéro d'aujourd'hui est dédié aux nouvelles "tendances" dans la bédé, vu que c'est la foire aux albums à Angoulême en ce moment. C'est frappant la façon qu'ont les journalistes de Libé de causer comme des publicitaires ou des courtiers - des courtiers qui se prennent pour des philosophes situationnistes, évidemment. Parlant d'un dessinateur branché, Éric Loret n'hésite pas à écrire : « On admire le châtiment de son langage. »

Reportage sur Lewis Trondheim* sous ce gros titre : Chef de crayon. Ils ont pas peur des lapsus à Libé ! Il faut dire qu'on voit pas bien qui pourrait remettre en cause leur philosophie… même si leur faillite économique est incontestable. Libé est un mauvais produit, l'almanac'h Vermot du bobo, mais il se trouvera toujours une banque, un supermarché ou un producteur de cinéma quelconque pour fourrer de la pub dedans. Par conséquent Libé est viable.
Chef de crayon, on a beau avoir une indigestion de calembours, ça dit bien ce qu'il en est, c'est-à-dire exactement le contraire du sous-titre qui parle de "bédé indépendante". Indépendante de quoi ? Il est partout, Trondheim, avec son Lapinot débile. Si c'est pas lui c'est Sfar, dans Le Monde, qui dicte la mode, ce qu'il faut dessiner. Même Siné il a voulu le ramener au dessin publicitaire ! Ce sont les deux ayatollahs de la bédé, Trondheim et Sfar.
D'ailleurs quelles sont les grandes tendance que Libé distingue ? La bande-dessinée homosexuelle, la bande-dessinée décadente, la bande-dessinée altermondialiste, les mangas japoniais - en somme la bande-dessinée pour les lecteurs de Libé. Vachement original et indépendant, comme on voit.

La bédé était certainement beaucoup plus indépendante dans les années cinquante des idées à la mode et du fric des éditeurs. Il faut être un lecteur décérébré de Libé pour pas s'en rendre compte.

*L'occasion de rectifier une erreur : Trondheim et Frantico sont bien une seule et même personne. Plutôt têtu, je persiste à croire que l'humour généralement inexistant de Trondheim subit une influence extérieure dans Frantico.

Sfar et Trondheim en ayatollahs de la bédé

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mercredi, 24 janvier 2007

En marge

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En marge de la dernière manif pour réclamer l'abolition de l'avortement en France, deux CRS écoutent le petit discours improvisé au micro par un des leaders du mouvement. Le CRS de droite, l'air soucieux, se tourne vers son voisin :
« T'as vu ça, on dirait un discours d'Hitler ! »

Plus en aval, une jeune militante m'aborde en me tendant une pétition, un genre d'appel aux évêques de France à se bouger le cul, si j'ai bien compris. Elle est mignonne, mais ça suffit pas. Peut-être il y a dix ans j'aurais signé son papelard, fermé les yeux sur le fait que c'est typiquement le genre de truc qui n'engage à rien, juste pour se donner bonne conscience. Il faut dire aussi qu'il y a des militantes à qui on ne peut rien refuser…
Mais aujourd'hui, même les illusions que je pouvais avoir sur le courage des évêques en général et des évêques de France en particulier m'ont quitté. L'avenir ne dépend pas d'eux. S'ils bougent un jour, c'est parce que le vent aura tourné. Ça peut paraître un peu sévère et définitif comme jugement, mais je l'ai remâché au moins soixante dix-sept fois sept fois avant de l'écrire.

D'ailleurs cette pirouette que la question de l'avortement est une question "religieuse" ou "spirituelle" avant tout, qui ne concerne que les seuls "croyants", est une mauvaise idée, une fausse idée. Tout le monde est concerné, ou bien ça revient à dire que seuls les catholiques ont le souci de l'avenir de leur pays et du bien commun. Ça serait une conception bien manichéenne de la société.

Non, en réalité il y a des historiens, des démographes, pas spécialement catholiques mais plutôt "humanistes", pour reprendre ce vocable un peu hors d'usage, qui tirent la sonnette d'alarme et disent depuis plusieurs années déjà que le déséquilibre démographique menace notre société, et que deux-cent mille vies humaines en moins tous les ans, ça pèse bien sûr lourd dans la balance.
Il y a aussi des biologistes, des médecins, qui ont la politesse de se cantonner au domaine de la biologie. Ils rappellent que la vie humaine déborde les apparences de la venue au monde et que le progrès scientifique permet de dater le début de la vie humaine en remontant à la conception.

Ensuite le pouvoir politique établit en fonction du bien commun le niveau de respectabilité de telle ou telle vie humaine et peut décréter qu'untel est un métèque, un sous-homme, ou ne mérite pas d'être considéré comme une personne physique. Même si certains régimes font des drapeaux avec de beaux principes telle l'égalité, dans les faits cette égalité demeure à l'état de leitmotiv.
Or, le pouvoir politique est faillible. La conséquence qu'on peut même tirer du discours des historiens et des démographes, c'est que le pouvoir actuel est défaillant sur le point crucial de l'équilibre démographique.

Il est juste de citer ici une opinion politique libérale très en vogue, défendue notamment par Alain Juppé avant son exil. Je cite Alain Juppé parce que la réputation d'être le meilleur des hommes politiques lui a collé à l'occiput à une certaine époque.
Alain Juppé estime "grosso modo" que le déficit démographique en Europe de l'Ouest sera compensé par un afflux de Chinois, d'Africains ou d'Indiens. On voit bien l'angle de réflexion d'Alain Juppé : il raisonne en termes de force de travail, il ne faut pas en demander trop à un politicien libéral descendant de Guizot.

Je récapitule, donc : en dehors des libéraux dans la ligne politique étriquée d'Alain Juppé, le suicide collectif de la France et de l'Europe concerne évidemment tous ses habitants.

mardi, 23 janvier 2007

Petit traité d'art contemporain (2)

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Dans le mince "traité objectif d'histoire de l'art contemporain" qui reste à écrire, celui qui s'y collera pour les générations futures ne devra pas omettre de mentionner la bande-dessinée francophone.

Bien sûr, le premier réflexe lorsqu'on évoque l'art moderne capitaliste, c'est de penser au cinématographe qui coïncide avec l'épisode de croissance industrielle accéléré que l'Occident vient de subir. C'est aller un peu vite en besogne… La création artistique déborde parfois le principe un peu romantique de la solitude et du silence absolus sans lesquels la concentration des forces spirituelles de l'individu n'est pas possible, certes, il ne faut pas être trop "puriste"… mais on ne peut pas prétendre produire quelque chose de vraiment cohérent dans le brouhaha d'un plateau de tournage, le vrombissement sourd des moteurs et des machines et le jacassement aigü des starlettes… sans compter l'impératif de profit…
L'expression de "Septième art" est donc abusive, pour ne pas dire publicitaire. Le cinéma a très tôt été empêché de s'élever au-dessus d'un niveau qu'on peut qualifier, en faisant preuve de tolérance, d'"infra-littéraire".
Que reste-t-il des ballets muets filmés, et même des "belles américaines" d'antan, lorsque le capitalisme prenait son élan et n'occupait pas encore tous les recoins de liberté ?

La bande-dessinée mérite plus d'égards. On se situe-là plutôt au niveau de la "para-littérature", un cran au-dessus, grâce à des conditions de production et d'exploitation beaucoup moins lourdes. Même si la bande-dessinée a perdu elle aussi petit à petit beaucoup de son esprit d'indépendance.
Sinon le métier des dessinateurs de bande-dessinée est très inférieur à celui des peintres baroques, ça tombe sous le sens, mais il faut s'empresser d'ajouter que ça n'en est pas moins un vrai métier quand même, ce qui n'est déjà pas si mal quand l'amateurisme fait la loi un peu partout.

Comme le cinéma, la bédé cède souvent à l'adaptation de "classiques" de la littérature, faute d'esprit d'aventure aujourd'hui. Je me rappelle avoir été initié à Homère dans mon enfance par une bédé qui mettait habilement en images la guerre de Troie et m'avait fourni ainsi quelques points de repères précis. Et un auteur nord-américain a entrepris récemment de raconter toute l'Odyssée, en tentant de combler les incohérences du récit.

Le destin de la bande-dessinée est de toucher les enfants (de 7 à 17 ans) vu que c'est un mode d'expression bâtard dont la puissance suggestive est par conséquent limitée. Il emprunte beaucoup à la narration et un peu au dessin. Les tentatives de produire de la bande-dessinée pour adulte se sont d'ailleurs peu ou prou soldées par des échecs, en dehors de l'humour et de la caricature.
L'autobiographie en bédé, un genre très couru en ce moment car il plaît beaucoup aux bobos, est consternante lorsqu'elle est le fait d'auteurs qui se prennent au sérieux et se piquent de philosophie.
(Au plan artistique, le marché des adolescents attardés n'a quoi qu'il en soit pas beaucoup d'intérêt puisque c'est justement le créneau où l'influence de l'économie capitaliste est la plus nette.)

Pour illustrer mon propos sur le destin et la bâtardise de la bédé, je cite cet exemple récent d'adaptation d'un roman de Brautigan, Le Monstre des Hawklines, par un dénommé Nicolas Dumontheuil.
Il est typique en effet de l'erreur qui consiste pour un artiste à ignorer, par vanité le plus souvent, le cadre de sa discipline (Sur le même thème on parlera dans un autre chapitre du cas de Picasso).
Du trait de Dumontheuil, rien à dire, il a du métier, mais le choix de Brautigan est inepte. Les enfants ne peuvent pas s'intéresser à Brautigan ! Certains adultes non plus au demeurant, les ficelles de Brautigan sont un peu trop grosses.
Adapter Brautigan c'est peut-être l'assurance d'une bonne critique dans Libération, le quotidien des snobs en faillite, mais ça revient pour Dumontheuil à priver son ouvrage de jeunes lecteurs sincères et concernés.
Vu le niveau intellectuel des metteurs en scène français, on peut comprendre qu'ils souhaitent se lancer dans l'adaptation du Voyage au bout de la nuit, dès que le tabou sera écarté, pour essayer de faire du pognon sur le dos de Bardamu, mais de la part d'un artisan qui fabrique de la bande-dessinée, c'est un manque d'imagination un peu décevant.
Dumontheuil, à l'instar de son confrère Daniel Casanave, aurait mieux fait d'adapter Shakespeare pour inciter "nos chères têtes blondes" à faire l'effort supplémentaire de lire son théâtre… Avec Shakespeare, il n'y a pas de risque de se planter.

samedi, 20 janvier 2007

Petit traité d'art contemporain

François Pinault a acheté 5 % de Vinci. Si ça ça prouve pas qu'il a bon goût.

vendredi, 19 janvier 2007

Le Salut par les Justes ?

Vu qu'après son discours sur les "Justes de France", empreint d'une profonde franchouillardise gaullienne destinée à faire vibrer la corde sensible du téléspectateur moyen, Chirac n'a repris que quelques petits points dans les sondages, il envisage maintenant de décerner une médaille ou une épinglette à tous les Français qui empruntent bien les bandes piétonnes pour traverser la rue, en espérant que ça ait plus d'impact… (Toutes les idées, même celles qui peuvent paraître les plus éculées ou les plus stupides a priori sont à envoyer par courriel à Claude Chirac qui se chargera de faire le tri pour son papa.)

« Du culot, encore du culot, toujours du culot ! » : qui mieux que notre Président incarne cette vieille devise française ? Même Sarkozy fait figure de "petit joueur" à côté. Bah, d'ici 2012 il a le temps de s'entraîner, le petit Nicolas.

Le Salut par l'Islam ?

Dans mon empressement à ensevelir Robert Redeker sous une double couche de mépris opaque, je n'avais même pas remarqué qu'il était démocrate-chrétien, cette triple andouille vénale… C'est le bouquet ! Vu son niveau intellectuel, je l'avais situé machinalement dans la clique des laïcards bornés.

Il manquait plus que ça, que ce bouffon se réclame du christianisme ! (Je me suis bien rendu compte que P. de Villiers tient un discours à peine moins idiot, mais P. de Villiers est chef d'entreprise de formation, pas professeur, et homme politique de surcroît, ce qui n'est pas un gage d'objectivité supplémentaire. Deux petites excuses que Redeker n'a pas.)
Maintenant, quand je vais croiser un musulman, je vais devoir m'excuser à cause des âneries débitées par mon corréligionnaire Redeker en campagne de promotion sur les plateaux de France et de Navarre !? Franchement je la digère mal, celle-là. Idem quand je constate que Tariq Ramadan connaît mieux l'histoire de France et sa littérature, y compris Voltaire, que ce genre de crétin produit par les médias à une cadence de plus en plus soutenue.

(J'avais décidé d'assassiner aussi en quelques lignes le Grand Inquisiteur de la laïcité H. Pena-Ruiz, mais tout compte fait j'ai ma dose de grossièreté et de haine pour la journée.)

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