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  • Pour en finir avec le gaullisme

    Le culte du général de Gaulle s'est répandu au XXIe siècle dans presque toute la classe politique. Dans un ouvrage récent de propagande à destination des militants, François Hollande s'emploie ainsi à décrire le général de Gaulle comme "un grand homme de gauche".

    On peut s'inquiéter d'un tel consensus, y voir un signe de nostalgie, une façon de regarder dans le rétroviseur qui n'est pas sans faire penser au projet de D. Trump de retour à l'âge d'or du capitalisme. Il y a là deux mirages équivalents : celui des "Trente glorieuses", d'une part, et celui du "Gilded Age" (âge d'or) entre 1865 et 1901, période de forte croissance aux Etats-Unis, d'autre part. Les "Trente glorieuses" sont un slogan capitaliste. En réalité on ne peut scinder les périodes d'euphorie des périodes de grave dépression. Le Capital est parfaitement instable : aucune histoire n'illustre mieux cette instabilité que celle des Etats-Unis depuis 1865. Même les économistes capitalistes ne dissocient pas le creux de la vague de son sommet ; ils s'efforcent de justifier a posteriori les crises par un raisonnement emprunté à Darwin. Le darwinisme est l'un des piliers de l'idéologie libérale progressiste.

    Nous combattons donc le gaullisme ici principalement comme une illusion ; moins la révolution des Gilets jaunes commencée en 2019 charriera d'illusions ou d'utopies, plus elle aura des chances d'aboutir à un résultat positif pour la jeune génération de Français qui hérite, selon un ancien premier ministre, d'un "Titanic" (dont le cap est fixé par la Commission allemande qui siège à Bruxelles). Dans ce but de détruire un maximum d'illusions, nous avons rédigé un essai intitulé "Orwell et les Gilets jaunes". Dans le contexte totalitaire, tout le monde se nourrit comme Winston Smith d'illusions politiques, le gaullisme est l'une d'elle, comparable au trumpisme en raison de son caractère rétrograde.

    Le néogaullisme, largement entretenu par la classe politique toutes tendances confondues, est aussi le signe d'autre chose qui n'a rien à voir directement avec de Gaulle et les "Trente glorieuses" : le monarchisme indécrottable d'un grand nombre de Français, encadré depuis 1850 par le suffrage universel. Ce dernier est sans doute l'instrument monarchique le plus redoutable, car il implique pratiquement un renoncement à la citoyenneté véritable, celle que le philosophe républicain E. Kant compare à l'âge adulte. Dans le cas où le résultat du suffrage est contraire à la volonté de l'appareil d'Etat monarchique, il suffit d'annuler ce résultat, suivant l'exemple donné par Napoléon III dès 1851.

    C'est à peu près ce que le candidat social-démocrate F. Mitterrand qualifiait de "coup d'Etat permanent", avant de s'installer sur le trône du monarque républicain et de trouver plus malin de jeter l'idiot utile Le Pen dans les jambes de son rival le plus menaçant. Le coup d'Etat d'E. Macron (sa délégation de pouvoir à la Commission), est conforme à l'esprit de la constitution de 1958.

    Les Gilets jaunes ne doivent pas se battre contre un père de la Nation, un monarque républicain indigne ou incompétent, ils doivent mûrir, et mûrir c'est perdre ses illusions. Dans sa fable totalitaire, Aldous Huxley a imaginé un conditionnement abrutissant des "epsilons", citoyens de seconde zone voués aux corvées. Ce conditionnement prend la forme dans les dictatures libérales au XXe siècle de la culture de masse infantilisante. Il n'y a rien dans le gaullisme qui s'oppose à la culture de masse et à l'infantilisation ; la fête de la musique avait commencé bien avant Jack Lang.

    S'attaquer à Macron, c'est s'attaquer au syndic de faillite plutôt qu'à la faillite. Le temps est un juge assez impartial, qui fera le bilan d'E. Macron et de son régime.

    Sur le plan culturel, de Gaulle et les gaullistes ont fait beaucoup plus que Pétain pour rendre la France allemande. Je dirai précisément pourquoi ultérieurement.

    Pour reprendre un vocable cher aux néogaullistes, de Gaulle a échoué à reconstituer la souveraineté de la France, perdue en 1940, ou tout du moins très largement entamée. Un historien peut l'affirmer catégoriquement aujourd'hui. Rétablir l'autorité de l'Etat français est une chose à quoi de Gaulle est parvenu ; à rétablir son indépendance il a échoué, tout comme F. Mitterrand a échoué à rétablir un régime parlementaire.

    Les néogaullistes qui accusent la gauche libérale et le projet d'UE d'être responsables de la déchéance de la France se trompent. Ils sont victimes ici encore de l'illusion des "Trente glorieuses", parenthèse refermée par la crise pétrolière. Qu'est-ce qui a été semé pendant les Trente glorieuses sur le plan politique ? Rien. Rien qui s'oppose à la mondialisation en tout cas, dont les gaullistes se plaignent qu'elle a fait perdre à la France son âme.
    De Gaulle a louvoyé entre le bloc états-unien et le bloc soviétique, jusqu'à ce que ce ne soit plus possible, c'est-à-dire très rapidement. La comparaison du général de Gaulle avec son homologue le général Franco s'impose en raison de la façon dont ils ont brisé le Parti communiste. Franco par le moyen des armes, avec le soutien du IIIe Reich ; de Gaulle en faisant rentrer les communistes dans le rang, avec l'aide de Staline. Chacune de ces méthodes est tributaire de contextes politiques et militaires un peu différents. Le suffrage universel bonapartiste s'est avéré l'arme la plus efficace de de Gaulle pour réduire l'opposition communiste à néant (c'est-à-dire à un corporatisme ouvrier).

    On peut retenir que la mondialisation capitaliste s'impose dans l'après-guerre, par-delà les politiques nationales, aussi bien en France qu'en Angleterre, sortie elle aussi brisée de la guerre sur le continent européen. Sans doute les gaullistes étaient-ils des patriotes plutôt hostiles au projet de "zone euro", mais les politiciens gaullistes n'ont rien fait d'efficace pour l'empêcher. Ils ont suivi le mouvement.

    Le gaullisme est plus allemand que français, car il a implanté le gouvernement technocratique ; de Gaulle a fait bien plus que Pétain pour transformer les Français en Allemands, c'est-à-dire en sujets passifs d'un régime technocratique. Le pamphlet de G. Bernanos serait plus explicite s'il s'intitulait "La France contre les robots gaullistes".

    Le paradoxe est donc le suivant : le IIIe Reich -technocratie rutilante- a perdu la guerre en 1945, mais la culture technocratique s'est imposée dans toutes les nations européennes.

    La solution du paradoxe est la suivante : la culture technocratique s'est consolidée au cours des deux guerres mondiales ; de Gaulle et ses alliés communistes de circonstance n'ont fait que reconstruire l'Etat sur cette base à la Libération. F. Mitterrand au cours de ses deux mandats n'a pas infléchi cette politique ; la promesse faite aux électeurs de gauche de rétablir le parlementarisme n'a pas été tenue. Il n'y a donc pas de solution politique dans le néo-gaullisme, ce n'est même pas une solution française - l'hexagone est un périmètre technocratique.

    Qu'ont obtenu les partisans anglais du repli national avec le Brexit ? Le renforcement compensatoire du pacte avec les Etats-Unis s'est retourné contre les nationalistes britanniques, puisque D. Trump a brisé ce pacte suite à la défaite des Etats-Unis sur le front ukrainien, où les Etats-Unis se sont plus affaiblis que la Russie.

    L'Union européenne, zone marchande apolitique, s'enfonce dans la crise depuis le krach de 2008. Des gouvernements responsables et actifs auraient dû prendre des mesures d'allègement du poids de l'appareil de l'Etat. Aucun ne l'a fait, et plus ils ont promis au cours de campagnes électorales mensongères de le faire, moins ils l'ont fait. L'Union européenne contribue à l'irresponsabilité politique : elle contribue à faire croire qu'il y a une solution technocratique à un problème de nature technocratique.

    Le divorce du couple franco-allemand viendra peut-être des Allemands eux-mêmes. Mieux encore que la France, l'Allemagne contemporaine illustre ce qu'est une technocratie : l'absence de politique véritable. Une crise industrielle plus profonde en Allemagne entraînerait peut-être une dislocation de cet assemblage de Länder qui, bien qu'ils parlent la même langue, n'ont jamais formé une nation.

  • Pourquoi je suis "Gilets jaunes" en 2025

    Lorsqu'on me demande pourquoi je rédige un essai sur les Gilets jaunes, voici ce que je réponds : - C'est le mouvement politique le plus important depuis la Libération ; la jeune génération doit en prendre conscience, et tous les Français qui ne sont pas encore "cuits".

    Quand on lit les témoignages d'anciens meneurs ou simples participants aux émeutes de "Mai 68", il y a un demi-siècle, on s'aperçoit que peu d'entre eux sont conscients de la signification des événements qu'ils ont vécus. Les plus lucides expriment le sentiment d'échec, de ne pas avoir réussi à changer la donne politique. De fait, à la couleur de la carrosserie près, le gouvernement de la France est resté inchangé. Les effets de la société de consommation, comparables à ceux d'un produit stupéfiant, sont plus visibles au XXIe siècle en France qu'ils ne l'étaient en 1968.

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  • Le Coup d'Etat permanent

    La jeune génération, dont la mémoire est systématiquement effacée par les écrans de télévision, ignore que la "révolution MAGA" a déjà eu lieu en France en 1981 : "l'Etat profond", c'est alors l'Etat gaulliste et sa constitution monarchique, conçue pour annihiler la république parlementaire, accusée de la défaite française de 1940.

    Dans un ouvrage paru dans les années 60, au titre éloquent - "Le Coup d'Etat permanent" - François Mitterrand faisait le procès des institutions bonapartistes mises en place par le général de Gaulle et son constitutionnaliste Michel Debré. On note au passage le soutien du parti communiste français et des grandes centrales syndicales au régime monarchique républicain, et l'évolution du communisme vers un corporatisme ouvrier.

    Non seulement ce dispositif gaulliste-bonapartiste est antirépublicain, mais il représente selon F. Mitterrand une menace d'évolution vers un pouvoir technocratique. C'est à croire que F. Mitterrand avait lu "1984" !

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  • Précisions à propos de l'Apocalypse

    La Bibliothèque nationale de France-F. Mitterrand (Paris 13e) organise actuellement une expo. sur le thème de l'Apocalypse à travers les âges, exposant notamment des livres d'heures enluminés millénaires, ainsi que des oeuvres d'art contemporaines sur ce thème pittoresque.

    Cette expo. s'accompagne d'un épais catalogue comportant de nombreuses reproductions et quelques commentaires confiés à des historiens et divers théoriciens. Ceux-ci s'efforcent de replacer l'Apocalypse dans le contexte laïc contemporain, ce qui n'est pas forcément illogique car l'Apocalypse suscita l'intérêt des humanistes au cours de la Renaissance ; le cas d'A. Dürer est le plus fameux, puisque cet artiste allemand, proche du courant humaniste, illustra avec soin l'Apocalypse, y ajoutant un portrait de l'ange déchu (Satan), intitulé "Melancolia I".

    L'interprétation laïque de l'Apocalypse peut cependant prêter à confusion en France où laïcité rime parfois avec athéisme.

    Du point de vue chrétien, si l'Apocalypse rompt par la forme fabuleuse avec les évangiles et les épîtres de Paul, elle est en concordance avec l'annonce évangélique de la fin des temps par le Messie lui-même. L'Apocalypse présente une difficulté d'interprétation supplémentaire, mais le Messie s'exprime lui-même en paraboles, qui n'ont pas toujours été comprises ni interprétées de façon univoque, bien que l'exégèse de Paul fasse autorité pour beaucoup de chrétiens (même si les théologiens catholiques soutiennent contre Paul que les oeuvres humaines sont une voie de Salut).

    - Une historienne fait ce rappel -utile- que l'Apocalypse n'est pas, du point de vue chrétien, synonyme de "catastrophe". Non seulement la fin du monde dominé par Satan est une bonne nouvelle pour les chrétiens, mais l'Apocalypse est un message d'espérance, puisqu'elle annonce la victoire finale du camp des saints ; elle réconforte les chrétiens qui vivent pendant "le règne de la prostituée", au cours duquel les chrétiens "charnels" tiennent le haut du pavé, et qui précède la fin des temps. Cette vision provoque l'étonnement de l'apôtre visionnaire.

     - Il aurait fallu rappeler aussi que l'Apocalypse resta mal comprise au Moyen-Âge ; elle est bien moins emblématique de la culture médiévale que la poésie ésotérique de Dante Alighieri, qui mélange la philosophie païenne de Platon et les références chrétiennes. L'esprit de la prophétie est en lien avec les prophéties juives, tandis que celui de Platon est géométrique (égyptien), et "le nombre de la bête" est "un nombre d'homme".

    Le théologien catholique Thomas d'Aquin, responsable d'un syncrétisme assez confus entre la philosophie idéaliste grecque et l'enseignement du Messie, n'a fait que quelques commentaires sans grande portée à propos de l'Apocalypse.

    - Il semble que Shakespeare désapprouve l'usage polémique de l'Apocalypse par les disciples de Martin Luther, contre l'Eglise romaine et les potentats catholiques, assimilés à une nouvelle Babylone à visage chrétien. Il s'agit-là d'un usage séditieux, alors que la guerre sainte est une guerre spirituelle (Luther reprochait justement à l'Eglise romaine de ramener la Foi au plan temporel à travers les sacrements).

    - L'Apocalypse de Jean confirme la définition du satanisme que l'on peut déduire des évangiles et de Paul de Tarse comme "un effort à visage chrétien pour subvertir la Foi chrétienne", c'est-à-dire la pierre angulaire du Salut. Autrement dit, il n'y a pas de satanisme "extérieur" au christianisme. Bien qu'il se proclame "antéchrist" et multiplie les blasphèmes odieux dans son oeuvre, F. Nietzsche n'est pas "satanique" (la fréquentation des néo-païens "identitaires" n'est pas pour autant souhaitable) ; les disciples de Mahomet ne sont pas non plus "sataniques" pour la même raison (ils se situent à l'extérieur de la communauté des disciples de Jésus-Christ).

    Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi le "christianisme identitaire" est nécessairement satanique : d'une manière générale, contre les Pharisiens, le Messie reconnaît comme ses disciples ceux qui accomplissent des actes d'amour (le Samaritain), et non ceux qui se répandent en discours chrétiens. Si le "France, fille aînée de l'Eglise" est un slogan identitaire bien connu, tombé en désuétude depuis que le nombre de catholiques-pratiquants a fondu, on retrouve un dispositif identitaire similaire plus vivace au niveau de l'Union européenne.

  • Mérites et limites des Gilets jaunes

    (Rédaction en cours d'un essai sur les mérites et les limites du mouvement des Gilets jaunes - à paraître bientôt).

    L'importance de la très longue grève perlée des Gilets jaunes se mesure à la réaction du pouvoir oligarchique, à la fois surpris que l'on puisse s'opposer au cap fixé par la technocratie franco-bruxelloise, et assez inquiet pour déployer des moyens policiers extraordinaires, qui ont éberlué le monde entier, même si des mouvements analogues à celui des Gilets jaunes ont éclaté aux Etats-Unis et dans toute l'Europe depuis le krach de 2008.

    Dans quelle mesure la pandémie n'a pas été une aubaine pour le système oligarchique aux abois, en lui fournissant une raison sanitaire de transformer la France en prison à ciel ouvert ? La crise sanitaire aura été l'occasion, on l'espère, pour de nombreux Gilets jaunes, de lire ou relire George Orwell, en prêtant attention au rôle qu'il attribue à la peur dans la constitution de l'Etat totalitaire. Big Brother est un Etat paranoïaque. En même temps qu'il a ressoudé l'Etat derrière l'institution médico-policière, le confinement a accru dangereusement la dette de cette Etat.

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  • Le Retour d'Alain

    Au programme cette semaine à la télé : le retour d'Alain Juppé ; ça ressemble à une mauvaise blague, je me frotte les yeux, mais non, pas de doute, cette hyridation de la mâchoire de Chirac avec les locutions de Giscard, pas de doute, c'est le modèle Juppé, "tête de promo".

    Alain Juppé pense qu'il a un problème de communication ?! Du coup il se lance dans des demi-confidences sur les scènes de ménage entre ses parents, les bons conseils et les petits plats de sa légitime, en pensant que ça va nous intéresser et le rendre plus humain. C'est là qu'on voit que Juppé est à peu près dépourvu d'intelligence. Ce genre de truc ne marche réellement qu'à condition de s'épancher en détails réellement sordides, comme l'ont fait Yann Moix, Franz-Olivier Giesbert, et, le meilleur d'entre tous, Houellebecq, la bagarre animée avec sa daronne :

    - "Ma mère n'est qu'une pute, une gauchiste irresponsable..."

    - "Approche-toi un peu petit con que je t'en mette une bonne au coin de la gueule, pour t'apprendre à vivre !"

    Là ça fonctionne. Les confidences à moitié crapuleuses seulement, c'est crétin. Est-ce que Juppé s'imagine qu'une pute BCBG va raccoler comme raccole un pute normale ? Quant au registre du délayage d'une vie de fonctionnaire ou de rentier dépourvue de faits saillants, on peut penser qu'il restera à jamais l'apanage de Marcel Proust, et que ses fans ne le lâcheront pas pour Alain Juppé.

    Juppé n'a aucun problème de communication ; les Français sont juste parfaitement au courant désormais que l'élite politicienne est une élite autoproclamée ; que la "prospective" des experts-comptables est à peu près aussi foireuse que celle des cartomanciennes ; de ce point de vue, on ne peut pas en vouloir à Mitterrand d'avoir fait plus confiance à Elisabeth Tessier qu'à Jacques Attali ou Jean Guitton. Si Juppé arrivait à nous persuader qu'il n'est pas complètement dépassé par les événements comme ses collègues de travail, c'est là qu'il aurait un problème de communication ! 

     

  • Astrologues et bouffons

    La racaille gaulliste, déjà sous Chirac, s'efforçait de salir Mitterrand. Le but étant notamment de dissimuler la parfaite accommodation aux lois allemandes d'Occupation d'industriels laïcs ou démocrates-chrétiens, les avionneurs Potez ou Dassault notamment, dont les Chirac étaient proches.

    Pierre Péan s'est employé à dissimuler ce lourd passé de non-résistance dans un bouquin sur Chirac à l'usage des ménagères et des abonnés au "Figaro".

    C'est à peu près le seul secret de Chirac et du gaullisme, parfaitement transparent pour le reste.

    Le truc qui revient en boucle dans les médias gaullistes, c'est le coup de Mitterrand et de sa cartomancienne Elisabeth Teissier... Pourtant entre une astrologue et un bouffon comme Jacques Attali, on peut penser que Mitterrand avait fait le meilleur choix. Sans compter le loustic Jean Guitton, chargé lui aussi de temps en temps d'amuser le Président avec ses jongleries pascaliennes.