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Mon Journal de guerre - Page 91

  • Indulgent Saint-Simon

    Je suis frappé à la première lecture de Saint-Simon (l'Ancien) par l'indulgence de ses portraits. Probable que ceux qui jugent Saint-Simon sévère ne veulent pas admettre non plus que "Tartuffe, c'est nous.", malgré la démonstration de Sollers.

    J'ai décidé de zapper plus ou moins le XVIIe siècle, qui a beaucoup trop de style pour être honnête. Mais je profite de ce qu'on m'a demandé de surveiller quelques neveux qui s'ébrouent dans un rivière pour lire d'un oeil quelques portraits de cour. Heureux gosses à peine sortis de la caverne et qui ne se doutent pas de la menace qui plane, de l'engloutissement possible du monde en quelques secondes...

    - Indulgent parce qu'il trouve des excuses à la bigoterie insupportable de l'infirmière de Louis XIV : l'état de nécessité dans laquelle elle a vécu longtemps. Il est certain, pour le traduire dans la langue du jour, que nécessité rend con.

    - Indulgent aussi parce qu'il explique que la stupidité de Louis XIV a été entretenue par son entourage, et qu'il reconnaît au roi, malgré sa bêtise, un penchant pour le savoir et une bonne capacité à l'augmenter.

    - Indulgent par les portraits vivants qu'il fait de femmes très laides qui n'auraient pas sans lui trouvé de peintre.

    Mais un de mes neveux manque de se noyer et, par acquit de conscience, je me sens tenu de plonger à l'eau pour le ramener au bord. Il faut que je lise Saint-Simon à mes neveux avant qu'ils ne voient à la télé quelque documentaire débile de Stéphane Bern sur le "Roi Soleil", la fermette de Marie-Antoinette, et toutes ces niaiseries de boy-scout.

     

  • Une France d'Epinal

    Dieu préserve bien sûr d'adorer une idole aussi ésotérique que la "nation", non pas seulement parce qu'on ne peut servir deux maîtres à la fois, mais parce que les slogans appelant à saigner des Prussiens indiquent même au crétin le plus farouche quel "maître" se cache derrière la nation. D'ailleurs du sang versé dans la terre ne naissent que de mauvaises idées.

    Pire encore que le nationalisme sur le plan intellectuel, il y a la franchouillardise gaulliste. Le football, l'affaire est entendue, vise à maintenir les employés du Capital dans un état d'abrutissement aussi complet que possible ; mais la franchouillardise gaulliste est plus grave, car enseignée à l'école aux gosses. Raisonnablement, on peut établir ce classement des chefs d'Etat occidentaux par ordre d'intelligence :

    - n° 1 : Lénine ; pour son rôle politique, mais aussi en raison de sa prescience des événements, prévision quasiment inédite dans l'histoire des Etats de type "jacobin" de la part d'un homme politique aux commandes (Lénine est si intelligent d'ailleurs, qu'il échappe presque à la définition de l'homme politique.)

    - n° 2 : Churchill, à égalité avec Staline, pour avoir contribué à tirer leurs pays de situations très délicates ; mention spéciale à Churchill, peut-être, qui parvint à dissimuler le rôle mobilisateur joué par l'Angleterre impérialiste dans le déclenchement de la 2nde Guerre mondiale, se jouant notamment du médiocre personnel politique français et de la naïveté d'Hitler.

    - n° 4 : Roosevelt : en engageant son pays dans la guerre après qu'elle fut déjà perdue par l'Allemagne, contre la tradition "girondine" des Etats-Unis, il a relancé l'industrie de son pays en plein marasme en procurant assez de commandes et d'emplois militaires, établissant les Etats-Unis première puissance impérialiste mondiale.

    - n° 5 : Franco, pour son extraordinaire aptitude - il est sans doute le plus grand stratège du XXe siècle devant Pétain et quelques maréchaux allemands - en partant de rien à conquérir tout, sorte de Don Quichotte sanglant absurdement triomphant.

    - n° 6 : Hitler - limité comme Robespierre par des idées républicaines latines trop étriquées, et jouet de la bourgeoisie qui ne lui a jamais pardonné son jusqu'au-boutisme (même s'il reste sans doute en Allemagne des nostalgiques du "panache" d'Hitler, comme il y a en France assez de nostalgiques du "panache" de Napoléon, trempé dans le sang.)

    - n° 7 : Mussolini : le même qu'Hitler en moins naïf et dans une nation sans doute plus intelligente et moins encline à se précipiter derrière le premier chef d'orchestre venu.

    Et, aussi peu sympathique soit la figure du chef de l'Armée rouge, Trotski, on est obligé de s'incliner devant son talent politique à réorganiser une armée russe complètement désorganisée en un laps de temps très court. Bref il n'y a aucune raison sauf la franchouillardise de faire figurer de Gaulle dans les dix ni même les vingt premières personnalités politiques, en incluant les représentants des autres continents - aucune raison militaire, politique ou autre ; il a été la baderne la plus habile à manoeuvrer politiquement au bon endroit et au bon moment, voilà tout.

    Il est vrai que je rédige aussi cette note pour me faire pardonner d'un péché de jeunesse : avoir dit du bien de de Gaulle dans une copie du baccalauréat pour être sûr d'obtenir une mention, alors que cet éléphant horrible et sa valetaille m'inspiraient déjà la plus vive aversion (on peut haïr de Gaulle aussi bien que Cohn-Bendit et trouver leur "réconciliation" post-mortem parfaitement logique) ; sur le fond ça ne change rien, de Gaulle reste un des symboles de la manière dont la bourgeoisie française s'auto-congratule depuis cinquante ans pour des bienfaits qu'elle n'a jamais commis et ne commettra jamais plus.

  • Sous les jupes de l'âme

    Non seulement le maquillage et les bijoux, mais aussi le goût pour le vêtement et la décoration d'intérieur, la décoloration de la peau ou son bronzage, traduisent le supplément d'âme des femmes. Quelle femme n'a jamais rêvé d'être aussi bien habillée qu'une panthère ou un phénix ? Ou brûlé sa garde-robe pour devenir un homme, ce qui revient au même.

    Aussi ne faut-il pas s'étonner de voir tous les "gens de robes", les calottes, les jupons et les toques, se liguer contre la science matérialiste et la transparence de sa méthode.

    Avec le matérialisme, ç'en est fini de jouer à trompe-la-mort : plus d'inconscient, ni le vieux Purgatoire.

  • Mathématique des tubes

    La loi Hadopi est typique de l'aptitude de la bourgeoisie au rapt de ce qui ne lui appartient pas. L'accaparement féodal de la terre, la bourgeoisie industrielle ne s'en satisfait pas ; elle le proroge par le vol du mobilier, sous couvert d'emprunt. La "plus-value" prise sur le salaire, et maintenant ce "droit de la propriété intellectuelle", qui marque la pénétration de l'Etat policier jusque dans les esprits des particuliers... au nom de la liberté de concurrence, c'te bande de chacals ! S'ils se contentaient juste de taxer le mensonge, les caisses de l'Etat et de ses banques seraient pleines des recettes générées par ses grands et petits fonctionnaires.

    Conçu au départ sous le prétexte hypocrite de protéger les écrivains, le droit de la propriété n'a jamais servi de fromage qu'à des rats serviles, en fait d'écrivains. Ont-ils l'air d'être affranchis et indépendants, tous les Besson, les d'Ormesson, les Sollers, les Houellebecq ? Plates crêpes mortuaires bien repassées, oui, voilà ce que tout le monde peut constater de la franchise littéraire actuelle.

    Plutôt marrant, après le pilleur de tombes André Malraux, de voir la propriété défendue par un cinéphile tel que Frédéric Mitterrand. S'il y a bien un procédé de rapine, l'ultime parodie, c'est le cinoche ! Qui laisse les champs qu'il traverse saccagés, et les gosses avec un goût plus fadasse encore que la semence de Proust dans la bouche.

    Frédéric Mitterrand aurait tout du chant du cygne déposé à la SACEM, d'ailleurs, s'il ne ressemblait pas plutôt à une vieille grue rouillée.

  • Rabbi Maurras

    De tous les rabbins, celui que je connais le mieux, c'est Charles Maurras. "Politique d'abord" : les loups le pensent, mais les loups n'écrivent pas. Il est extrêmement difficile de faire changer les maurrassiens d'avis car ce sont des ânes qui n'admettent que le bâton et la carotte. On ne trouvera pas bien sûr, chez Maurras, de raison à sa détestation des Juifs : elle est épidermique, et en ce sens il est tout à fait innocent au regard de l'Ancien Testament.

    Mais le pire n'est pas chez Maurras son paganisme incongru et moins pervers que celui de Hegel, car inscrit en grosses lettres sur le front de Maurras (les ecclésiastiques qui se sont occupés de démontrer que la doctrine de Maurras est luciférienne n'ont pas eu beaucoup d'efforts à faire). Non, ce qui est vraiment agaçant chez Maurras et ceux de son espèce, c'est cette manière qu'ils ont d'assimiler la Grèce à Rome et de foutre en l'air ainsi la science historique. Dès qu'il commence à entrer dans la distinction entre la philosophie romaine et la science grecque, un savant commence à être intéressant. D'autant plus que cette différence est à peu près la même entre le moyen âge et la Renaissance, d'abord, puis entre la Renaissance et la période baroque ensuite.

    Certains vont dire : "Comment peut-on être un rabbin et antisémite en même temps ?". Ils n'ont qu'à observer comment Maurras déteste les Boches, outre les Juifs, alors qu'il n'y a pas plus germaniques que ses principes.

     

     

     

  • L'Aréopage

    Blaise Pascal est comme ces philosophes épicuriens et stoïciens de l'Aréopage d'Athènes qui, lorsque saint Paul leur parle d'immortalité, haussent les épaules et s'en retournent à leurs spéculations quotidiennes (Actes des apôtres). Pascal ne conçoit rien qui ne soit extérieur à lui-même.

  • Fier d'être misogyne

    On peut comprendre l'inversion de notre époque par ce biais : l'attribution aux hommes de vertus féminines telles que le goût pour le sexe et la guerre. "Génération et corruption" : en un titre, l'élève d'Aristote peut tout saisir de la raison totalitaire que nous subissons, au point pour les plus tarés de leur faire désirer la mort.

    Bien sûr, il y a des femmes plus viriles que des hommes, même si l'exemple de Simone Weil est le seul qui me vienne à l'esprit, et des hommes plus femelles que des femmes. Le grammairien judéo-boche Frédéric Nitche témoigne qu'il est le produit de l'angoisse vaginale, en concluant que seules sa mère et sa soeur auraient pu lui faire renoncer à son idée d'"éternel retour". Toutes les aberrations scientifiques participent d'ailleurs pour partie du raisonnement "génétique".

    Quelle signification peut avoir un "principe féminin" distinct d'une femme en particulier ? "Notre sainte mère l'Eglise" est de ces principes féminins, qu'il serait un peu long à disséquer. Elle est la première grande "personnalité morale" de l'ère moderne. Et lorsque des hommes politiques, Le Pen ou Kouchner, dépeignent les Etats comme des "monstres froids", il convient de rajouter que ces monstres froids auxquels sont dévoués les hommes politiques sont des femelles. Le capitalisme est un autre système féminin dominé entièrement par les cycles et la génétique, la recherche du temps perdu.

    C'est en appliquant la même logique aristotélicienne que Karl Marx a anéanti simultanément l'Eglise, l'Etat (national-socialiste) et le capitalisme afin de sauver de leurs griffes la Vérité, devant laquelle les femmes tournent le plus souvent les talons lorsqu'elles l'aperçoivent. Le prince des poètes, Baudelaire, pas très loin de l'homosexualité comme Nitche, conçoit même l'art comme une protection contre la vérité - étant donné qu'il fait aussi l'éloge du maquillage des femmes, on pourrait dire : comme un "masque de beauté". Le grand mérite de Baudelaire étant, contrairement au clergé actuel, de ne pas cacher qui lui inspire ses vers.

     

  • Poème en prose

    Curés et poètes -et toi Claudel aussi, qui sait, espèce de Ponce-Pilate !- vous êtes des tournesols et finirez comme eux : huile de friture ou de moteur.

    Vous avez joué votre âme aux dés, mis le soleil au centre de vos réflexions : nul n'a cure de vos sacrés coeurs fumeux hors le vautour. On ne peut défier Satan aux jeux pythiques sans se consummer.

  • Régicides

    Althusser a tué sa femme parce qu'un curé janséniste marié, c'est impossible. Il a commis là comme un régicide. Jean Guitton, lui, s'est abstenu, parce qu'il aurait fallu pour cela la toucher.

  • L'Optique de Sartre

    L'optique de Sartre, somme de mots-chiffres, réfléchit la grande architecture de l'Univers pour mieux la résoudre à Néant. On peut interpréter cet exercice spirituel de deux façons : ou bien comme l'abandon par la fonction publique enseignante d'un fameux principe de la franc-maçonnerie ; ou, plus justement, comme l'aptitude du clergé à retourner sa veste/son âme.

    D'ailleurs on voit bien que Sartre ne pisse sur Chateaubriand sur le conseil de sa femme de chambre que pour mieux dissimuler sa parenté avec son illustre prédécesseur impuissant, auteur de contes pour les enfants de choeur. Aux nonnes frigides qui les entourent, on reconnaît aussi l'accointance de système entre les deux starlettes. Don Juan vit au milieu des femmes parce qu'elles ne détestent rien tant que la vérité.

  • Marie, reine des Cieux ?

    Comme le chanoine Crampon le note, dont les travaux présentent un caractère de sérieux indéniable si on les compare aux foucades gnostiques de feu Mgr Lustiger, ou encore aux pirouettes télévisées du Père La Morandais, la femme de la vision de saint Jean n'a jamais été tenue pour Marie, mère de Jésus, par les exégètes, mais, au regard des symboles que comporte sa description, pour une figuration de l'Eglise elle-même (sous réserve des nombreuses définitions de l'"Eglise" au cours de l'Histoire moderne).

    Le nationalisme démocrate-chrétien a imposé sa relecture de l'Evangile concernant ce passage comme d'autres depuis Crampon et Bloy. La dévotion à Marie a pris même au cours du XIXe siècle un tour plus qu'étrange, le Capharnaüm de Lourdes étant loin d'être un exemple isolé. Le jansénisme s'est d'ailleurs toujours accompagné, hier comme aujourd'hui, de manifestations superstitieuses et hystériques de dévotion comme de la sympathie des banquiers.

    Cette substitution de la Vierge Marie à l'Eglise dans la "foi du charbonnier", désormais commune à la plupart des chrétiens de France, au point qu'on entend certains parfois en faire une caractéristique du catholicisme (!) afin de se mieux disculper de leur tare, cette substitution a eu pour effet de renforcer le culte de l'Eglise catholique pour elle-même, esprit qui anime généralement les sectes.

    Le "culte des saints", qui fut autrefois une face du catholicisme plutôt sympathique et offrant prise à la littérature populaire, a pris une tournure qui relève presque, là encore, du culte de l'Eglise par elle-même. Quel sens peut avoir la canonisation de Jean-Paul II, par exemple ? Johnny Halliday n'a pas une croix pectorale moins imposante, il y a autant de monde à ses concerts qu'à ceux du pape, et pourtant personne ne songe (encore) vraiment à le canoniser !?

    Là encore il n'est pas difficile de comprendre qu'on est en plein processus de justification sectaire. Les arcanes de la procédure de canonisation ont d'ailleurs un aspect tout à fait démoniaque. Pourtant, si "la loi ne justifie pas" (saint Augustin), la canonisation encore moins.

     

  • Foi et raison

    Aussi sûrement qu'au bout de la logique il y a Dieu, le terme de la raison c'est Satan ; peinte dès l'Antiquité, l'abîme ou l'abysse de réflexion ; et l'âme est un jardin fertile pour les jonquilles. Les grands sorciers animistes ont toujours bâti le monde à la mesure de leurs âmes, petits lacs tièdes.

    Répété dans la Genèse, le rapport entre la foi et la raison, par la métaphore du figuier, arbre de la connaissance du bien et du mal, arraché par le Sauveur à cause de sa stérilité.

    La place des poètes et des curés est au Purgatoire : ils feraient bien de vérifier la solidité des voûtes de ce temple avant de s'y précipiter avec le désir sado-masochiste qui est le leur...

    Qu'on se le dise ou qu'on le vérifie en lisant le Nouveau Testament, les moralistes mettent en colère Jésus car c'est la volaille de Satan.

  • Punctiforme

    Collaborateur du magazine "Le Point", à l'usage des cadres français un peu écaillés par la crise, Patrick Besson, sous prétexte de causer de Louis-Ferdinand Céline et d'une énième biographie signée Yves Buin, Besson illustre les efforts qu'un baveux suspect d'avoir eu des idées vaguement communistes ET réactionnaires doit accomplir pour se faire accepter dans le sérail sarkozyste. La rumeur -vraie ou fausse-, d'une aventure entre Besson et Carla Bruni, aurait dû contraindre le renard serbo-croate à forcer son talent pour amadouer le daguet hongrois. On peut constater qu'il n'en est rien. Il faut dire que, talent ou pas, ce n'est pas les lecteurs du "Point" qui risquent de faire la différence.

    Quelques-uns des "passages obligés" :

    - "Yves Buin est psychiatre. Pour Céline, c'est mieux." : la couardise de Besson a tout de même un prix puisqu'il n'aura pas la chance de se faire refaire le portrait comme Sartre par Céline "himself".

    - Blablabla habituel sur les éditeurs-si gentils-et-pleins de mérite-sans-qui-on-n'aurait-pas-la-chance-de pouvoir lire les bouquins des journalistes du "Point" ou du "Figaro" : faut avoir le cul bien merdeux jusqu'aux yeux à plus pouvoir s'asseoir pour aimer se faire lécher le cul par une langue aussi grosse que celle de Patrick Besson.

    - "Céline a repris en 1932, dans "Voyage au bout de la nuit", l'invention de Proust : l'autofiction." : sans commentaire ; j'aime mieux partir du principe que mon blogue, contrairement au "Point", n'est pas lu que par des illettrés au point de croire que le petit Proust a inventé l'autofiction (même le coup du "voyage autour de ma chambre en passant par les waters" a déjà été fait avant Proust. Seulement une précision : "Voyage au bout de la nuit" n'est pas ce que les profs de lettres appellent une "autofiction", mais un roman ; c'est "Mort à Crédit" qui relève de ce genre.

    - Céline est antisémite : (bis repetita) la vraie question qui se pose à propos de l'antisémitisme de Céline, c'est de savoir s'il était plus à la mode de se dire antisémite avant l'Occupation ou bien judéomane aujourd'hui. Lequel des deux rapporte le plus ? Les Juifs que fréquente Besson doivent être d'une insondable connerie, de parfait Béotiens n'ayant même jamais lu "Le Corbeau et le Renard". Patrick Besson est désormais mûr pour être embauché à "Famille Chrétienne".

  • Drôles d'oiseaux

    Je poursuis la rubrique de mes commentaires censurés sur le blogue du père Dominique Letourneau, membre de l'"Opus Dei" et tutti quanti. Lui-même ose se vanter d'être censuré en Chine, ce qui me fait doucement rigoler.

    Ce suave ecclésiastique dans le vent est aussi poète à ses heures. Je cite :

    "L'Annonciation :

    Il n’a pas remarqué deux oliviers fleuris

    Ni que deux chandeliers se trouvaient allumés.

    Sans qu'il en soit conscient, il a été plumé !

    Sa cause par ce «oui» est à jamais perdue.

    Il n’a pas vu venir le Sauveur attendu.

    Il est beaucoup trop fier pour capter le mystère

    Qui va bouleverser en profondeur la terre (...)"

    - "Il" c'est Satan, dont Létourneau dans le vent se rit en vers de myrmidon ecclésiastique [L'"Opus Dei" entend plus ou moins ressusciter l'armée défaite des jésuites].

    - Mon commentaire censuré :

    "Le poète passe par-devant saint Jean, semble-t-il. La vision du Fils du Tonnerre révèle en effet la métamorphose de Satan en principe diabolique, après la blessure mortelle qui lui a été infligée. La vision à Patmos dit "bête de la mer" pour Satan, et "bête de la terre" pour le principe diabolique, aussi dit "Lucifer".

    Autrement dit, la bête remue encore la queue, comme en témoigne d'ailleurs le fait ostentatoire qu'un Géant comme les Etats-Unis exsude le satanisme de tous ses pores, jusqu'à faire prêter serment sur la Bible à ses myriades de légionnaires assassins.

    L'ironie à l'égard de Satan est d'ailleurs la plus belle preuve qu'on puisse fournir de méconnaissance du diable.

    Sans votre confrère Baudelaire et ses jeunes émules "gothiques" que je croise tous les jours dans le métro, on peut se demander si quelqu'un postulerait encore l'existence de Satan ???"

    NB : le procédé de ma rubrique peut paraître assez "putassier", je le reconnais. Il est injuste aussi, puisque le blogue du père Letourneau est loin d'être le seul blogue démocrate-chrétien dont j'ai été chassé illico au cours des années écoulées ("Le Salon Beige", "Patrice de Plunkett inc.") ou assez rapidement ("Philippe Maxence", boy-scout janséniste sans orthographe ni syntaxe à force de lire Ellul.) Putassier donc, je l'avoue, mais c'est la guerre, et elle est totale au point qu'il se trouve des aumôniers militaires pour la bénir.

     

  • Essence de la laïcité

    La religion laïque fourmille de paradigmes pour dire l'âme ; mon préféré c'est le "téléphone portable" ou "cellulaire", c'est encore mieux, car l'âme a un rapport étroit avec la cellule ou la grille.

  • Le dernier combat

    Les derniers chrétiens qui se battent autour des ruines de l'Eglise et défendent encore bec et ongles ses dernières reliques et pierres me font penser aux soldats qui se battirent naguère dans les ruines de Stalingrad pour défendre jusqu'au bout une cause à laquelle ils croyaient, parmi lesquels il y eut sûrement de très belles âmes pétries du sens de l'honneur.

    La mort exerce sans doute sur cette volée de moineaux une fascination plus grande que la victoire elle-même. La bêtise est-elle pardonnable dans une religion révélée comme le christianisme ? Saint Augustin le pense, ou plutôt utilise cet argument de la "bonne intention". Mais est-ce que saint Augustin ne pense pas d'abord avant tout à se sauver lui-même ? Sa théologie n'est-elle pas une théologie de poète ou de philosophe ?

  • Printemps des antipoètes

    L'amour de l'homme conduit à la haine de la société. Le dégoût de l'homme incite au contraire à la politique. Toute morale, politique ou religion judéo-chrétienne repose sur la pire tare de l'homme : la peur.

    Qui peut être dupe désormais que le Léviathan n'est qu'un monstre froid puisque même ses lévites le reconnaissent ?

  • Confirmation

    Confirmation dans un des documents retrouvés dans les grottes de Qumrân -attribués généralement à la secte juive des Esséniens, concurrente des Pharisiens, que l'arbre d'Adam et Eve est bien un figuier, et, partant, le fruit défendu une figue-, ce que je subodorais. Peut-être cela est-il confirmé ailleurs dans la peinture ?

    Cela soutient l'exégèse de Léon Bloy qui voit dans le figuier une métaphore de la religion juive, dont Jésus fait usage dans sa parabole. Comme quoi de l'étude de la nature ressort des matériaux plus intéressants que les branlements de calotins autour de la loi naturelle ou autres colifichets gothiques.

  • Signes sataniques du temps

    On entend parfois de jeunes gothiques émules de Satan déclarer, dans des reportages télévisés par exemple, que l'entrée dans la vie civile les a fait renoncer à leurs rituels, maquillages et autres refrains sataniques. Ces reportages sont à l'instigation d'autorités scolaires ou paramilitantes qui jugent le satanisme peu hygiénique et défavorable au bon déroulement d'une scolarité typique, et exhibent donc des repentis "rangés des messes noires".

    Ne subsiste plus, une fois l'adolescent métamorphosé en gentil papillon-citoyen, s'il n'a pas attrapé un cafard ou un bourdon trop gros en travers de la gorge, qu'un tatouage indélébile en forme d'étoile, de dragon ou de phénix, dissimulé derrière une cravate bien lisse.

    C'est une curieuse idée de croire que la vie professionnelle et l'âge adulte éloignent forcément de Satan. On voit bien dans les Evangiles que les plus dangereux suppôts auxquels le Sauveur et ses apôtres sont confrontés sont parfaitement insérés dans la vie socio-professionnelle, quand ils ne siègent pas carrément au Sanhédrin.

    D'ailleurs d'où viennent les pratiques sataniques, dont le décompte s'avère un peu troublant pour les autorités laïques ? Mgr Onfray par exemple, du service de diffusion des idées laïques les plus avancées, rien que sur l'existence historique de Jésus émet de sérieuses réserves ; alors pour ce qui est du diable, le prélat se retiendrait de pouffer s'il n'était pas pénétré du sérieux de sa charge. Merdre, que vient faire le diable en plein XXIe siècle alors que Malraux a déclaré que le XXIe siècle serait religieux ou ne serait pas !?

    Il est communément admis que ce culte naïf, le personnel de l'éducation nationale étant peu enclin à de telles galéjades, s'attrape entre camarades de cours de récréation et ne vient pas du désir malsain des enfants d'imiter leurs vieux.

     

  • Ratzinger vs Shakespeare

    Christian priests and especially last Pope Benedictus XVI has nothing to say about the capitalism but revealing the satanic origin of an "economy" based on time ratio. Christian theology says indeed that time is the devil "opera magna", a "human number" as it is said in saint John Gospel: 666 (Sympathy for the devil of musicians, movie makers and mathematicians comes from the seductive power of time.)

    Instead of this we have an insane song that Joseph Ratzinger is singing to his child. His proposition to help politicians who are mistaking him to build new pure capitalism, although capitalism is still builded on the sand of laws, this idea sounds crazy. Does the Pope have an idea to build Egyption pyramids again?

    This pope is as blind as an American citizen who would be unable to understand the distance between US Nation fathers wishes and USA today!

    Shakespeare is even telling in "Hamlet" and in his poems where the reason of the wedding of Politics and religion comes from: FEAR.