mercredi, 09 décembre 2009
Tulard le Barbare
Jean Tulard volant au secours de l'Histoire menacée par le gouvernement de Sarkozy, cette blague ! Si Tulard est historien, alors moi je suis carmélite et Max Gallo c'est Karl Marx.
D'une part l'histoire recèle beaucoup trop de vérités dérangeantes pour avoir jamais été enseignée sérieusement dans l'Université française. Les Etats sont aussi hostiles à l'Histoire que les Eglises furent à la théologie apocalyptique. L'art historique n'est pas moins "maudit" que les autres arts visionnaires, recouvert de flots de musique (comme le montre le mythe de la nymphe Echo, l'art musical -ô combien mimétique- est narcissique : l'art des fous).
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D'autre part, J. Tulard est le représentant d'une abjection historique française qui consiste à honnir Hitler et le vouer aux gémonies tout en célébrant la mémoire d'un dictateur non moins sanglant qu'Hitler, à savoir Napoléon Ier, qui n'hésita pas comme son cousin germain à recourir à l'assassinat politique pour parvenir à ses fins.
Il n'est guère difficile de prouver que le régime nazi est très fortement apparenté au régime napoléonien sur le plan idéologique, qu'il y a là deux sécularismes similaires. C'est même plus facile encore que de démontrer que le nazisme n'est qu'une variation du capitalisme. La nostalgie du paganisme romain fut même affichée officiellement à la fois par le régime nazi et par le régime de Napoléon Ier (Au centre de la civilisation romaine et qui pousse les chrétiens comme les communistes à la haïr : le culte du destin (symbolisé par la svastika aryenne).
Un Français qui possède un minimum de dignité ne peut critiquer cette religion de la bourgeoisie allemande que fut le nazisme, la philosophie d'Heidegger ou de Jünger, cette parodie d'humanisme, sans balayer aussi devant sa porte. Faute de quoi ce n'est qu'un vil opportuniste façon BHL ou Tulard.
Si Dominique Venner actuellement est le seul (à ma connaissance) à être l'auteur d'études historiques soulignant les ressemblances entre les politiques d'Hitler, Napoléon Ier voire Louis XIV, et non à bâtir une fantasmagorie du régime nazi (que les jeunes Français sont de moins en moins disposés à gober malgré les heures de propagandes télévisées hebdomadaires dispensées sans qu'aucun historien proteste, profitant plutôt des plateaux télé pour fourguer leur camelote prétendument historique), ce n'est sûrement pas étranger au fait que Venner se tienne à l'écart de l'Université qui propage une gnose RE-LI-GIEUSE.
Les progrès considérables que Marx et Engels ont fait faire aux études historiques sont une avancée CONTRE la religion bourgeoise et on ne peut les imaginer au sein de l'Université allemande d'où est sortie au contraire la religion nationale-socialiste de Hegel.
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Je pourrais citer cinquante exemples frappants montrant que l'histoire aujourd'hui, dans les collèges, les lycées et l'université a moins à voir avec l'histoire qu'avec ce que les laïcs appellent pudiquement "l'éducation civique", pour éviter de parler de religion ; je dois me restreindre à quelques exemples au cours de cette semaine. (A SUIVRE)
14:49 Publié dans Misère de la science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean tulard, napoleon, adolf hitler, karl marx, histoire, politique, dominique venner
mercredi, 13 mai 2009
Badiou est-il bobo ?
Doté d'un véritable "radar à bobo" et entraîné à détecter cette espèce femelle à des kilomètres à la ronde, je me sens parfaitement qualifié pour répondre à cette question : "Badiou est-il bobo ?"
Autant les cas de Philippe Val ou Michel Onfray sont faciles à trancher puisqu'ils se déclarent franchement hostiles au principe révolutionnaire, quitte à, dans le cas d'Onfray, propager des mensonges historiques hénaurmes, sur Robespierre et Danton en particulier. Un écolier peut facilement vérifier que Danton et Robespierre ont fait couler bien moins de sang innocent que le restaurateur des principes bourgeois Napoléon Ier, dont la mégalomanie et le terrorisme préfigurent Bismarck ou Hitler. Même Napoléon III, instrument des milieux d'affaire "judéo-chrétiens", est un criminel de guerre plus grand que Robespierre ou Danton. La compromission de l'Eglise avec le régime de Napoléon III est d'ailleurs beaucoup plus graves que sa compromission avec le régime de Franco qui aurait assez facilement pu se passer de l'appui du clergé.
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L'hostilité de principe à la révolution est caractéristique du bobo qui rend la bourgeoisie sympathique en la recouvrant de bohème et de fausse culture populaire (Finkielkraut et le football, par ex.).
Et on a pu, de fait, observer un virage à droite des bobos dans le sens du vent ces dernières années. La girouette BHL aurait-elle accepté de rédiger un bouquin avec Houellebecq il y a vingt ans ? Malgré le mouvement de sympathie de Houellebecq à l'égard des Boches et ses "vannes" anti-islamiques (beaucoup moins opportunistes que celles de Redeker, à la "Une" d'un organe de presse qui vit du trafic d'"outils de défense nationale" (sic) en direction de l'Arabie saoudite, nation qui illustre l'islam caricatural décrié par Redeker.)
Or Badiou n'est pas hostile à la révolution, ce qui prouve qu'il n'est pas "actionnaire" du système comme Val ou Onfray. Ce qu'on peut reprocher à Badiou, c'est de prendre trop au sérieux le phénomène des "bobos réacs", le symptôme Sarkozy, etc. Si Sarkozy a pu récupérer aussi facilement les idéaux de gauche, c'est que la coquille était vide depuis longtemps. Dès l'élection de Giscard, crétin similaire à Sarkozy, l'uniformisation des idées, derrière des étiquettes différentes, était accomplie.
- On peut en faire la preuve par de Gaulle, tacticien politicard sans grand relief, que seul un sentimentalisme franchouillard conduit à placer au-dessus ne serait-ce que du général Franco, qui partage une idéologie équivalente à celle de de Gaulle mais possède un destin politique et militaire singulièrement plus étoffé. Or la baderne de Gaulle est révérée à gauche comme à droite et son culte grotesque est devenu quasi-obligatoire.
- Ou bien la preuve par Nitche, sur le plan des idées, car ce crétin boche qui met systématiquement à côté de la plaque, à côté duquel Hegel même peut paraître "grandiose", Nitche a des émules de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, sans oublier mon curé de paroisse qui mêle allègrement la morale néo-païenne ridicule de Nitche à celle de Vatican II.
Et si Badiou sonnait plutôt le glas des bobos ?
07:12 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : alain badiou, bobo, michel onfray, philippe val, de gaulle, nietszche, napoleon, hitler, bismarck, robespierre, danton
lundi, 02 février 2009
Obama = SS
Barack Obama conduira-t-il une politique économique keynésienne aussi efficace que celle d'Adolf Hitler ? Parviendra-t-il à bâtir un capitalisme à visage humain et à résoudre le taux de chômage comme les nazis entre 1935 et 1940 ? That is the question.
Une chose est sûre, c'est que pour porter l'industrie militaire des Etats-Unis au même niveau que celui de l'Allemagne des Krupp, von Papen, Bayer, von Thyssen avant-guerre, Obama n'aura pas beaucoup à se démener puisque c'est déjà le cas.
Avant de devenir des images d'Epinal ou de propagande cinématographique, Hitler comme les deux Napoléon, ou encore Bismarck avant lui, ainsi que Franco, Mussolini, Pétain, tous furent perçus comme des 'hommes providentiels'.
Avec Hitler et Mussolini, Obama partage le fait d'être populaire et de ne pas avoir une image de 'factotum' de la grande bourgeoisie capitaliste. Bien qu'il soit sorti du moule d'Harvard, le métissage d'Obama le rend plus sympathique aux yeux de la foule des téléspectateurs qu'un Kennedy ou un Kerry. Déjà le succès de Bush est celui d'un homme, si ce n'est issu de la classe moyenne, du moins qui le suggère.
15:36 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : barack obama, adolf hitler, napoleon
dimanche, 30 novembre 2008
Le goût des juifs
Le goût prononcé des juifs pour la dictature et les régimes totalitaires, l'Allemagne naguère et l'Empire austro-hongrois, les Etats-Unis aujourd'hui, ce goût vient de ce que le Léviathan chrétien ou laïc de Napoléon, Bismarck ou Hitler, semble ressusciter le Dieu Tout-Puissant de l'Ancien Testament.
La religion de l'Etat hébreu est même venue aujourd'hui se substituer ou se superposer à la religion juive traditionnelle. Tant que l'Etat nazi internait les juifs dans des camps de travail en leur assignant le rôle dévolu aux femmes dans les guerres industrielles : la fabrication des armes - jusque-là les Juifs n'avaient pas de véritable raison de se révolter. Le sort des juifs en définitive a été vécu par eux comme une sorte de trahison, de défaillance impossible de Dieu Tout-Puissant. Mais nul doute que l'Allemagne luthérienne s'est sentie trahie aussi par le quasi-suicide de ce Léviathan.
Il n'y a pas que les juifs et les Allemands, bien sûr. Le mythe gaulliste est venu masquer la réalité de la défaite-éclair française en 1940, à cause de la dimension mystique de cette défaite pour un démocrate-chrétien ou un laïc athée.
Ce qui est arrivé aux juifs ne leur est pas arrivé comme Winston Churchill l'a écrit dans ses notes personnelles parce qu'ils l'avaient plus ou moins cherché, mais à cause de la confiance qu'ils avaient placée dans le Léviathan nazi.
L'Etat laïc est une personnalité morale puissante dont le dessein demeure obscur en dehors de protéger son peuple des nations voisines y compris par des attaques violentes. Dure est la Loi de l'Etat jusqu'à la folie, mais c'est sa Loi. Qui est l'"Homme providentiel" de la religion de Hegel, figuré par Bismarck ou Napoléon, Hitler, si ce n'est Moïse guidant le peuple hébreu ?
Un des points communs les plus évidents entre le communisme de Marx et la doctrine catholique authentique, c'est le refus de toute forme de nationalisme ou de laïcité, le refus de grimper sur la galère d'un Etat Tout-puissant qui vogue tout droit vers l'Enfer.
L'Eglise catholique et l'Internationale communiste étant réduits aujourd'hui à néant ou presque, contraintes de marmotter les sacro-saintes formules mystiques de la religion laïque, et le cardinal primat des Gaules Mgr Barbarin semble n'avoir d'autre souci que ce reniement public et répété dans tous les médias où on veut bien l'inviter, de la chaîne pornocratique Canal + au 'Jour du Seigneur', la fin de la menace communiste et de la menace catholique font que c'est désormais vers la Russie de Poutine que se tourne la haine de la secte laïque prospère et des démocrates-chrétiens. Car c'est la Russie qui représente aujourd'hui le plus grand danger pour le système laïc et démocrate-chrétien.
08:00 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hitler, hegel, bismarck, napoleon
mercredi, 21 novembre 2007
De Goebbels à Sarkozy
Comparer Sarkozy aux nazis, à Hitler, peut paraître exagéré. Le fait est que les circonstances historiques sont très différentes. Hitler se situe plus près de l’apogée du capitalisme, Sarkozy, lui, est plus près de sa décomposition.
Reste que ma comparaison n’est pas plus absurde que celle que les médias ont osée entre Sarkozy et Napoléon. Entre l’empereur et le führer, les points communs sont d’ailleurs nombreux. La principale différence, c’est que Napoléon est censé incarner la France, ce qui conduit l’Education nationale où règne le chauvinisme, le nationalisme le plus étriqué, à opposer deux figures historiques pourtant proches, qui ont modifié nettement leurs nations avant de les conduire à la catastrophe en passant par des victoires éclatantes.
Le goût prononcé des Français pour les gendarmes, pour l’uniforme, “Le prêtre, le poète ET le soldat” dit encore Baudelaire au XIXe, ce goût les Allemands en ont sans doute hérité de Napoléon et des Français. Indiscutablement, au XVIIIe, et jusqu’au début du XIXe siècle, la France a exercé une forte influence sur l’Allemagne, la Prusse notamment. Aujourd’hui encore, l’ouvrage de Mme de Staël, De l’Allemagne, est célèbre dans les milieux intellectuels allemands malgré la faiblesse de son argument.
Ce qui a probablement séduit une partie des artistes et des intellectuels français les plus brillants dans l’Allemagne hitlérienne, de Céline à Brasillach en passant par Drieu La Rochelle, c’est l’effet de miroir. Ça n’a pas duré, car comme le reconnaît vite Drieu avec dépit, Hitler n’est qu’un bourgeois comme les autres. Le seul point commun idéologique entre Drieu, qui a touché un peu à tout, et les nazis, c’est le paganisme bouddhiste - Nitche, pour simplifier. Mais quel bourgeois ne s’entiche pas, à un moment ou à un autre, de Nitche ? Drieu est d’ailleurs assez lucide pour reconnaître que ce qui lui plaît le plus dans le bouddhisme, c’est sa nouveauté (cinquante ans plus tard Houellebecq fait figure d’attardé sur ce plan comme sur beaucoup d’autres).
Une observation parallèle : de Barbey à Drieu la Rochelle et Céline, en passant par Baudelaire, Bloy, Marx, ce qui fait leur force c’est que ce sont, à des degrés divers, des marginaux. Voltaire et Diderot n’en étaient pas. Et Rousseau l’était moins, guère indépendant. Qu’est-ce que ça change ? C’est ce qui leur donne un point de vue plus élevé, ils ne défendent pas instinctivement les intérêts de leur classe sociale ni même d’une quelconque catégorie. Les insultes lancées par Céline à toutes les institutions et à tous les lobbys influents de son époque ont cette signification. L’accusation d’antisémitisme dirigée contre Céline est le fait d’un bourgeois, d’un social-traître comme Sartre, ou d’un imbécile comme Siné, anar pour rire.
Mais ces écrivains ne sont pas pour autant “antisociaux” ; de leur point de vue, c’est la bourgeoisie et ses institutions nouvelles qui sont antisociales.
Au plan idéologique on peut isoler un tronc de dogmes, de valeurs, de références communs aux libéraux de gauche, de droite, aux démocrates, aux nazis, même aux démocrates-chrétiens. Entre ces “partis”, il n’y a pas de frontières étanches. On a affaire en réalité à un vaste grenier (beaucoup de ces idées prétendument modernes remontent en réalité à plusieurs siècles av. J.-C.) où moisit tout un attirail idéologique dans lequel le régime capitaliste dit “démocratique” puise des slogans.
Dans ce tronc on retrouve notamment l’évolutionnisme, une certaine forme d’anthropologie abstraite, le credo capitaliste selon lequel le capitalisme serait le meilleur des systèmes possibles (credo qui évoque fortement Pangloss), un certain positivisme scientifique, c’est-à-dire l’assimilation du progrès à la science et de la science à la technologie, l’égalitarisme et sa branche féministe, en pleine efflorescence, et l’athéisme, ou, pour être plus précis, une certaine forme de paganisme. Voilà pour les valeurs communes de la bourgoisie au pouvoir en Occident, transmises à 99 % des Occidentaux, étant donné la force des moyens de propagande dont la bourgeoisie au pouvoir dispose. On peut citer comme “docteurs” de cette Église : Nitche, Sartre, Heidegger, Darwin, Tocqueville, Malthus, Kant, Freud… à verser au contraire aux fossés de l’histoire pour un catholique marxiste.
On objectera l’antiracisme de Sarkozy, opposé au racisme d’Hitler. Il n’est pourtant pas difficile de voir qu’on a affaire là à deux conceptions assez idiotes et restrictives, toutes deux “antisociales”. La base de l’antiracisme, c’est le racisme. Il ne suffit pas de renverser une idée idiote pour faire une idée féconde. D’ailleurs, que reste-t-il de ces “philosophies”, au sens contemporain du terme, lorsqu’on les confronte à la réalité ? Hitler n’a pas hésité à mettre au service de sa politique des races non-aryennes. Quant à l’antiracisme, il n’empêche pas les bobos qui y adhèrent de vivre à l’écart des noirs.
Les Etats-Unis, la plus grande nation antiraciste, est d’ailleurs fondée sur l’esclavage. L’esclavage des nègres dans les champs de coton, relayé par l’esclavage des immigrants dans l’industrie. Qu’est-ce que signifie une "économie tournée à 75 % vers les services" si ce n’est que 75 % de la production est assurée par des esclaves en Asie ? Toute la politique de “quotas de races” menée aux Etats-Unis n’a qu’un but, dissimuler l’écart criant entre les discours démocratiques et la réalité capitaliste. En Afrique du Sud ils ont élu Nelson Mandela, c’est le même genre de stratégie de communication.
(Il me reste à démontrer que l’idéal démocrate-chrétien n’est pas très différent du paganisme pour compléter mon raisonnement. Mais ceci est une autre histoire.)
05:40 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : goebbels, sarkozy, hitler, napoleon

