mercredi, 24 juin 2009

Angoisse de la nuit

Près de mille ans de temps assassin ont passé, mille ans à ajourner l'Apocalypse faute de combattants en nombre suffisant pour oser affronter comme Shakespeare l'angoisse de la nuit, mille ans que la constance de l'ordre dominicain à servir le Léviathan perdure.

(Je feuilletais récemment la biographie de saint Dominique (de Gusman) par Lacordaire : incroyable tissu de fables et d'hypocrisies ! Cette femelle tente de justifier l'implication de son héros dans la croisade albigeoise qui a ensanglanté le Sud-Ouest de la France, tout en le lavant personnellement du sang versé par les soldats.)

Aujourd'hui c'est :

- Philippe Verdin qui fait l'éloge de la théocratie yankie et regrette que ce système de corruption généralisée ne soit pas appliqué en France par Sarkozy ;

- Jacques Arnould qui fait l'éloge de l'idéologie de Darwin, ciment religieux des régimes laïcs barbares, éternité descendante combattant l'éternité transcendante ;

- Dominique Humbrecht qui, comme un innocent s'interroge sur les causes de la crise des vocations sacerdotales.

Le Gusman dans la pièce de Molière est-il une allusion au fondateur de l'ordre prêcheur de guerre ?

mardi, 23 juin 2009

Créationnisme

Selon l'historien Michel Pastoureau, l'homme ne serait pas cousin du singe mais plutôt du cochon, avec lequel nous possédons d'étranges affinités (pas le quadrupédisme). Menace de crise de fous rires sur les plateaux télé lorsque Pastoureau paraît et énonce sa thèse, vu le faciès porcin et nettement couperosé du thésard. Mais les caricaturistes ne relevèrent-ils pas eux aussi en leur temps la grimace simiesque de Darwin ?

Ce fils prodigue de science ne manque pas pour autant d'arguments. Selon des témoignages récents de rugbymen anthropophages, le goût de la chair serait exactement le même que celui du cochon. Et les organes du porc identiques à ceux de son prédateur, utilisés pour les cours de médecine. Ajoutons l'omnivoracité légendaire de l'homme.

Expliquer l'interdit alimentaire des Juifs par le tabou de l'anthropophagie est un peu téméraire de la part de Pastoureau cependant, vu que les pourceaux sont dans la Bible (comme chez Rabelais ou Léon Bloy) des bêtes diaboliques, tout comme le singe au demeurant, l'ours, le léopard, les insectes et de nombreux félins.

Cela dit dans l'ensemble la thèse de Pastoureau est plutôt plus cohérente que celle de Darwin et repose sur un nombre d'analogies physiques plus important.

lundi, 19 janvier 2009

L'Essence de la Laïcité

Les professeurs parlent couramment de MYTHOLOGIE romaine, grecque, égyptienne, voire chrétienne. C'est une façon pour la religion laïque de se situer au-dessus de la foi naïve, dans le domaine des certitudes.

Voilà toute la MYTHOMANIE laïque, celle de Lévi-Strauss par exemple, qui se teinte logiquement chez ce 'manchot empereur' de la science d'une nuance d'admiration pour les sociétés tribales. Le serpent se mord la queue, puisqu'en réalité le tribalisme présente de nombreux points communs avec la religion laïque ; il n'y a donc aucun exotisme chez Lévi-Strauss, mais une réflexion narcissique, comme si la Vérité grecque avait prévu l'imbécillité de Lévi-Strauss, ou que Lévi-Strauss était un type d'halluciné qui se répète à travers l'Histoire, hors du temps.

Ainsi, la pratique du tatouage est un signe d'aliénation de l'individu à un groupe et il est caractéristique de petites sociétés qu'on peut qualifier de totalitaires, où le corps a peu d'importance et sert le cas échéant de support à une forme d'artisanat.

Véritables révélateurs du cercle laïc, Marx et Engels ont d'ailleurs discerné que la musique n'est pas le point d'achèvement de l'art, comme la philosophie bourgeoise le suggère, mais au contraire un signe rétrograde du temps. Hitler, par exemple, est un véritable chef d'orchestre qui soulève les foules en rythme et en mesure. Le métro, avec toutes ces femelles portant un casque diffusant de la musique électrique suggère l'état tribal de la religion laïque où les individus n'ont plus besoin de communiquer puisqu'ils pensent tous la même chose.

Il est parfaitement logique que l'armée des Etats-Unis totalitaires torture ses prisonniers à l'aide de la musique. La musique est par essence guerrière ou militaire. L'invention de la musique instrumentale au XVIIe siècle est le fait de statisticiens spécialistes de la balistique.

La superstition comme quoi la terre tourne autour du soleil, qui serait au centre de l'Univers, à laquelle les sujets de la secte laïque adhèrent automatiquement comme à l'évolution darwinienne, cette superstition a été répandue par une bande de théoriciens des cordes, des canons et des archets, grenouilles mondaines avides d'une gloire facile : Pascal, Descartes, Huygens, More, Newton, après Galilée, Bruno, Copernic, tous les chacals jansénistes ou anglicans. AUCUN GRAND SAVANT n'a jamais gobé un tel tour de passe-passe algébrique.

Si l'on prend dans la liste précédente le moins charlatanesque de ces possédés, à savoir Descartes, celui-ci n'a même pas pigé la physique d'Aristote qu'il prétend critiquer et tente d'en résoudre les paradoxes... comme si c'étaient des problèmes de robinet !

Alors en définitive quand cette gazelle de Lévi-Strauss qui fuit devant la réalité admire les tribus sauvages d'Amazonie, elle n'a pas complètement tort, car à leurs superstitions ces tribus au moins n'ajoutent pas l'orgueil immense de la secte laïque.

 

lundi, 12 janvier 2009

Le Parvis de L'Eglise

L'intention du pape de faire passer des tests psychologiques aux séminaristes fait penser à ces parents qui emmènent leur gosse chez le psychiatre pour mieux dissimuler que c'est eux-mêmes qui sont toqués.

Le charlatanisme de Freud est pourtant plus frappant encore que celui de Darwin. Le déterminisme de Darwin est totalement artificiel, mais encore faut-il connaître un peu la physique et Darwin pour s'en rendre compte. Ainsi j'ai connu un brave type qui cautionnait Darwin par distraction, et des collégiens faisant aveuglément confiance à leurs profs ; mais l'ésotérique science bourgeoise de Freud, elle, déborde d'insanités. Que Freud commente la mythologie grecque, la peinture de la Renaissance ou le théâtre de Shakespeare, son propos a de quoi faire sourire ou grimacer quiconque a une connaissance même limitée de la mythologie grecque, la Renaissance ou Shakespeare. De fait Freud était prédestiné à épater Hollywood avec ses salades.

F. n'a fait qu'inventer la morale des fonctionnaires de l'Etat laïc totalitaire : 'Responsable mais pas coupable'. Aussi peut-on dire qu'il n'y a pas d''inconscient', il n'y a que du secret bancaire. Et ce n'est pas hélas parce que les grandes bourgoises qui fréquentent les psychanalystes n'ont rien à dire qu'elles n'exigent pas d'être écoutées.

Si l'Eglise croit se dédouaner de sa très grande lâcheté en sacrifiant à son tour à la sorcellerie mondaine de Freud...

 

vendredi, 03 octobre 2008

Créationnisme

Il faudra moins de dix ans à Darwin pour chuter de son piédestal désormais.

Je ne m'attends pas alors à ce que les laïcs qui se sont senti insultés dans leur foi par mes propos viennent me faire des excuses. Ils trouveront une astuce pour se dérober. Le problème n'est pas là. Le problème est que les autorités religieuses catholiques, censées défendre l'art et la science, entérinent Darwin au moment même où sa thèse statistico-débile prend l'eau. Ce n'est pas dans "Le Petit Laïcard illustré" que j'ai lu récemment qu'"il est impossible de penser la biologie en dehors de l'évolutionnisme darwinien" mais bien dans une gazette démocrate-chrétienne (Jean Jaume).

Ce rôle de protection de la science et de l'art que l'Eglise n'exerce plus depuis longtemps, il faudra bien à un moment qu'un pays s'en charge de nouveau.

Emoi sur un plateau de télé lorsqu'un type ose déclarer que les théories racistes se fondent en grande partie sur Darwin ! La féministe Sylviane Agacinski en tête, parfaite dans le rôle de la bourgeoise offusquée, et dont les petites fiches de philosophie n'ont rien à envier à celles de Michel Onfray. Quand on voit la bobine de patriarche archaïque de Darwin, je trouve assez amusant qu'il soit défendu par des féministes.

Il faudra en outre éclaircir un jour cette passion spéciale des féministes bobo pour les grands primates.

 

vendredi, 26 septembre 2008

FRENCH ATTACKS

ONE MORE TIME I REPEAT THAT ANY LINK TO WIKIPEDIA ON MY WEBLOG WILL BE CUTTED. I DO LOVE SCIENCE AND I DO NOT WANT IT TO BE PROSTITUTED BY CAPITALISTS BASTARDS AS THEY DO FOR BEAUTY, WOMEN, PEACE, ART, NATURE, GOD.

ON WIKIPEDIA FREUD, DARWIN, RIEMANN, FEYNMANN, HOCKNEY, ARE TREATED AS SCIENTIFICS ALTHOUGH THEY ARE QUACKS (RIEMANN, HOCKNEY, FEYNMANN) OR PLAGIARISTS (DARWIN, FREUD).

REAL CENSORSHIP IS TO LET SUPERSTITION GROW. THE BEST WAY TO CHOKE THE GRAIN IS TO CULTIVATE BAD HERBS.

mercredi, 02 juillet 2008

Marx, le retour ?

Il paraît que les Français, sur le plan économique, sont en train de devenir marxistes. Ils redoutent une crise boursière ou un krach pétrolier majeur et ça freine leur élan. Diantre !

Pour parer à cette mauvaise humeur, l’expert-comptable Elie Cohen est dépêché dans les médias pour prêcher la bonne nouvelle libérale. Certes, dit-il, l’économie connaît de nombreux krachs, cinq en cinq ans, mais au bout du compte l’économie ne s’en porte que mieux, le volume des transactions ne cesse de croître tout compte fait.

Je ne peux m’empêcher d’observer que le libéralisme, comme le jansénisme, a un caractère miraculeux. L’expression de “manne pétrolière” est significative. Dieu veille sur le monde capitaliste comme il a veillé sur le peuple juif au cours de sa traversée du désert.

Bien sûr les chiffres et les courbes d’Elie Cohen ne prouvent rien sur le plan économique. Le volume des transactions boursières n’est pas un indicateur fiable de “santé” économique. Ce n’est pas parce qu’on vit au-dessus de ses moyens qu’on est riche. Les véritables bilans économiques sont historiques et non pas comptables, a posteriori et non a priori.
Plus généralement les soi-disant économistes libéraux réfutent Marx sur la plus-value ou l’argent en arguant que l’équation de Marx comporte des failles, qu’il n’a pas pris en compte certaines inconnues. Alors que l’effort de Marx est précisément de démontrer que l’argent, le travail et la plus-value ne peuvent pas se mettre en équations mathématiques, que la loi de l’offre et de la demande n’est pas une loi mais une vue de l’esprit réductrice.
Théoricien du “marketing” et prophète de son développement outrancier, Marx est le premier à indiquer que la valeur d’un bien est soumise à des variations qu’il est impossible de mesurer précisément.

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Le raisonnement totalitaire kantien est conçu de telle façon qu’il évacue la réalité.
L’exemple de fiasco algébrique le plus célèbre, ce sont les extrapolations de Malthus. Sur lesquelles Darwin repose. Il ne serait pas difficile de démontrer que le racisme national-socialiste, comme la morale laïque antiraciste actuelle, sont fondées sur des calculs mathématiques qui n’ont rien de scientifiques.
Malgré leur nullité, Malthus, Darwin et Kant continuent de régner dans l’université et les médias laïcs et capitalistes.
(Là encore on retrouve Pascal et ses probabilités insanes.)

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L’apôtre Guy Sorman procède d’une façon encore plus primaire pour démontrer la supériorité économique du capitalisme. Il évacue systématiquement de son raisonnement les guerres qui ont ensanglanté l’histoire de la société industrielle depuis le XIXe siècle. Les historiens ont pourtant bien montré que la concurrence industrielle a joué un rôle majeur dans le déclenchement des conflits naguère, comme elle en joue un dans ceux qui se préparent.
La prolifération nucléaire fait avant tout peser une menace sur l’économie yankie. Les Etats-Unis ont-ils vraiment le choix de faire la guerre ou pas à l’Iran ? S’ils ne la font pas, ils perdront leur monopole nucléaire ; s’ils la font, ils risquent de prouver une nouvelle fois leur impuissance militaire. La solution intermédiaire qui consisterait à faire bombarder l’Iran par Israël comporte elle aussi un danger énorme.
Hitler voyait bien les conséquences que la rupture du pacte germano-soviétique pourraient avoir, il était au fait des déboires de Napoléon ; mais l’annexion des champs de pétrole russes était une nécessité pour l’industrie allemande, gourmande en matières premières comme en main-d’œuvre.

La diabolisation de Hitler et de Staline, la glorification simultanée des gentils capitalistes yankis ou gaullistes, toutes ces histoires qu’on enseigne aux enfants dès le plus jeune âge au lieu de l’histoire réelle n’ont pas pour but la pacification des esprits mais la justification des entreprises destructrices capitalistes. Sans les industriels et les banquiers allemands, pas de Hitler ; sans la guerre de 14-18 pas de Lénine. Les soviétiques n’ont pas inventé le lavage de cerveau.

vendredi, 18 avril 2008

Créationnisme

Un phénoménologue sans dieu, c'est comme un climatologue sans soleil.

Le terme de l'évolution de la mystique laïque, dont Hegel et Marx démontrent qu'elle est une mystification, le terme de cette évolution c'est la mystique du singe.

C'est un marxiste italien, Labriola, qui a dit à quel point l'idéologie selon laquelle l'homme est un singe achevé est funeste à la compréhension de l'évolution politique de l'humanité, c'est-à-dire aux sciences humaines. Pour un héritier de l'humanisme de la Renaissance, qu'il soit communiste ou catholique, la science s'arrête à Lamarck ; au-delà, on verse dans la propagande ou la "pasquinade", comme dit Marx parlant de la science de Darwin.
Admettre ne serait-ce que l'hypothèse (hétéroclite) néo-darwinienne, sous la pression du monde, comme l'a fait Benoît XVI, est par conséquent une concession intolérable de plus à la mystique libérale.

Si l'étiquette de philosophe athée va si mal à Marx, c'est qu'il est au XXe siècle un des très rares penseurs à perpétuer l'humanisme de la Renaissance : un "phare", comme dirait Baudelaire.

vendredi, 28 mars 2008

Triste Tropisme

Deux manières de comprendre le roman populaire de Pierre Boulle, La Planète des singes. Au premier degré, on peut le prendre pour un roman de science-fiction évolutionniste. Dans ce cas il faut plutôt le rattacher à Lamarck qu’à Darwin, étant donné que Lamarck postule le premier l’hérédité des caractères acquis, c’est-à-dire une évolution dépendante de critères sociaux ou politiques, qui amène chez Boulle les singes à se raffiner.
L’hérédité des caractères acquis est aussi chez Darwin, pour la simple raison qu’il emprunte largement le principal de sa théorie à Lamarck ; mais les néo-darwiniens, en revanche, ont abandonné l’hypothèse lamarckienne d’hérédité des caractères acquis. Et ce n’est pas un hasard.

À y regarder de plus près, Pierre Boulle, lui, contrairement à Darwin, postule plutôt l’idée d’une régression de l’homme vers le singe. Une hypothèse plus séduisante de mon point de vue créationniste. Je tiens Finkielkraut ou François de Closets, par exemple, pour des prototypes d’hommes-primates. Ils gesticulent, leurs jambes s’agitent, leurs mains tournoient, fouillent à la recherche d’un pou ; Surtout, ils émettent des sons mais ils ne disent rien. Si la fonction crée l’organe, comme croient certains, bientôt ils ne parleront plus.
Plus rationnellement, il faut faire le distinguo entre la politique-fiction d’un côté - Pierre Boulle -, et la science-fiction - Darwin, de l’autre.
La vertu de ce roman, La Planète des Singes, c’est qu’il révèle le caractère anthropomorphique de la prétendue “science” darwinienne.
Quand un créationniste yanki attaque l’évolutionnisme, il le fait au nom de la religion, de la Bible. Un créationniste français, lui, c’est au nom de la SCIENCE qu’il attaque les superstitions néo-darwiniennes (Le démocrate-chrétien, lui, ne dit rien, il subit, se contentant de vagues discours moraux.)

*

Pour comprendre que le néo-darwinisme n’est pas une science mais une religion, pour être plus précis un “moralisme”, ça demande juste un peu de bonne foi et un peu de liberté. Un effort pas si bénin par les temps qui courent.
Un moyen de preuve simple, c’est de feuilleter un bouquin de l’évolutionniste Pascal Picq : on constatera qu’il n’est pas question de science mais de morale laïque.
En gros l'évolutionnisme néo-darwinien remplit dans la religion laïque la fonction des mythes grecs, de L’Illiade et de L’Odyssée dans la religion païenne gréco-romaine.
La preuve ? La preuve c’est que les créationnistes yankis et les évolutionnistes du monde entier se livrent une guerre de religions. Sur l’hypothèse scientifique, les créationnistes yankis et les évolutionnistes sont d’accord. C’est sur le mythe qu’ils divergent. Pour les néo-darwiniens, il n’y a pas de finalité, tandis que pour les créationnistes protestants, il y en a une, mais les uns comme les autres sont incapables d’apporter la preuve de ce qu’ils avancent. Même l’hypothèse de l’hérédité des caractères acquis de la science lamarckienne n’est pas infirmée par les hypothèses néo-darwiniennes. Il n’est pas prouvé que l’ARN-messager “encode” l’ADN de façon illogique.
Le rejet de la science lamarckienne par les religieux néo-darwiniens est également probant. Pour le néo-darwinien F. Jacob, la Bible est entachée de lamarckisme (!?).
On peut même distinguer la religion laïque “jacobine”, son grand-prêtre Richard Dawkins (ou F. Jacob, J. Monod), de la religion laïque “réformée” et son grand-prêtre Stephen J. Gould.
Si Lamarck est l’héritier du matérialiste Francis Bacon, Darwin est l’héritier de l’idéaliste E. Kant, et les néo-darwiniens de Karl Popper.
Si l’on prend le cancer au stade de la métastase, c’est-à-dire au “stade Popper”, on touche du doigt le néant scientifique ; à force de superposer des syllogismes, Popper parvient à postuler l’idée de causalité et à nier l’idée de but simultanément, ce qui en fait sans doute un des esprits scientifiques les plus bêtes que l’Occident ait connu. La recherche scientifique, avec Popper, se résout à une morale. “L’important c’est de participer”. Karl Popper est le Pierre de Coubertin de la science.

*

Je me permets de faire observer aux esprits vifs qui m’ont suivi jusque-là que la faille de l’épistémologie de Popper, on la retrouve chez le fondateur de la religion laïque, à savoir l’athéologien Ludwig Feuerbach, qui, en même temps qu’il détruit systématiquement la religion protestante réformée, détruit la nouvelle religion laïque athée qu’il pense fonder sur le roc.
On peut appeler ça “l’effet-miroir”. De mon raisonnement simple découle la supériorité du mythe grec païen sur le mythe néo-païen. Et découle aussi la supériorité de la politique-fiction de Pierre Boulle sur la science-fiction de Darwin. On peut même dire que le boullisme est un humanisme.
Bien sûr, si vous dites que vous êtes “boulliste” plutôt qu’évolutionniste, ça fera ricaner les bobos autour de vous. Mais, comme on dit, “les singes hurlent, la science passe.”

samedi, 15 mars 2008

Créationnisme

L'épistémologie c'est la fin de la science, la queue de la comète.

Je propose la métaphore suivante afin de mieux comprendre le principe, l'épistémologie qui gouverne la science évolutionniste. C'est comme un inspecteur de police qui serait confronté à un suspect, sur le point d'avouer, lorsque son adjoint introduirait tout à coup dans la salle d'interrogatoire cinq nouveaux suspects, avec des mobiles et des alibis différents. À son commissaire qui l'interroge sur les progrès de l'enquête - vu que les médias exigent des nouvelles fraîches -, cet inspecteur répond : « On avance, chef, rendez-vous compte, on a pas moins de cinq nouveaux suspects ! » Mathématique, n'est-il pas ?

Les créationnistes yankis se sont parfaitement insérés dans la lacune de la théorie "néo-darwinienne". Ils sont utilisés comme repoussoir par les évolutionnistes, mais en réalité les hypothèses sont exactement les mêmes. D'ailleurs le créationnisme est illustré depuis des lustres par Spencer, par Bergson, sans que ça choque aucun journaliste.
Les créationnistes yankis mettent en lumière la fin de la pseudo-science du plagiaire Darwin et de l'épistémologie impotente de Kant ou de Popper. Voilà ce qui met en rage les néo-darwiniens.
Les créationnistes sont aussi indispensables aux évolutionnistes pour exister que les racistes sont utiles aux antiracistes. Ou que la droite libérale à la gauche libérale. On est en présence, non pas d'une dialectique mais d'un raisonnement binaire manichéen. Hegel et Marx n'ont rien à voir avec ces palinodies, avec le scandale qui consiste à désunir la politique, la science et la poésie, pour mieux les anéantir par le raisonnement philosophique.

La palme du crétinisme mathématique, je la décerne à l'évolutionniste Stephen Gould, en tête de gondole à la Fnac. Car il n'y a pas de hasard. Du point de vue scientifique, même le fanatisme religieux laïc de l'évolutionniste Richard Dawkins est préférable car, au moins, lui n'est pas détourné de son objectif par une tonne de démagogie niaise. Le fanatisme est un humanisme.
Du moins c'est un fait historique que nul prétexte n'a fait plus de victimes que le prétexte de défendre la démocratie ou celui d'instaurer la paix et les droits de l'homme dans le monde entier, de faire respecter le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Un prétexte qui continue de faire des victimes par centaines tous les jours.



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