samedi, 31 octobre 2009

Bigard & Kassowitz

Avec Bigard et Kassowitz, difficile de faire plus crétins comme dissidents, c'est vraiment du pain béni pour les médiats ! On entend d'ici Frédéric Bonnot ou Frédéric Taddéi du Team Lagardère, si c'est pas leur frère Zemmour du Team Dassault, se poser en garants de la liberté d'expression en excipant du cas Bigard & Kassowitz, autorisés à dire n'importe quoi à peu près quand et où ils veulent.

A croire que Bigard et Kassowitz le font exprès... Qu'on se creuse cinq minutes la tête et on arrivera facilement à imaginer un mobile valable, ne serait-ce que pour un éventuel bidonnage du voyage sur la lune par la NASA. Tandis qu'à l'appui de la théorie du bidonnage des attentats sur le sol yanki, Bigard et Kassowitz n'ont même pas un mobile sérieux à avancer.

Les Etats-Unis ont-ils jamais vraiment eu besoin d'un mobile sérieux pour larguer leurs bombes atomiques sur le Japon ? Plus récemment sur l'Irak ? Menacer l'Iran ? Financer la révolution orange en Ukraine ? Installer des miradors et faire patrouiller des hélicos le long de la frontière mexicaine pour canaliser l'entrée de la main-d'oeuvre bon marché ?

Les médiats yankis viennent de faire applaudir Barack Obama par les médiats du monde entier juste parce qu'il est noir et a décroché comme un blanc son diplôme de faux-cul de Harvard ! Les médiats yankis ont réussi à faire passer dans le monde entier Ben Laden pour un danger plus grand que le Pacte atlantique et la Russie réunis, non seulement aux yeux des rentiers occidentaux -ça n'était pas difficile-, mais même aux yeux de victimes du colonialisme yanki -c'est plus fort.

Lorsque les Etats-Unis décident de bombarder les populations civiles irakiennes, en violation de toutes les lois de la guerre, c'est le directeur du "Monde" en personne (J.-M. Colombani) qui se déplace à la télévision pour tenter de justifier l'attaque terroriste aux yeux de l'opinion publique française.

Kassowitz et Bigard postulent à la fois que le gouvernement yanki est extrêmement machiavélique et en même temps qu'il est un ramassis de crétins. En réalité le Yanki moyen lui-même sait bien au fond de son coeur que ce qui fonde les raids de l'aviation yankie, c'est pas tant la lutte contre le terrorisme que la guerre économique que les cartels des différentes nations se livrent. S'il ne le sait pas, c'est qu'il ne VEUX PAS le savoir. L'inconscient collectif a même spécialement été inventé pour ça par la science puritaine, pour couvrir les crimes des Etats puritains.


The Cube

EITHER YOU SIT ON YOUR CUBIC SOUL

OR YOU ARE SMASHED BY IT.

 

 

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Bacon notre Shakespeare

"Le conseil adressa une remontrance à la reine Elisabeth relative aux complots ourdis en permanence contre sa personne ; notamment un homme venait d'être appréhendé le soir même, apparemment très dangereux et suspecté de projeter un assassinat ; on lui montra l'arme supposée du crime. Et par conséquent on conseillait à la reine de moins sortir prendre l'air, ainsi exposée, comme elle en avait l'habitude. Mais la reine répondit qu'elle préférait mourir plutôt qu'être mise en prison."

F. Bacon, "Apophtegmes", 1624.

Le totalitarisme est bien sûr indissociable de cette haine récurrente dans le peuple vis-à-vis de la personne censée le représenter. La solution qui consistait autrefois à prêter des pouvoirs divins au monarque, au prix du blasphème dans les royaumes chrétiens, cette solution a été remplacée peu à peu par des escouades de gardes du corps dans les régimes dits "démocratiques", où l'on fait logiquement plus confiance au rempart humain qu'au rempart divin.

J'avoue avoir sursauté l'autre jour en apprenant la libération après sept ans de prison ferme, sans aucune grâce présidentielle, de Maxime Brunerie, le jeune nationaliste qui avait tenté de descendre Chirac avec une carabine de foire. Sept ans ! Autant dire que si la conception du pouvoir a quelque peu changé depuis Bacon et Elisabeth, il n'en est pas moins sacré aujourd'hui qu'hier. La réponse d'Elisabeth fait de Chirac une vraie fiotte, soit dit en passant. Mais Delanoë paya d'un coup de couteau son courage de monarque "élisabéthain".

"Le Sieur Nicolas Bacon, alors Garde du Sceau d'Angleterre, reçut la visite de la reine Elisabeth en sa demeure de Gorhambury ; elle dit :

- Milord, comme votre maison est petite ! Sa réponse :

- Madame, ma  maison est comme il faut, c'est vous qui m'avez fait trop grand pour quelque maison que ce soit.

F. Bacon (Ibidem)

Nicolas Bacon fut Garde des Sceaux avant que son fils François ne le devienne à son tour plus tard. Ceux qui ont émis l'hypothèse d'une filiation entre la reine Elisabeth et François Bacon, fait baron Verulam puis vicomte de Saint-Alban, insistent notamment sur le fait que ce dernier, bien que peu doué pour les affaires publiques, dont ses écrits traduisent même le dédain, fut néanmoins appelé au service du régime par la reine Elisabeth, avant d'être écarté par de plus roués que lui. Ce qui est certain, c'est que le théâtre de Shakespeare comme les écrits scientifiques et historiques de Bacon révèlent une très bonne connaissance de l'histoire d'Angleterre, particulièrement riche en troubles religieux et politiques.

"Les représentants de la religion réformée, après le massacre qui eut lieu à Paris le jour de la Saint Barthélémy, négocièrent la paix avec le roi, la reine-mère, et quelques autres membres du conseil.

De chaque côté on s'entendit sur les différentes clauses du traité. Le contentieux persistait à propos de la sécurité, la manière de l'assurer. Après le rejet de plusieurs motions, la reine-mère dit :

- Est-ce que la parole d'un roi n'est pas une sécurité suffisante ? A quoi l'un des députés répondit :

- Non pas, madame, par Saint Barthélémy !"

F. Bacon (Ibidem)

Le commentaire scolastique de Michèle Le Doeuff, qui n'hésite pas à faire de Bacon un adepte du continuisme judéo-chrétien sous prétexte que celui-ci a lu l'Ancien Testament est parfaitement grotesque. D'une manière générale, le fait de ranger Bacon ou Shakespeare comme cela est fait régulièrement dans tel ou tel parti religieux "catholique", "anglican", etc., n'a de sens qu'au plan de la religion laïque actuelle elle-même, qui ignore à peu près tout du christianisme comme en témoignent les gaffes répétées des représentants de la religion de l'Etat, dont le souci n'est pas d'abord scientifique, mais d'établir leur propre religion réactionnaire (par rapport au christianisme). On peut citer l'exemple des préjugés de Claude Allègre, plus clergyman que savant, dans ses bouquins, à peu près aussi grossiers que ceux du "biologiste" anglais Richard Dawkins.

L'adéquation entre les différentes théologies chrétiennes et les différents partis chrétiens n'existe pas dans les faits, mais seulement dans l'idéologie laïque consolidée en religion de l'Etat au XIXe siècle. Autrement dit, le catholicisme aujourd'hui, qui n'est plus qu'une sorte de syncrétisme, de mélange de folklore chrétien et de principes laïcs, n'a rien de commun ou presque avec le catholicisme de Dante, celui de Thomas d'Aquin, pas plus que les luthériens n'envisagent de prendre encore au sérieux les malédictions de Luther à l'encontre des commerçants allemands qui osent sacrifier aux lois du marché plutôt qu'à Dieu, qui perturberaient bien trop de plans si elles étaient entendues.

 

vendredi, 30 octobre 2009

French attacks

Why is that easier to recognize Luciferian principles in US-Theocracy from France? Because France was under the same bloody religion with king Louis XIVth yesterday.

Believe there are less satanic symbols in Versailles Baroque art than in the Empire State Building or Mickaël Jackson's music, German's svastika? Water element, symmetry of the cemetery, gallery of glasses, tritons and Neptune's water music, babylonian gardens, ditches full of dead bodies, fascination of today US-millionnaires or Japanese little kids ready to go to the Inferno, following Hamelin's pipe player... nothing is lacking to the stuff.

Entirely devoted to Apollyon's divine worship is Versailles Palace. XVIIth century is the century of mass-murderers in scarlet or purple dresses: Mazarin, Richelieu, disciples of Wolsey-the-butcher whose destiny is to be devoured by the king their puppet at the end. Elisabeth, Napoleon: they do not need a traitor anymore to translate Apollyon's orders. Traitor is always bad treated by his master as Sganarelle does.

French history teaches it. Or borrow Shakespeare's Perspicacity, best weapon against British perfidy.

De Marx à Shakespeare

En démolissant le discours sur le "sein" et le "dasein" de G.W.F. Hegel, discours qui est la recette de base de la béchamel existentialiste (réduisible à néant ou un petit bout de carbone, une goutte de pétrole pour figurer le miroitement de l'âme nazie), K. Marx isole le principe de la mutation. L'idée de mutation, dit-il, est ésotérique. Or la science bourgeoise, qui n'en est pas une, pas plus que l'existentialisme n'a de fondement dans la réalité, cette spéculation repose presque exclusivement sur ce principe de mutation, ce que Simone Weil comprendra elle-même plus tard, dénonçant l'insanité de Max Planck, monument de connerie bourgeoise boche, aussi solidement fondé sur les jongleries de Helmholtz que la science économique capitaliste sur le jeu de bonneteau ou le "Black Jack". Le sable du temps, dont Shakespeare démontre tout le noir projet qu'il implique.

L'historien (Michel Winock) qui appuie sa "science" sur le principe de mutation ne fait ainsi que sacrifier à la religion nationale-socialiste en fonctionnaire exemplaire, c'est-à-dire fournir une explication ésotérique au changement historique, interpréter l'histoire comme le destin collectif. Difficile d'être plus sectaire béotien. La mort est le grand projet capitaliste, et tous les efforts du clergé capitaliste tendent à le dissimuler. L'existentialisme, que la grenouille de bénitier laïque appelle aussi "fin de l'histoire", est plus étriqué encore que l'idée nazie ou romaine de destin. A chacun son petit carré de cimetière et les vaches seront bien gardées. Pas étonnant que la grandeur d'âme d'Hitler fascine autant à côté du cinoche à petit buget de Sartre.

D'ici que le capitalisme canonise Judas Iscariote et son évangile avec l'aide de Joseph Ratzinger... ce projet semble tellement proche !

Le grand Volontaire Shakespeare, lui, c'est en Ajax, le vertueux Ajax qu'il voit le principe satanique, sachant bien que l'idée de potentiel et celle de destin sont identiques. Ajax c'est Hegel, mais aussi Einstein ou Planck : des aliénés ou des zombis, comme on voudra. On peut vivre en restant mort, et mourir en restant vif comme Shakespeare. Le sang versé d'Ajax dans le sol qui se change en narcisse. La métaphore d'Homère est plus forte que la métamorphose d'Ovide. Bacon notre Shakespeare nous dit que le sort du suppôt est d'aller engraisser la terre-mère.

 

 

 

 

 

jeudi, 29 octobre 2009

Pour un art communiste

Il y a six mois un musée allemand consacrait une exposition rien qu'au clair-obscur (?). Lorsqu'on sait tout ce que la culture bourgeoisie italo-boche emprunte au pianissime Lucifer et à ses tonalités, rien d'étonnant à une telle exposition qui prouve que le national-socialisme de Hegel n'est pas mort - c'est juste un des fusibles du lampadaire qui a grillé.

Banalité des méfaits bourgeois absouts par la petite dinde Arendt et son grotesque professeur Heidegger. Immonde saloperie de la démocratie-chrétienne et de sa métastase laïque.

Hidden Mask

ART IS MASK FOR KIDS (OR POETS LIKE BAUDELAIRE).

WONDER WHY LITTLE KIDS GO TO HELL LISTENING TO THE KINEMATICS?

 

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La gueule du peuple

Le gangstérisme est la meilleure illustration de ce que les banquiers capitalistes vantent habituellement sous le nom pompeux "d'esprit d'entreprise" ou "d'initiative privée". A tel point qu'on peut garantir sur facture que derrière une telle profession de foi prétendument libérale se cache un escroc.

Que les escrocs soient au bout du compte leurs propres dupes a été annoncé par Marx.

Lorsqu'un banquier déclare que l'Etat est un frein au libéralisme, il entend par là que, sans la police, les gangsters de tous poils pourraient s'adonner sans retenue à leur activité favorite.

Il me semble qu'on a rarement vu façon plus vulgaire de se foutre de la gueule du peuple que le "Club de l'économie" de Jean-Marc Sylvestre sur TF1, où une bande de brutasses joviales pas fraichement émoulues de Sciences-po ou Polytechnique, mélangées à des journalistes du "Figaro", s'échange des tuyaux, recettes de cuisine et autres martingales pascaliennes devant la France entière.

mercredi, 28 octobre 2009

Chaîne publique

Apologie dans le "talk-shaw" de Laurent Ruquier (samedi 24 oct.) de la pornographie et des "hot d'or", récompenses décernées aux putains les plus acrobatiques et les mieux payées du paysage audiovisuel international. Ennui mortel assuré par la pute qui connaît son rôle par coeur et finira par convoler en justes noces avec son maquereau, mariage chrétien béni par le père La Morandais ou quelque loustic du même acabit. Même si on me payait, je serais bien incapable de baiser ce genre de putain, dont la grille tarifaire rejoint celle de sa rivale bourgeoise de toujours.

Derrière la pornographie BCBG, une des industries qui dans le monde emploie le plus d'esclaves ; c'est pas ça qui va empêcher ledit Ruquier et ses acolytes de se dire "féministes" à la première occasion où on leur demandera de réciter leur catéchisme. Apôtre de la violence faite aux femmes et de l'excitation qu'elle procure, Zemmour est bien le plus sincère du manège. La seule femme qui compte aux yeux d'un pédéraste en définitive, c'est sa propre mère. L'aveu du vulgaire pékin en dit souvent plus long que les périphrases de celui payé pour lui enseigner les bonnes manières.

On a fait de Patrick Le Lay un cynique, à cause de ses propos sur la publicité, alors que deux minutes suffisent à comprendre que c'est un parfait imbécile sans le moindre cynisme : à croire qu'il a fait polytechnique comme J. Attali ! Le véritable cynisme est dans les prêchi-prêcha du service public.

 

Hommage

Sur le site ouaibe du Louvre :

"Après une introduction évoquant la situation de la peinture dans la métropole à l’arrivée de Véronèse (suprématie de Titien, ascension de Tintoret) comparée à ce qui, dans l’œuvre du jeune artiste de terre ferme, a retenu l’attention des commanditaires qui le font venir, l’exposition souhaite montrer, dans un parcours à la fois chronologique et thématique, l’évolution de la peinture lagunaire après 1540 (...)"

Je me tiens encore les côtes du "lagunaire" et du "jeune artiste de la terre ferme" ! L'expo. qui se veut un hommage à la peinture vénitienne l'est en réalité à Trissotin et aux nécromanes boches, de Panofsky à Jean Clair, cette chiée de branleurs qui n'a jamais rien compris à l'art et n'a eu de cesse de flanquer les muses dans des sarcophages recouverts de hiéroglyphes. La "cote de l'art" et son odeur de sapin.

Avant même de m'être rendu au Louvre, je suis presque certain de trouver sous les oeuvres saintes de Véronèse, soutenues par une utopie d'une force terrible, les petites fiches qui servent à justifier l'art totalitaire de Kandiski auprès d'une clientèle qui cherche le meilleur placement de ses créances sur la mort. La "sérénité apollinienne" suffit à démasquer la petite connasse nitchéenne dressée à secouer les burettes à l'autel des préjugés laïcs et à plaquer sur Véronèse toute sa fantaisie.

Mais, "qui vivra verra" comme dit le proverbe ; en attendant laissons danser la mort et son cortège d'académiciens avec.

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