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jeudi, 31 juillet 2008
Devoir de vacance
"De quoi Sarkozy est-il le nom ?" Il y a des sujets de dissertation plus excitants... Je dirais qu'au mieux il laissera son nom au théorème suivant : le libéralisme de gauche ou de droite + les idées laïques + les idées démocrates-chrétiennes + les idées d'extrême-droite = 0.
Les raisons de haïr Sarkozy sont les mêmes que celles qui amènent à le détester. Le reflet que Sarko renvoit, d'une France schizophrène, on peut en tomber amoureux ou lui jeter des pierres. Les vieilles rombières démocrates-chrétiennes qui ont vu dans saint Nicolas le Messie et lui ont versé leur suffrage ne sont pas loin des vieilles bigotes laïques qui traquent dans les discours du Président le moindre blasphème.
Sarkozy a été élu "Produit de l'année". Mais il tourne déjà à la caillette. La "recherche" se penche déjà sur le concept de 2012. Je ne suis pas un spécialiste, mais dans le genre "concept", Carla n'est pas mal pourvue.
Tant que Le Pen est encore là pour nous dérider avec ses vannes qui font blêmir les médias : "Dieudonné est le futur Obama français !", passe encore, mais après ? Après ça sera l'Amérique.
16:03 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, le pen, dieudonne, carla bruni, barak obama
mercredi, 30 juillet 2008
Soupape (bis)
Une autre soupape, directement liée à la précédente, c'est l'avortement, pratiqué en Occident à l'échelle industrielle. Les statistiques officielles en dissimulent volontairement les causes, mais on peut soupçonner qu'elles sont "bourgeoises", qu'il s'agit dans de nombreux cas, non pas d'une détresse matérielle ou morale, mais de préserver les apparences ou les acquis sociaux. Sur 200 000 avortements, seuls 20 000 sont le fait de femmes très jeunes, or ce n'est pas l'argent qui manque dans notre pays, nonobstant les pleurnicheries récurrentes sur le pouvoir d'achat.
Si les droits juif ou musulman ou protestant sont évidemment des droits patriarcaux et se revendiquent comme tels, sous l'égalitarisme laïc se cache en fait le même principe patriarcal. A l'archaïsme de la société juive ou musulmane actuelle, l'hypocrisie des principes laïcs ou démocrates-chrétiens ne s'oppose pas réellement.
Une conséquence du régime patriarcal, Georges Duby croit le discerner y compris dans certains territoires français au XIIe siècle, c'est le lien spécial qui unit le jeune rejeton de sexe masculin à sa mère (toutes les théories branlantes de Freud viennent de là) ; c'est la fameuse "mère juive" possessive. Eh bien il n'est pas difficile de voir, à travers la publicité capitaliste par exemple, que ce lien "spécial" subsiste, certaines mères peu fertiles répercutant parfois sur leur fille unique ce comportement "enveloppant".
Jusqu'aux mouvements féministes laïcs dont on voit bien qu'ils revendiquent en fait pour la femme les attributs masculins, les instruments de la domination masculine.
A l'archaïsme juif ou musulman, la société laïque n'oppose que son hypocrisie. Ce qu'elle nomme "modernité" pour les besoins de sa propagande n'est en fait qu'un archaïsme plus sournois car dissimulé.
Le tiers-monde est-il vraiment encore dupe du discours laïc plein de morgue d'un Guaino ou d'un BHL ? On peut penser plutôt que ce modèle laïc d'inspiration protestante est plutôt destiné à servir de repoussoir à l'avenir. Au lieu de la charité que le tiers-monde pouvait attendre, l'Occident laïcisé n'a livré que calculs et hypocrisies, le sourire de Bernard Kouchner.
10:33 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mardi, 29 juillet 2008
Soupape
Déjà depuis quelques semaines, les gonzesses ont changé ; ce n'est plus : "Arrête de me dévisager ou j'appelle la police !", mais : "Prends-moi si tu l'oses..."
Dans le régime capitaliste, il est transparent que l'été, les "grandes vacances", jouent le rôle de soupape au "Travailler plus pour gagner plus" du sous-Guizot démocrate-chrétien qui nous gouverne, ou plutôt nous distrait par l'étalage de ses sentiments en couverture de Paris-Match.
Cette parenthèse procure l'illusion de la liberté : le Dieu soleil relègue un instant dans l'ombre le patron, le plan de carrière, les objectifs du mois, le crédit sur vingt ans à taux préférentiel, la thèse universitaire plus ou moins foireuse, la vie de couple - on relâche d'un cran le corset. Si le changement est encore plus net chez les femmes, si d'un seul coup leur libido gagne le niveau de celle des hommes, c'est parce qu'elles constituent un soutien plus ferme au régime capitaliste. On peut dire que le corset ne leur fait pas peur, ni le sado-masochisme et l'anorexie-boulimie. Qui d'autre qu'une jeune femme pleine d'ambition, sillonnant un quartier d'affaires bille en tête, est prête à travailler plus même sans l'espoir de gagner plus ? Un immigré polonais ou bulgare, sans doute, mais lui n'a pas trop le choix.
Et combien de femmes parmi tous ces parias, les rebuts de la démocratie toujours plus nombreux qu'on nomme SDF, incapables de s'adapter à la morale démocratique ? Très peu, c'est beaucoup trop mal vu.
11:14 Publié dans Journal intime | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
vendredi, 25 juillet 2008
Sans hâte
Je profite de l'été pour rédiger un bouquin qui me tient à coeur, "Critique de l'esthétique de Hegel". Afin de ridiculiser le goût national-socialiste dont l'architecture totalitaire de Jean Nouvel, par exemple, n'est qu'un avatar.
Installé à la terrasse d'un café, je poursuis les plus belles filles du regard en me retenant de leur adresser la parole, je ne me hâte pas : avant 2030 ou 2040, mon bouquin ne devrait intéresser personne.
10:48 Publié dans Journal intime | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : hegel, jean nouvel
jeudi, 24 juillet 2008
Marx pour les Nuls
Marx n'a que faire de la "sociologie". Seule la science le préoccupe. Et ce qui vient de la science et y retourne, c'est la morale. Il y a bien une morale marxiste, mais pas de "sociologie" marxiste. Non content d'être des plagiaires, Max Weber, Durkheim et "tutti quanti" sont en plus des imposteurs.
Dans la science économique anglaise, Marx a replacé l'humanisme qui, lui faisant défaut, la rendait absurde. L'effort des sociologues consiste au contraire à extraire de la morale la liberté, c'est-à-dire l'humanité.
Il y a de la sympathie entre Marx et Balzac, Dickens ou Shakespeare, un historien comme Thomas Carlyle ; il n'y en a aucune entre Marx et la sociologie.
06:47 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : karl marx, max weber, durkheim
mercredi, 23 juillet 2008
L'Histoire à contresens
Un survol de ce qu'on nomme pour sacrifier au "marketing" la pensée "post-moderne" permet de se rendre compte que ni Karl Marx ni G.W.F. Hegel n'ont été "dépassés".
Autrement dit le national-socialisme, à quoi la pensée en partie totalitaire de Hegel correspond bien d'une part, et le communisme d'autre part, ces deux doctrines demeurent le comble de la modernité occidentale. Il n'y a pas d'opinion qui sorte de ce repère orthonormé, Hegel en abscisse et Marx en ordonnée.
Il faut laisser de côté, même s'il fait l'unanimité des partis politiques ou presque, le "libéralisme", qui ne constitue pas une pensée cohérente mais un ensemble de slogans hétéroclites contredits par la réalité la plus tangible. Ainsi les deux Etats les plus "libéraux" au monde, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, sont en même temps des Etats policiers où les règlementations en tous genres abondent, qui encouragent, limitent ou prohibent tous les trafics possibles et imaginables, jusqu'au trafic de sentiments humains.
Ce qu'on appelle l'"existentialisme" n'a pas non plus de cohérence. Il est caractérisé par l'enfantillage d'un Jean-Paul Sartre ou d'un Frédéric Nitche, athées un jour, croyants le lendemain. Deux penseurs prédestinés à finir dans les placards de l'Histoire, même si, pour entrer dans les détails, on peut dire que le crétinisme de Nitche excède celui de Sartre. On a le cas d'un Candide égaré au XXe siècle avec Sartre, et avec Nitche le cas d'une pucelle allemande qui se prend pour un super-héros. Le cas de Sartre et de sa Simone-Cunégonde est quand même moins bête.
Quant à la théologie, qu'il vaut mieux appeler "pensée de l'Eglise contemporaine", force est de constater qu'il y a beau temps que l'Eglise a cessé de penser par elle-même. Benoît XVI n'hésite pas à en faire l'aveu en se référant à des philosophes "laïcs" (avec une prédilection pour les plus décadents).
*
Il n'est pas difficile par conséquent de deviner que ce qui détermine la pensée post-moderne c'est précisément de masquer la réalité que les silhouettes de Hegel et de Marx se découpent toujours sur l'horizon.
Aussi le but de la manoeuvre est-il de tirer Hegel et Marx vers la sophistication, de les traduire en langage codé pour mieux les trahir. Hegel offrait une prise au ce fanatisme laïc, à l'incohérence d'Heidegger, qui de mon point de vue incarne l'imbécilité universitaire post-moderne de façon exemplaire, étant donné que Hegel est contradictoire et qu'il ne parvient pas à s'extraire complètement de l'obscurantisme allemand.
Dans le cas de Marx, penseur anglais, français, italien, tout ce qu'on voudra sauf allemand, c'était plus difficile. La radicalité même prônée par Marx et sa dissidence de l'Université rendait la tâche plus ardue.
A l'aide de quelques syllogismes kantiens, des idéologues comme Althusser, Derrida ou Balibar se sont fait fort de dissimuler la science de Marx derrière un rideau de fumée philosophique. La revanche de l'Université bafouée sur Marx, en quelque sorte. Des grenouilles qui veulent se faire plus grosses que le boeuf et éclatent en charpie de sophismes hasardeux. "Protège-moi de mes amis, je me charge de mes ennemis" aurait pu dire Marx à son "alter ego" Engels.
06:40 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : g.w.f. hegel, karl marx, balibar, althusser, derrida
mardi, 22 juillet 2008
"Meetic", piège à cons
Comment expliquer que les gonzesses qui pour beaucoup seraient prêtes à payer pour ne pas se faire draguer dans le métro, sauf la bobo trentenaire dont les ovaires commencent à faire "bling-bling", le genre Carla Bruni pas encore casée, sur le strapontin de gauche ou de droite, comment expliquer que les gonzesses paient pour se faire draguer sur "Meetic" ?
Seraient-elles assez bêtes pour croire qu'on ne va pas les prendre sur "Meetic" comme dans le métro, pour des femmes-objets ?
Ou serait-ce un "must" pour une bourgeoise de jouer à la putain ?
Ou est-ce que la "femme moderne" ne préfère pas le miel au sperme, l'homme en photomaton souriant, plutôt que l'homme en chair et en bite, ce violeur potentiel ?
Si comme le dit Patrick Besson - qui s'y connaît -, les relations bourgeoises commencent toujours par un interrogatoire de police, alors "Meetic" est le plus grand commissariat sexuel de France.
Ah, j'allais oublier... Par la grâce du féminisme, passé par là, qui a oeuvré pour faire de la femme un homme comme tout le monde et vice-versa, "Meetic" n'est pas seulement un "piège à cons" mais aussi un formidable attrape-couillons. Bref "Meetic" est le non-lieu de rencontre idéal entre connes et couillons.
"La courtisane est la parure de la civilisation capitaliste. Qu'elle cesse d'orner la société et le peu de joie qui reste encore en ce monde ennuyé et attristé, s'évanouit ; les bijoux, les pierreries, les étoffes lamées et brodées deviennent inutiles comme des hochets ; le luxe et les arts, ces enfants de l'amour et de la beauté, sont insipides ; la moitié du travail humain perd sa valeur. Mais tant que l'on achètera et que l'on vendra, tant que le Capital restera maître des consciences et le rémunérateur des vices et des vertus, la marchandise d'amour sera la plus précieuse et les élus du Capital abreuveront leur coeur à la coupe glaciale des lèvres peintes de la courtisane.
Si la raison n'avait pas abêti l'homme, si la foi avait ouvert les portes de son entendement, il aurait compris que la courtisane, en qui vont les luxures des riches et des puissants, est un des moteurs du Dieu Capital pour remuer les peuples et transformer les sociétés."
Paul Lafargue
06:50 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : patrick besson, carla bruni, meetic
samedi, 19 juillet 2008
Morale du cycliste
Le Tour de France est la métaphore parfaite du capitalisme. Elle illustre aussi la position morale de la société civile française vis-à-vis du capitalisme, son don-quichottisme.
Des autorités ecclésiastiques, on pourrait attendre un jugement moral, mais les barbarins qui la composent s'avèrent incapables d'autre chose que de prêchi-prêchas laïcs scandaleux.
Et Besancenot, l'"anticapitaliste", qu'est-ce qu'il attend ? Il a peur de froisser Drucker ? Les coureurs cyclistes ne sont-ils pas des forçats de la route, pauvres crétins exploités pour vanter les mérites de quelque banque ou autre association de malfaiteurs ?
N'est-ce pas l'occasion de signaler que la tricherie et le mensonge sous-tendent le capitalisme ?
Les médias voudraient nous faire croire qu'ils ignoraient, au départ du Tour de France, que les prétendants à la victoire finale carburaient à l'eau claire. Il va de soi que la paire de guibolles qui n'a aucune chance de bien figurer au classement général ne va pas se beurrer la gueule à l'EPO, rien que pour le plaisir de s'esquinter.
L'opinion courante sur le Tour de France véhiculée par les médias laïcs sponsorisés est à rapprocher de l'opinion de Claude Bébéar et Philippe Manière, "économiste pour la galerie", sur le capitalisme : sans les milliards de dollars sales blanchis par Wall Street, le monde capitaliste serait vraiment "le meilleur des mondes".
Au-delà de la méthode Coué, la crevaison.
06:25 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tour de france
vendredi, 18 juillet 2008
Le théorème de Le Pen et Dieudonné
Le théorème de Le Pen et Dieudonné est le suivant : "antiracisme = racisme x 2", qu'ils démontrent ainsi : "Un blanc raciste et un noir antiraciste peuvent très bien s'entendre."
Et le bobo de perdre pied une fraction de seconde. Le seul moyen de s'en tirer sera de dire : "Oui, mais ils sont tous les deux antisémites, des ennemis d'Israël. Ce sont deux racistes. Un raciste blanc, et un raciste de couleur. Cqfd." (Tiens, j'ai entendu Alphonse Allais se marrer, tout là-haut, pas vous ?)
Il ne manque plus à Dieudonné et Le Pen que de dénicher un rabbin pour former un trio. Si "l'Evangile ne rit pas", comme dit Baudelaire, en revanche il paraît que les juifs sont pleins d'humour...
05:21 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le pen, dieudonne
jeudi, 17 juillet 2008
Baptême français
Il fallait voir la tronche des journalistes pour annoncer la nouvelle que Dieudonné a choisi Le Pen pour parrain de sa fille. Blêmes comme si Fourniret venait de s'évader de prison !
Dieudonné et Le Pen, deux Français typiques, qui n'aiment rien tant que faire la nique aux bourgeois, se sont associés pour former un duo. Mais au-delà du sketche, ce qui peut légitimement inquiéter les bobos là-dedans, du "Figaro" à "Charlie-Hebdo" : l'idéologie antiraciste a vécu. Le pin's "J'ai la conscience tranquille, je ne vote pas Le Pen et je regarde des films antinazis", ce gagdet-là a perdu toute sa sacro-sainte valeur laïque.
Le Pen continue de faire scandale dans les asiles de vieillards-nés de Neuilly ou Belleville, bien sûr, mais il ne fait plus figure d'épouvantail dans les banlieues.
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Depuis un moment déjà, le Tiers-monde a commencé de perdre ses illusions concernant la politique impérialiste occidentale, qui passe elle aussi par la dénonciation hypocrite des crimes passés du colonialisme, pour mieux cacher que l'exploitation s'est intensifiée, que Kouchner perpétue la politique gaulliste carnassière. L'entente entre Dieudonné et Le Pen est le signe que les écailles dans les banlieues aussi sont en train de tomber, malgré l'épandage d'argent public pour acheter la paix des beaux quartiers.
La conscience politique continue de progresser malgré la progande en continu de "Plus belle la vie".
A quand un clip commun de Joey Starr-NTM et Le Pen pour dénoncer la police politique laïque dont ils ont été tous les deux victimes ? S'il y a bien une chose qu'on ne peut par reprocher à Le Pen, c'est de flamber son héritage capitaliste et de ne pas penser à la retraite, de n'être aux yeux des bobos confits dans leurs tabous qu'un vieillard indigne.
(J'imagine BHL, dans un club Med. de Cuba ou d'ailleurs, déjà en train de fourbir un édito rageur à l'attention de son public de veaux décérébrés qui n'aiment rien tant que se faire fouetter par ce sadique monotone : "Désormais, Mesdames et Messieurs, l'antisémitisme TRANSCENDE les races !!")
15:06 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le pen, dieudonne, bhl, joey starr, ntm

