lundi, 07 décembre 2009
Pourriture de Copenhague
L'écologie n'est qu'un avatar de la religion capitaliste, une sorte de "capitalisme honteux" qui n'assume pas le cynisme inhérent aux entreprises capitalistes.
L'odeur exhalée par les cales du navire capitaliste pour l'heure en rade à Copenhague est si putride que même Sarkozy et son gouvernement n'osent plus hisser le grand pavois de la grande truanderie libérale et ont dû mettre en marche la climatisation. Les baveux du "Figaro" font profil bas : ils citent Bernanos, "La France contre les robots", pour faire oublier qu'ils sont à la solde de Dassault (technique bien rôdée par Chirac auparavant).
Plus un seul parvenu n'ose gueuler: "Salauds de pauvres !" excepté Marc de Scitivaux. Difficile d'exclure la franchise de l'identité française.
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La plupart des dirigeants écologistes présentent eux-mêmes leurs plans quinquennaux comme une réforme du régime capitaliste, une poule aux oeufs d'or bios. L'argument de libéraux cyniques façon Guy Sorman ou Alain Madelin, selon lequel les rendements capitalistes auraient permis aux habitants de la planète de manger à leur faim est purement virtuel puisqu'il retranche des guerres mondiales puis impérialistes, ô combien meurtrières, leurs mobiles économiques. Les idéologues libéraux appliquent à l'histoire la technique du bilan comptable falsifié. Et Hitler n'a jamais été aussi utile à la bourgeoisie industrielle qu'aujourd'hui ; l'argument de la choa est la tartufferie à l'échelle mondiale.
Plus précisément, le libéralisme et l'écologie partagent la même foi généalogique et la même raison mathématique ; et, comme c'est loin d'être un détail, relevons-le au passage, cette foi et cette raison sont aussi au coeur de l'idéologie nazie précédemment. Le nazisme est ceint lui aussi de l'écharpe aux couleurs de la réforme du capitalisme, sans que le parti nazi renonce à la mécanique capitaliste puisqu'il applique à l'instar de tous les Etats libéraux en période de crise une politique keynésienne d'investissement de l'Etat, réclamée par les cartels industriels.
(A cet égard, au sujet du lien indéfectible entre l'Etat et le capital, la France apparaissait déjà à Marx comme un "modèle" de délégation de la puissance publique par les industriels à l'Etat ; un modèle certes coûteux en fonctionnaires, mais vers lequel les nations en proie à l'anarchie capitaliste se tournent systématiquement car il est plus "sûr".)
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De fait, l'écologie participe du même aveuglement anthropologique que le capitalisme. Les outils utilisés pour prédire les changements ou les mutations climatiques, tout le baratin écologiste, sont les mêmes que les outils prospectifs ou statistiques utilisés par les soi-disant "économistes libéraux", plutôt projectionnistes de cinéma en réalité que véritablement scientifiques. J. Attali ou Claude Allègre sont en effet des scientifiques d'un genre un peu particulier. Il n'y a pas moins de prix Nobel à la con du côté des écolos qu'il n'y en a du côté des économistes libéraux qui ont fourni à la mécanique financière ses outils débiles (je tâcherai d'écrire une note prochainement pour démontrer que Claude Allègre n'est pas un savant mais plutôt un "technicien de surface").
Les nombreux paradoxes dont les écolos comme les libéraux ne parviennent pas à se dépétrer viennent de la sidération anthropologique. Y. Paccalet ne dira pas par exemple pourquoi il veut absolument préserver la planète des méfaits d'un homme qui ne le mérite pas puisqu'il passe son temps à saccager la planète de toutes les manières possibles et ingénieuses ? Pire des déchets pour un écolo, plus choqué par la disparition des pandas que par l'eugénisme, l'homme est pourtant le seul fondement de la religion écolo. Comme le capitalisme, l'écologie pue le jansénisme à plein nez.
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La vérité de cette religion écologiste, c'est que la théorie de la planète en danger est une théorie de l'âme humaine. Il faut donc décerner une mention spéciale à l'utopie écologiste par rapport au libéralisme puisque, au plan idéologique où elle se situe, l'écologie mérite d'être qualifiée d'"antinaturaliste", étant de fait radicalement opposée à la pensée matérialiste ou créationniste, celle d'Aristote en premier lieu, fondée sur l'observation de la nature (la religion capitaliste ne prétend pas quant à elle faire le bonheur de la planète mais seulement des banquiers anglais, du peuple allemand ou du peuple yanki.)
(Bien sûr l'écologie est étrangère au christianisme. Le chrétien n'est en aucun cas un "gestionnaire de patrimoine", pas même un "bon père de famille" selon le Code Napoléon. Si l'on se donne la peine d'ouvrir le Nouveau Testament, on verra que le jeune homme riche applique la loi (de Moïse) scrupuleusement, mais qu'il n'est pas justifié pour autant. L'idée que l'homme doive "sauver la planète" est même de nature à faire sourire un chrétien.)
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vendredi, 23 octobre 2009
L'idée est un chat
Ce n'est pas un hasard si dans le collectivisme entre une grande part de capitalisme et que dans le capitalisme entre une grande part de collectivisme.
On pourrait presque dire que bonapartisme ou hitlérisme, dans lesquels l'assemblage tenon et mortaise de l'Etat et du Capital est à peine dissimulé, sont les politiques les moins hypocrites. Je suis persuadé que c'est ce qui a pu séduire Léon Bloy chez Napoléon Ier, Louis-Ferdinand Céline ou Drieu La Rochelle chez Hitler, avant de découvrir l'ampleur des ravages : la franchise de ces grands criminels de guerre à promouvoir la bonne mort. Le choix du soldat contre le banquier, que Baudelaire fait aussi, tandis que les intellectuels d'aujourd'hui ont fait l'autre choix.
Ce n'est pas un hasard, parce que le mode de progression de la politique, derrière laquelle la statique du discours politique se dissimule, c'est le mode réactionnaire. Telle idéologie doit paraître prendre de la hauteur ou de la vitesse par rapport à une autre. Les prêtres du collectivisme comme ceux du capitalisme ont besoin d'une pierre idéologique antagoniste pour prendre appui. Il en va de même aussi avec l'idéologie écologiste, qui se veut une réaction contre le capitalisme alors qu'elle n'est qu'une religion de petits propriétaires plus absurde encore. La science d'Yves Paccalet repose plus encore sur le paradoxe idéologique que celle de Claude Allègre. Un enfant de dix ans trouvera absurde qu'il faille préserver une planète pour le bien d'une humanité qui n'a de cesse de la détruire.
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samedi, 19 septembre 2009
Nid d'hirondelles
Ce n'est pas Sarkozy qui change le discours sur la croissance et le PIB, mais la croissance et le PIB en berne qui modifient les discours de Sarkozy. Tel est l'homme "sorti de l'histoire" : une hirondelle qui zigzague dans le vent en attendant la tempête.
Si Claude Allègre défend la notion de croissance industrielle, c'est que l'économie capitaliste est comme la science physique dans laquelle Allègre a foi, entièrement "virtuelle". Peut-on tourner sa veste et inverser la morale cyclique capitaliste, prôner la décroissance ? Théoriquement c'est possible ; vu que la fausse dialectique du progrès scientifique ou économique, indexée sur le temps, est entièrement de l'ordre de la rhétorique binaire, négatif et positif se valent, et en tant que dispositions de l'entendement sont interchangeables. Mais, sur le plan religieux, la perspective de la décroissance risque de n'être pas "porteuse" comme celle de la croissance, même si l'effort des écologistes pour présenter le nouveau capitalisme centripète comme une ascèse puritaine séduit les quelques bobos crétins qui votent Cohn-Bendit.
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Cette affaire de croissance-décroissance fait furieusement penser à ces mondains du XVIIe siècle, Pascal ou Racine, qui endossèrent l'habit de Tartuffe au dernier moment pour tenter de sauver leur peau. Et ce d'autant plus que ces cacouacs ont inventé ce dérivatif à la charité qu'on appelle la grâce, courant alternatif qui circule entre l'oint et sa divinité. Or la grâce n'est autre que l'ancêtre du hasard. Avec la grâce disparaît l'esprit comme le hasard dissout la science. La science-fiction de Dieu engendre la science-fiction tout court. Pascal, Mersenne, Descartes, Gassendi, grenouilles à qui l'eau bénite sert de prisme, réintroduisent le poison du destin et du culte des morts romains dans l'Occident chrétien qui l'avait presque vaincu. Seul le prophète Shakespeare a vu que l'obsession sexuelle fonde aussi bien la putain que le puritain, que la même ferveur les anime ; pornographie et puritanisme sont des états unis.
Il n'est pas faux de dire que dès le XIIIe siècle le capitalisme est en branle. Le désir de Dante Alighieri, qui possède une longueur historique d'avance sur Thomas d'Aquin, n'est-il pas déjà de préserver l'Eglise, dont la figure est prise entre les astres, de tout commerce avec le temps ? Mais ce n'est que trois siècles plus tard que la mécanique devient cet engrenage infernal et prend le pas sur l'histoire.
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vendredi, 03 juillet 2009
Climat écolo
La doxa écologiste ne va pas moins à l'encontre du christianisme que le capitalisme. L'écologisme n'est en effet qu'un raisonnement alternatif sur le mode du raisonnement spéculatif capitaliste, aussi inepte sur le plan économique.
Face à la faillite du système de rackett financier, on a pu voir le baron Serpillère de Wendel retourner sa veste et réclamer des subsides directement de l'Etat, faire preuve d'un pragmatisme en bronze. A-t-il modifié le cours du capitalisme pour autant ?
Il y a beau temps que Marx a relevé que le courant idéologique libéral est de type alternatif. Capable de prouver l'existence de Dieu aussi bien que celle du Néant, en fonction des circonstances. A l'écart de la science puisqu'il s'agit d'un procès rhétorique.
Des alternances du type "croissance-décroissance", le capitalisme en a connu et fait subir d'ailleurs plusieurs déjà, sans s'écarter jamais de sa résolution ultime : la guerre.
En matière de climat c'est le même brouillard scientifique du côté écolo comme du côté capitaliste. Des deux côtés on gobe la théorie du battement d'aile de papillon, dont Claude Allègre use d'ailleurs habilement à la télé pour saper l'argumentation du parti opposé, sachant pertinement le rôle de bourrage de crâne que jouent les médiats, et que celui qui s'en servira le mieux sera le plus grand savant.
La théorie revient à projeter sur la nature un modèle "f(x)" dans lequel "x" n'est qu'un reflet statistique de la nature elle-même, suivant la technique dite du "morphing" ou de l'anamorphose, gadget qui n'a rien de scientifique mais traduit la même croyance superstitieuse dans le hasard que celle de Sganarelle dans le moine bourru.
De part et d'autre le même mensonge statistique, donc, au service d'une morale laïque complètement grotesque ; une morale qui consiste à voir dans l'homme une sorte de gestionnaire du cosmos, lui-même configuré à l'échelle des préjugés animistes de la pseudo-science laïque.
Un climat d'apocalypse, en somme.
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samedi, 02 mai 2009
Misère de la philosophie
Quand je dis que je tiens mon boulanger et mon tripier pour de plus grands savants qu'Axel Kahn ou Claude Allègre, personne ne me prend au sérieux.
Pourtant le commis boulanger m'a confié hier dans une boulangerie très bonne (fréquentée par Besancenot) : "Une gonzesse, c'est comme le ministère de l'Intérieur." Il est comme son pain, ce gars. Je le lui ai dit, bien sûr. Et j'ai eu droit aux mines affligées des secrétaires faisant la queue derrière en prime...
Si ça c'est pas bien observé, sans microscope ni salaire ! Les observateurs de la vie politique, payés par le contribuable à ne rien foutre, ne l'ont même pas encore pigé, eux, que Sarkozy n'est qu'une femelle hystérique, Fillon son mari sado-maso, et que les Français ont élu la plus féminine des deux candidates en 2007. Pour coller une capote (de flic anglais) sur le sexe français : pas du tout pour le libérer.
Et "Nique ta mère !" : la finesse de la rébellion de la part de tous ces enfants abusés ! J'aimerais bien savoir combien Eric Zemmour est payé par la télévision publique à côté pour débiter sa morale d'homosexuel amoureux de Napoléon et des coups de trique.
Les petits beurs de mon quartier n'ont pas eu besoin de lire "Génitrix" pour piger.
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vendredi, 13 mars 2009
L'Esprit du christianisme ?
Ayant affirmé le caractère satanique de la philosophie ou de l'esprit de Jean Guitton, je me dois maintenant d'étayer cette accusation grave. D'emblée l'assimilation de l'éternité au temps à laquelle Guitton procède scandalise ; je cite : "(...) il m'est venu à l'idée que la plus haute traduction possible de l'éternité, au fond, c'est le temps." (1993)
Saint Augustin lui-même, guère "matérialiste" pourtant et assez inapte à démêler la question épineuse du temps, Augustin ne commet pas une telle erreur ; citons-le à son tour : "Qui est celui qui arrêtera cet esprit volage, afin qu'il demeure un peu dans un état ferme, et qu'il contemple un peu la splendeur de cette éternité toujours immuable, pour la comparer avec les temps qui ne s'arrêtent jamais, ET VOIR COMME IL N'Y A POINT DU TOUT DE COMPARAISON (...)" (In : "La Création du Monde et le temps").
- En outre, Jean Guitton ne cesse de se montrer idolâtre vis-à-vis de théories scientifiques qui, si elles ont parfois été émises par des chrétiens, n'ont rien de théologiques. Les exemples sont nombreux de révérences gratuites à l'égard de L. de Broglie, J. Perrin, Max Planck, Einstein, etc. Une chose est d'admettre des théories dont on ignore le procès en détail, comme celles de Kopernik ou Darwin, simplement parce qu'on les a apprises à l'école, de façon automatique ; mais lorsqu'on se prosterne comme Guitton devant ce qu'on ignore, commence alors l'idolâtrie.
S'agissant de sciences qui au demeurant sont indissociables de mécaniques diverses et variées ayant semé la mort et provoqué d'effroyables tueries à travers le monde, il semble qu'un minimum de précaution s'impose avant de les bénir comme Guitton fait, se conformant ainsi à l'esprit du siècle.
- Le philosophe laïc Claude Allègre (il y a plus de spéculation que de science dans ses propos) a relevé d'ailleurs cette anecdote qu'après s'être fait présenter le dualisme de l'onde et de la particule (sic) par les frères Bogdanoff (?), théorie fumeuse en vogue aujourd'hui, Guitton aurait déclaré que ce dualisme lui évoquait... Dieu. Sans savoir apparemment que l'ambiguïté est bien plutôt le propre de Lucifer que celui de Dieu, partout présent au milieu de nous, non pas "ici et/ou là".
Avant de donner un extrait de Guitton qui paraît tout à fait étrange au christianisme, je voudrais répondre à la question "Pourquoi Guitton ?" Pourquoi Guitton et pas mon curé de paroisse, qui n'hésitait pas à déclarer l'autre jour, dans son sermon, que l'or porté par les rois mages est le symbole de... l'argent ? (Pour célébrer une "messe noire", il est recommandé d'utiliser de l'argent ou un quelconque métal et SURTOUT PAS de l'or - on sait apparemment mieux dans les sectes sataniques que dans ma paroisse que l'or est le symbole de la foi en Jésus-Christ.)
Pourquoi Guitton ? Parce qu'on lui prête généralement un statut de penseur chrétien ; il n'est pas difficile de voir qu'il n'est en réalité qu'un "produit", une métastase du cancer janséniste ; on raconte même que Guitton a exercé une certaine influence sur le pape Paul VI, prédécesseur de Jean-Paul II. C'est donc une "tête" de la démocratie-chrétienne en quelque sorte. Et on tue les serpents en leur écrasant la tête.
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Voici maintenant l'étrange extrait :
Lettre à Marthe Robin [personnage de mutilée également plus que douteux, comme l'extrait le prouve]
"(...) Plus de cent mille personnes, en provenance de toutes les classes de la société - des évêques, des théologiens, des philosophes, des médecins, des jeunes, des malades, toute la salade humaine - ont défilé dans votre petite chambre [Rien à signaler ici hormis la conception plutôt curieuse et involontairement comique qu'a Guitton des "classes de la société".]
"Le fond de votre pensée, en réalité, c'était que l'extraordinaire n'est pas important. (...) Que la plus haute manière de traduire le surnaturel, c'est le naturel, le naturel devenu charnel, comme il est apparu dans le Christ, et en particulier dans sa Passion. [Ici est suggérée l'idée qui n'est pas chrétienne mais sado-masochiste selon laquelle c'est dans la douleur ou la torture que le corps, l'humanité se révèle le plus : aucun passage de l'Evangile ne permet de fonder une telle théorie, et le sado-masochisme est au contraire une caractéristique des sectes qui se réclament de tel ou tel démon.]
"Il y avait en vous un abîme entre ce que vous paraissiez, une personne qui ne mangeait pas, qui ne buvait pas, qui souffrait tous les huit jours de souffrances épouvantables, qui se croyait damnée, rejetée par Celui qu'elle aimait entre tous, - et ce que vous étiez chaque jour (...) [passage assez "parlant" en lui-même auquel on peut ajouter que le chiffre huit est le nombre de Babylone.]
"Marthe, Marthe, je ne vous ai jamais vue puisque vous viviez dans les ténèbres. Et pendant les vingt-cinq ans où je vous ai visitée, vous n'avez été pour moi qu'une voix. Une voix dans la nuit. [!]
"Paradoxe invraisemblable : celui qui m'introduisit auprès de vous, le Dr Couchoud, fut l'esprit le plus négateur de ce siècle. Couchoud niait l'existence historique de Jésus : il ne retenait du Credo que les mots 'sous Ponce-Pilate' (...) [Le paradoxe est la religion des aveugles ; je rappelle que Michel Onfray ne va pas jusqu'à nier l'existence de Jésus mais parle de son "hypothétique existence". Que penser d'un négateur qui se rend en toute quiétude au domicile d'une hystérique recouverte de plaies ? Et de son pote Guitton ? Pour terminer, Guitton met dans la bouche de cette Marthe Robin certaines assertions sur l'Enfer et le Paradis qui prouvent qu'elle n'avait sans doute jamais mis le nez dans les Evangiles tant ces assertions sont idiotes. Il faut dire que dans l'obscurité, il n'est pas aisé de lire.]
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jeudi, 12 février 2009
Brave New World
Si l'Education nationale venait à faire naufrage, pour une raison ou une autre, il s'ensuivrait une phase de progrès considérable pour notre pays, un progrès qui peut se résumer ainsi : la chute du capitalisme.
Contrairement à ce que certains gauchistes un peu primaires pensent, le totalitarisme ne s'élabore pas dans les commissariats de police, ni même à l'Elysée ou à l'Assemblée nationale, mais bien à l'école, de la classe maternelle à l'Université. L'école polytechnique de Palaiseau est emblématique de cet enseignement totalitaire fondamentalement ésotérique. Dans leurs uniformes ridicules qui évoquent les fables anticipatrices d'Huxley ou Orwell -on pense aussi aux médecins des pièces de Molière-, les élèves de l'X s'exerçent à manier une géométrie algébrique, un langage dont ils ignorent le préambule et la fin. Les mathématiques 'nouvelles' capitalistes (pythagoriciennes en réalité, et on ne peut plus archaïques), se vantaient récemment à la Une des magazines spécialisés de leurs dernières avancées dans le domaine de la... cryptographie. Albert Einstein, Henri Poincaré, 'nullibissimes' sophistes, sont idolâtrés dans ces milieux imprégnés d'un mysticisme d'informaticiens détraqués.
Même si la banqueroute de la France, riche pays de cocagne, a des causes extérieures, chacun sait que la responsabilité de nombreux polytechniciens est engagée dans ce gaspillage de ressources humaines invraisemblable. Si les polytechniciens étaient plus malins, ils s'arrangeraient pour que l'arrogante stupidité d'un Jacques Attali, celle d'un Jean-Marie Messier, ne s'étale pas au grand jour. Le marchand de tapis volants Sarkozy paraît intelligent à côté de ces branleurs-là et leurs bouquins torchés pour les clients de la Fnac.
C'est à l'école qu'on fabrique un gardien de camp de concentration, un escroc tel que Daniel Bouton, ou un soldat qui part en Afghanistan défendre une cause dont il ignore tout, pour quelques euros de plus, au risque de détruire des familles innocentes, y compris la sienne lorsqu'on doit rapatrier son corps dans un sac en plastique.
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L'Education nationale entretient l'uniformité des croyances, qu'elle appelle pompeusement 'science'. Elle inculque des réflexes militaires qu'elle dit relever de l''Education civique', prétend inculquer l'esprit critique alors qu'un élève de terminale est incapable de se prononcer sur la fonction de l'algèbre sophistiquée qu'on lui enseigne, à raison parfois de dix heures par semaine, algèbre qui ne lui sera d'aucune utilité dans la vie courante, pas plus que dans sa vie spirituelle, et très rarement dans son métier.
Sans compter la condamnation de principe d'Hitler, assortie de l'admiration pour Napoléon qui précéda le premier dans le massacre de civils, avec un caractère de terrorisme aggravé de la part des soldats de l'Empire N. : paradoxe qui révèle le caractère de propagande que revêt l'enseignement de l'Histoire en France qui dissimule que Napoléon représente un exemple pour l'Allemagne 'prussienne' puis hitlérienne.
Je reviens souvent à cet exemple de l'algèbre, car il est particulièrement révélateur de la 'foi du charbonnier' laïque. Un adjudant fournit plus d'explications sur le sens des pompes qu'il ordonne à un trouffion d'exécuter, qu'un professeur d'algèbre n'en donne à un de ses élèves qu'il exerce à résoudre des équations à deux ou trois inconnues.
Le 'savant' Claude Allègre s'est fait un devoir, pour tenter de combler les graves lacunes des lycéens dans le domaine des sciences physiques, chimiques, biologiques, d'écrire des ouvrages de vulgarisation scientifique. Fort bien jusque-là, même si Allègre est complètement hypocrite sur les raisons qui ont mené à une telle ignorance, au sein même d'une institution où les mathématiques sont censées être reines et les filières dites 'scientifiques' captent les éléments les plus disciplinés. C'est dans ce type d'ouvrage que Claude Allègre ose utiliser une explication telle que 'la dualité onde-particule dans la physique quantique, c'est un peu comme Dr Jekyll et Mr Hyde' ????? Pour faire prendre au sérieux à un enfant à l'esprit normalement constitué des sophismes tels que 'le chat de Schrödinger' ou la théorie d'Einstein, il faudrait soi-même être un peu plus sérieux que Claude Allègre, pontife laïc qui n'a pas pigé le paradoxe qu'il y a à vouloir éclairer une algèbre pythagoricienne fondamentalement cabalistique. Le dédoublement de Jekyll et Hyde dépasse lui-même, Allègre paraît l'ignorer, le cadre divertissant de la littérature dite 'fantastique'.
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Aussi grossier soit-il dans sa pensée, et vulgaire dans ses manières de parvenu, le baron Ernest-Antoine Serpillère lui-même possède cet instinct de conservation de l'Education nationale, muraille de Chine du Capital français. Idem pour le bouffon de Jacques Chirac, le philosophe de plateau télé Luc Ferry ; lui aussi, aussi kantien soit-il, devine que grâce à l'Education nationale le capitalisme français est le mieux protégé d'Europe (après la Finlande) contre la colère des ouvriers de l'industrie, celle des stagiaires exploités, des travailleurs clandestins, des chômeurs, des agriculteurs et des pêcheurs surendettés, des étudiants ou des fils d'immigrés qui sentent qu'on les mène en bateau, etc.
S'il y a bien un champ d'action ouvert d'ores et déjà, 'hic et ubique', à la Révolution, bien plus que le terrain électoral avec ses 'check points', les plateaux de Michel Drucker, Frédéric Taddéi ou Laurent Ruquier, c'est bien le terrain de l'Education nationale, Léviathan miniature où s'ébattent les futurs consommateurs et agents du capitalisme. En un sens Lénine ne bénéficiait pas d'un terrain aussi favorable à la Révolution. Par ailleurs, Lénine était beaucoup moins soumis aux diktats de la pensée laïque, ayant lu Marx, qu'Olivier Besancenot et Alain Krivine, agitateurs d'idées depuis x-années. (A suivre)
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lundi, 15 décembre 2008
Signes sataniques du temps
Claude Allègre, dans son petit manuel de science laïque (c'est-à-dire "empirique") fait allusion à une rencontre (surréaliste) entre Jean Guitton et les frères Bogdanoff.
Déjà qu'on puisse mêler Jean Guitton ou les frères Bogdanoff à la Science en dit assez long sur l'empirisme dont Allègre se veut le héraut sourcilleux. L'ésotérisme n'est pas loin.
Allègre raconte que Jean Guitton se laisse séduire par cette idiote physique dite 'quantique' (comme si la physique pouvait être du domaine du 'quantifiable'). Aux explications des frères Bogdanoff qui lui décrivent les particules comme étant à la fois matérielles et immatérielles, Guitton répond que ce dualisme, cette capacité à être là tout en étant ailleurs, cette ubiquité, en somme, lui fait penser à... Dieu.
Je passe sur la débilité en elle-même de la physique dite 'quantique', idéologie d'informaticiens mal élevés comme Houellebecq : mais, bon sang, Guitton prétendait être théologien ; il a même été reçu à ce titre au Vatican. Et il confond Dieu avec le Diable !
Par ailleurs la science empirique depuis le début, et la physique dite quantique en particulier, multiplient les allusions au diable. Il en est question dans la pseudo-explication de Schrödinger, sans compter les vortex, coniques, ellipses et autres 'spin'.
Il me semble qu'on a ici un bel exemple de coalition entre le jansénisme (Guitton) et de la religion laïque (Allègre) pour réduire la Science à Néant.
07:50 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jean guitton, claude allegre, bogdanoff
mercredi, 03 décembre 2008
Mea culpa
J'ai recommandé ici le bouquin de vulgarisation scientifique de Claude Allègre ("Un peu de science pour tous", T.I et II) pour les raisons suivantes :
- c'est tellement rare qu'un laïc s'intéresse à la science et à sa diffusion dans la population, que l'initiative m'a parue devoir être saluée. A côté de ça, de l'autre côté de la Manche, un type comme Richard Dawkins répand dans le monde entier avec ses bouquins des sornettes invraisemblables sur Isaac Newton ; ajoutées aux mièvreries du Yanki Stephen J. Gould, ça commence à faire beaucoup !
- Allègre ne sacrifie pas non plus à l'idolâtrie du théoricien raciste R. Darwin ; et ça aussi c'est méritoire vu le rôle de "saint protecteur" de l'industrie pharmaceutique joué par Darwin (Une industrie qui va s'efforcer en 2009 au prétexte de son anniversaire de redorer le blason de Darwin, dont l'auréole ne brille plus autant au sein de la communauté scientifique laïque elle-même.) Allègre souligne le plagiat de Lamarck par Darwin, plagiat complété par des principes malthusiens débiles. A l'époque même où Darwin s'inspire des grands nombres de Malthus, les vrais savants savaient déjà que ces calculs binaires étaient ineptes.
- Le mythe (laïc) d'un Moyen-âge qui croyait que la terre était plate est également battu en brèche honnêtement par C. Allègre, même s'il eût été plus courageux encore d'avouer la raison d'une mystification historique qui perdure dans l'enseignement capitaliste.
Mais la science laïque de Claude Allègre me semble par ailleurs souffrir d'assez graves lacunes pour que son bouquin ne soit pas laissé entre toutes les mains, contrairement à ce que le titre suggère, et en particulier entre les mains d'adolescents.
- L'ignorance d'Allègre dans le domaine religieux fait notamment qu'il fournit à la condamnation du sombre crétin Giordano Bruno par les autorités religieuses une explication rocambolesque. C'est tout un tas de bonnes raisons qui ont entraîné la condamnation de Bruno, y compris des raisons scientifiques car on fait difficilement plus arriéré que G. Bruno en matière scientifique, sauf les insignes crétins qui aujourd'hui, en 2008, se réclament de Pythagore ou d'Anaximandre.
- Le simple fait d'honorer Einstein comme un scientifique de génie, alors que celui-ci n'est qu'un vulgaire sophiste monté en épingle, ce réflexe trahit le fait qu'Allègre est un prêcheur laïc plutôt qu'un savant. H. Poincaré, à peine plus sérieux qu'Einstein, avait tout de même fini par admettre que la conclusion de la théorie de la relativité (générale) d'Einstein était en contradiction avec son postulat, ce qui même pour un sophisme est plutôt gênant. Les savants grecs faisaient parfois usage de sophismes, mais qu'ils maîtrisaient.
Il faut ajouter que, comme celui de Darwin, le sort d'Einstein est lié à celui de l'industrie capitaliste et laïque. Car Einstein est avant tout "le visage souriant de l'atomisme" qui compense la propagande antinazie. Alors que sur le vil plan de la technique lui-même, Einstein n'a joué aucun rôle.
- L'hommage à Blaise Pascal est également complètement injustifié. Au XVIIe siècle ce demi-mondain arriéré en est encore à essayer de quadraturer le cercle et ce genre d'électron libre aurait été mieux inspiré de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de répandre ses petites superstitions et sa petite morale bourgeoises. Madame Bovary, c'est d'abord Pascal avant d'être Flaubert ou Nitche.
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samedi, 08 novembre 2008
Un peu de Science
"Un peu de Science pour tout le monde", c'est le slogan (laïc) de Claude Allègre. A quoi Francis Bacon répond chrétiennement : "Un peu de Science éloigne de Dieu, beaucoup de Science en rapproche."
Je ne sais pas si j'arriverai un jour à pardonner à Benoît XVI d'avoir fustigé Francis Bacon. Les fautes de goûts, je le répète, sont impardonnables. Peut-être le pape s'est-il senti visé par l'aphorisme de Bacon ?
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