vendredi, 29 août 2008

Utopia

Je suis un communiste d'un genre un peu spécial mais assez logique. Et après tout, quand on est communiste, c'est la logique qui prime.

Ainsi je pense que l'armée française a eu tort de s'opposer, même aussi faiblement, à l'avancée des troupes nazies sur le sol français en 1940. J'ai pitié des morts pour la France, mais j'estime ne leur rien devoir que des emmerdements.

De Gaulle ne voulait pas causer aux Allemands, contrairement à L.-F. Céline, mais de Gaulle était-il vraiment Français ? Cette laideur, ce quasi-hermaphrodisme indiquent plutôt le contraire. De Gaulle a toujours excité la vindicte populaire contre lui, tandis que Pétain était apprécié de la troupe, pour avoir pas mal épargné son sang. Il n'y a qu'un communiste comme Alain Badiou pour ignorer ça... comme si l'Histoire était faite pour les chiens fachistes !

Pour sûr on aurait évité pas mal de morts de toutes les races et de toutes les religions dans ce cas de figure.

Et le nazisme me dira-t-on, les camps de travail, l'esclavage qui rend libre ?

Sur ce point je crois que les communistes français de l'époque ont manqué de confiance dans leurs idées. Le christianisme, par exemple, ne s'est pas imposé par la force dans l'Empire romain ; la complète décrépitude de la religion romaine a suffi. D'ailleurs Hitler lui-même, s'il est permis d'en parler autrement que comme d'un monstre dans un film hollywoodien, Hitler lui-même gobait-il tant que ça les sculptures d'Arno Brecker et les empilements de cubes d'Albert Speer ? Il était capable de voir que toute cette géométrie prétentieuse était un peu bancale. Capable de voir aussi qu'entre le "bauhaus" et son propre bunker, la différence est plutôt ténue.

La convergence entre Marx et saint Paul avait même frappé Hitler. Une belle preuve de lucidité.

Oui, fort probable qu'Hitler lui-même aurait viré sa "cuti" pour se convertir, en définitive, au communisme. Si ce n'est lui, alors son successeur.

Il est déjà arrivé que l'Humanité traverse des périodes de bêtise intense comme nous en traversons aujourd'hui, avec le triomphe de faux savants comme Darwin ou Freud, Gauss, Kant, Helmholtz, etc., etc., mais en définitive la Science finit toujours par triompher. 

lundi, 18 août 2008

Manoeuvres

Qu'est-ce qui distingue les manoeuvres militaires de Poutine en Géorgie, celles de George Bush en Irak, des manoeuvres militaires de de Gaulle afin de continuer de capter le pétrole d'Algérie ? BHL, fils de colon, a sûrement une explication toute prête.

Les tueries en Algérie n'empêchent pas de Gaulle d'être salué aujourd'hui, clergés démocrate-chrétien et laïc en tête, comme un grand homme d'Etat, lui qui ne fut qu'un grotesque syndic de faillite.

Les bâtards capitalistes qui pourfendent les crimes de Staline après ceux d'Hitler pour mieux blanchir leur politique impérialiste devraient d'ailleurs estimer que ce que les Russes font subir aux Géorgiens n'est rien en comparaison de ce que Staline fit subir aux Russes.

Mais pas question d'Histoire puisqu'on est en plein "devoir d'information".

 

 

 

FRENCH ATTACKS

HOW CAN ONE SAY THAT THE BOMBING RAIDS OF PUTIN IN GEORGIAN REPUBLIC ARE DIFFERENT FROM GEORGE BUSH'S RAIDS IN IRAK OR FROM DE GAULLE'S RAIDS IN ALGERIA NOT LONG SINCE? EACH TIME THE TARGET IS TO KEEP THE OIL AND STRATEGIC POSITIONS.

MURDERS OF DE GAULLE'S SOLDIERS IN ALGERIA DO NOT PREVENT EVERY MORAL AUTHORITIES IN FRANCE TODAY, EITHER CHRISTIAN OR ATHEIST, TO PUT DE GAULLE AND HIS POLICY IN PANTHEON ALTHOUGH HE WAS A GROTESQUE ASSIGNEE.

CAPITALIST BASTARDS THAT EXPOSE STALINE'S CRIMES NOW, AFTER HITLER'S, ONLY TO HIDE THE CRIMES OF IMPERIALIST POLICY BETTER, THEY SHOULD ESTIMATE THAT WHAT RUSSIANS DO TO GEORGIANS THESE DAYS IS NOTHING COMPARED TO WHAT GEORGIAN STALIN INFLECTED TO RUSSIANS. IF HISTORY WAS THE POINT HERE BUT IT IS JUST A TV-SHOW OBVIOUSLY.

IT IS NOT THE LEAST CRUELTY OF LEVIATHAN FOR THE FUTURE TO DEAL OUT MORAL LESSONS THE DAY LONG. THEY ARE THE SMILE OF SATAN.

lundi, 26 mai 2008

CRS = SS

Certes, comme l’explique Simone Weil dans Les Causes de l’oppression, la foi dans la religion laïque peut être sincère. La Nature toute-puissante imposait aux sociétés primitives une crainte superstitieuse ; l’Etat laïc totalitaire tout-puissant et ses institutions bureaucratiques tiennent eux aussi les individus en “respect”, leur inspirent la même sorte de crainte, le sentiment d’être le jouet de forces supérieures. Celui qui fait du soldat nazi, prêt à obéir aveuglément à son führer le seul exemple de fanatisme laïc, c’est celui-là qui est le vrai “révisionniste”. La France contemporaine fournit encore quantité d’autres exemples de ce panurgisme à grande échelle, de plans Marshall de la bêtise. On pense bien sûr au gaullisme ; mais le moins qu’on puisse dire c’est que les successeurs de De Gaulle n’ont pas enrayé la machine à broyer les consciences et que les héritiers de Mai 68 se planquent derrière un idéal qu’ils ont trahi. Ici Sarkozy vaut mieux que Glucksman, Cohn-Bendit ou Alain Geismar : il est moins hypocrite.

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Les Yankis n’ont pas, hélas, le monopole de l’ignorance. Mais le régime yanki a perfectionné la propagande de Goebbels. Le sécularisme laïc et capitaliste que l’Allemagne nazie a échoué à imposer à l’Europe, les Etats-Unis ont réussi à l’imposer au monde entier. C’est le mérite particulier de Drieu La Rochelle d’avoir distingué très tôt, dès qu’il fut en contact avec la réalité nazie, la continuité entre le régime nazi et le régime yanki, lui qui était devenu nazi par anti-américanisme. En un sens Drieu s’est moins trompé que Malraux ou Bernanos ; c’est ce qui lui vaut la haine recuite des propagandistes. Un intellectuel comme Claude Allègre fait le chemin inverse aujourd’hui de celui de Drieu ou Bernanos, vite décillé sur le compte de De Gaulle et des gaullistes. A contrecourant de l’histoire. Allègre est pourtant bien placé pour constater les dégâts du capitalisme sur la science, qu’il combat d’ailleurs vigoureusement, par un étrange dédoublement de personnalité… pas si étrange que ça, en fait ; pour tout dire, cette contradiction est même très répandue. On la retrouve au cœur même du nazisme. Ce qui distingue le régime nazi du régime yanki, en effet, c’est que le premier, avant de s’abîmer dans une guerre totale capitaliste a accompli le socialisme réel, dans le cadre d’une nation, ce qu’aucun Etat n’est parvenu à faire dans l’ère capitaliste avant lui ni après. Le rapport que les libéraux entretiennent aujourd’hui avec le nazisme est bien un rapport de répulsion ET de fascination. La caricature de l’Allemagne nazie est plus que jamais nécessaire. Il convient pour la propagande laïque de ne pas entrer dans les détails de l’Histoire. Ainsi, en éludant “le point de détail”, Le Pen n’a fait qu’éviter le piège qu’on lui tendait pour mieux tomber dedans. La leçon de l’histoire du nazisme tirée par Drieu, c’est que la voie du capitalisme à visage humain, du capitalisme “réformé”, du capitalisme “socialiste” est une impasse. C’est une leçon qui vaut aussi bien pour Allègre que pour Le Pen, Sarkozy ou Ségolène Royal aujourd’hui, idolâtres à des degrés divers de l’Etat laïc républicain.
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Bien sûr un des aspects les plus odieux de cette propagande laïque, c’est sa façon de faire de Tariq Ramadan, du régime iranien ou de l’islam en général des boucs émissaires, de les dépeindre en héritiers d’Adolf Hitler. On remarque que ce sont les mêmes qui sont à la pointe de la propagande anti-islamiste en France, Le Monde, Le Figaro, dont l’influence s’étend au-delà de leurs seuls abonnés, qui ne se gênent pas pour vendre des armes à l’Arabie saoudite.