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  • La lutte des classes en 2026

    Nier la réalité de la lutte des classes revient à nier que "l'ascension sociale" joue un rôle crucial dans le système social-démocrate. Marx, Lénine, mais encore Orwell, considèrent la social-démocratie comme un régime d'oppression. Big Brother est un Etat social-démocrate dans la mesure où il repose sur une forme de consensus social et non sur la contrainte policière, qui ne s'exerce que sur les rares dissidents.

    On peut même dire que le plan de "l'ascension sociale" est le plan mystico-religieux de la social-démocratie, comme le paradis, l'enfer et le purgatoire, représentent l'aspiration religieuse du Moyen-âge. On parle ici de religion au sens social ou horizontal du terme (indiqué par le terme latin "religere", qui signifie relier). Quand Lénine parle de "métaphysique bourgeoise", il ne parle pas contre la métaphysique, mais contre une fiction religieuse mise en oeuvre par la bourgeoisie pour la bourgeoisie.

    L'ascension sociale est donc la parade social-démocrate contre une révolution de type marxiste.

    Autrement dit, la promesse triviale d'enrichissement faite aux classes modestes, promesse "de droite", est formulée par la gauche sociale-démocrate de façon plus mystique, sous forme "d'ascension sociale". Le mantra du "ruissellement" est "de droite", celui du "partage des richesses" est "de gauche". Il n'y a, somme toute, du point de vue marxiste, qu'une différence de vocabulaire entre la sociale-démocratie de gauche et la sociale-démocratie de droite.

    Dès lors que l'ascenseur social tombe en panne, il ne reste plus à l'oligarchie que la solution du fascisme, c'est-à-dire d'un régime autoritaire, fascisme qui n'est d'ailleurs pas spécialement "de droite", car le seul moyen de l'autorité de droite, c'est l'argent. Orwell s'est attaché à détricoter la théorie du fascisme par les publicistes sociaux-démocrates, conçue pour occulter cette réalité que le fascisme n'est qu'un régime social-démocrate acculé à l'autoritarisme. Il va de soi que le régime gaulliste est un régime fasciste du point de vue orwellien, c'est-à-dire un régime social-démocrate durci par la crise ; celle-ci fait momentanément obstacle à "l'ascension sociale", c'est-à-dire à la dynamique sociale-libérale, indexée sur l'économie capitaliste.

    Le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002) est particulièrement révélateur de ce dispositif, puisqu'il a eu à faire face à une panne majeure de l'ascenseur social, liée à la persistance du marasme économique. L. Jospin a mis en place deux mesures pour tenter de remédier à cette panne : tout d'abord la dévaluation du diplôme du baccalauréat, qui n'atteste pas seulement d'un niveau de compétence, mais qui est porteur du rêve d'ascension sociale des couches sociales inférieures. En procédant à cette dévaluation, L. Jospin a porté un coup fatal à la valeur strictement académique des diplômes et au système d'intégration des Français d'origine maghrébine. Il ne s'agit pas ici de charger la mule Jospin : il ne fut que le maître-d'oeuvre d'une politique sociale-démocrate de gauche. La seconde mesure caractéristique, de type soviétique, est la loi sur les 35h/semaine, c'est-à-dire l'effort pour mieux répartir le travail sur un plus grand nombre de travailleurs. Il est plus difficile de juger de l'opportunité d'une telle politique, car elle coïncide avec le début du délitement accéléré de l'industrie française, dont elle n'est pas la cause principale. Elle a été très critiquée par ceux-là même qui n'ont pas vu arriver le tsunami financier de 2008 (le duo Sarkozy-Fillon).

    Impossible de parler de la lutte des classes en 2026, au sens marxiste-léniniste du terme, sans tenir compte de George Orwell et son roman anti-utopique "1984". La confrontation, au préalable, du propos marxiste-léniniste à celui d'Aldous Huxley, permet d'éclairer cette période, entre 1920 et 1930, où le projet communiste d'internationale ouvrière semble dépassé. "Brave New World" postule la fin de l'Histoire, autrement dit le triomphe définitif des classes supérieures, qu'A. Huxley croyait possible, sur la base du progrès technologique.

    Si l'échec de la révolution et de l'internationale prolétariennes, dès 1914, est indéniable, en revanche Huxley s'est lourdement trompé sur la capacité des élites occidentales à imposer une mondialisation heureuse, un monde purgé de la violence physique. Du point de vue marxiste la cause de son erreur est évidente, puisque A. Huxley ne tient absolument pas compte du fonctionnement réel de l'économie capitaliste, un peu comme les publicistes contemporains qui croient que l'on pourrait remplacer les travailleurs purement et simplement par des robots.

    Pour Orwell a contrario, l'Etat totalitaire (Big Brother) est investi d'une fonction de lutte des classes. De là vient principalement que Big Brother n'est pas un Etat "régalien" suivant la théorie libérale de l'Etat : il ne peut pas se passer de duper l'opinion publique, et doit pour cela s'introduire dans les consciences. "1984" éclaire la façon dont il a été mis fin à la lutte des classes au sein de l'Etat soviétique, mais beaucoup plus largement dans les régimes sociaux démocrates au cours de la seconde moitié du XXe siècle. L'étude du fascisme ne présente pas d'intérêt pour Orwell, car il est beaucoup trop circonstanciel, limité aux deux minutes de la haine nécessaires pour mobiliser l'opinion publique contre la menace "extérieure". Le fascisme est la part "adolescente" du totalitarisme.

    La production d'une culture de masse et l'abolition de l'esprit critique par les élites soviétiques ou libérales sont donc, du point de vue orwellien, une manifestation de la lutte des classes.

    L'historien et économiste (wébérien) Emmanuel Todd, auteur d'un essai sur la lutte des classes en France au XXIe siècle, dont le mouvement des Gilets jaunes est le dédicataire, ignore la dimension technocratique de la lutte des classes, soulignée par Orwell (probablement parce que Todd lui-même est une sorte de technocrate) ; E. Todd est tout de même conscient que l'endettement de l'Etat est un moyen de pression du capitalisme financier sur les strates sociales inférieures. Il met en revanche en lumière l'aspect "thatchérien" de la lutte des classes, le fait que les élites dirigeantes britanniques ont obtenu une victoire si nette sur la classe des ouvriers et des employés, si nette qu'elle a presque tué toute revendication et réduit le peuple à une masse grossière et inconsciente.

    Il semble que le Brexit, mouvement équivalent des Gilets jaunes, passant par la voie légale, n'a eu aucune des conséquences souhaitées par ses partisans, en particulier la diminution du flux migratoire, qui n'est pas souhaitable du point de vue des grands consortiums capitalistes.

    N'ayant pas obtenu l'adhésion des Français à sa politique thatchérienne, c'est le moins qu'on puisse dire, E. Macron s'est mis en tête de la faire adopter par le truchement de la Commission européenne, avec le soutien d'une large partie de l'opposition (PS et LR). LFi et le RN, qui représentent la plus grande partie du corps électoral populaire, font semblant de bouder l'Union européenne, mais ils n'ont pas de plan B, et pour ainsi dire aucun programme économique ; le RN ne cherche même pas à cacher qu'il est très peu indépendant de l'oligarchie.

    Suivant la description de "1984", la lutte des classes a pris la tournure, dès la fin de la Seconde guerre mondiale, d'un affrontement entre blocs continentaux impérialistes (Océania, Eurasia et Estasia), dont les dirigeants ont tous intérêt à une guerre perpétuelle, indirecte et "à fleurets mouchetés". La velléité de constitution d'un Etat islamique par des groupes terroristes "retournés" contre leurs commanditaires peut s'interpréter comme la prise de conscience de certains de ces mouvements qu'ils sont entièrement manipulés, dans le cadre d'une guerre non-conventionnelle.

    L'affrontement entre les BRICS et l'Occident est logiquement traduit par la propagande sioniste comme "un choc de civilisation". On peut soupçonner d'ailleurs la propagande russe de V. Poutine d'être improvisée pour s'adapter à sa défaite sur le terrain ukrainien. La construction du gazoduc NordStream trahit en effet la volonté conjointe des Russes et des Allemands de constitution d'une Europe russo-allemande, volonté stimulée par les provocations de la CiA en Pologne.

    Les dirigeants des BRICS mettent, eux, l'argument anti-impérialiste en avant, qui est d'ailleurs depuis plus d'un siècle la justification de la lutte armée terroriste sur tous les continents.

    Israël vient peut-être de dynamiter, avec l'aide du parti MAGA, l'équilibre mondial totalitaire, tel qu'il est décrit par Orwell, dont il faut rappeler qu'il est un nihilisme sur le plan éthique, qui n'a rien à envier au nazisme (A. Huxley explique même en 1958 pourquoi le libéralisme est pire que le nazisme dans son "Retour au Brave new World").

    Israël est en effet, comme l'Etat islamique, un Etat "non viable" - tout comme le Liban, au demeurant, "non viable" dans le contexte totalitaire où la paix règne à l'intérieur des empires, mais non à leurs intersections ; située à l'intersection des intérêts de deux empires, le "no man's land" ukrainien n'était viable que dans la mesure où ses habitants acceptaient de vivre dans un "no man's land".

    Paradoxalement, la militarisation extrême d'Israël était à la fois la condition de sa survie et la cause d'une stratégie d'expansion territoriale dont on peut se demander si elle n'est pas suicidaire. Les théoriciens hypocrites de la paix mondiale (Bill Clinton et les diplomates des accords d'Oslo) sont au moins aussi responsables des massacres du 7-Octobre et de la population gazaouie. La posture d'Israël, qui n'est pas un Etat indépendant et ne l'a jamais été, était intenable sur le long terme.

    Il n'y a plus en France, en 2026, de parti révolutionnaire, ni de classe prolétarienne susceptible d'abattre l'Etat profond. Les grandes centrales syndicales ont fait depuis longtemps le choix de l'ascenseur social-démocrate et de la négociation avec le patronat, au risque pour ses dirigeants de passer pour des "sociaux-traîtres" aux yeux de leur base. Néanmoins la panne prolongée de l'ascenseur social-démocrate a creusé entre les "boomers" et la jeune génération de Français un fossé. Si elle n'est pas "révolutionnaire" à proprement parler, la France qui ne vote pas est assez largement consciente d'un blocage des institutions et d'une mainmise de l'oligarchie à travers ses médias de masse.

  • La vocation d'Hannah Arendt

    Dans mon bouquin sur "Orwell & les Gilets Jaunes", je m'étends peu sur l'étude du phénomène totalitaire par la politologue états-unienne Hannah Arendt en raison d'une erreur d'appréciation que George Orwell ne commet pas, et qui n'est pas sans conséquences.

    Leur vocation commune de penseurs politiques rapproche beaucoup Arendt et Orwell, cependant, et ils ont probablement beaucoup de lecteurs en commun. On sait que H. Arendt revendiquait le terme lourdingue de "politologue". Ils se rejoignent sur certains points importants. Ainsi, en définissant le totalitarisme comme un "process", Arendt rejoint le propos d'Orwell sur la "novlangue", véritable opération de sabotage du langage pour le réduire, justement, à un "process". Le but est que les citoyens d'Océania agissent et pensent en définitive comme des robots. Science sans conscience n'est qu'intelligence artificielle, pourrait-on dire à la suite d'Arendt et Orwell.

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  • Léon XIV au pied du mur

    Le pouvoir temporel de l'Eglise catholique romaine n'est plus depuis des siècles qu'un "soft power", c'est-à-dire un pouvoir de propagande, ce pouvoir que George Orwell qualifie de "mensonge totalitaire" et dont il montre qu'il cimente l'Etat moderne. Le "soft power" est aussi conçu pour justifier l'impérialisme. La propagande religieuse a pris au cours des XIXe et XXe siècle différentes formes séculières, dont le communisme étatique au XXe siècle, ou encore le cinéma hollywoodien. Dans ce dispositif séculier, l'Etat (Big Brother) occupe la place de Dieu.

    On peut prendre l'expulsion des jésuites par Louis XV en 1764 comme une date-clef en ce qui concerne le recul le pouvoir d'ingérence de Rome en France. Cette expulsion correspond à une opération analogue de la couronne britannique un siècle et demi plus tôt, facilitée par les tentatives de coups d'Etat fomentées par les jésuites. Le "France, fille aînée de l'Eglise", est un slogan catholique qui ne correspond à aucune réalité historique.

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  • Donald Trump machiavélique ?

    C'est la thèse de certains observateurs, en coulisse (c'est-à-dire à l'écart des plateaux télé des médias de masse). Quoi qu'elle soit peut-être partisane, cette thèse a le mérite de souligner la position dominante des Etats-Unis, malgré l'échec du "blitz" israélien sur Téhéran visant à renverser ses dirigeants. Elle n'est pas sans faire penser à la position dominante de V. Poutine, malgré la résistance de l'Ukraine et son échec à annexer tout ou partie de ce qu'il considérait comme une province russe. V. Poutine a fait plier les Etats-Unis, et il a désormais face à lui une Europe affaiblie et divisée comme jamais.

    Le blocage du détroit d'Ormuz pourrait avoir de graves conséquences économiques s'il perdurait ; l'Europe serait la grande perdante, puisqu'elle ne produit pas ou presque pas d'énergies fossiles.

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  • La menace Mélenchon

    La candidature de Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles, renforcée par la conquête de quelques villes importantes aux municipales, représente pour l'oligarchie la même menace que la candidature de Donald Trump en 2015. Les Français dont les yeux ne sont pas recouverts d'écailles idéologiques peuvent voir que ces deux candidatures reflètent deux mouvements proches de révolte de la classe moyenne contre l'Etat profond, en dépit de ce qui les oppose superficiellement, sur le plan des slogans.

    Le parti de Jean-Luc Mélenchon n'a aucune politique économique clairement définie. Il y a une bonne raison à cela : compte tenu du coup d'Etat de la Commission de Bruxelles en 2020, aucun projet économique franco-français ne dépasse le niveau du slogan, sans proposer au préalable, comme les partisans britanniques du Brexit, une sortie de l'Union européenne... qui aurait pour effet de condamner le projet d'Union. Tous les candidats à la présidentielle sont à égalité avec J.-L. Mélenchon : aucun ne peut avouer qu'il n'a pas d'autre programme économique que celui d'E. Macron au cours des neuf années écoulées.

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  • Un cas de racisme intéressant

    De mon expérience personnelle je tire la conclusion que les peuples grégaires sont les plus racistes. Les femmes sont plus racistes que les hommes car elles sont généralement plus grégaires, supportent moins la solitude.

    Un anthropologue décrit plus précisément ce phénomène ainsi : - Dans la société multiculturelle et antiraciste états-unienne, les mariages "mixtes" restent exceptionnels ; ils sont au contraire plus courants en France où les hommes hésitent moins à se reproduire avec des femmes d'origine africaine ou asiatique.

    Cela s'explique par le fait que la société états-unienne capitaliste est entièrement dévirilisée, à un point quasiment métabolique. Les efforts de Donald Trump et ses partisans pour paraître plus virils font penser aux efforts des femmes pour paraître plus féminines. En réalité D. Trump est surtout un acteur, et son goût pour les "sunlights" fait penser à celui de Marilyn.

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  • Mise au point sur le satanisme

    Les accusations de "satanisme" sont de plus en plus fréquentes sur les réseaux sociaux américains. Les électeurs MAGA de Donald Trump ont remis ce type d'invective à la mode, en particulier la frange issue des nombreuses sectes évangélistes que comptent les Etats-Unis, fédérées par les slogans de D. Trump sur la famille (contre l'avortement) et la moraline d'Etat LGBT (égalitariste).

    L'idéologie libérale est d'ailleurs une idéologie chrétienne dès l'origine. Les formules libérales athées ne sont apparues que tardivement, au stade technocratique, notamment dans le monde de la haute finance états-unienne (Ayn Rand).

    Le satanisme est précisément défini par les évangiles et les prophéties chrétiennes comme une attaque contre la Foi chrétienne au nom de la Foi chrétienne. Le satanisme n'est pas incarné dans les Evangiles par Judas (Judas ne prêche pas), mais par les pharisiens, et Pierre à deux reprises, qui interprète de travers la parole de Dieu. Les apôtres ne sont vraiment des apôtres qu'après la Pentecôte.

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  • Les Gilets jaunes ont disparu ?

    Emmanuel Macron est sans doute le dernier à le croire ; sans quoi il n'aurait pas demandé à ses adjoints le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau et le préfet de police Laurent Nunez de déployer en septembre 2025 un dispositif policier d'une ampleur probablement inégalée sous la Ve République. Dès le début de la matinée, la police procédait à des arrestations ciblées, plus de cinq heures avant le début des manifestations.

    Les partis de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon, dont on sait qu'ils étaient les mieux représentés avec les abstentionnistes parmi les grévistes de 2019 opèrent comme des brise-lames. C'est la fonction qu'ils remplissent principalement, pourquoi ils sont subventionnés au même titre que la télévision d'Etat : scinder idéologiquement la classe moyenne inférieure en deux, pour la tenir éloignée des rênes du pouvoir. Pourquoi l'oligarchie a-t-elle décerné un brevet de respectabilité à Bardella et à Le Pen, qu'elle refuse à J.-L. Mélenchon ? Parce que le parti de Marine Le Pen, en cas de victoire, serait le plus facile à contrôler. Que fait Mme Meloni en Italie depuis qu'elle est élue en dehors d'appliquer la politique de la Commission en la saupoudrant de sucre glacé néofasciste ?

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  • L'impasse Jancovici

    Jean-Marc Jancovici est un ingénieur français qui s'est fait connaître du grand public grâce à une bande dessinée à fort tirage (près d'un demi-million d'ex.), plaidant pour la décarbonation de la production industrielle grâce à la relance du programme nucléaire français. Son principal argument : le pétrole va bientôt venir à manquer, sa production décroît déjà depuis quelques années - le mode de vie capitaliste-occidental se trouve donc menacé à brève échéance - une bonne moitié des Français éprouve déjà des difficultés à joindre les deux bouts... Je ne décris pas plus en détails un argumentaire biaisé de tous les côtés.

    Le raisonnement presque entièrement mathématique de cet ingénieur est très éloigné de la réalité politique, économique et sociale. Il véhicule une illusion très répandue en France, celle du pragmatisme de la technocratie. Il peut être tentant pour certains Gilets jaunes d'y voir un remède au naufrage du "Titanic".

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  • Le paradoxe Trump

    L'attaque soudaine de l'Iran par les Etats-Unis de Donald Trump pour tenter de décapiter le régime des mollahs et des "gardiens de la Révolution" a surpris la plupart des observateurs. En effet D. Trump a été élu sur la promesse de ne pas envahir l'Iran, ou du moins de ne pas répéter les erreurs de ses prédécesseurs démocrates et républicains en Irak, en Afghanistan et en Ukraine.

    Les Gilets jaunes et les "médias citoyens" indépendants ont intérêt à scruter la révolution libérale MAGA et la politique de D. Trump, car la grève générale des Gilets jaunes de 2019 est un mouvement similaire à celui qui a porté D. Trump au pouvoir en 2016, contre toute attente. L'alternance républicains/démocrates est un rouage de l'Etat profond libéral à part entière, et la surprise vient donc de ce que D. Trump a réussi à mettre fin à cette "alternance" dès 2016. Les "Gilets jaunes" se heurtent au même verrou médiatique...

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  • Pour en finir avec le gaullisme

    Le culte du général de Gaulle s'est répandu au XXIe siècle dans presque toute la classe politique. Dans un ouvrage récent de propagande à destination des militants, François Hollande s'emploie ainsi à décrire le général de Gaulle comme "un grand homme de gauche". Le cas de Hollande est remarquable puisqu'il est encarté dans un parti qui ambitionna de rétablir le parlementarisme dans ses droits.

    On peut s'inquiéter d'un tel consensus, y voir un signe de nostalgie, une façon de regarder dans le rétroviseur qui n'est pas sans faire penser au projet de D. Trump de retour à l'âge d'or du capitalisme. Le futurisme de la "mondialisation heureuse" est en échec, vive le passéisme !

    Le mirage gaulliste et le mirage trumpiste sont à peu près équivalents : c'est le mirage des "Trente glorieuses", d'une part, et celui du "Gilded Age" (âge d'or) entre 1865 et 1901, période de forte croissance aux Etats-Unis, d'autre part. Les "Trente glorieuses" sont un slogan. En réalité on ne peut scinder les périodes d'euphorie économique des périodes de grave dépression. Le Capital est parfaitement instable : aucune histoire n'illustre mieux cette instabilité que celle des Etats-Unis depuis 1865, date de la guerre civile dite de "Sécession". Les économistes capitalistes eux-même ne dissocient pas le creux de la vague - la dépression économique - de son sommet - la forte croissance ; ils s'efforcent de justifier a posteriori ces cycles par un raisonnement darwiniste, en prenant soin d'occulter le rôle des guerres dans la sortie de crise. Le darwinisme est l'un des piliers de l'idéologie libérale progressiste.

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  • Mélenchon osera-t-il ?...

    ...se servir de l'affaire Epstein-Maxwell ?

    Quiconque a parcouru un tant soit peu les dossiers Epstein-Maxwell sait que cette affaire est une véritable bombe. Ce n'est pas pour rien que le ministère de la Justice des Etats-Unis a rendus librement consultables ses pièces par les Européens, en prenant soin d'en filtrer une partie. Ce n'est pas pour rien que les médias français, ceux du service public en particulier, s'appliquent à déminer cette affaire.

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  • Dr Frankenstein & Mr Epstein

    Après quelques semaines de déballage des dossiers confidentiels de l'affaire Epstein-Maxwell, on constate que le pouvoir oligarchique français est le mieux protégé d'Europe contre le scandale et les compléments d'enquête judiciaires, puisque la démission du président de l'Institut du monde arabe, Jack Lang, est la seule conséquence à ce jour. Les régimes britannique, norvégien, sont en revanche ébranlés. Quant à l'Allemagne, c'est le seul pays au monde dont la presse est moins indépendante que la presse française : l'Allemagne est le seul membre de l'OTAN qui, attaqué par un autre pays de l'OTAN en mer Baltique, ne s'est même pas émue de cette attaque.

    Mais la zone de non-droit en quoi consiste la Ve République n'est pas le sujet de cette note... Un aspect de l'affaire saute aux yeux à mesure que l'on épluche les pièces du dossier, touchant non pas aux moeurs pédocriminelles d'Epstein et Maxwell directement, mais plutôt à la culture et la mentalité des membres de ce réseau d'influence, qu'ils soient des criminels actifs comme le conseiller spécial du premier ministre britannique Keir Starmer, ou des criminels passifs comme (semble-t-il) Bill Clinton et Bill Gates.

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  • Catholiques zombies

    Je lis ceci dans un hebdo capitaliste qui se réjouit de la recrudescence de jeunes adultes baptisés en France dans la religion catholique (15.000 en 2025) : "Le politologue Emmanuel Todd fustigeait en 2015 les catholiques zombies..."

    E. Todd ne fustige aucunement les catholiques zombies. Ce sociologue, à partir des outils de la sociologie wébérienne, tire le constat que l'on ne peut plus, depuis les années 1980, repérer à l'occasion des grands scrutins, un "vote catholique", comme c'était le cas auparavant. Autrement dit, les catholiques sont fondus dans la masse des Français depuis près d'un demi-siècle.

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  • De quoi Epstein est-il le nom ?

    Le comédien Dieudonné M'Bala M'Bala, harcelé par la police d'Etat française depuis 2013, présente l'affaire Epstein-Maxwell comme un tournant décisif. Du point de vue orwellien, on ne peut le contredire, car l'opacité de l'Etat profond est une condition même de sa survie ; la corruption se développe dans l'obscurité.

    L'idéal de transparence démocratique qui animait Julian Assange -ou la révolution culturelle MAGA en cours- est aussi utopique que la Fraternité qui séduit Winston Smith, utopie dont Orwell indique qu'elle est vouée à l'échec. Non loin d'Hannah Arendt sur ce point, Orwell présente la dissolution de l'action politique dans l'utopie comme le phénomène majeur du XXe siècle. L'utopie ne s'oppose pas efficacement à l'Etat profond, elle le conforte.

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  • L'action des Gilets jaunes en 2025

    Je compare dans mon essai sur "Orwell & les Gilets jaunes" le mouvement historique de grève générale de 2019 à la révolution MAGA aux Etat-Unis. Si les Gilets jaunes sont désunis sur le plan des idées et des remèdes, nombre d'entre eux ont conscience d'avoir débusqué "l'Etat profond", qui jusque-là était resté tapis dans l'ombre. Big Brother est invisible selon G. Orwell, et il ne paraît abusif ou totalitaire qu'à une frange infime des citoyens.

    Comparer n'est pas admirer, mais comprendre que le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement révolutionnaire, tout comme le mouvement MAGA. La crise économique qu'affrontent les Etats-Unis, aggravée par le bras de fer avec Poutine en Ukraine, ressemble à la crise que traverse la France, sous la tutelle de l'Union européenne allemande, qui agit ostensiblement depuis 2020 comme l'Etat fédéral états-unien.

    D. Trump a des admirateurs en France parmi les Gilets jaunes, convaincus que sa volonté de redressement économique est la meilleure politique possible. Pour un Gilet jaune marxiste, elle est vouée à l'échec : aucune révolution mieux que la révolution MAGA n'a fait éclater au grand jour la contradiction qui, selon Marx, entraîne l'économie capitaliste à s'autodétruire : le programme économique de D. Trump consiste en effet à essayer de revenir à un état antérieur du capitalisme, comme si la désindustrialisation des Etats-Unis ne participait pas à la mécanique du capitalisme.

    Même les plus trumpistes, s'ils sont honnêtes, devront reconnaître que l'entreprise politique de D. Trump en est à ses balbutiements. Remporter l'élection présidentielle est loin d'être une étape décisive ; la révolution MAGA n'est donc pas plus avancée que celle des Gilets jaunes. Les MAGAs se heurtent à la résistance pugnace de l'Etat profond états-unien, qui semble loin d'avoir dit son dernier mot. Les Etats-Unis n'ont jamais été un "Etat-nation", comme leur organisation "communautaire" le souligne, ce qui aggrave en cas de crise économique le risque de guerre civile.

    La guerre civile qui tend les bras aux MAGAs n'est pas une option pour les Gilets jaunes, mais bien plutôt un comité de salut public représentant les intérêts de la classe moyenne. Si la bureaucratie capitaliste française est très étendue, bien au-delà des seuls fonctionnaires de police et du personnel de l'Education nationale (principal acteur du culte de Big Brother), elle ne représente qu'une minorité de Français éparpillés dans tous les partis.

    La pression des Gilets jaunes sur les partis d'opposition (RN et LFI) est telle qu'elle a entraîné la chute de Michel Barnier, puis de François Bayrou, et bientôt de Sébastien Lecornu. Depuis 2019 Le Pen & Mélenchon sont tenus de donner des gages à leurs électeurs qu'ils constituent réellement une force d'opposition ; leurs attermoiements au parlement de Bruxelles permet de douter de la réalité de cette opposition. La politique économique catastrophique de l'UE au cours des dernières années n'a rencontré aucune opposition réelle d'aucun parti.

    La nasse des Gilets jaunes se referme peu à peu sur E. Macron. Son projet de guerre, aux côtés du chancelier allemand F. Merz est, pratiquement, sa dernière chance de se tirer de la nasse par le bas.

    Si les Gilets jaunes ne représentaient pas encore, en 2025, une épée de Damoclès suspendue au-dessus de l'ensemble de la classe politique, non seulement le chef de l'Etat profond n'aurait pas mobilisé, sous la houlette du premier flic de France Retailleau, toutes les forces de police disponibles devant la menace d'une nouvelle grève générale.

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  • L'illusion souverainiste

    La souveraineté d'une nation n'est pas d'abord constitutionnelle ou juridique, elle est d'abord économique. Dans "Orwell et les Gilets jaunes", j'explique comment l'impératif de croissance économique l'emporte sur toutes les règles constitutionnelles. Le rôle du président du conseil constitutionnel est de faire croire à un maximum de Français que l'action du chef de l'Etat s'inscrit dans un cadre constitutionnel. Il se trouve que l'actuel président du conseil constitutionnel (Laurent Fabius) est l'un des principaux artisans du passage à la monnaie unique européenne au début du XXIe siècle, qui a opéré dans l'organisation politique un changement substantiel ; on peut ici parler de "coup d'Etat bancaire".

    Nul n'est censé ignorer la loi, mais la plupart des Français ignorent le b.a.-ba du fonctionnement économique. Tout est fait par la presse économique, largement détenue par des oligarques, pour maintenir les Français au niveau d'ignorance le plus bas, ou pour organiser de faux débats économiques "pour ou contre la taxe Zucman" qui parasitent dangereusement l'action politique.

    L'illusion souverainiste consiste à croire que l'on peut réparer par le droit ce qui a été entamé par l'économie. Il m'arrive de discuter avec des souverainsistes-gaullistes sur les réseaux sociaux ; je leur fais immédiatement observer l'inanité du Brexit des Anglais, resté lettre morte ou presque. Si l'oligarchie financière britannique n'a pas entièrement défait le Brexit, c'est seulement en raison de l'incertitude que fait peser la guerre en Ukraine sur l'avenir du consortium bancaire européen. Aux électeurs de Mélenchon qui prônent une VIe République, je fais remarquer l'annulation du résultat des élections grecques en 2015 par les instances dirigeantes de l'Union européenne - encore un "coup d'Etat bancaire", qui a eu pour conséquence de transformer la Grèce en "lānder touristique" allemand.

    Le droit consitutionnel s'oppose à l'économie capitaliste comme une charge de cavalerie polonaise à des panzers allemands. Les médias oligarchiques ne sont pas les seuls à maintenir les Français dans l'ignorance des questions économiques, les cours d'Education civiques poursuivent à peu près le même but : on continue d'enseigner des âneries la théorie utopique de l'équilibre des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, alors même que la constitution de 1958 visait à transformer le parlement en chambre d'enregistrement, suivant un dispositif bonapartiste antirépublicain.

    La division du travail à l'échelle mondiale entraîne une perte de souveraineté des nations, dont l'afflux de migrants n'est qu'un des aspects. Les nations les plus puissantes et les mieux armées - les Etats-Unis, la Chine et la Russie -, subissent les conséquences de la mondialisation. Celle-ci porte atteinte à leur souveraineté. Derrière le slogan "Make America great again" se cache une crise de la souveraineté des Etats-Unis. Que dire de l'Union européenne qui n'est rien qu'un marché unique ?

    La révolution des Gilets jaunes est la prise de conscience par les passagers de troisième classe du "Titanic" que les experts qui pilotent le navire ont été formés pour l'envoyer droit sur un iceberg. Il ne s'agit pas de boucher la voie d'eau comme le suggère l'ex-premier ministre démissionnaire sous la pression des Gilets jaunes, il s'agit d'empêcher que le "Titanic" ne reprenne sa croisière infernale comme si de rien n'était.

    L'effort des oligarques français et allemand pour consolider l'Union européenne dans la guerre n'est pas un projet économique, c'est un projet désespéré.

  • Les gros sabots du féminisme

    Je visionnais l'autre jour un débat entre deux féministes, l'une homosexuelle et l'autre hétérosexuelle, arbitré par un homme : elles divergeaient sur le point de savoir s'il faudrait couper les couilles aux hommes ou non ? La féministe hétérosexuelle était un peu plus hésitante. C'est le niveau du débat politique en France sur bien des sujets ; les femmes et les hommes n'y sont pour rien, c'est la télévision qui produit ça. Les écrans ne jouent-ils pas à peu près le même rôle dans "1984" de détourner l'attention ?

    Ces deux féministes se rejoignaient en revanche sur la statistique suivante : "92% des violeurs sont des hommes".

    En dehors des statistiques de l'industrie pharmaceutique, il n'y a pas de stats plus bidons que les stats de la police, quasiment toutes bidonnées ; une très large part des affaires criminelles ne sont pas élucidées.

    La dernière chose à faire si l'on s'attaque à un problème social quelconque est de partir d'une étude statistique. Les statistiques sont étroitement liées au populisme libéral, qui est à peu près l'idéologie dénoncée par Aldous Huxley dans "Le Meilleur des Mondes". Un économiste (proche des Gilets jaunes) a récemment montré que les statistiques sur l'immigration permettent de fonder deux démagogies radicalement opposées.

    La diffamation de George Orwell par une journaliste féministe australienne, Anna Funder, ne m'a donc pas étonné, mais plutôt le procédé, à la fois original et sournois.

    On pourrait écrire un bouquin sur les tentatives de diffamer ou de saboter Orwell entre 1960 et 2019 ; je me suis contenté dans mon essai sur "Orwell & les Gilets jaunes", d'évoquer les plus significatives.

  • Edwy Plenel ou la Fraternité

    Je me suis donné dans mon essai sur "Orwell & les Gilets jaunes" pour but de montrer comment "1984" permet de ne pas se laisser abuser par les codes de la politique contemporaine. Orwell est un caillou dans la botte du totalitarisme libéral, en particulier, qu'il soit "de gauche" ou de "droite", puisque cette variante du totalitarisme est, en 2025, l'idéologie dominante d'Océania (le bloc anglo-saxon) dans "1984", non plus le fascisme ou le stalinisme démodés. L'aptitude à la mue idéologique est une aptitude caractéristique de Big Brother.

    Cela explique les nombreuses tentatives pour diffamer Orwell des élites libérales au cours des dernières décennies, qui vont de la grossière censure (caractéristique de l'intelligentsia française) à des sabotages plus subtils (j'en évoque quelques-unes dans mon essai).

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  • Le mensonge médical des médias

    Sur la dérive médicale totalitaire, Aldous Huxley est peut-être plus explicite qu'Orwell, bien que le procédé de la "novlangue" revienne au même : le totalitarisme repose sur la renonciation à la science, décrite par l'un des dirigeants du "Brave New World" comme une menace de trouble à l'ordre social.

    Dans "BNW" la médecine est instrumentalisée par l'Etat, plus précisément la médecine darwiniste, suivant l'usage illustré par le IIIe Reich, mais aussi l'Union soviétique, les Etats-Unis (la CiA) et la Chine, dont le programme démographique eugéniste est l'un des axes principaux de sa politique économique ; on peut parler d'eugénisme racial dans le cas du IIIe Reich et d'eugénisme malthusien dans le cas de la Chine. Aux Etats-Unis la pratique de l'avortement à l'échelle industrielle est impulsée, non par le parti unique, mais par l'idéologie consumériste, très proche du conditionnement décrit par Huxley dans "BNW". Le contrôle ou la régulation des naissances par divers moyens, dont le moyen religieux au Moyen-Âge, n'est pas un fait nouveau - il est un facteur de progrès économique et social, mais dans l'Occident industrialisé au XXe siècle, ou l'Orient occidentalisé, la méthode eugéniste, combinée à l'esclavage capitaliste larvé, va tourner au suicide social.

    En 2025, l'ouvrage d'A. Huxley est probablement le plus subversif en circulation aux Etats-Unis - subversif au regard du "wokisme", qui consiste à brandir l'étendard de la société de consommation, mais aussi subversif vis-à-vis du trumpisme, qui repose sur la négation des meurtres de masse perpétrés pour garantir aux Etats-Unis leur domination impérialiste. "1984" a donné lieu à plusieurs adaptations cinématographiques qui vident l'anti-utopie d'Orwell de son sens pour la réduire à un pamphlet anticommuniste ; il serait plus difficile de saboter le "BNW" d'Huxley, qui dénonce plus directement la barbarie libérale-darwiniste.

    Cette semaine on pouvait prendre "Le Monde" (14 oct.) en flagrant délit de mensonge médical grossier, de nouveau à propos de la vaccination contre la grippe qui a enrichi de façon éhontée quelques laboratoires pharmaceutiques, invités par les présidents D. Trump et J. Biden à profiter de la crise sanitaire - détournement caractéristique de la médecine au profit de calculs politiciens.

    Les laboratoires ont tout avoué ou presque depuis la séquence totalitaire de 2020 : ils l'ont fait d'autant plus facilement qu'ils sont "couverts" par la classe médiatico-politique, qui a pris l'initiative de produire un vaccin miraculeux pour permettre d'accélérer le déconfinement. Les labos ont avoué que leurs vaccins n'étaient d'aucune efficacité pour empêcher l'épidémie de grippe à coronavirus de se propager, ce que les citoyens les plus conditionnés à prendre au sérieux la publicité commerciale des labos ont fini par comprendre, puisque la population états-unienne a pratiquement cessé de se faire vacciner.

    Les prédictions des rares médecins dotés de bon sens, dès les premiers jours de la pandémie, se sont toutes accomplies ; je cite par exemple ce jeune médecin new-yorkais de mémoire : "Les Etats-Uniens vont tomber comme des mouches, car ils sont tous déjà plus ou moins malades." Les Etats-Unis sont en effet le seul pays au monde où le coronavirus a tué au-delà des personnes affaiblies par l'âge ou des maladies chroniques.

    Il faut noter que le mensonge totalitaire persiste à propos des vaccins à ARNm à travers une démonstration statistique qui n'est pas plus sérieuse que la démonstration du bénéfice du tabac pour les femmes enceintes. En ce qui me concerne, j'ai eu la chance d'être éclairé il y a une quinzaine d'années par un prof de médecine sur la menace que représentent les statistiques pour la médecine. Un chirurgien célèbre, aujourd'hui décédé, rappelait chaque fois qu'il le pouvait la stagnation de la science pharmaceutique depuis plus d'un demi-siècle.

    Il est impossible de démontrer le bénéfice des vaccins contre la grippe pour les "personnes à risque", car les personnes de plus de 65 ans à qui ces vaccins sont administrés sont, pour la plupart d'entre elles, en mauvaise santé, et les causes de leur décès impossible à analyser ; le choc provoqué par un vaccin chez un vieillard de 80 ans, contribuant à provoquer sa mort, est impossible à déceler. L'industrie pharmaceutique joue donc, avec les vaccins contre la grippe, sur le velours - tandis que les malaises cardiaques provoqués par le vaccin ARNm sont plus faciles à repérer sur de jeunes types en bonne santé.

    "Le Monde" explique donc à ses lecteurs, après avoir reconnu l'existence d'études suggérant que la vaccination fait courir un risque de baisse "relatif" de l'immunité, qu'il est néanmoins souhaitable que les personnes en bonne santé se fassent vacciner contre la grippe saisonnières (20 euros/vaccin), que l'on annonce "sèvère" cette année, et ce pour augmenter "l'immunité générale". Bien sûr le Dr Knock a choisi un pseudo pour signer cet article médical. "Le Monde" a mis deux ans avant de reconnaître que l'hypothèse de la fabrication du coronavirus par le consortium millitaro-industriel n'était pas une hypothèse fantaisiste.

    Ce n'est peut-être pas un détail, l'industrie pharmaceutique est la principale source de financement de ce que les journalistes osent encore appeler "la vie politique".

    L'idéologie darwiniste a pour effet de détruire les grands principes humanistes de la médecine. C'est le principe darwinistemensonge,médical,lapinos,orwell,gilets jaunes,le monde,vaccination,science,krach scientifique,1984,aldous huxley qui fait tenir pour quantité négligeable, accepter comme dommage collatéral les milliers de blessures graves ou de décès de personnes allergiques au vaccin inoculé que Pfizer a été contraint de déclarer plus tôt que prévu sous la contrainte judiciaire aux Etats-Unis. Les abrutis "antispécistes-darwinistes" ont le don d'ignorer que la principale fonction de l'antispécisme n'est pas d'améliorer la "condition animale", mais de traiter les êtres humains comme des animaux.

    J'ai consacré dans mon essai sur "Orwell & les Gilets jaunes" plusieurs chapitres au problème du "krach scientifique", lié à la culture totalitaire maquillée en "démocratie". Cette faillite collective du XXe siècle se manifeste de la façon la plus évidente par l'abolition de la frontière entre la science et la science-fiction. Ici encore on mesure l'utilité de la satire d'A. Huxley, qui présente la science-fiction comme le socle de la culture totalitaire technocratique.