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mariage

  • Rêveuse bourgeoisie

    Le "mariage gay" ne donne pas envie de vomir à cause de l'accouplement de deux hommes (la physiologie humaine est d'ordinaire répugnante), mais à cause du mensonge bourgeois qu'il recèle, typiquement "catholique romain". Ce mensonge consiste à opposer aux évangiles et aux apôtres la célébration de la chair.

    Le mensonge bourgeois est à l'esprit ce que la ciguë est à l'estomac, un empoisonnement ressenti d'autant plus vivement qu'on a lu et aimé Shakespeare - par exemple le portrait qu'il fit des petits connards Roméo & Juliette.

  • Humain, trop humain

    Un catholique romain m'a dit un jour : "Le protestantisme est la religion du divorce." ; c'est sans doute en partie vrai, puisque l'Eglise romaine se montre plus tolérante avec cet acte civil depuis que l'influence de l'idéologie protestante sur la doctrine romaine se fait sentir.

    Cela dit, si le catholicisme romain est la religion du mariage, cette religion ne présente pas plus d'intérêt que la religion protestante.

    D'ailleurs Luther empêche autant le divorce qu'il le permet, en énonçant que le mariage chrétien est dépourvu de fondement évangélique.

  • Le Christ anarchiste

    Ne pas lapider la femme adultère qui contrevient aux lois et préjugés sociaux.

    - Que ceux qui n'ont jamais commis le péché de fornication jettent la pierre aux gays, pourrait-on dire aujourd'hui, et comme l'invention du mariage catholique est un tel péché, la société n'est formée que de spécimens qui s'accusent les uns les autres afin de se justifier.

    Le Christ regarde la société comme la chaîne qui relie le maître à l'esclave, et l'esclave au maître, indéfiniment. Le Christ est totalement indifférent à l'art ou à l'anthropologie : il sait son pacte passé avec le diable, et la solution finale irrémédiable de ce pacte. Pas de place dans la société pour l'amour, auquel l'anthropologie ne laisse pas de place.

    Le discours du clergé de la synagogue de Satan consiste à humaniser le Christ. L'apôtre Paul est justifié d'affirmer qu'il a part à l'éternité, grâce à l'esprit.

    Les apôtres, n'ayant pas encore été confirmés par l'esprit de dieu, sont stupéfaits d'apprendre que leur maître n'a cure de la ruine du temple de Jérusalem.

    L'attachement aux institutions de toutes sortes est la marque des esprits qui n'ont pas reçu l'appui de l'Esprit, réclamant de lui un confort ou une vertu qu'il ne procure pas.

    L'anarchisme ou le mépris du Messie pour l'art et les institutions humaines est la contrepartie logique de son amour pour l'humanité. L'attachement à l'ordre humain empêche l'homme de s'aimer. L'infraction de la femme adultère ne regarde pas la justice divine, qui sonde bien au-delà de la capacité de l'homme à se soumettre ou à transgresser le code civil.

  • Merci Dominique Venner

    Le suicide rituel de l'essayiste néo-païen Dominique Venner au beau milieu de la basilique Notre-Dame de Paris a le mérite de révéler la nature du culte qui sévit en son sein, bien mieux que la prétendue "illumination" de Paul Claudel auprès d'un pilier du même sanctuaire.

    Le Christ et les apôtres ne maudissent pas les païens qui se réclament de la civilisation - en revanche c'est un crime contre l'Esprit de la part des chrétiens qui font la même chose.

    Le geste de D. Venner est sans doute pédérastique ou pour le moins puéril, mais il ne cherche pas à lui donner une coloration catholique ou chrétienne, comme font les chiens qui bâtissent des empires en jurant sur la Bible.

    D. Venner ignore deux choses ; la première, connue des historiens, c'est que l'histoire ne repasse pas les plats. Malgré leurs efforts, l'art et la culture - l'architecture démoniaque des cathédrales gothiques - et tous les autres monstueux léviathans sous le prétexte "judéo-chrétien", tout cela ne peut empêcher la fin du monde et l'Esprit de descendre sur ceux qui veulent être des apôtres.

    D. Venner ignore encore une chose, assez typique des néo-païens, c'est que la culture occidentale est une culture de mort. Tandis qu'il y a un paganisme pour le jeune âge des nations, il y a une culture païenne pour accompagner la civilisation dans son grand âge et son déclin.

    L'Occident est comme la reine sournoise du conte qui interroge son miroir sur sa beauté, et cache ainsi le peu de foi qu'elle a en elle. L'Occident est une putain endurcie dans le péché. Seul un sentimentalisme pédérastique excessif peut conduire à s'attacher à une telle civilisation, aussi médiocre, et qui aura surtout fait les délices de la bourgeoisie. Les Etats-Unis sont immondes parce qu'ils sont entièrement un produit dérivé baroque.

    Au lieu de chercher des boucs émissaires à l'indignité de leur matrice puante : juifs, chrétiens, anarchistes, Karl Marx, etc., les néo-païens feraient bien de la regarder plutôt en face. L'Occident n'a jamais triomphé des autres nations que par la ruse et le calcul : il a placé le dieu argent dans ses temples, ce qui est une preuve supplémentaire de son imbécillité.

    Bref, laissons les vieux barbons néo-païens se suicider pour des chimères démoniaques : c'est de leur âge.

  • Le Gay Savoir

    Dans le fait de prendre le mariage ou le couple au sérieux, on reconnaît le refus de sortir de l'enfance, typique des Allemands.

    J'ai l'impression d'être à Berlin quand j'entends dans Paris l'écho de ces manifestations "pour" ou "contre" le mariage gay, dont l'hystérie est facilement repérable, et le truc "binaire", blanc ou noir.

    Les Français se moquent doublement de ces carnavals sinistres : d'abord parce que le "sinistre" est le dernier genre dans lequel les "gays" devraient éviter de donner - autant faire la "gay-pride" en costume-cravate de fonctionnaire de Bercy. La seule chose qui soit vraiment sérieuse, dans cette... civilisation, c'est l'argent. Les gays auront beau faire grise mine, et enfiler le costard de demi-deuil du mariage, ils ne seront jamais aussi sérieux que l'argent. Le carnaval est fait pour dissimuler ou oublier le côté sinistre de la société, pas pour souligner ses efforts répétitifs et vains en matière d'éducation, de lutte contre le crime, de culture, etc.

    Par ailleurs le Français est pragmatique, et vouloir "sauver la civilisation", c'est comme vouloir redémarrer une bagnole fracassée au fond d'un ravin. Il y a de l'acharnement thérapeutique à vouloir sauver la France. Et cet acharnement thérapeutique est entièrement sentimental.

    De plus les personnes qui pensent en termes de civilisation (toutes les bonnes femmes, plus ou moins) sont extrêmement ennuyeuses, puisque le raisonnement de la civilisation est entièrement dépourvu d'imagination. Les civilisations se font et se défont toutes seules, presque naturellement ; c'est le destin, et il n'y a, pour vouloir apporter leur pierre au destin, que des crétins dont Satan se moque bien. Satan rit jaune de ces connards qui s'agitent en vain, comme des particules élémentaires dans un tube.

  • Du Gay savoir

    L'essayiste français Pascal Bruckner impute dans l'un de ses essais le sentimentalisme débordant de la société occidentale au christianisme. C'est un truc récurrent chez les philosophes républicains modernes, et non seulement Nitche, d'imputer au christianisme la décadence des institutions.

    Un peu plus d'honnêteté intellectuelle ou de professionalisme obligerait à accuser l'Eglise catholique, et non le christianisme, de ce mysticisme sexuel débordant et dangereux, dont la demande d'institutionnalisation des relations lesbiennes ou sodomites dérive. Si le mariage gay est bien égal au mariage catholique romain, c'est sur un point : celui des sentiments, exclu des rituels d'union païens. Les militants gays n'ont pas introduit le débordement sentimental, mais l'Eglise romaine elle-même précédemment.

    Pourquoi l'Eglise romaine, et non le christianisme ? Parce que les évangiles ne permettent de fonder AUCUNE DOCTRINE SOCIALE. Le Messie traite les juifs pharisiens de "chiens", parce qu'ils ont commis cette faute contre l'Esprit de dieu.

    Les démocrates-chrétiens commettent une imposture et un blasphème majeur : en effet, rien ne leur permet de décréter à la place de Jésus-Christ dans un domaine où celui-ci n'a jamais cru bon de décréter.

    Si cette nuance majeure entre la docrine sociale catholique romaine d'une part, et la parole de dieu d'autre part, doit être faite, c'est parce qu'elle permet de comprendre la fragilité particulière du néo-paganisme catholique romain. On pourrait quasiment parler de néo-paganisme "schizophrène". Quelques érudits seulement en ont conscience ; il est difficile de croire, par exemple, que Galilée ou Joseph de Maistre ignorent qu'ils proposent des doctrines antichrétiennes, tellement elles sont inspirées par des principes "maçonniques" ou platoniciens contraires au christianisme (l'évangile de Judas Iscariote révèle qu'il était adepte de la philosophie morale de Platon).

    La divagation juridique est donc une marque particulière de l'Occident, qui trouve son origine dans la doctrine sociale de l'Eglise catholique. L'imprécision des philosophes voltairiens, la raison pour laquelle ils ne veulent pas ou ne peuvent pas viser juste, est assez facile à comprendre : les institutions républicaines dérivent des institutions catholiques romaines. La principale différence entre les institutions monarchiques catholiques romaines et les institutions républicaines modernes est d'ordre économique, non pas juridique. La théorie nationale-socialiste ou hégélienne du progrès serait mise à mal si la solution de continuité était mise à jour entre tradition catholique romaine et modernité technocratique républicaine.

    Pour le combat contre la subversion de l'Esprit, il n'est pas inutile de comprendre que Shakespeare, avant même qu'elle ne prenne l'aspect tentaculaire et métastatique qu'on lui connaît, a tranché la gorge à la doctrine sociale de l'Eglise romaine. C'est le sens sans équivoque de la mythologie de Shakespeare. Sous l'apparence païenne ou séculière, Shakespeare met le feu au Capharnaüm catholique romain, véritable paganisme recouvert des oripeaux de la foi chrétienne. Si les universitaires voulaient bien se donner la peine d'être intelligents, ils comprendraient que Shakespeare le fait d'une manière plus complète et qui excède largement en force la manière de Luther. Shakespeare est le découvreur du globe, de sa lâche médiocrité, et il ne faut pas s'attendre à l'éternel retour de Fortinbras. Si les meilleures choses ont une fin, les pires aussi, par bonheur.


  • Gay Savoir

    Mêler Jésus-Christ et la parole de dieu à la manifestation de l'hystérie sociale en faveur du mariage est le plus grand péché du point de vue évangélique. Le plus grand péché parce qu'il altère la logique du message chrétien, universel.

    La fornication, qui désigne un péché de nature spirituelle et non charnelle, est le péché des hystériques défenseurs d'un ordre social qui n'a jamais existé et n'existera jamais, ainsi que la révélation chrétienne l'affirme sans ambiguïté.

    A toutes les questions sociales qui lui sont posées, sans exception, le Messie oppose une fin de non-recevoir. Pour le rétablissement de l'ordre social, voyez le pape et ses beaux discours théoriques contre nature (c'est-à-dire dont la nature n'offre aucun exemple, ni même les prémisses d'une probabilité).

    Quelle sorte de prêtre peut cautionner cette kermesse, quand le tiers de l'humanité crève des caprices de ceux qui maintiennent le monde dans le chaos ?

  • Roméo+Juliette

    Le couple répond à des lois mathématiques. C'est ce qui explique l'ennui de cette formule du point de vue du sexe fort, et son succès dans les Républiques de marchands. Le couple gay est mieux adapté à des sociétés de soldats (pour les femmes qui se caressent entre elles, c'est encore l'activité féminine la moins dangereuse). Dans le mathématicien de sexe masculin -le type de l'hystérique-, cherchez la matrice. Dans cette corporation de balourds mal dégrossis, on est simplement incapable d'exprimer clairement ce que certains artistes sont capables de peindre avec dextérité. L'enseignement des mathématiques en France résulte d'une conjuration de bonnes femmes et de pédagogues, qui redoutent que les générations futures perdent de l'argent - eux qui l'ont jeté par les fenêtres ! La République française ne se connaît pas elle-même, cette vieille sorcière, sans quoi elle ferait fouetter en place publique les mathématiciens et les critiques de cinéma.

    Un pote musulman, que je cherche à détourner des lois morales en lui faisant comprendre que l'histoire ne repasse pas les plats, voudrait prendre femme, ce con. Seulement voilà, elles ne sont pas dignes de lui. Les Françaises sont des enfants gâtées, me dit-il, prêtes à emboucher le premier goulot qui passe. Surtout celles qui ont été élevées par les bonnes soeurs, je tiens à préciser, car il ne faut pas exagérer l'avidité des Françaises. Il en trouverait de bien élevées parmi celles qui ont été dressées par leurs pères, plutôt que leurs mères, mais je me garde bien de lui refiler ce tuyau. Les filles font les putains pour se venger du mépris de leurs pères, c'est un classique.

    Elles ne sont pas dignes de lui, signifie : elles ne valent pas sa mère, qui lui a inculqué une haute opinion de ses couilles, un vrai soldat. La solution, pour prévenir non seulement les abus sexuels des prêtres catholiques, mais aussi leur alcoolisme, que j'ai constaté personnellement plus fréquemment, chez des types un peu moins odieux, préférant l'autodestruction à celle d'autrui, n'est pas la psychanalyse (c'est au contraire le truc qui leur permet d'éviter de se faire pincer), mais de leur trancher les couilles au séminaire. Je prétends, moi, que les clercs catholiques se prosternent devant Satan. Si ce n'est pas le cas, qu'ils se tranchent les couilles, pour prouver leur bonne foi. Malheur à celui qui scandalise un enfant : Judas n'est pas allé aussi loin dans l'abomination.

    La confession, auprès d'un autre clerc catholique, forcément complice, ne change rien au scandale. Jésus-Christ ne couvre aucun péché du secret de la confession, qui relève entièrement de la mystification sociale, et correspond exactement au secret médical.

    Ce ne serait pas très français de ma part d'encourager mon pote musulman à prendre femme. Ce serait concourir à son affaiblissement. L'énergie de l'homme, sa vertu, s'épuise dans le mariage ou dans le couple en vain. Les mathématiciens sont des faibles d'esprit, qui croient seulement que deux et deux font quatre. Il ne faut pas plus se fier à leur jugement qu'à celui des aveugles sur ce qui est, dont ils ne connaissent que la surface. Plus encore que par les sens, les mathématiciens sont abusés par leur âme. Ils n'ont qu'un dieu, celui des surfaces réfléchissantes.


  • La Subversion romaine

    "Martin Luther (1483-1546), moine et prêtre de l'ordre des Augustins, professeur à l'université de Wittenberg en Saxe, poussa jusqu'à l'extrême les conclusions d'Erasme contre le sacrement du mariage. Dès 1518, il abandonne l'affirmation classique du sacrement efficace par lui-même. Puis il affirme que le texte de saint Paul aux Ephésiens (V, 32) : "Ce mystère est grand, je veux parler du Christ et de l'Eglise.", ne désigne pas le sacrement de l'homme et de la femme, mais seulement le mystère qui unit le Christ à l'Eglise. (...)"

    Michel Rouche, professeur à la Sorbonne, dans l'hebdomadaire européen et démocrate-chrétien "Famille chrétienne" (19-15 janvier 2013).

    Tous les éléments sont là, et pourtant l'éminent professeur de la Sorbonne (il y a peu de professeurs de la Sorbonne parmi les apôtres), à l'aide de quelques arguments spécieux tirés de la vie personnelle de Luther, conclut quelques lignes plus loin que Luther finit par rejoindre la "tradition catholique", synonyme ici de trahison. M. Rouche ajoute même cette parole grotesque : "Il s'agit ici d'un des inconvénients du refus de l'Histoire, au nom de l'adage "Sola Scriptura", l'Ecriture seule."

    Grotesque, car l'Eglise romaine est une spécialiste du négationnisme de l'Histoire, suivant une tradition constante qui consiste notamment à vider l'Apocalypse de son sens (cf. Bossuet), alors même que la vision de Jean est le récit symbolique ou mythologique de l'histoire de l'humanité; grotesque, car Paul ne dit pas "Sola Scriptura", il parle d'un grand mystère, par conséquent à élucider.

    On voit que l'Eglise romaine accomplit une double manoeuvre : elle prête à l'acte de chair un sens mystique qu'il a seulement dans les religions païennes les plus archaïques, tout en empêchant l'élucidation eschatologique du grand mystère indiqué par Paul et Martin Luther, pour laquelle  l'apocalypse fournit de nombreux indices, pointant sa nature historique. Ce procédé de canoniste romain relève selon E. Swedenborg de la "fornication", au sens véritable qui n'est pas charnel, mais celui de prêter à la chair des vertus qu'elle n'a pas. Le symbolisme chrétien et les métaphores chrétiennes renversent habituellement le symbolisme et l'ordre païens érotiques. Il n'y a de christianisme "érotique" ou "dionysiaque" que dans la cervelle de clercs allemands ou italiens aliénés, dangereux suppôts entraînant les gosses qui leur sont confiés à la perdition démocrate-chrétienne.

    Il est sidérant de voir l'Eglise romaine fonder sa défense de la famille païenne (en réalité, c'est surtout la défense du droit de propriété derrière cette manoeuvre) sur le mince argumentaire d'un Sorbonnard.

    Sur le plan moral, l'Eglise romaine poursuit l'entreprise de subversion qu'elle mena sur le plan politique, conférant aux puissants de la terre une légitimité chrétienne.

     

     

  • Gay savoir

    Un journaliste pose la question : "Les médias en font-ils trop à propos du mariage gay, qui a pour effet immédiat de diviser les Français."

    C'est ce que les esthètes qualifient de "mise en abyme". En effet, qui a bien pu fourrer dans la tête de certains homosexuels l'idée de se marier, ou même d'adopter des enfants ? Si ce n'est les médias ? Quels enfants ? Je suppose qu'on va abolir la loi sur l'avortement, pour créer un contingent d'enfants à adopter (200.000 par an) : ainsi la France infléchira son vieillissement, et retrouvera le cours de la prospérité. Ah, Alphonse Allais, sur la violente stupidité de notre époque, tu voyais juste. En effet, comme Alphonse Allais inventa l'art abstrait par manière de plaisanterie, il aurait pu inventer le mariage gay.

    Et Christine Boutin, Mgr Barbarin ? S'ils n'existaient pas, les médias les inventeraient, avec leurs déclarations fracassantes de connerie.

    Notre journaliste a l'air d'ignorer que "diviser, c'est régner". Machiavel, aujourd'hui, est patron de presse. Et le cancer de la presse, pronostiqué par Blazac, accompli.

  • L'Amour courtois

    Le mariage gay est le comble de l'amour courtois.

    De tous les sacrements forgés par l'Eglise romaine, le sacrement de mariage est celui par lequel la subversion du christianisme par l'Eglise romaine est la plus nettement visible ; comme le fait remarquer Martin Luther, ce sacrement n'a pas de fondement scripturaire. Au sein même de la gnose catholique romaine, il ne fut accordé pendant très longtemps au mariage qu'une valeur de sous-sacrement.

    Au profane qui passerait par là, je rappelle que les évangiles chrétiens n'accordent aucune valeur spirituelle, à l'opposé du bouddhisme, à l'organisation sociale ou aux lois statistiques. Le christianisme est pur de tout mysticisme sexuel, et la "fornication" dans le vocabulaire eschatologique désigne, non l'acte de chair hétérosexuel ou homosexuel en lui-même, mais le fait de prêter à l'acte sexuel une fonction qu'il n'a pas, ce qui est le propre des religions païennes.

    Pour les justes, fidèles à la parole de Jésus-Christ, qui est l'Esprit de Dieu, l'organisation sociale est démoniaque. Et on peut constater en effet que la subversion du christianisme, autrement dit le "socialisme chrétien", entraîne une occultation progressive de l'antichrist, jusqu'à l'apologie de Nitche, aujourd'hui, dans les cercles catholiques romains, après celle de Charles Maurras, au mépris le plus complet de la vérité.

    Si la dénonciation de l'amour courtois ("Roméo & Juliette") est au coeur de la littérature apocalyptique de Shakespeare, c'est pour la simple et bonne raison que l'amour courtois permet de comprendre l'histoire tragique de l'Occident moderne, son iniquité, non pas "banale" mais extraordinaire ; c'est-à-dire comment le clergé soi-disant catholique a été pendant longtemps l'artisan principal de la subversion du christianisme afin de doter la société d'une éthique et d'un régime légal; avant d'être tardivement remplacé dans cette fonction par un personnel judiciaire officiellement "laïc", mais dont les conceptions sont entièrement tributaires du régime de droit précédent.

    Une enquête sérieuse sur les "racines chrétiennes de la France", telle que l'université est incapable de produire aujourd'hui, mettrait à jour deux faits politiquement incorrects : 1/Le prolongement des institutions ecclésiastiques romaines par les institutions républicaines. 2/L'impossibilité de rattacher la notion de "racine chrétienne" aux Ecritures saintes.

    Apparemment ce sont deux camps opposés qui s'affrontent sur la question juridique du "mariage gay" ; en réalité ils sont tous les deux fornicateurs. Un camp occulte que le christianisme n'a aucun aspect juridique ; l'autre camp occulte que la principale cause d'évolution du droit est économique et dépourvue de rapport avec un humanisme quelconque. Il occulte que le droit occidental est un des outils majeurs de l'esclavagisme moderne et de ses conséquences terribles pour une partie de l'humanité, enchaînée aux caprices de l'autre.

    La barbarie, en France, tient désormais le haut du pavé. Enfants, gardez-vous de ces chiens qui disent vouloir votre bien : vous n'êtes qu'une livre de chair négociable entre leurs mains.


  • Mariage et satanisme

    Opposants comme partisans du mariage gay n'ont aucune idée du christianisme et des évangiles. Il n'y a pas, dans le christianisme, le moindre "mysticisme du coït" : c'est là une caractéristique païenne. Dans le paganisme authentique, qui n'a pas les caractéristiques bouffonnes du néo-paganisme actuel -religion de statisticiens et de fonctionnaires minables-, le mariage est un viol rituel, c'est-à-dire qu'il est conçu comme un sacrifice nécessaire pour le bien commun. Cette conscience du viol permettait aux sociétés païennes d'éviter de verser aussi radicalement dans la barbarie.

    Gare aux clercs soi-disant chrétiens qui se positionnent contre le mariage gay ! C'est aux gosses éduqués dans cette secte que mon avertissement s'adresse. Car, sous prétexte du bien social, à quoi le Messie n'a jamais prétendu contribuer, affirmant au contraire qu'il ne peut y avoir de justice en ce monde infernal, sous ce prétexte fallacieux et contraints de parler le langage de sciences plus ou moins occultes, le clergé chrétien fait obstruction à la parole de dieu.

    Les païens, voyant le pharisaïsme des "démocrates-chrétiens", artisans d'iniquité les plus sournois, disent : "Voyez le christianisme, ce n'est qu'une religion d'hypocrites." L'avertissement de l'apôtre Paul aux gentils de ne pas tomber à leur tour, comme les juifs, dans le pharisaïsme, prend pleinement son sens face à la "démocratie-chrétienne", dont l'iniquité dépasse les bornes des nazis ou des soviets, révolutionnaires qu'elle a d'ailleurs, historiquement, provoqués.

    Pourquoi les gosses ? Parce qu'ils représentent ce que ce pays a de plus français et capable de se révolter contre le néo-nazisme des marchands. Principalement, et le Français Bernanos ne l'a pas assez radicalement démontré, c'est le gâtisme psychologique des autorités morales de ce pays le ressort du malheur. Pédérastiques, elles sont, au sens de la régression la plus criminelle. Dans tous les lieux où est affiché le but d'éduquer, c'est plier les gosses à des plans minables à quoi les adultes s'efforcent. Être éduqués dans la rue vaudrait mieux. On y apprend encore plus vite le calcul mental et ses applications concrètes. Au lieu d'être bercé par la niaiserie cinématographique, on y acquiert le sens des réalités. Peut-être aussi, qui sait, à se méfier des femmes, produits de luxe ? Parmi les Français les moins cons que je fréquente -j'appelle "Français" quiconque méprise les choses sociales, à l'inverse de l'Allemand qui ne jure que par elles- plusieurs ont été élevés dans la rue.

    - Le christianisme n'a rien d'autre à proposer aux gosses que le martyre. Cela peut faire peur à première vue. Mais la réalité est que des hommes simples, banals, tels que furent les premiers apôtres, n'ont pas reculé devant le martyre ; pourtant ils n'étaient pas dotés de pouvoirs magiques. C'est la société qui est sous l'emprise de la magie et de l'opium. La charcuterie de l'âme démocrate-chrétienne n'est pas quelque chose de très ragoûtant si on y regarde de près.

  • Mariage gay

    (Avertissement au lecteur : ce blogue est en partie fait pour aider le lecteur à recouvrir la conscience, dans un monde où la manipulation des esprits est devenue une mode de gouvernement conventionnel. La méthode s'appuie sur état psychologique général comparable à celui d'un vieillard, dont les dernières années sont souvent celles d'un suicide lent et absurde, après le gaspillage de sa jeunesse à courir après un bonheur ou une gloire vains. Pour cette raison, l'individualisme est empêché, le respect d'institutions en ruine inculqué à de jeunes générations qui n'en ont cure, voyant qu'elles sont destinées à l'euthanasie de vieux tartufes.

    L'auteur ne partage donc aucune des valeurs actuelles défendues par un quelconque parti laïc ou d'Eglise, groupe de pression privé ou institution d'Etat. Il a foi dans le dieu éternel révélé au monde par son fils Jésus-Christ.)

    - Martin Luther signale que le sacrement de mariage catholique romain est entièrement dépourvu de fondement évangélique. Peu d'exégètes chrétiens un minimum sérieux et un minimum sincères ont d'ailleurs prétendu le contraire.

    - Calvin, que je crois sincère, l'a fait, sur la base de la Genèse attribuée à Moïse ; Calvin n'a pas compris que la Genèse revêt le double caractère mythologique ET historique. Sur ce point au moins, le raisonnement de Calvin est marqué par le paganisme, c'est-à-dire la méconnaissance du sens de l'histoire. Pour un chrétien, suivant l'apôtre Paul, toute entrave à l'accomplissement de l'histoire est une entrave à l'Esprit de dieu et à la parole de dieu ; c'est ce qui rend le dogmatisme impossible dans le christianisme, alors qu'il fonde la culture anthropologique païenne, renversée par Moïse d'abord, et qui par la force de l'Esprit de dieu ne rejaillira jamais.

    La faiblesse de l'homme implique que le chrétien remette sans cesse son ouvrage théologique en cause, faute de quoi il se verra acculé plus rapidement à la stupidité que n'importe quel artiste dans n'importe quelle culture, sauf les cinéastes qui, par définition, sont dogmatiques et faits pour entretenir la bêtise (les arts technocratiques sont tous dogmatiques, et ceux qui les pratiquent n'y vont chercher autre chose que le confort intellectuel).

    Le dogme indique l'assimilation de la théologie à l'architecture, ou de l'Esprit de dieu à la volonté humaine ; ce mouvement est un élément significatif du totalitarisme moderne, dans lequel on peut voir que l'Eglise romaine a joué un rôle décisif. A l'arrière-plan des pires tragédies que l'Occident a connues, et qui sont le plus souvent des sévices que l'Occident s'est infligés à lui-même, comme un cyclope stupide qui se donnerait des coups de massue sur la tête, on retrouve cet étrange attelage de valeurs païennes avec un "judéo-christianisme" au niveau du folklore, au plus bas étage sans doute jamais atteint par la pensée humaine, y compris morale ou politique.

    - A la suite de Luther, très différent du luthéranisme devenu peu à peu une sorte de médiocre poétique du divorce, sacralisant ce que Luther avait désacralisé, et suscitant en outre l'ésotérisme psychanalytique -en créant le besoin, sans contrecarrer sa formule ésotérique médiévale-, suivant Luther on peut donc prononcer que les sacrements catholiques romains, en général, sont le terrain où la métamorphose de la spiritualité chrétienne en éthique païenne s'effectue. Au stade de rituels romains désormais aussi intimes et privés que le mariage gay, l'ésotérisme est le plus flagrant. Tous les sacrements romains ne sont pas aussi éloignés de l'évangile que le sacrement de mariage, mais tous sans exception ont pour effet d'ôter à la parole de dieu ce que l'apôtre Paul défend : croire qu'elle permet la justification des "oeuvres de la loi" ; autrement dit : croire que l'Esprit de dieu peut être asservi, comme les pharisiens firent auparavant, à un intérêt ou une organisation humaine quelconque.

    Un homme, ici non pas forcément instruit du christianisme, mais de bon sens comme les premiers apôtres furent, observera que l'exigence de l'apôtre Paul et les précautions qu'il exige vis-à-vis de la parole divine, sont celles qu'un savant ou un artiste exigera pour sa science ou son art : pouvoir les exercer gratuitement ou en toute indépendance, non comme un simple exécutant. La conscience chrétienne des premiers apôtres est proche de la science. Le sacrement de mariage gay est le produit dérivé de la culture judéo-chrétienne, sans laquelle il n'aurait pas pu franchir la limite de la raison pratique païenne.

    - Un esprit français concluera rapidement que le meilleur parti qu'on puisse tirer du mariage gay est une pièce de boulevard italienne. Il faut souligner par ailleurs la contribution de la science sociologique française d'après-guerre à l'imbécillité humaine : elle n'est que pure rhétorique allemande au niveau du débat sur le mariage gay, pure démonstration de la part d'un régime mercantile de faire croire que les mobiles ou la dignité de ce régime s'élèvent au-dessus des mobiles du commerce. Et cette démonstration, d'une certaine manière est concertée entre les générations ou les associations de consommateurs qu'elle paraît opposer : fruit de la tactique de vils communicants, le débat se nourrit de l'hystérie des deux camps, et de la ruse religieuse la plus grossière qui consiste à opposer le droit naturel à la culture, et vice-versa selon les circonstances, alors que les deux plans sont complémentaires et que la culture, c'est-à-dire la religion, au sens de "l'éthique", repose entièrement sur l'hypothèse du droit naturel. Précisément c'est ce qui explique qu'il n'y a pas d'éthique juive ou chrétienne possible : le pacte de l'homme avec la nature, que l'on voit celle-ci sceller dans la Genèse sous la forme d'un serpent, à côté de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, pour le meilleur et en occultant le pire. La loi de Moïse était faite pour mettre un terme à ce pacte, et non pour le concurrencer ; de là l'insistance de saint Paul à dénier aux oeuvres de la loi la force salvatrice ; une loi qui ne produit pas d'oeuvre ne dérive pas du droit naturel ; de là le pacte, encore aujourd'hui, entre des pharisiens juifs ou chrétiens et la morale antichrétienne, la tenace adhérence de la démocratie-chrétienne à tout ce que les apôtres rejettent explicitement.

    Toutes les valeurs libérales sont indexées sur l'argent, quelle que soit leur position dans le spectre ou l'arc-en-ciel libéral, de la démocratie-chrétienne à l'écologisme en passant par tous les autres types de catéchismes érotiques. A moins d'être un esprit cynique, on s'attachera en pure perte à la défense de ces valeurs : POUR LE SEUL PROFIT DE CHIENS qui, ayant passé un pacte avec le diable, tentent de retarder le paiement de leur dette par des holocaustes d'enfants.

    Crétin vous êtes dans ce monde qui ne touchez pas au moins les prébendes qu'un marchand d'armes ou un trafiquant de drogue perçoit pour ses services. La fortune n'est jamais que le produit d'un fin calcul de Satan, où je doute qu'il y a un centime de trop ou de moins sur chaque compte.

     (NB : Une note sur mon nouveau blogue élucide de façon détaillée, et que ceux qui me font confiance pourront se passer de lire, comment les deux derniers évêques de Rome ont inventé l'érotisme chrétien suivant la méthode de S. Freud et Carl Jung, certainement la moins chrétienne possible, mais également peu scientifique. Le plus intéressant dans ce fatras est la reconnaissance par Carl Jung que son antichristianisme ne fait que répéter le propos des alchimistes chrétiens du moyen âge.)

  • Régicides

    Althusser a tué sa femme parce qu'un curé janséniste marié, c'est impossible. Il a commis là comme un régicide. Jean Guitton, lui, s'est abstenu, parce qu'il aurait fallu pour cela la toucher.

  • Saint Marx

    Marx et Engels démontrent, notamment dans leur pamphlet intitulé "La Sainte Famille", que le totalitarisme dérive d'une idéologie de la famille. C'est-à-dire que la sacralisation de l'Etat, ses institutions, ses lois, reprend en les développant les formules de la sacralisation de l'organisation familiale (même si d'un point de vue marxiste, bien sûr, les idées ne sont que des coquilles vides qui ne permettent pas de comprendre la logique tortueuse de l'Histoire). La famille n'est donc pas seulement l'organisation première constitutive de la société civile, sur le plan humain et économique, la "religion de l'Etat" est aussi un ersatz de la religion de la famille.

    La doctrine de G.W.F. Hegel n'est pas moins médiévale ou romaine que celle de Kant en réalité, même si la "statique" de Hegel, prince des philosophes allemands, est dissimulée derrière un principe d'évolution quasiment algébrique ou fonctionnel. Montesquieu n'est d'ailleurs pas plus capable que Hegel, après avoir posé le principe abstrus de la "loi naturelle", d'expliquer clairement quel rapport les lois entretiennent avec la Nature. Le lien qui s'impose à l'esprit entre la loi et l'artifice n'est effacé par Montesquieu qu'à l'aide d'un décret.

    L'analogie entre "l'homme providentiel" du droit laïc, "national-socialiste", et Moïse a déjà été remarquée par tel ou tel historien (A. Hitler lui-même comme certaines de ses notes en témoignent, avait remarqué les connotations religieuses du droit allemand) ; mais les lois de Montesquieu sont elles aussi comme "tombées du Ciel", et l'ésotérisme juridique de Montesquieu précède celui du Souabe Hegel, malgré la différence de style (et le fait que, dans le domaine artistique au moins, Montesquieu émet des idées moins lucifériennes que celles de Hegel.)

     

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    On peut penser qu'en dehors de l'influence de Charles Fourier, ce sont les études grecques de Karl Marx qui l'ont amené à s'attaquer à une idéologie fondamentalement romaine de la famille. Trois idéologies se rencontrent ici : non seulement le droit romain, mais aussi la philosophie allemande par conséquent, sans oublier le droit patriarcal juif, pour donner naissance à la religion dite "judéo-chrétienne", devenue "laïque" sous l'effet d'un certain nombre de spéculations et de conflits d'intérêts. La mythomanie de l'"Europe latine" (cf. Rémi Brague) procède encore du même amalgame. Si la thèse de Rémi Brague n'a pas de consistance historique, en revanche elle en dit long sur notre temps, incapable de comprendre quoi que ce soit en dehors des principes qui le déterminent.

     

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    Pas besoin par ailleurs d'avoir fait des études de théologie très poussées pour savoir que la théorie chrétienne du sacerdoce du prêtre est elle aussi bâtie contre l'institution matrimoniale ; non pas par puritanisme comme les journalistes disent parfois, mais parce que la famille, institution éminemment patrimoniale, se heurte à la vocation spirituelle de l'homme et aux nécessités de l'évangélisation. Les théologiens du sacerdoce n'ont pas pu ne pas remarquer que Jésus exige des apôtres qu'ils quittent tout sur le champ, y compris leur famille le cas échéant.

    Le journaliste C. Terras (de "Golias") n'a pas tort de relever que le sacerdoce lui-même n'est pas exempt de raisons patrimoniales et qu'il a eu parfois pour effet d'empêcher l'éparpillement des biens du clergé ; mais cette remarque n'a pas de sens sans le corollaire que le mariage, lui, ne déborde pas (d'un point de vue chrétien) le cadre patrimonial (même si la généralisation du salariat a eu tendance à gommer, dans l'après-guerre 1939-45 surtout, cet aspect essentiellement patrimonial, dont seul le monde des affaires ou le monde rural conserve la compréhension).

    L'aberration est donc la suivante : non pas d'inciter l'Eglise à abroger le sacerdoce pour une forme d'action plus moderne, mais de l'inciter à abandonner le principe du sacerdoce pour permettre aux prêtres... de se marier, c'est-à-dire d'endosser les conventions et les rites d'une institution particulièrement archaïque et païenne.

    Cette invitation faite à l'Eglise de se moderniser dans le sens du paganisme (!) a d'ailleurs pour effet de montrer que l'idéologie du mariage n'a rien perdu de sa vivacité, bien au contraire, dans le régime laïc totalitaire. Le "mariage gay" est certainement d'un point de vue matérialiste la conception la plus spirituelle du mariage qu'on ait jamais inventé. Les démocrates-chrétiens puritains, disons "boutinistes", qui combattent le mariage homosexuel, éprouvent d'ailleurs beaucoup de difficultés à lutter contre une conception encore plus "fleur bleue" que la leur de la réalité sociale.

     

     

     

     

     

  • L'essence de la laïcité

    La théologie catholique dans le régime laïc est tombée "plus bas que la morale", au niveau "génital" ; la doctrine du mariage chrétien de droit divin est la meilleure illustration de ce naufrage intellectuel.

    Quand la guerre d'agression n'est pas carrément justifiée par des journalistes du "Figaro", improvisés théologiens, journalistes complices du système corrupteur capitaliste, on a droit "en chaire" à de vagues discours tiers-mondistes de la part du clergé.

    Le pape Benoît XVI prétend revenir à la raison et sa théologie matrimoniale antédiluvienne est la plus sentimentale qui soit. Il est vrai que les Boches ne font pas vraiment la différence entre la raison et les sentiments. Leur faire comprendre que le romantisme découle du cartésianisme relève même carrément de la gageure.

    La tactique des curés consiste à opposer hypocritement le mariage bourgeois, disons d'"ancien régime", mariage fondé sur l'intérêt dont l'illustrateur Forain fit ressortir les fondements, au mariage démocrate-chrétien "moderne", fondé sur l'amour. Vaste blague. Un tel mensonge historique a pu s'imposer comme une vérité dans l'Eglise, ça mérite d'être souligné, en raison notamment de sa "féminisation" au cours du XIXe siècle. D'une certaine façon, les hommes qui avaient déserté l'Eglise sous l'Empire, n'y sont jamais réellement retourné, sauf dans certaines régions agricoles de l'Ouest de la France. L'institution maritale, conçue au Moyen âge pour protéger les femmes de certains abus de pouvoir, a été "conservée" jalousement par ces femmes.

    Mais l'évolution du mariage dit "de raison" au mariage sentimental actuel n'a aucun fondement théologique véritable. Il est même beaucoup plus contestable théologiquement que l'organisation monachiste ou sacerdotale de l'Eglise, contestées assez fortement à la fin du Moyen âge et au cours de la Renaissance, et par des savants et des théologiens un peu moins crétins que ceux du "Figaro" - quiconque possède une carte de bibliothèque municipale peut vérifier l'indigence intellectuelle de gugusses comme Sébastien Lapaque, Fabrice Hadjadj, imbécile promoteur du cinéma, Patrice de Plunkett, etc., comparés au plus petit humaniste de la Renaissance.

    Qu'on soit pour ou contre, l'organisation sacerdotale ancienne était évidemment moins hypocrite que cette organisation matrimoniale que l'Eglise tente d'imposer depuis que les séminaires sont vides.

    Le véritable mobile de l'évolution du mariage dit "de raison" au mariage sentimental actuel, badigeonné de christianisme ou pas, est bien sûr économique et non théologique. Ce sont les conditions économiques du contrat de mariage ancien, pacte entre familles, qui ont disparu avec la généralisation du salariat, non la théologie ou les sentiments qui se seraient "raffinés".

    Pour purger complètement l'hypocrisie, on voit bien d'ailleurs que les mariages entre un salarié cadre supérieur et un ou une caissière de supermarché, par exemple, même dans le contexte prédendûment "sentimental" sont assez rares.

    Sur le plan juridique, les promoteurs du divorce et du PACS sont dans le vrai ; incontestablement leurs nouveaux contrats sont accordés à l'évolution économique capitaliste et totalitaire de la société.

    Il n'y a pas d'exemple dans l'histoire qu'un contrat social précède une évolution économique ou morale, même si c'est l'essence du droit laïc totalitaire, ainsi que Marx l'a démontré, de tendre à le faire croire.

    myriam toulza myriam toulza myriam toulza myriam toulza myriam toulza myriam toulza myriam toulza myriam toulza myriam toulza