vendredi, 20 novembre 2009
Marx ou Ariès ?
Le philosophe Paul Ariès est un des rares intellectuels, à la faveur de la crise, à s'attaquer au mode économique capitaliste et à faire la promotion de l'oisiveté grecque.
- Une parenthèse pour signaler que les médiats, indissociables du capitalisme qui ne peut se passer d'une propagande centralisée, "deviennent" vaguement marxistes en période de crise, ou ridiculisent au contraire le communisme en période de "boom" économique, sans qu'aucun journaliste ait une idée vraiment précise de la doctrine de Marx.
Ravissante niaise, la journaliste d'"Arte" Isabelle Giordano peut ainsi déclarer que les Allemands "ont inventé la lutte des classes", sous prétexte que Marx était allemand, alors qu'il n'y a pas savant plus germanophobe, et accessoirement antisémite, dans tout le XIXe siècle ; le rejet de la culture allemande est plus radical encore de la part de Marx que de l'écrivain catholique Léon Bloy (dont l'antisémitisme n'est pas très différent de celui de Marx et Engels), ou Baudelaire.
Le cas de Baudelaire est intéressant car il rejette violemment la philosophie de Hegel alors même que son propre idéal artistique est très proche de l'esthétique nazie développée par Hegel et plagiée ultérieurement par Malraux. Hegel n'a pas connu la technique cinématographique; aurait-il tenté de l'ériger en art moderne comme fait Malraux ? Ce qu'on peut dire c'est que l'argument spéculatif qui permet de consacrer le cinéma comme un art moderne est présent dans l'esthétique nazie de Hegel.
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Refermons la parenthèse. La métaphore d'Ariès d'une bicyclette dont on est sans cesse obligé d'actionner le pédalier sous peine de tomber, correspond bien au schéma marxiste de l'économie capitaliste. Tout y est : le cycle, la chaîne, les déraillements réguliers... sans oublier le dopage requis par l'effort de production d'énergie surhumain à fournir. C'est la nécessité de dégager une plus-value qui selon Marx oriente le travail vers la production de plus en plus massive. On pédale et on ne pense plus à rien.
(Sur le plan chrétien, c'est ce qui rend le capitalisme aussi diabolique, c'est que le fait de gagner sa vie n'est plus accessoire mais principal. Autrement dit : ne cherche pas seulement à satisfaire ses besoins essentiels le chrétien soumis à une économie capitaliste, mais est entraîné à vouloir d'abord gagner sa vie et à thésauriser... et donc à perdre sa vie.)
Cet effet prospectif, de bascule perpétuelle en avant, Marx l'a donc nettement vu ; c'est certainement ce qui séduit les femmes dans le capitalisme, son aspect "programmatique" ; tandis qu'il brise ou révolte plus les hommes. Le capitalisme est une physiocratie et la femme est -non pas exactement "naturelle" comme croit Baudelaire- mais physiocratique, plus "sexuelle" que l'homme contrairement à certains racontars dérivés de la psychanalyse.
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On ne doit pas être étonné que, parlant d'économie et de communisme, on en vienne à parler d'art. Toutes les grandes doctrines matérialistes depuis Aristote jusqu'à Marx en passant par François Bacon ont en commun d'être des doctrines artistiques. Nonobstant douze cent pages consacrées à l'esthétique, Hegel, LA tête pensante du nazisme, est incapable de penser l'art autrement qu'en termes d'outil politique. Le seul intérêt de l'approche nazie, même si ce n'est pas franchement un "scoop", c'est de souligner le caractère "phallique" de l'architecture et de la poésie, et par conséquent de la politique.
S'il fallait choisir, c'est la femme et non l'homme qui est "sexuelle et politique". D'ailleurs on voit bien que dans les conversations entre hommes il s'agit plus de "refaire le monde" que de politique réellement ; les aspects sexuels, domestiques et familiaux préoccupent plus les femmes : et c'est là le vrai terreau de la politique. Ce qui n'empêche pas Simone Weil d'être dix fois plus virile que le pédérastique Charles Maurras ("Politique d'abord !") ou que son propre frangin entiché de jongleries mathématiques puériles.
Comme on confond souvent le marxisme avec l'anarchie, on peut souligner aussi que l'idéologie anarchiste est aussi féminine et sexuelle que l'idéologie maurrassienne ou capitaliste, bien que Marx ait éprouvé de la sympathie pour les anarchistes en raison de leur sincérité.
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Ici s'arrête l'emprunt de Paul Ariès à Marx. Pour le reste, la proposition d'Ariès de révolutionner ou réformer le raisonnement anthropologique dominant, Marx l'aurait trouvée d'une grande naïveté, puisque le capitalisme comme l'existentialisme, le cinéma, le débordement de la politique et de la morale, tous ces phénomènes traduisent un même symptôme : la sidération anthropologique. On peut reprendre la comparaison de la bicyclette qui convient non seulement pour décrire le mode économique capitaliste mais aussi le mode de raisonnement anthropologique spéculatif (il est typiquement romain, allemand ou oriental d'accorder au psychisme un rôle primordial).
Historiquement on peut presque dire que l'anthropologie nazie ou existentialiste est "innée" puisqu'elle n'est que le surgeon d'une anthropologie chrétienne -elle-même déjà en état de décomposition avancée au XVIIe siècle.
A la fois on est reconnaissant à Paul Ariès de rompre publiquement avec le discours de la prostitution capitaliste comme destin commun et inéluctable de l'homme, et en revanche il est stupéfiant qu'il n'aille pas au bout de la dialectique marxiste qui lui permet de décrire le délitement intellectuel causé par le narcissisme cartésien ou anthropologique, l'aspect mécanique du projet capitaliste.
Le philosophe retombe en effet pour conclure dans les préjugés bourgeois et une connerie proche de la psychanalyse, jansénisme du parvenu boche ou yanki -c'est-à-dire un intellectualisme que Marx a toujours vivement rejeté.
(Je dois dire que j'ai été encore plus stupéfait d'entendre Alain Badiou il y a quelques jours vanter les mérites de la copulation bourgeoise, sentimentalement travestie par les régimes capitalistes en "amour", parée de canoniques puis civils attributs, jusqu'à ce que le mariage devienne en définitive une "icône gay". Difficile d'extraire pourtant le "conjugo" du principe consumériste capitaliste dont la morale de la famille restreinte -le couple avec un ou deux enfants- traduit même la tension capitaliste entre l'épargne et la consommation, l'anorexie et la boulimie, le puritanisme et l'orgie coexistant.
En outre pas plus que les théologiens chrétiens sérieux Marx n'accorde au conjugo une valeur autre que temporelle et "tribale", par conséquent archaïque.)
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jeudi, 19 novembre 2009
L'Argent du Beur
Liesse nationaliste au Nord de Paris. L'Algérie a gagné un match de foot. Bien failli me faire lyncher dans une rue sombre par une bande de loustics en maraude, petits malins profitant du bordel pour se livrer à des rapines faciles ; des gamins de quinze-seize ans. Quelques coups un peu mous, et puis les mecs ont lâché l'affaire, je sais pas bien pourquoi ? A dix contre un je ne donnais pas cher de mon profil d'éphèbe grec.
J'ai vu un type complètement démoli pissant le sang étendu raide sur le trottoir il y a deux ans de ça, après une autre soirée de foot et d'hystérie pédérastique ; et comme je me penchai pour palper le mec et vérifier que son coeur battait encore, les lascars sont revenus me trouver pour me demander si j'aurais eu pitié de la même façon d'un nègre ??? Putain de France !
Un connard fier d'être français avec son drapeau, sa Marseillaise et sa Kronenbourg, parce que Machin-bidule a marqué un but à la la télé en entraîne un autre algérien, camerounais, belge... Ils voient pas les gamins au chômedu quel genre d'intello-bobo fait l'apologie du foot à la télé, les Zemmour, Bégaudeau, Finkielkraut, Gaccio ? Qu'une victoire en foot, ce cinoche-là c'est tout bénéf' pour Sarkozy, Jean-Michel Aulas (cette face de Shylock de parvenu lyonnais me flanque la gerbe) ou Bouteflika ?
Même pas pu me consoler avec la défaite des "blacks, blancs, beurs".
09:25 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, football, jean-michel aulas, thierry henry
Les Experts de TF1
Fascinante émission que le "Club de l'Economie" sur TF1, animée par Jean-Marc Sylvestre. Là il faut avouer que, question vulgarité, les feuilletons yankis sont battus.
On comprend l'intérêt pour les "500 familles" de types comme Sarkozy, Chirac ou Jospin pour les représenter officiellement quand on regarde cette émission, car les tocards réunis habituellement par Jean-Marc Sylvestre sur son plateau ont de quoi faire effrayer la ménagère française de moins de cinquante ans et plus comparés aux politiciens.
La première fois que j'ai vu et entendu ledit Marc de Scitivaux s'exprimer, j'ai même cru qu'il s'agissait d'une parodie d'un chansonnier (même effet que rend la foire d'art contemporain ; on se dit : "Tiens, voilà un truc qui ne se prend pas au sérieux ; et puis si, il y a quand même un prix de vente affiché.").
Ce Scityvaux, des "Cahiers Verts de l'économie", n'était sa moindre omniprésence à la télévision, ne le cèderait en rien à Jacques Attali pour ce qui est de l'autopromotion du néant.
Quand le bonimenteur J.-M. Sylvestre le gratifie d'un "meilleur prévisionniste de la planète" (sic), le Scitivaux se rengorge et secoue fièrement ses fanons de grand mâle cocu dominant. Et justifie à lui seul tous les délits de faciès de la caricature.
Dernière innovation dans l'émission, J.-M. Sylvestre a recruté une sorte d'entraîneuse, une croupière pour essayer de faire reluire un peu les barbons de son plateau ; qui ressemble à une sorte de pute bavaroise mise au régime sec et maquillée comme une Mercedes volée. Et ça marche ! Les types rosissent un peu, on sent qu'ils brûlent de lui montrer leurs comptes en banques. Rappel que la prostitution joue dans le capitalisme un rôle clef. Marc de Scitivaux parle de "surinvestissement dans les technologies internet", mais c'est oublier un peu vite les milliards de bénéfices supplémentaires engrangés par la prostitution au cours des premières années de développement du réseau internet. Le Scitivaux devrait déplorer plutôt que tous les capitalistes ne soient pas des maquereaux ou des escrocs efficaces ; ça c'est un vrai problème ; on l'a vu avec Kerviel, il était sans doute trop honnête pour faire un bon financier.
Ce "Club de l'économie" peut être vu comme un feuilleton porno. Ne manque même pas à la partie fine l'aristo fin de race, journaliste au "Figaro" ayant épousé une riche entreprise juive pour éponger ses dettes, Yves de Kerdrel : voix de fausset, raie sur le côté, veste de chasse au vestiaire. Mais du porno édifiant. Je compte enregistrer l'émission pour la montrer à mes neveux. A leur âge, le fameux "Qui veut gagner sa vie la perdra" est un peu abstrait et un "Si tu veux gagner ta vie, tu ressembleras à Marc de Scityvaux plus tard" serait plus parlant.
07:14 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marc de scitivaux, yves de kerdrel, jean-marc sylvestre, cahiers verts, tf1, attali
mercredi, 18 novembre 2009
Petite bibliothèque
Alain Badiou traite Sarkozy de "barbare". Je dois avouer qu'en ce qui me concerne, les goûts littéraires de Sarkozy ou de son conseiller ne me paraissent pas les pires du moment ;
- Leibnitz, dont Badiou se délecte bizarrement, est le plus dévôt théoricien judéo-chrétien qui soit et sa théodicée plus proche de Staline ou Jacques Attali que de Karl Marx. Il n'y a guère que Blaise Pascal qui est plus animiste que Leibnitz, à se faire inhumer avec un livre de pensées !
D'une manière générale AUCUNE pensée matérialiste sérieuse et un tant soit peu hiérarchisée, que ce soit celle d'Aristote, de Marx, de François ou de Roger Bacon, toutes confessions confondues par conséquent, n'est dissociable d'une critique des mathématiques, du syllogisme et de la rhétorique. Par ailleurs, il n'est aucun Léviathan ni totalitarisme, qu'il soit apollinien comme la dictature militaire napoléonienne, ou dionysiaque comme le capitalisme en phase finale, qui n'utilise les mathématiques comme outil d'asservissement. La "loi naturelle" dans le nazisme est figurée par la svastika, plus mathématique encore que l'hexagone gaulliste ou le pentagone yanki, le compas et l'équerre maçonniques, etc.
Louis-Ferdinand Céline, que Sarkozy déclare apprécier, est donc plus communiste que Leibnitz. Surtout "Mort à crédit", non seulement à cause de son titre balzacien, mais aussi du fait que le personnage de Courtial des Pereire incarne l'anarchiste capitaliste possédé par la polytechnique. Ainsi, le gaullisme qui donne envie de dégueuler tout ceux qui l'examinent de près, a mis la France au bord de la banqueroute de cette façon, en s'appuyant sur des aliénés dans le genre de Courtial des Pereire. Lorsque je veux démontrer à des amis que le gaullisme est démoniaque, je prends toujours l'exemple de Courtial des Pereire dont la folie et la cupidité évoquent le patronnat démocrate-chrétien -"social", ça va de soi, pour mieux enculer ses employés.
- J'avais trouvé aussi plutôt gonflé de la part de Sarkozy d'offrir un exemplaire de Bernanos à Benoît XVI en visite, vu que le courage de Bernanos souligne la trahison des clercs démocrates-chrétiens, à commencer par le pape boche après le pape pollack, que l'on n'a jamais entendu se prononcer clairement CONTRE les robots, mais plutôt en leur faveur. Dans le domaine scientifique, Jean-Paul II a propagé des mensonges hénaurmes, et le désert scientifique profite aux robots.
- "La Princesse de Clèves" est un des bouquins qui déshonore l'esprit français, le premier volume d'une collection Harlequin qui n'en finit pas, malgré et à cause de Mme Bovary qui continue de faire le succès de ce genre de "littérature de style". On ne voit pas bien l'intérêt en effet pour les fonctionnaires des services -privés comme publics, d'ailleurs-, qui sont assez "politiquement corrects" comme ça, de lire Mme de La Fayette par-dessus le marché.
Là où je tiens à prendre mes distances en revanche avec les goûts littéraires du président, c'est à propos de Clint Eastwood, rasoir cul-terreux qui ne fait que transposer le bovarysme et le clèvisme au milieu des bovidés du "Far-West". Qu'il lui fourgue toutes les médailles pour vieilles badernes et les rubans qu'il veut, Sarkozy, c'est pas un problème, on sait ce que vaut l'honneur du bourgeois capitaliste, mais dire que les films de Clint Eastwood sont "Trop géniaux", alors qu'ils sont à se décrocher les mâchoires d'ennui, quelle démagogie ! Même moi qui n'ai pourtant pas une gymnote dans le cul comme Sarkozy, je suis incapable de tenir plus de cinq minutes en place devant un savon d'Eastwood.
Mais c'est sans doute pour caresser l'électorat lepéniste dans le sens du poil que Sarko. s'est fendu d'un éloge de l'Inspecteur Harry et pour rien d'autre.
06:41 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, leibnitz, louis-ferdinand celine, alain badiou, princesse de clèves
mardi, 17 novembre 2009
Tête à Toto
Le problème de l'identité française est beaucoup trop futile pour ne pas laisser à Jacques Attali le soin de le résoudre. Fort de son diplôme de l'x, il s'y attache d'ailleurs dans "L'Express" (5 nov.), gazette dont les chroniqueurs sont proches de ceux du "Point" pour ce qui est de la sagacité. Outre Attali, Jean-Didier Vincent, spécialiste de la psychologie des félins domestiques, me rappelle le Savant Cosinus de mon enfance.
Passons sur le raisonnement d'Attali, aussi oiseux qu'une encyclique pontificale, pour aller immédiatement à la conclusion. Jacques Attali cite une liste d'écrivains qu'il considère comme typiquement français : Blaise Pascal, Montaigne, Senghor, Proust, Chrétien de Troyes.
C'est intéressant parce qu'il paraît qu'il y a une certaine mesure dans cette liste. Et amusant vu que je ne suis pas moins français qu'Attali, voire beaucoup compte tenu de critères cartésiens ; et néanmoins je tiens cette liste pour non moins persane que française (sauf Senghor, que j'avoue ne pas connaître assez) :
- Pour Proust, c'est facile de comprendre pourquoi, car il se compare fort justement lui-même aux "Mille et une nuits" ; je ne veux pas dire par là que pédérastie et nostalgie sont des valeurs typiquement irakiennes, mais le fait est que les religions qui s'appuient sur la famille sont obligées de réguler d'une façon ou d'une autre la pédérastie qui en résulte, et que le ghetto gay ou les confessions intimes de Frédéric Mitterrand ne sont pas forcément la solution la plus humaniste ;
- quant à Pascal, si on le compare à Tariq Ramadan, ce dernier apparaîtra comme furieusement moderne ;
- dans le cas de Montaigne, qui accouche d'une souris au terme d'une longue gestation, il est plus exact de dire qu'il est "latin" jusqu'à la moelle ; mais Rome et Babylone ont de nombreuses valeurs en commun ;
- Chrétien de Troyes enfin, le plus original de la liste (Senghor n'est là que pour rappeler qu'Attali à inventé le RMI remboursable pour les crève-la-faim du tiers-monde), C. de Troyes est le symbole du méli-mélo païen-chrétien que de nombreux penseurs français, Voltaire compris, imputent aux mahométans et dénigrent dans l'islam.
Bref, ma liste n'est pas du tout la même. J'aurais cité comme écrivains typiques de l'esprit français François Rabelais, Marguerite de Navarre pour faire honneur aux dames (du temps jadis), Molière et Voltaire, ça va de soi ; enfin Auguste Comte, qui eut le mérite de signaler avant Simone Weil l'imbécillité particulière des élèves et professeurs de l'école polytechnique (et l'archaïsme dissimulé derrière le masque du progrès, pose perpétuée par le mammouth Allègre et sa morgue de sultan de la science laïque prêt à se vautrer dans la fable du Boson de Higgs si ce n'est du gluon de la fraise à la première occase).
La tradition française du mépris des mathématiques ne saurait être "oubliée" dans le calcul de l'identité, car si elle n'est pas une exclusivité française, elle est assez rare aujourd'hui pour mérité d'être sauvegardée au même titre que le cheptel de Français en voie d'extinction.
En somme le Français véritable est beaucoup trop pragmatique pour ignorer que toute équation peut être réduite à zéro, même si des tas de fonctionnaires germanophiles opérant pour le compte du grand Capital ont intérêt à faire croire le contraire. Au problème de l'identité française s'applique la théorie de la relativité d'Einstein ou de Poincaré (ne soyons pas trop franchouillard) : c'est un absolu totalement subjectif. Le gadget parfait pour fomenter une querelle de voisinage, chacun derrière son petit blason et sa petite devise gothique luttant pour une conception particulière de l'identité française.
14:50 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jacques attali, l'express, identite, français
lundi, 16 novembre 2009
So many drugs
SOMETIMES YOU DO SOMETHING
THAT SEEMS TO BE STUPID.
SOMETIMES YOU MARRY, HAVE CHILDREN,
GO TO WORK, EARN MONEY,
FOR NOTHING -JUST BY FEAR.

11:15 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Contre les robots
Même Barrès est obligé de l'admettre, le nationalisme est une idée bien peu française. Louant Hitler, Louis-Ferdinand Céline est incapable pourtant de parler la langue de l'expert-comptable ou de l'assureur, du compositeur de musique de chambre ou du mathématicien, aucun des idiomes nationalistes.
Se sentir français avant de se sentir lui-même eût paru une idée d'Ostrogoth à Rabelais, qu'en ce qui me concerne je n'hésite pas à placer dans le trio de tête des bons François.
Moi, Français depuis x-générations, ne veux pas de Napoléon, Blaise Pascal ou Marcel Proust pour compatriotes, mais je suis bien obligé de cohabiter avec ces idoles germano-pratines.
Y'a qu'à voir la bobine de Stambouliote d'Eric Besson, qui rêve d'être calife à la place du calife, se dévoue pour embobiner le populo pour pas un rond, comme Zarkozy Ier avant lui : deux bons Aryens de plus.
07:36 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barres, eric besson
samedi, 14 novembre 2009
Painter and soul

TARTUFFE HAS A BEAUTIFUL SOUL
HE SAYS.
MY LOVE HAS A BEAUTIFUL BODY
I SEE.
11:23 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Attila persiste et signe
M'a bien fait marrer Yann Moix en déclarant que ses conversations avec son ami Jacques Attali le rendent à chaque fois plus intelligent. De fait c'est bien dans le même sac que j'aurais songé à mettre moi-même ces deux énergumènes télégéniques, tous deux champions de l'autopromotion ; dans ce domaine, on voit mal ce qu'ils peuvent s'enseigner l'un à l'autre, BHL étant le seul qui les dépasse de la tête et des épaules (ou J. Chirac, par la voie détournée de sainte Bernadette-des-pièces-jaunes ; Moix et Attali n'ont qu'à se trouver des gonzesses comme Chirac et BHL qui fassent oublier leurs faces de carême).
Sortie récente de Jacques Attali pour opposer l'histoire selon Shakespeare à l'histoire selon Marx. Naguère je me suis interposé à la Fnac entre une jeune fille (ravissante) et un ouvrage de Jacques Attali complètement débile sur Karl Marx, lui recommandant plutôt un petit opuscule didactique de Pascal Combemale qui présente des garanties de sérieux minimum. Mais je ne peux quand même pas monter la garde devant les bouquins d'Attali en permanence afin de dissuader les jeunes intelligences d'aller s'y égarer.
Outre que Marx faisait apprendre par coeur à ses filles chéries des actes entiers de Shakespeare, celui-ci est le père fondateur de l'histoire telle que l'entend Marx, scientifique et non religieuse. Avant celle de Marx, s'il y a une dialectique CONTRE LE TEMPS et les institutions temporelles c'est celle de Shakespeare, qui va encore plus loin que Marx puisqu'il qualifie le temps d'assassin (Cf. "Sonnets"), du fait de son christianisme.
Pas plus que Marx, Shakespeare ne partage la religion du banquier allemand hégélien selon laquelle "le temps, c'est de l'argent" ; ou plutôt si, mais pas dans le sens positif où Jacques Attali l'entend. A la haine des banquiers boches du XIXe vis-à-vis de Marx, Attali substitue sa polytechnique du sabotage. Dans le même sens Alain Minc ou Eric Zemmour se déclarent "marxistes" pour faire croire que Marx aurait pu être journaliste au "Monde" ou au "Figaro". Ils illustrent parfaitement le rôle décisif de la télévision dans la diffusion du grand n'importe-quoi capitaliste. L'attentat de la vertu contre la réalité.
07:29 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jacques attali, karl marx, pascal combemale, shakespeare, yann moix
vendredi, 13 novembre 2009
Rotten Baroque

11:14 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

