samedi, 30 mai 2009
Mythomanie laïque
Le Moyen âge est le théâtre, comme tous les âges moyens tournés vers la "reconquête", d'un débat sur l'âme. Pas d'affrontements sur l'âme, pas de Renaissance. Le purgatoire, inventé au moyen âge par le clergé catholique, n'est autre que "le lieu de résidence des âmes".
C'est sûrement parce que ni Luther ni Hobbes ne peuvent renier l'âme qu'ils préfèrent souligner l'absence de fondement biblique aux colonnes du purgatoire. D'ailleurs si Hobbes sape le purgatoire, ce n'est que pour mieux animer son Léviathan. Une théorie du purgatoire raffinée implique de le concevoir en mouvement, comme l'arche de Hegel, qui met le Léviathan "à flots", comme pour parer au Déluge.
Le débat sur l'âme, qu'on l'estime mortelle ou pas, est inséparable d'une théorie de l'intelligence. Les travaux des neuropsychiatres actuellement sur le cerveau gauche (sic) et le cerveau droit (resic) ressuscitent les théories de l'âme double ou triple, aussi multiples que les mondes dans le cinéma.
En marge de la théorie de l'âme, il apparaît clairement que la thèse de l'inconscient accorde à la stupidité une autonomie inédite. L'intellect renferme la bêtise, comme l'harmonie contient le chaos et le signe négatif se déduit du signe positif, automatiquement.
Le destin des orgueilleux est de n'être même pas "moyens" -d'être accueillis dans la carrière du Purgatoire par Satan en personne.
07:12 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hobbes, leviathan, christianisme, luther, renaissance, ame, purgatoire
vendredi, 29 mai 2009
Rotten Kingdom
One can love Shakespeare but hate United Kingdom as I do.
Was Shakespeare Francis Bacon or not? To be able to answer this question, the fact that Shakespeare himself is involved in a mystic fight against British Kingdom has to be noticed. In the 'Hamlet' Tragedy, Shakespeare does compare his Heroe Hamlet with Pyrrhus, son of Achilles. Pyrrhus killed Priam and Hamlet will kill usurper King Claudius who married his 'mother' (who is not really his mother). And Greek heroes' triumph against Troy is due to Understanding as Hamlet's unfinished Triumph).
It is thus difficult to include Shakespeare in the 'English religion' without changing the Tragedy in a romantic XIXth German Drama before -as S. Freud or F. Nietszche did.
British official History is that London was founded by the Trojan survivors as Roma. And the legend about Arthur and the British Knights is continuating the Mythology. Obviously Shakespeare is OUT the Trojan Camp (which is a fortress although Greek heroes are 'free men').
Is there no good reason to give the Arthurian Legend up? No doubt that Shakespeare whose theater reveals an acurate knowledge of both the Greek Mythology and the Holy Scripture (This second point is more difficult to see in our Time of Apostasy, but see the two different attitudes of Hamlet and his friend Horatio in front of the Ghost for an example of the way that S. depicts the Middle Age religion ; a Ghost at night cannot be somebody else than a Devil for Horatio, although Hamlet is very careful, knowing that the Saviour will come as a robber at night when nobody will expect it anymore).
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No doubt that Shakespeare was capable to recognize the Satanic symbols in the Arthurian legend such as the red dragon or the lion (with the mouth opened). Kingdoms and Nations are therefore mentioned in saint John Gospel as the Beast's tools. And there are here three (on seven) Kingdoms, linked together: Kingdom of Priam, Roman Empire and United Kingdom. For sure Shakespeare's Theology is very different from Hobbes' one later; and Francis Bacon is not even mentioned in the big book 'Leviathan', although French bad philosopher R. Descartes is (who thought that the soul is a Gland in the Brain!) -'Leviathan' that was published less than fourty years after Francis Bacon books about Greek mythology and Elizabethan Theater.
Christian rock'n roll music is now part of catholic religion in spite of the satanic echo of music in general and rock'n roll in particular. But Bacon's Age was more interested in the Revelation of John and the understanding of the Holy scripture. King Henry VIIIth divorce certainly played a role in the new original christian vision of W. Shakespeare. Even if Dante Alighieri is not in the Greek Camp but in the Roman Camp (with Virgil against Ulysses), closer from the Middle age theology than Shakespeare does, Dante's Inferno is not empty of clergymen, 'fish mongers'. This kind of vision is very difficult to understand now, especially in Europe where clergymen are not involved in politics since a long time and are just ballet-dancers now. Use of Church in Europe now is to represent 'Past', which is very useful for a kind of 'State Religion' (on the pattern that Hobbes wrote) that wants to be 'Today and the Future'.
The books of Francis Bacon are proving that he was convinced of the historical sense of the Greek mythology, not only of the legal sense of these archetypes built against time-flow (i.e. chronology).
History itself proves that Bacon was true to believe in the brass of Greek and to fight against the Leviathan that he is prophesying. Difference with Hobbes is that Bacon makes the Middle age 'medium', although Hobbes -who IS the British man in which French people see perfidy- just seals the agreement between Gertrude and Claudius with a beautiful sermon.
"Hell is Truth seen too late" said Hobbes, and he is in, Prophet in a mirror out of History.
13:00 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shakespeare, francis bacon, dante alighieri, george viii, united kingdom, arthurian legend, priam, pyrrhus, achilles, freud
Narcisse et le Capital
Si le tropisme de Lévi-Strauss n'est qu'un narcissisme, comme je prétends, on doit retrouver métempsycose et animisme, qui caractérisent les sociétés primitives, dans la société totalitaire.
Le moyen âge malgré tout le progrès de Thomas d'Aquin, Duns Scot et surtout Roger Bacon, demeure animiste. On peut prendre le combat perdu de Thomas d'Aquin contre Averroès et les "artistes" comme le symbole de la fin d'une époque, et le commencement d'une nouvelle, plus "immédiate" et moins psychique. Le passage de la méditation, aussi transcendantale soit-elle, à la contemplation artistique.
Les animaux du moyen âge ont une âme, si ce n'est les plantes et les étoiles, comme de nouveau chez Bergson au XXe siècle. Outre Bergson il y a bien aussi les cimetières où les bourgeois mettent parfois leurs chiens en attendant de les retrouver au purgatoire ; mais, dans l'ensemble, on peut dire que les animaux ont perdu leur(s) âme(s).
Où est passée l'âme, alors, désormais, en dehors de l'homme, si elle n'est plus dans les bestioles ? L'âme, dont la pléthore de psychologues, psychanalystes et psychiatres en tous genres trahit l'excédent. Elle est désormais dans l'Etat, la famille, l'entreprise, le club de foot ; sans oublier l'âme du cinéma, celle de la télévision, de l'Histoire, l'âme des mathématiques et de la poésie...
L'idée de l'âme au moyen âge n'est donc pas si bête qu'elle en a l'air lorsqu'on la compare à celle de Freud ou de Jung.
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La métempsycose est en relation avec l'engendrement. L'homme laïc survit à travers ses enfants. La famille, qui a été bouleversée récemment par la généralisation du contrôle des naissances, recèle toute l'idée de métempsycose laïque.
08:50 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : narcisse, psyche
jeudi, 28 mai 2009
Défense d'ivoire
Benoît XVI écrit que ses amis juifs l'ont assuré de leur soutien ; j'ai comme l'impression qu'il n'y aura bientôt plus que les Juifs à défendre l'Eglise.
17:21 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : benoit xvi, christianisme, juif
mercredi, 27 mai 2009
Aufklärungen, bitte!
Après le fameux problème de l'"identité française", manière de résoudre la France comme un Allemand à une équation balistique sur un grand tableau noir, pour finir par conclure que "tout est dans tout", Herr General, la relativité paradoxalement parfaite et le meilleur des mondes improbable mais fort possible, voici venu le temps de s'interroger sur le problème brûlant de l"'identité européenne".
Vendre l'idée de marché à une clientèle à sec, qui crie : "Remboursez !!", et refourguerait volontiers deux ou trois parlements avec leurs habitants pour récupérer une partie de la dette, voilà qui exige d'avoir fait au moins HEC+polytechnique, et d'avoir répondu à toutes les fiches de "Question pour un Champion".
Vraiment les Africains devraient se dépêcher d'entrer dans l'Histoire. Ils ne savent pas ce qu'ils perdent et comme la science laïque est fondamentale.
07:50 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
mardi, 26 mai 2009
Ceci est de l'art
Noté dans une gazette quelconque, à propos des lectures diverses et variées d'Adolf Hitler :
"(...) Comme ses capacités intellectuelles restent limitées, on a un peu de mal à le croire [Hitler] lorsqu'il se déclare lecteur de Nitche et, surtout, de Schopenhauer. (...)"
M. Riglet
On admirera la grâce et le tact du "surtout" employé par l'auteur. Moi ce n'est pas parce que je déteste la philosophie boche que je me sens obligé de prendre Hitler pour un con, ni même pour le plus con de tous les philosophes boches. Après tout, Hitler avec sa swastika résume tout le bouddhisme et l'ataraxie boche d'un signe élégant qui permet de passer vite à autre chose.
08:32 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : marc riglet, hitler, schopenhauer
lundi, 25 mai 2009
Ma guerre
Trois derniers chapitres de mon "Journal de guerre" (version pdf) : janvier, février, mars, dans une version raccourcie.
Je ne crois pas avoir jamais vraiment désarmé au cours des quinze dernières années et je me considère donc presque comme un ancien combattant, bien que je sois trentenaire. Simplement mon combat a redoublé d'intensité depuis un an ou deux. Il ne s'agit pas encore de la version définitive de mon Journal que je publierai -si Dieu veut que le temps nous oppresse encore jusque-là-, en septembre prochain.
Amateurs de poésie et de romans, de rock'n roll, passez votre chemin : de style mon journal n'a pas ; c'est une arme, pointée notamment contre une forme violente d'oppression : la science laïque athée, mensongère dans toutes ses parties, et qui reçoit le soutien positif navrant de nombreux fétichistes chrétiens. Ceux-là préfèrent les clichés glacés du cinéma à la réalité du carnage sanglant auquel la science laïque est mêlée.
Car ce n'est pas seulement la science économique prospective qu'on a vu s'effondrer il y a quelques mois qui est susceptible de se retourner, comme la Créature de Frankenstein se retourne contre son génial inventeur ; non, le cancer touche tous les membres. C'est sans doute pourquoi aucun des crétins de Princeton, des béotiens nobelisés, labelisés, et leurs mathématiques financières aussi prétentieuses qu'ineptes, n'ont été ne serait-ce qu'inculpés : pour éviter qu'on ne découvre que le roi tout entier est nu, et pas seulement ses extrémités algébriques les plus froides.
L'ébauche de critique radicale de Simone Weil, dirigée contre Planck et Boltzmann, est en elle-même une véritable bombe lancée contre l'Université, si on y regarde à deux fois. Je ne fournirai le complément solide de la critique de Simone Weil qu'en annexe de la version définitive de mon Journal ; en attendant je crois que les derniers chapitres, surtout les mois de février et mars, donnent une assez bonne idée de l'ampleur de mon révisionnisme scientifique et, surtout, de la largeur du trou noir, de l'épaisseur des bésicles des fouteurs de merde qui grouillent dedans, depuis le sinistre XVIIe siècle de Pascal et de Descartes où tout à commencé, conformément aux écrits prophétiques des plus grands savants de la Renaissance, qui avaient vu les nuages de tempête s'amonceller, présages de la grande misère.
15:56 Publié dans Journal pdf | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : simone weil, boltzmann, max planck, thermodynamique, gaz
L'Inquisition laïque
La "Miviludes" de Georges Fenech, en lutte contre les sectes, endosse le rôle de la Sainte Inquisition autrefois. Le principe d'unité de l'Eglise (catholique), inconnu aux Etats-Unis, est perpétué par la République jacobine française. L'idée de la religion aux Etats-Unis, marquée par le capitalisme, pousse les Yankis à voir plutôt dans les sectes de petites entreprises spirituelles ou des sortes de partis politiques.
Que leurs analyses des hérésies soient justes ou pas, saint Augustin ou l'Inquisition toujours isolent dans l'hérésie son principe diabolique. L'hérésie est en effet rattachée dans le Nouveau Testament aux faux prophètes mûs par Satan. Presque toutes les hérésies consistent d'ailleurs à nier la Trinité, comme dans la théologie unitarienne rendue célèbre par Isaac Newton ou Charles Darwin, proches de cette Eglise anglaise.
L'émergence de sectes en provenance des Etats-Unis, prônant ouvertement cette fois le culte de Satan, renforce la comparaison entre l'Inquisition et la Miviludes, qui s'en serait bien passé vu qu'elle est obligée de se tenir, elle, au principe de neutralité.
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Les sectes m'ont toujours paru un fantasme de curés laïcs. De toute ma vie je n'ai croisé qu'une paire ou deux de "témoins de Jéhovah", avec qui j'ai volontiers échangé quelques propos de nature oecuménique, étant plutôt curieux de nature ; la "secte lefèbvriste" est aussi un fantasme dans la mesure où ce sont d'abord des questions de personnes et non de théologie qui opposent la secte lefèbvriste à l'Eglise catholique, quoi qu'en disent les deux parties ; on pourrait facilement lire un sermon de Calvin ou de Luther à Saint-Nicolas du Chardonnet ou Notre-Dame de Paris, sans citer l'auteur, et tout le monde n'y verrait que du feu (sacré).
Deux mormons yankis aussi, avec qui il m'a été impossible de discuter tant leur discours était rôdé d'avance, et vu qu'il n'y a pas de discussion possible avec des représentants de commerce, aussi polis et puritains soient-ils. Tom Cruise quant à lui est un crétin d'Hollywood semblable à tous les crétins d'Hollywood ; si mes yeux ne m'abusent, ses films ne sont ni moins bons ni moins antinazis que ceux d'Harrisson Ford.
Non, en revanche le danger est grand pour la secte des admirateurs de la République française laïque, secte désormais aussi prospère que sa mère jalousée l'Eglise, d'être gravement blessés ou tués dans quelque mission industrielle ou militaire, sectateurs dont on n'aura pas hésité, pour les convaincre du bien-fondé leur la mission, à bourrer le mou cyniquement. La guerre d'Algérie n'est pas si loin, où les principes sacrés et mystiques de la République coloniale ont vite fait été ramenés par De Gaulle à leur plus simple expression : des puits de pétrole.
Mourir pour ça, et de mort violente, avec une étiquette de cocu et de tortionnaire, voilà le danger dont visiblement quelques pauvres crétins éduqués trop près de la télé ne sont pas encore à l'abri en 2009.
J'ai eu de nombreuses fois affaire dans ma vie à des inquisiteurs laïcs, depuis que je suis enfant, qui ont voulu m'inculquer leurs principes sans discuter, me faire abjurer le bon sens des tas de fois : je connais toutes leurs menaces, leurs séductions et chantages variés ; y compris celles des prêtres chrétiens payés pour justifier l'état militaire, aussi incongru que ça puisse paraître. Comme ça n'a pas marché, j'estime être la preuve vivante de l'inefficacité de l'Inquisition.
15:07 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : miviludes, georges fenech, saint augustin, satan, christianisme, nouveau testament, heresie
dimanche, 24 mai 2009
Saint Marx
Marx et Engels démontrent, notamment dans leur pamphlet intitulé "La Sainte Famille", que le totalitarisme dérive d'une idéologie de la famille. C'est-à-dire que la sacralisation de l'Etat, ses institutions, ses lois, reprend en les développant les formules de la sacralisation de l'organisation familiale (même si d'un point de vue marxiste, bien sûr, les idées ne sont que des coquilles vides qui ne permettent pas de comprendre la logique tortueuse de l'Histoire). La famille n'est donc pas seulement l'organisation première constitutive de la société civile, sur le plan humain et économique, la "religion de l'Etat" est aussi un ersatz de la religion de la famille.
La doctrine de G.W.F. Hegel n'est pas moins médiévale ou romaine que celle de Kant en réalité, même si la "statique" de Hegel, prince des philosophes allemands, est dissimulée derrière un principe d'évolution quasiment algébrique ou fonctionnel. Montesquieu n'est d'ailleurs pas plus capable que Hegel, après avoir posé le principe abstrus de la "loi naturelle", d'expliquer clairement quel rapport les lois entretiennent avec la Nature. Le lien qui s'impose à l'esprit entre la loi et l'artifice n'est effacé par Montesquieu qu'à l'aide d'un décret.
L'analogie entre "l'homme providentiel" du droit laïc, "national-socialiste", et Moïse a déjà été remarquée par tel ou tel historien (A. Hitler lui-même comme certaines de ses notes en témoignent, avait remarqué les connotations religieuses du droit allemand) ; mais les lois de Montesquieu sont elles aussi comme "tombées du Ciel", et l'ésotérisme juridique de Montesquieu précède celui du Souabe Hegel, malgré la différence de style (et le fait que, dans le domaine artistique au moins, Montesquieu émet des idées moins lucifériennes que celles de Hegel.)
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On peut penser qu'en dehors de l'influence de Charles Fourier, ce sont les études grecques de Karl Marx qui l'ont amené à s'attaquer à une idéologie fondamentalement romaine de la famille. Trois idéologies se rencontrent ici : non seulement le droit romain, mais aussi la philosophie allemande par conséquent, sans oublier le droit patriarcal juif, pour donner naissance à la religion dite "judéo-chrétienne", devenue "laïque" sous l'effet d'un certain nombre de spéculations et de conflits d'intérêts. La mythomanie de l'"Europe latine" (cf. Rémi Brague) procède encore du même amalgame. Si la thèse de Rémi Brague n'a pas de consistance historique, en revanche elle en dit long sur notre temps, incapable de comprendre quoi que ce soit en dehors des principes qui le déterminent.
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Pas besoin par ailleurs d'avoir fait des études de théologie très poussées pour savoir que la théorie chrétienne du sacerdoce du prêtre est elle aussi bâtie contre l'institution matrimoniale ; non pas par puritanisme comme les journalistes disent parfois, mais parce que la famille, institution éminemment patrimoniale, se heurte à la vocation spirituelle de l'homme et aux nécessités de l'évangélisation. Les théologiens du sacerdoce n'ont pas pu ne pas remarquer que Jésus exige des apôtres qu'ils quittent tout sur le champ, y compris leur famille le cas échéant.
Le journaliste C. Terras (de "Golias") n'a pas tort de relever que le sacerdoce lui-même n'est pas exempt de raisons patrimoniales et qu'il a eu parfois pour effet d'empêcher l'éparpillement des biens du clergé ; mais cette remarque n'a pas de sens sans le corollaire que le mariage, lui, ne déborde pas (d'un point de vue chrétien) le cadre patrimonial (même si la généralisation du salariat a eu tendance à gommer, dans l'après-guerre 1939-45 surtout, cet aspect essentiellement patrimonial, dont seul le monde des affaires ou le monde rural conserve la compréhension).
L'aberration est donc la suivante : non pas d'inciter l'Eglise à abroger le sacerdoce pour une forme d'action plus moderne, mais de l'inciter à abandonner le principe du sacerdoce pour permettre aux prêtres... de se marier, c'est-à-dire d'endosser les conventions et les rites d'une institution particulièrement archaïque et païenne.
Cette invitation faite à l'Eglise de se moderniser dans le sens du paganisme (!) a d'ailleurs pour effet de montrer que l'idéologie du mariage n'a rien perdu de sa vivacité, bien au contraire, dans le régime laïc totalitaire. Le "mariage gay" est certainement d'un point de vue matérialiste la conception la plus spirituelle du mariage qu'on ait jamais inventé. Les démocrates-chrétiens puritains, disons "boutinistes", qui combattent le mariage homosexuel, éprouvent d'ailleurs beaucoup de difficultés à lutter contre une conception encore plus "fleur bleue" que la leur de la réalité sociale.
07:26 Publié dans Catholica | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : karl marx, engels, sainte famille, remi brague, christian terras, golias, hegel, montesquieu, mariage, sacerdoce, philosophie, mircea eliade, adolf hitler
samedi, 23 mai 2009
Printemps des antipoètes
Comme la poésie est un divertissement de sénateur romain, les poètes se divisent en myrmidons d'un côté, rétiaires de l'autre.
Le rétiaire, qu'on appelle parfois "philosophe" pour honorer son caractère un peu guindé, est sous les ordres sacrés de Neptune. Le poète, lui, croit plutôt louer Cupidon, mais porte aussi la parole du Prince.
07:48 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : myrmidon, retiaire, poesie, neptune, cupidon

